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Titre
original |
Ces amours-là |
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Titre
anglais |
What Love May Bring |
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Réalisation |
Claude Lelouch |
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Scénario |
Claude Lelouch |
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Dialogues |
Claude Lelouch & Pierre Uytterhoeven |
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Adaptation |
Claude Lelouch & Pierre Uytterhoeven |
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Interprétation |
Audrey Dana (Ilva), Dominique Pinon (Maurice Lemoine), Anouk Aimée (Madame Blum), Judith Magre , Salomé Lelouch , Raphael (un des amants), Christine Citti, ... |
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Musique |
Francis Lai & Laurent Couson |
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Photographie |
Gérard de Battista |
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Pays |
France |
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Année |
2009 |
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Durée |
2h00’ |
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Genre |
Comédie dramatique |
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Distributeur |
Victory Productions |
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Bande annonce |
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Affiche |
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Dossier de presse |
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Feuillet du film distribué aux séances |
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La projection aura lieu à IMAGIX
- Mons - Plan d'accès |
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Le jeudi 16 septembre 2010 |
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Le film est projeté en version originale française |
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Le film est projeté sans entracte ni publicité |
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Les séances : |
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- 17h00 et 20h00
avec présentation et feuillet sur les films à
chaque séance
- 14h30 et 22h30
sans présentation et feuillet sur les films à
chaque séance
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Le destin flamboyant d'une femme, Ilva, qui, sa vie durant, a placé ses amours au dessus de tout et se les remémore au rythme d'un orchestre symphonique. Dans cette fresque romanesque, Ilva incarne tous les courages et les contradictions d'une femme libre. Et si ce n'était pas Dieu qui avait créé la femme mais chaque homme qu'elle a aimé ?
Après un retour en grâce critique et public dû à son film policier Roman de gare, Claude Lelouch revient au cinéma qu’il affectionne plus que tout : la fresque sentimentale avec multiples personnages et récit déstructuré. (…) Comme à son habitude, Lelouch a demandé à une personnalité extérieure au monde du cinéma de rejoindre son casting. Après avoir convoqué en son temps Johnny Hallyday (dans les années 70), Bernard Tapie, Ophélie Winter ou encore Patricia Kaas, c’est au tour du chanteur Raphaël de se lancer dans le cinéma avec un rôle important. Il sera accompagné par la chanteuse et imitatrice Liane Foly dans un emploi plus court. (àVoir-àLire.com) |
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Claude Lelouch, né le 30 octobre 1937 à Paris (France). Acteur, Réalisateur, Producteur, Producteur associé, Scénariste, Monteur, Scénariste (Dialogues), Producteur délégué, Scénariste (Adaptation), Chef opérateur, Superviseur de production, Scénariste (scénario original), Acteur, Producteur, Monteur.
Alors qu'il échoue à l'épreuve du baccalauréat, le cinéma lui tend déjà la main. Lelouch, la caméra sous le manteau, se lance dans le journalisme en tournant des reportages ( Quand le Rideau se lève) ; on sent déjà le style Lelouch, au plus près des événements, ne voulant pas rater une miette du présent. Cette expérience de l'instant et des plans brefs sera d'ailleurs déterminante pour la suite, même si un bon nombre de critiques lui reproche cette méthode trop novatrice. A 23 ans, il fonde sa propre société de production, Les Films 13, qui l'aide à se faire des contacts et à être plus indépendant ; d'ailleurs, Lelouch ne fait pas d'école de cinéma et suit une formation sur le terrain, en passant par la réalisation de scopitones (ancêtres du clip), de reportages et de courts métrages. |
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La même année, en 1960, il sort son premier film en tant que réalisateur, Le Propre de l'homme, cuisant échec, suivi par un film censuré, La Femme spectacle en 1964, jugé trop misogyne. Si Lelouch y est un temps sensible, il ne se laisse pas atteindre par la critique et continue de tourner des films, notamment Un Homme et une femme, en 1966 : ses efforts et sa pugnacité paient puisque ce long métrage marque le début de sa longue ascension vers la gloire. Le film, mettant en scène Jean-Louis Trintignant et Anouk Aimée dans une passion amoureuse sur fond de bord de mer, instaure la touche Lelouch, qui prend toutes ses prises de vues caméra à l'épaule et qui délivre le texte à ses acteurs à la dernière minute. Résultat : des images volées, une spontanéité inégalée, une sérieuse réputation d'un homme qui sort de l'ombre pour atterrir devant les projecteurs à Cannes et à Hollywood, une Palme d'or et deux Oscars à la main.
