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Titre
original |
Imogène McCarthery |
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Réalisation |
Alexandre Charlot & Franck Magnier |
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Scénario |
Alexandre Charlot & Franck Magnier |
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D'après |
Le roman "Ne vous fâchez pas Imogène" de Charles Exbrayat - Editions du Masque |
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Interprétation |
Catherine Frot (Imogène), Lambert Wilson (Samuel Tyler), Daniele Lebrun (Mrs Elroy), Michel Aumont (Sir Woolish), Lionel Abelanski (Aneurin Archaft), Pierre Laplace (Allan Cunningham), Francis Leplay (Gowen Ross), Nicolas Vaude (Andrew Lindsay), Sara Giraudeau (Nancy Nankett) ... |
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Musique |
Alexandre Azaria (Replicant) |
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Photographie |
Denis Rouden |
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Pays |
France |
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Année |
2009 |
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Durée |
1h22’ |
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Genre |
Policier, Comédie |
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Distributeur |
Les Films de l’Elysée |
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Site officiel |
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La projection aura lieu à IMAGIX
- Mons - Plan
d'accès |
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Le jeudi 06 mai 2010 |
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Le film est projeté en version originale française |
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Le film est projeté sans entracte ni publicité |
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Les séances : |
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- 17h00 et 20h00
avec présentation et feuillet sur les films à
chaque séance
- 14h30 et 22h30
sans présentation et feuillet sur les films à
chaque séance
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Dans l’esprit des films de Pascal Thomas qui revisitaient les romans d’Agatha Christie, Alexandre Charlot et Frank Magnier (scénaristes des Ch’tis) utilisent le punch comique et décalé de Catherine Frot qui incarne la détective fantasque créée par Charles Exbrayat (Les Grignoux)
Elle est rousse. Elle est écossaise. Elle aime le rugby et la cornemuse. Elle vit à Londres, mais se considère en exil. Elle a un fichu caractère et une sacrée descente au whisky. Elle s’appelle Imogène McCarthery… du clan des McLeod ! En ce beau jour de mai 1962, Imogène, secrétaire à l’Amirauté, vient une nouvelle fois d’humilier son supérieur hiérarchique. C’est l’esclandre de trop. Dans le bureau de Sir Woolish, le grand patron, Imogène s’attend à être congédiée… Contre toute attente, elle se voit confier une mission secrète : convoyer les plans d’un nouvel avion de guerre jusqu’à un contact en Ecosse, à Callander… son village natal ! Quelle coïncidence !… Quel signe du destin !… Imogène agent secret… Voilà de quoi en remontrer à ces satanés Anglais et faire la fierté de son défunt père. En montant dans le train qui la ramène au pays, Imogène ignore ce qui l’attend : une machination qui la dépasse, trois agents bolchéviques sans pitié, mais surtout, Samuel Tyler, son grand amour de jeunesse brisé par un terrible secret ... |
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Réalisateurs & Scénaristes français Après avoir été, de 1994 à 2000, scénaristes des Guignols de l'info (avec Bruno Gaccio entre autres), ils écrivent depuis 2002 pour le cinéma. Ils travaillent en binôme sur l'écriture de tous leurs longs métrages.Les deux auteurs signent le scénario de "Maléfique", un film fantastique réalisé par Eric Valette.Ils scénarisent la comédie "Astérix aux Jeux Olympiques" en 2008 avant de coécrire une autre comédie à succès : "Bienvenue chez les Ch'tis". L'année suivante Eric Valette refait appel à eux pour son film "Une affaire d'Etat" et ils signent également les dialogues de la comédie "RTT", de Frédéric Berthe.En 2010, ils réalisentleur premier long métrage, "Imogène McCarthery". (Source : Toutlecine.com)
Toute la filmographie d' Alexandre Charlot en tant que :
Toute la filmographie de Franck Magnier en tant que :
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Imogène McCarthery : Les personnages du film |
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Imogène Mc Carthery
Anglais gare à toi ! Imogène Mc Carthery est là ! Farouchement écossaise, la plus loufoque des agents secrets de sa Majesté revient dans les Highlands de son enfance pour une mission de la plus haute importance ! Flasque en poche, fusil à pompe dans son sac à main, rien ne l’arrêtera. God save the Queen et... Imogène !