Mais Lelouch n'accepte pas les étiquettes et réussit à se diversifier ; L'Aventure c'est l'aventure en 1972, est une comédie culte de truands sur le retour, qui repose sur un casting d'acteurs et de personnalités charismatiques, comme Lino Ventura, Aldo Maccione et même Johnny Hallyday. Figurent dans ses oeuvres toutes les stars du cinéma français, qu'il s'agisse de films d'époque ( Les Uns et les autres, 1981), de jeux amoureux ( Tout ça... pour ça avec Fabrice Luchini et Francis Huster) ou de comédies populaires notamment en 1988, dans Itinéraire d'un enfant gâté, qui réunit Jean-Paul Belmondo et Richard Anconina. Cet amoureux des comédiens n'hésite pas non plus à se lancer dans des projets plus audacieux et moins grand public mais qui bénéficient souvent du soutien de la critique comme en 1994, où il adapte le roman de Victor Hugo, Les Misérables, fresque historique du XIXe siècle qu'il place dans un contexte contemporain.
Son éclectisme le dirige naturellement vers des chemins plus ou moins minés, puisqu'il se lance dans la réalisation de films intimistes qui ne rencontrent pas l'enthousiasme des spectateurs. En 2004, il s'attaque en effet à une trilogie, Le Genre Humain dont le premier volet, Les Parisiens expose des acteurs de la nouvelle scène française comme Mathilde Seigner, Maiwenn. Réalisateur, scénariste, producteur et parfois distributeur, Claude Lelouch reste, pour ceux qui ont travaillé à ses côtés, un cinéaste passionnant. En 2010, il réalise une sorte de synthèse cinématographique de ses succès et de ses sources d'inspiration, dirigeant son égérie Anouk Aimée, incarnation parfaite de la féminité, dans Ces amours-là.
Source :
www.toutlecine.com
Toute la filmographie de Claude Lelouch en tant que :
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Comme au Cinema |
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Les acteurs
J’avais tellement envie que l’on croie à ces histoires vraies dès la première seconde, qu’il était indispensable que les acteurs principaux soient neufs, pas trop "usés". Dans ce film, Audrey Dana confirme son immense talent de "femme caméléon" prête à aimer tous ceux qui la méritent. Laurent Couson est une révélation tant pour son talent de compositeur que d’acteur. L’amitié réelle qui lie Gilles Lemaire et Jacky Ido a servi leur complicité car cette relation est au cœur du film. Quant à Samuel Labarthe, il a dépassé toutes mes espérances par la précision des cibles qu’il avait à atteindre.
Les acteurs Raphaël et Liane Foly, deux nouveaux venus
Il y a quelques années j’ai accompagné ma fille à un concert de Raphaël. Je m’attendais à voir un spectacle de môme mais Raphaël m’a cueilli et je me suis dit : "ce mec là est universel." Il a une sensibilité, des textes, une voix, un physique. On est allé le voir après le concert. On a sympathisé. J’ai fait un nœud à mon mouchoir. et quand j’ai écrit le personnage de Louis, je lui ai proposé le rôle. Quant à Liane, je cherchais une chanteuse qui puisse prendre les tonalités des voix de l’époque. Liane Foly sait chanter à la façon de Piaf, d’arletty, des chanteuses de rue de l’époque. Quand j’ai entendu tout ce qu’elle pouvait faire avec sa voix, elle s’est imposée à moi.
Une coproduction Les films 13 et les films du Kiosque
Ce n’est pas la première fois que j’ai des co-producteurs, mais c’est la première fois que j’ai délégué le travail de la production. Pendant toute la fabrication du film, j’ai ainsi pu me concentrer sur mon travail d’auteur et de metteur en scène. Je pense que j’ai gagné 30 % de temps et que ça se voit à l’écran. J’ai pu être plus perfectionniste et je vais continuer à déléguer la production de mes prochains films. Un grand merci aux Films du Kiosque de m’avoir proposé cette aventure.
Un film à fins multiples
Il y a plusieurs histoires dans ce film, j’avais donc plusieurs fins sous la main. Et puis, je ne crois pas à la fin des films. Je n’aime pas les histoires qui se terminent bien, ni mal, mais j’adore les histoires chargées d’espoir. Ici, je rebondis sur quatre espoirs, c’est mon tempérament. Si un jour on disait de moi que je suis le metteur en scène de l’espoir, ce serait le plus beau compliment qu’on pourrait me faire. |
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Source : www.commeaucinema.com |
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tout le cine |
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Genèse du projet
Ces amours-là s'est en réalité tissé dans l'esprit du cinéaste français depuis belle lurette. "J'ai toujours su que j'allais faire ce film", "c'est un vieux projet de 40 ans", dit Claude Lelouch, avant de résumer l'intrigue : "Un jour, j'ai lu dans la Torah que nous avons tous le droit à cinq amours dans cette vie et j'ai décidé d'en faire un film."
Tournage roumain
L'équipe du film a été accueillie par les studios roumains MediaPro, proposant toutes les infrastructures nécessaires aux nombreuses productions étrangères, qui trouvent dans ce pays des conditions économiques plus intéressantes.
Raphaël acteur
Après Benjamin Biolay, Cali et Bénabar, le chanteur Raphaël rejoint à son tour la grande famille du cinéma. Claude Lelouch dirige en effet le compositeur dans son 43ème long-métrage, Ces amours là. Il incarne le prétendant parmi d'autres d'une jeune femme, interprétée par Audrey Dana, dont on suit l'itinéraire amoureux sur vingt-ans. Grand admirateur du travail de Lelouch, le chanteur n'a jamais caché son désir de travailler avec lui. Palme d'Or à Cannes en 1966 pour Un Homme et une femme, le cinéaste, présent sur la Croisette, a pour sa part tenu à rendre hommage au talent du jeune interprète en déclarant : "J'ai souvent fait débuter des gens qui n'étaient pas acteurs au départ et là j'ai été vraiment impressionné par Raphaël ".
Dialogue avec les morts
Raphaël va jouer, certes virtuellement, avec des partenaires inhabituels puisque morts. Ce film représente en effet l'occasion pour Claude Lelouch de glisser dans le montage des extraits de l'ensemble de sa filmographie, redonnant ainsi la parole à des acteurs disparus.
Un Claude Lelouch débordé
Claude Lelouch s'attaque déjà à un nouveau projet. Entre la post-production de Ces amours-là, sélectionné au Festival international du film de Moscou, et le tournage de son documentaire D'un film à l'autre, Claude Lelouch trouve quand même le temps de penser à son prochain projet. Et cette fois, il s'attaque à l'adaptation du best-seller de Katherine Pancol sorti en 2006, Les yeux jaunes des crocodiles. Le roman raconte l'histoire de deux soeurs quarantenaires opposées à tout point de vue, dont la vie va soudainement basculer suite à un mensonge. Le tournage est prévu dans le courant de l'année 2010. |
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Source : www.toutlecine.com |
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les films 13 |
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Ces amours là : Carnet de tournage
" Il a fallu quarante ans pour l’écrire mais j’ai toujours su que j’allais faire ce film. " dit Claude Lelouch à propos de "Ces amours là", qui sort en salle le 15 septembre 2010. Grâce à Valérie Perrin, ce livre, en librairie le 2 septembre (Editions France-Empire), nous propose une immersion exceptionnelle au cœur de la création de cette œuvre qui a si longtemps hanté son réalisateur.
Le texte de ce journal de cinq semaines est accompagné de commentaires de Claude Lelouch, de dialogues, de réflexions saisies au vol qui permettent au lecteur de découvrir les coulisses d’un tournage passionnant. Plus qu’un livre, ce carnet est aussi une œuvre d’art, illustrée de plus de 300 photographies saisissantes et originales prises par Valérie Perrin qui a accompagné Claude Lelouch tout au long de cette expérience extraordinaire.
Ces amours russes
"Ces amours-là" n’est pas traduisible en russe. Le mot amour n’existe pas au pluriel… Le dernier film de Claude Lelouch a donc été présenté en première mondiale pour l’ouverture du Festival de Moscou sous le nom de "Une femme et ses hommes", le 19 juin dernier en référence au film culte "Un homme et une femme".
Claude Lelouch a reçu un "Prix spécial pour sa participation exceptionnelle au monde du cinéma" et un vibrant hommage de la part des 3000 personnes présentes dans le cinéma "Pouchkine" dont Luc Besson, président du jury de ce cru 2010.