Samuel Tyler
Samuel Tyler, policier gauche et rougissant, coule des jours tranquilles à Callander. Embringué dans une histoire d’espions bolchéviques, il se retrouve face à son amour de jeunesse méconnaissable en Mata Hari indomptable. Mais si la timidité de Tyler n’était qu’une apparence ...
Mrs Elroy
Mrs Elroy, elle, n’a pas changé. Eternelle vieille fille et gouvernante de la famille Mc Carthery, elle n’a toujours pas compris que sa «petite" Imogène a bien grandi. Saura-t-elle refréner la fougue toute nouvelle de sa protégée ? D’autant que cette dernière n’a toujours pas encaissé d’avoir été élevée par une Irlandaise !
Sir Woolish
Quelle audace que celle de Sir Woolish ! Le grand manitou des services secrets de sa Majesté ose remettre entre les mains de sa secrétaire le sort de la couronne. L’heure est grave... En cas d’échec, Sir Woolish peut se retrouver privé de bilboquet à vie !
Les Espions Bolchéviques
Des Espions Bolchéviques à ses trousses ! Qu’à cela ne tienne, Imogène est prête à tout pour protéger les plans du Campbell 777 et déjouer leur complot diabolique.
Sir Wardlaw
Gratte-papier, ambitieux mais sans envergure, Sir Wardlaw trépigne de voir cette tête de mule d’Ecossaise partir en mission secrète. Et pourquoi pas lui, si dévoué à la raison d’Etat ? Le grand âge approchant, Sir Woolish, qu’il vénère pourtant plus que sa Majesté, aurait-il perdu la tête ? |
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Source : www.commeaucinema.com |
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Adaptation
Imogène est l'adaptation du roman Ne vous fâchez pas Imogène, écrit par Charles Exbrayat. Le personnage d'Imogène est l'héroïne de sept de ses romans, ce qui laisse de la marge en cas de suite à ce premier film.
A ne pas confondre
La série des Imogène a déjà été adaptée en série télévisée en 1989. L'action avait été transposée en Bretagne et l'héroïne, rebaptisée Imogène Ledantec, était interprétée par Dominique Lavanant.
Catherine Frot en terrain connu
Ce n'est pas la première fois que Catherine Frot incarne une enquêtrice au cinéma. Elle prêtait déjà ses traits à Prudence Beresford dans Mon petit doigt m'a dit et Le Crime est notre affaire, deux films de Pascal Thomas. Il s'agissait déjà d'adaptations de romans policiers, d' Agatha Christie cette fois.
Une première pour Magnier et Charlot
Les deux scénaristes de Bienvenue chez les Ch'tis, Franck Magnier et Alexandre Charlot réalisent avec Imogène leur premier long métrage, ils avaient jusque là seulement écrit des films sans s'occuper de la mise en scène. Ce n'est d'ailleurs pas un choix au départ mais une proposition d'UGC : «on a remis notre script à Brigitte Maccioni, la directrice générale d'UGC, qui nous a dit : il a tout. Pourquoi ne pas le réaliser vous-mêmes ?» explique Alexandre Charlot.
Lemercier envisagée
A l'origine, c'est Valérie Lemercier et non Catherine Frot qui était pressentie pour incarner l'héroïne. «Elle a effectivement tout» ce qui caractérise le personnage, avait déclaré Franck Magnier.
Une vision claire du personnage
Les réalisateurs se sont imprégnés de l'univers des romans et souhaitent livrer une Imogène fidèle à l'oeuvre d'origine : «Têtue, forte en gueule. Elle a un petit côté loufoque très Panthère rose. Mais elle ne sera pas qu'un véhicule burlesque. Ce sera un vrai beau rôle féminin. Imogène vit de plein fouet les mutations sociales des années 60. L'éveil de sa féminité se heurte à des complexes familiaux anciens. » Telle est leur définition de l'héroïne.
Rugby
Imogène est une fan de Rugby, il y a donc une scène de match dans le film. Elle a été tournée au stadium de Toulouse et a mobilisé pas moins de 400 figurants. pour un match totalement fictif avec des centaines de figurants. |
| Source : www.toutlecine.com |
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Entretien avec Catherine Fort, Imogène McCarthery |
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Comment vous êtes-vous retrouvée impliquée dans ce projet ?