"Les sentiments dont vous parlez dans vos films nous tourmentent toujours le cœur et l’esprit" voilà ce que l’on a pu entendre lors de cet hommage. Claude Lelouch a, à son tour, exprimé son amour pour le peuple russe et l’importante du rôle qu’a joué la Russie dans sa vie d’homme et de cinéaste. Il a fait référence au cinéaste russe Mikhail Kalatozov sans qui il n’aurait peut-être jamais fait de cinéma s’il n’avait assisté en 1957 au tournage du film "Quand passent les cigognes" dans les studios Mosfilm.
C’est donc très ému que le réalisateur accompagné d’Audrey Dana, Laurent Couson, Gilles Lemaire et François Kraus (co-producteur) a présenté son dernier opus au public en leur souhaitant un bon voyage.
Deux heures plus tard, les 2000 spectateurs bouleversés par ce voyage, ont universalisé toutes les langues du monde en ajoutant un S au mot amour. |
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Source : www.lesfilms13.com |
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Evene |
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"Ce sont toujours les médiocres ou les désespérés qui s'associent, les stars et les gagnants n'ont besoin de personne."
"Malgré toutes les horreurs, au travers de toutes les tragédies, l'humanité progresse."
"Le pire n'est jamais décevant."
"Les plus belles histoires d'amour sont celles qu'on a pas eu le temps de vivre."
"Après un succès, toutes les idées sont bonnes. Après un échec, même les meilleures sont accueillies avec scepticisme."
"J'aime l'idée du mariage parce que c'est un acte d'héroïsme. Un type qui accepte de dire "pour la vie" à une femme, c'est aussi fou que Rambo !"( Extrait de la revue Ici-Paris - 8 Novembre 1995)
"Dès qu'on prend un crédit, on cesse d'être un homme libre."
"Seul le dépaysement constitue un remède à la douleur."
"Le monde du partage devra remplacer le partage du monde."
"Le problème n'est pas de voir grand ou petit mais de voir loin."
"Les courants, les styles, les manières sont les ennemis premiers de la création."
"On peut faire avaler n'importe quoi à n'importe qui, à condition d'y mettre suffisamment de conviction."
"On a l'impression quand on a atteint la quarantaine, qu'on n'a pas fait ce que l'on devait faire et qu'on n'a plus le temps de faire ce qu'on a à faire." (Extrait d'une interview dans Télérama - 4 Juillet 1981)
"Ca ennuie les femmes de parler de choses techniques." (Claude Lelouch) - Extrait du film français Un homme et une femme
"La vie est une météo imprévisible."
"La critique a droit à toutes les opinions à condition d'en avoir."
"Seuls les gens qui agissent existent."
"On puise chez ses ennemis des forces qui vous aident à progresser."
"Plus l'adversité est grande, plus l'envie de convaincre l'est aussi."
"Le public est le capital d'un cinéaste indépendant." (Claude Lelouch) - Extrait d’ Itinéraire d'un enfant très gâté
"Les moments les plus difficiles sont ceux qui donnent le plus de satisfaction."
"La victoire représente le plus efficace des passeports."
"On ne valse pas avec un géant, sans qu'il vous écrase un peu les pieds."
"Un athlète s'échauffe et étire ses muscles avant la compétition : un acteur doit en faire autant avec ses muscles émotionnels."
"Avec un bateau, il y a deux moments de bonheur : le jour où on l'achète et le jour où on le revend."
"Les vagues sont peu de choses au regard de l'océan."
"N'écoutez pas les critiques, prenez des risques."
"Cannes, c'est d'abord un escalier : un escalier facile à monter… difficile à descendre."
"Au cinéma, le mauvais temps est terriblement photogénique, parce qu’il est dangereux."
"On ne peut pas croire et faire croire à quelque chose qui ne vous a pas laissé de cicatrices."
"L'action est le moteur de tout, puisque le simple fait de faire les choses les rend possibles."
"L'essentiel n'est jamais là où on le croit."
"La justice civile semble une évidence, la justice pénale une anomalie."
"On a toujours tort de désespérer de la nature humaine."
"Tout ce que l'on réussit, on le rate d'abord."
"La mort est un sommeil à l'échelle de l'univers."