Les deux garçons [Alexandre Charlot et Franck Magnier] et moi, nous avons le même agent, Jean-François Gabard, et c’est lui qui, tout naturellement, nous a fait nous rencontrer. Le courant est immédiatement passé entre nous. Ils sont venus me voir avec l’envie d’Imogène Mc Carthery d’après les livres d’Exbrayat. UGC, et notamment Brigitte Maccioni avec qui j’avais déjà travaillé, a suivi tout de suite.
Alexandre Charlot et Franck Magnier vous ont-ils dit pourquoi ils avaient pensé à vous pour ce personnage d’agent très spécial ?
Je crois simplement qu’ils avaient envie de quelque chose de farfelu et qu’ils savent que c’est un registre qui m’amuse et m’inspire.
Connaissiez-vous les livres de Charles Exbrayat ?
J’avais lu quatre ou cinq Imogène quand j’avais 15 ans dont Ne vous fâchez pas, Imogène ! qui est le premier et qui est celui qu’ont choisi d’adapter Alexandre et Franck. Ce sont des lectures idéales pour l’adolescence et je sais que, comme moi, il y a des gens qui gardent un souvenir très fort de ces lectures. C’est une littérature typique de série B : le personnage et les situations sont d’un cocasse, d’un "gagesque " même, assez rare. Et puis, ce n’est pas si courant de trouver un personnage de fiction aussi coloré, une héroïne qui a cette démesure ...
C’est cette démesure qui vous a séduit ?
Oui, cette démesure, et le fait qu’Imogène soit au milieu de la vie, ni vieille, ni jeune. Par moments, c’est une femme qui a de la bouteille, qui a connu beaucoup de choses et surmonté beaucoup d’obstacles. A d’autres, c’est une gamine. J’aimais bien aussi son évolution. Au départ, c’est quand même une vieille fille bornée, nationaliste, quelqu’un de pas très folichon et même d’atroce - ça m’amuse toujours de partir d’un postulat aussi extrême ! - puis, elle va découvrir l’amour et ça va la transformer… D’ailleurs, si dans la première partie du film, Alexandre et Frank ont été très fidèles au livre, dans la deuxième partie, ils ont laissé le versant romanesque prendre un peu le dessus. Et ils ont bien fait. J’ai beaucoup aimé leur adaptation. J’ai toujours besoin d’avoir une construction un peu carrée dans les scenarii, j’aime bien que ça se tienne, que la ligne de conduite soit assez claire.
Comment définiriez-vous Imogène à quelqu’un qui n’a jamais lu les livres d’Exbrayat ?
Imogène Mc Carthery – j’adore que l’on dise son nom, ça lui donne une certaine allure ! - est une vieille fille bornée, une Ecossaise nationaliste qui déteste autant les Anglais qu’elle aime le rugby et le whisky, une rosse qui est quand même assez "dinguote ", une énergumène qui travaille dans les services de renseignements et se balade avec un fusil à pompe, qui a sa voiture mais ne sait pas conduire, qui prend des décisions fondamentales dont elle ne sait pas où ça va la mener… sauf dans le mur ! C’est quelqu’un de confondant. Elle rêverait d’être romantique mais elle n’en est pas vraiment capable. C’est un faux personnage romanesque : il n’y a qu’un vieux souvenir d’enfance pour lui réussir au niveau de l’amour ! Mais, lorsque, soudain, l’amour fait effectivement irruption dans sa vie, sous les traits de son amour de jeunesse, le policier joué par Lambert Wilson, elle devient une vraie femme. C’est un peu la mégère apprivoisée. Elle a un sale caractère mais va se faire dompter par l’amour. Imogène, c’est quelqu’un qui rit, qui pleure, qui chante, qui gronde… Un véritable anti-héros qui évolue dans un contexte désuet. Une aventurière, en tout cas si on imagine que la vie ressemble aux livres. Pour tout dire, ce n’est pas un personnage très réaliste. On a le sentiment que vous prenez un plaisir de plus en plus grand à interpréter ce genre d’héroïnes pas du tout réalistes, très dessinées… Les deux réalisateurs se sont bien amusés à retrouver les codes des années 60, à jouer avec les clichés, à multiplier les clins d’œil, à flirter avec le pastiche, avec le côté feuilletonesque - ce n’est pas «Chapeau melon et bottes de cuir" ni Tintin mais il y a quelque chose de cet ordre-là. Je savais, en partant dans cette aventure, que j’allais m’amuser, que j’allais retrouver une part d’enfance. |
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Suite sur : Comme Au Cinema |
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Entretien avec Lambert Wilson, à propos d'Imogène McCarthery |
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Qu’est-ce qui vous a séduit dans ce projet ?