"L’intelligence propose des bénéfices immédiats alors que l'instinct n'offre que des placements à long terme."
"Ce n'est pas un hasard s'il y a toujours plus de monde aux enterrements qu'aux mariages."
"Les oeuvres les plus belles sont les plus simples."
"La vie de chaque homme est le résultat d'une interminable série de ricochets entre les événements, de télescopages entre les existences, de croisements dont chacun nous prédestine à l'inévitable." |
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Source : www.evene.fr |
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Comme au Cinema |
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Ces amours là, Le fIlm du cinquentenaire
Tout au long de mon itinéraire dans le cinéma, j’ai eu l’idée qu’un jour je ferai un film de synthèse. En conservant mes passions récurrentes. J’ai essayé de trouver un sens à mon cinéma comme on cherche un sens à la vie. On va à l’essentiel au fur et à mesure que l’on vieillit. Comme un coureur qui se rapproche de la ligne d’arrivée. Dans les cinquante derniers mètres, on oublie toute tactique. Je suis également dans les derniers mètres de ma vie. Je suis en train de faire le dernier sprint de ma vie de cinéaste. Je ne me perds plus en fioritures. Si j’avais fait ce film il y a trente ans, il aurait probablement duré cinq heures.
Pour le réaliser, j’ai puisé dans toutes les notes que j’ai écrites au long de ma carrière, dans toutes ces petites histoires qui m’ont fasciné, interpellé et je me suis demandé : comment je peux les réunir ?
Dans ce film, j’ai apporté mes obsessions, j’ai apporté mes amours. Ce film est une somme de toutes les émotions que j’ai pu avoir au cours de ma vie. Il est un peu l’aboutissement de cinquante ans de rêves et d’émotions. et puis, un artiste radote. Ce qui n’est pas péjoratif dans ma bouche. Parce que nous avons tous des obsessions qui reviennent régulièrement. La guerre, par exemple, a joué un rôle important dans ma vie, car je suis un enfant de la guerre. Impossible dans ces conditions de faire autrement que de traîner cela toute sa vie. Les traces sont indélébiles.
Quand on a traversé une guerre, on sait de quoi est capable le genre humain, pour le pire et le meilleur. On n’est jamais rassuré. On sait que des "Judas" en tous genres rôdent dans les parages. En faisant un film qui soit l’expression de toutes mes obsessions, je ne pouvais pas faire autrement que parler de la guerre et des camps. Ce film donne aussi à voir ou à écouter les films ou les musiques qui m’ont fait grandir.
Ilva ou la naissance de la femme moderne
Je savais que l’héroïne de Ces amours-là serait une femme, que la colonne vertébrale du film serait son portrait. La femme moderne a été préparée par toutes les guerres mais elle est née pendant la dernière Guerre Mondiale. Qui a gagné cette guerre ? Les femmes. Le monde dans lequel nous vivons aujourd’hui résulte de cette victoire des femmes. Elles savent jongler avec le rêve et les difficultés du quotidien. Elles savent encaisser les coups, rebondir, cicatriser. l’amour peut les tuer mais c’est aussi l’amour qui les guérit. J’ai très vite compris que les femmes étaient prêtes à se sacrifier pour une histoire d’amour, qu’elles étaient au cœur de l’essentiel.
Amours plurielles
Avec ce film, je suis allé plus loin que d’habitude dans la peinture de la relation amoureuse. Ilva dit merci avec son corps. Et elle tombe sincèrement amoureuse de deux hommes en même temps. Si elle n’est pas capable de choisir, si elle fait appel au hasard pour trancher entre les deux hommes, c’est parce qu’elle aime les deux. J’ai souvent joué ma vie à pile ou face. J’ai eu envie qu’Ilva fasse de même. Elle ne cache rien aux deux hommes. Les personnages ne tournent pas autour du pot : ils font l’amour avant de faire connaissance. Comme ça il n’y a pas de malentendu. C’est en cela pour moi qu’Ilva est une femme moderne. Et puis, j’ai voulu montrer que les hommes font grandir mon héroïne. Cette femme est le résultat des cinq hommes qui ont marqué sa vie. Les quatre premiers la préparent à être amoureuse du dernier. À chaque histoire d’amour, on joue comme si l’on était en finale, alors que l’on est peut-être qu’en phase éliminatoire.