Les auteurs cherchaient sans doute un contrepoint, un héros de comédie. Comme moi. Malheureusement, souvent, en France, je ne trouve pas les comédies très drôles, quand elles ne sont pas carrément au ras des pâquerettes. Je n’avais jamais lu Exbrayat (je ne l’ai toujours pas lu d’ailleurs !), mais le script d’ Imogène Mc Carthery m’a fait rire tout de suite. Il n’y a pas une once de vulgarité et beaucoup d’originalité. On n’y flirte pas, comme trop souvent, avec toutes ces petites choses empreintes des réalités du monde moderne.
Tout repose sur la nature des personnages qui ne sont pas du tout à la mode et sont même au contraire complètement démodés ! C’est ça qui est drôle. J’ai été immédiatement séduit par ce côté acidulé, naïf, stylisé, fantasque, qui m’a naturellement évoqué les comédies américaines que j’ai adorées, comme celles avec Cary Grant et Katharine Hepburn, dans lesquelles la fille est souvent beaucoup plus fine mouche que le garçon un peu naïf, un peu embarrassé, un peu gauche. Cet équilibre-là est très rare à trouver. Il y avait donc sur le papier un couple de comédie formidable et très excitant à interpréter car il impliquait une convention de jeu très spécifique – que l’on ne peut pas d’ailleurs partager avec tout le monde. Je ne savais pas alors comment cela allait se passer avec Catherine [Frot] mais je savais qu’avec elle en tout cas, cet échange-là pouvait être possible… D’ailleurs, on a tout de suite été sur la même longueur d’ondes et nous n’avons eu aucune peine à trouver cette convention de jeu qui va parfaitement au film.
Qu’est-ce qui caractérise cette convention ?
Elle est essentiellement basée sur la candeur des rapports d’Imogène et de Tyler. Entre eux, il y a quelque chose qui s’est bloqué à la pré-adolescence. Ils sont toujours comme des amoureux de 12 ou 13 ans. Ils sont totalement enfantins. Il y a donc pas mal de gaucherie et de naïveté – même si, dans le cas de Tyler, cette candeur est parfois feinte parce que l’on va s’apercevoir qu’il est plus retors qu’on ne l’imagine… Cette convention de jeu repose aussi beaucoup – et c’est un très bon ressort de comédie – sur les quiproquos, sur les doubles sens. C’est l’essence même de cet humour-là. Comme par exemple, lorsqu’ils jouent au rugby comme des enfants dans la chambre et que la gouvernante pense qu’ils sont en train de s’envoyer en l’air violemment ! Et puis, ce qui m’a attiré aussi, et qui est également un très bon ressort de comédie, c’est le déroulement implacable de l’intrigue policière, à la Agatha Christie avec des soupçons, des suspects, des fausses pistes… Enfin, j’ai adoré jouer avec la convention, que l’on ose cette originalité absolue d’interpréter des Ecossais en français, d’aller tourner en Ecosse et d’y faire une reconstitution d’époque parfaite. En plus, j’aime beaucoup cette époque des Sixties où il y a quelque chose de pimpant, d’acidulé, de stylisé, voire de stylé, de pré-pop d’une certaine façon, qu’on voit très bien à la fin dans la petite comédie musicale que les garçons [Franck Magnier et Alexandre Charlot] ont imaginée… Si je devais résumer Imogène en une formule, je dirais que c’est comme si Agatha Christie rencontrait La panthère rose…
Comment définiriez-vous votre personnage ?
C’est un grand timide qui est en même temps un bon policier, très efficace. C’est un cœur tendre, chevaleresque, rougissant. Il n’est pas du tout cynique, il est tendre, timide et assez naïf. Il a quelque chose du vieux garçon dans son manque d’expérience ou de confiance amoureuse. Il a une fiancée française mais bon… C’est quelqu’un d’un peu gauche et embarrassé mais il a aussi un certain mystère – il agit dans l’ombre, il porte des masques d’une certaine manière – qui est très bien distillé tout au long du film dès lors que l’on se rend compte que lui-même est chargé d’une mission spéciale. C’est surtout sa grande fidélité à son amour d’enfance qui me plaît. Tyler est désarmant de candeur. Il y a aussi une part d’absurde chez lui. Comme chez elle d’ailleurs. Elle est absurde dans ses entêtements et elle est totalement naïve dans le sérieux avec lequel elle prend l’affaire qui lui est confiée, en pensant véritablement qu’elle est devenue une sorte de Mata Hari internationale ! |
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Suite sur : Comme Au Cinema |
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Entretien avec les réalisateurs et scénaristes d'Imogène Mc Carthery |
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Imogène Mc Carthery est votre premier film de metteurs en scène. Est-ce le sujet qui vous a décidé à passer pour la première fois derrière la caméra ?
Alexandre Charlot : C’est l’exemple même de la commande qui devient un projet très personnel. Au départ, il y a simplement une intuition de producteur : Yves Marmion était à la recherche de personnages de comédie pour le cinéma, il s’est souvenu d’Imogène et ...
Franck Magnier : … il nous a demandé ce qu’on en pensait, et si on estimait qu’il y avait une adaptation possible. A l’époque - c’était il y a trois ans - on n’officiait que comme scénaristes sans penser à la réalisation.
Vous connaissiez Imogène et les livres de Charles Exbrayat ?
Franck Magnier : Je ne connaissais que l’adaptation pour la télé de la série avec Dominique Lavanant, qui se déroulait non plus en Ecosse mais en Bretagne avec tout le folklore qui va avec ...
Alexandre Charlot : Moi, je me souvenais des livres d’Exbrayat chez mon grand-père, des couvertures jaunes du Masque… Mais je n’en avais jamais lu. Après la proposition d’Yves, on s’est mis à lire Ne vous fâchez pas, Imogène ! qui est le premier de la série. On a aimé le ton, le décalage, l’époque - les Sixties -, le côté à la fois un peu désuet et totalement loufoque de cet agent secret très spécial et de son univers ...
Franck Magnier : Le personnage d’Imogène a un côté "bigger than life " qui ne pouvait que nous plaire. Et les personnages qui l’entourent ne sont pas en reste : Sir Woolish, Tyler, la gouvernante Mrs Elroy, les trois espions ... On aimait bien le côté "too much " de cet univers.
Comment s’est passé le passage du livre au scénario ?
Franck Magnier : Dans le roman, il n’y avait qu’une intrigue d’espionnage fantaisiste, qui est l’intrigue principale du film. Il nous fallait y ajouter une intrigue plus profonde : la partie sentimentale et identitaire qui ébranle l’héroïne.
Alexandre Charlot : Il y avait des choses très fines à régler, des dosages délicats pour développer l’humour et la comédie sans affaiblir cette intrigue "existentielle " que nous pouvons résumer par : "Que fait-on de sa vie ? Que fait-on du fameux roman familial que chacun reçoit sur ses épaules ?"
Franck Magnier : Finalement, c’est une adaptation très fidèle à l’esprit du livre et… une vraie trahison !
Alors qu’est-ce qui vous a décidé à passer derrière la caméra ?
Alexandre Charlot : "Qui " devriez-vous dire ? C’est Brigitte Maccioni, qui dirige UGC Images, et Yves Marmion.
Franck Magnier : Quand ils ont lu le scénario, ils nous ont dit à notre plus grande surprise : "Mais puisque tout est là, pourquoi ne le réalisez-vous pas, vous-mêmes ? "
Vous n’y aviez jamais pensé ?
Franck Magnier : Non. Quand on écrivait le scénario, c’était clair qu’on ne l’écrivait pas pour nous. Pour moi, ce n’était pas forcément un objectif de passer à la réalisation.
Alexandre Charlot : Pour moi c’en était un, mais pas à ce moment-là. Nous avons même demandé à Brigitte de nous laisser le week-end pour réfléchir. Elle pensait qu’on voulait la faire marcher (rires !!!) ... mais non, c’est juste que l’on hésitait.
Franck Magnier : Ce qui nous a finalement décidés, l’un et l’autre, c’est que nous avons eu l’impression que le scénario lui-même nous donnait le feu vert ... Finalement sans le faire exprès, nous l’avions truffé d’intentions de réalisation.
Alexandre Charlot : Et puis c’était l’occasion de pouvoir aller au bout de nos idées, de pouvoir filmer les gags tels qu’on les avait construits, et de tenir ce rythme que nous avions dans la tête au moment de l’écriture. |
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Suite sur : Comme Au Cinema |
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