L’Amour et le présent
On m’a souvent demandé pourquoi je ne racontais que des histoires d’amour. Tout simplement parce que je m’intéresse à l’essentiel. Et je crois que lorsque je filme une histoire d’amour, j’aborde tous les autres aspects de la vie en même temps, l’aspect social, l’aspect politique, l’aspect métaphysique aussi.
La vie est un film dont on aurait loupé les dix premières minutes et dont on partirait avant qu’il soit terminé. Comme on ne connaîtra jamais le début ni la fin, il faut profiter du présent. le personnage d’Ilva a cette fraîcheur. Elle est ancrée dans le présent et n’a pas besoin de lire les journaux ou d’écouter les autres pour savoir ce qu’elle a à faire : elle écoute son cœur battre. Ilva n’est pas blanc-bleu, mais elle a une qualité : sa sincérité. Elle est aussi sincère dans les bras d’un Français, d’un Allemand que d’un Américain. Quand son cœur bat, elle pense que c’est la vérité et elle ne se pose pas de problème. J’ai fonctionné un peu comme ça toute ma vie. Je n’aime pas trop l’intelligence car elle a le sens des affaires. J’ai toujours été un metteur en scène qui préfère écouter les battements de son cœur. Je me suis caché derrière Ilva. elle est un peu mon alter ego. Je n’aime pas ces femmes qui ne sont que féminines, ces bimbos qui sont la caricature de la femme. Selon les besoins de la scène, j’ai joué sur la dualité féminin masculin d’Audrey Dana.
Hommage au cinéma
Si on me demandait de quel pays je suis, je répondrais : du cinéma. Nul autre lieu n’égale une salle de cinéma dans laquelle il y a un bon film. Les plus beaux voyages de ma vie, je les ai faits dans une salle de cinéma. Je ne pouvais donc que lui donner un des rôles principaux dans ce film. D’ailleurs, la salle de cinéma du film ne s’appelle pas l’eden pour rien. Cet eden Palace est un mélange de la scala, du rex et de l’eldorado. Les extraits de film qui y sont projetés ont été choisis scrupuleusement.
Je suis parti de scènes qui continuaient le film. Je ne voulais pas que les extraits des classiques nous sortent du film que nous étions en train de voir. Toutes les scènes sont des prolongements de l’émotion du film. Chaque extrait est chargé. J’adore dans le jour se lève la scène avec Gabin et le petit ours. Celui de remorques est en relation avec le couple formé par Liane Foly et Zinedine Soualem, quand elle lui dit : "il y a longtemps que tu ne m’as pas embrassée comme ça." l’extrait d’hôtel du nord où l’on entend arletty parler d’atmosphère arrive à un moment où l’air de Paris est devenu irrespirable pour Ilva. Les extraits d’autant en emporte le Vent étaient évidents : ilva, c’est scarlett O’Hara. Elles ont toutes les deux la même énergie, la même naïveté, ballottées par leurs sentiments et par les remous de l’Histoire. Comme je ne voulais pas tricher, il fallait que les deux films se rencontrent. Les deux femmes sont libres, elles sont volontaires. Et elles se marient pour des raisons sans doute discutables. J’avais dit à audrey qu’elle était Scarlett.
Une Imbrication d'histoires vraies
Dans Ces amours-là, toutes les histoires sont vraies. La seule chose qui ne le soit pas, c’est qu’elles aient un lien entre elles. L’histoire de l’américain qui tire sur son copain parce qu’ils sont amoureux de la même fille, je l’ai vécue à Mourmelon où je faisais mes classes pendant un exercice de tir à balles réelles. Un militaire s’est écroulé. En fait, c’était l’un d’entre nous qui avait tiré délibérément dans le dos d’un pote parce qu’ils aimaient la même fille. C’était le crime parfait. J’ai eu envie de la mettre dans un film. Surtout transposé en temps de guerre, quand l’effervescence empêche toute enquête. Quant à l’histoire d’Ilva avec l’allemand, c’est aussi une histoire vraie que l’on m’a racontée. Pendant la guerre, une fille est allée à la Kommandantur pour essayer de sauver son père, l’officier allemand s’est épris d’elle, a sauvé son père et ils ont eu une histoire d’amour.
L’histoire du pianiste qui tombe amoureux dans le train qui l’emmène en déportation m’a été racontée par son protagoniste lui-même : "le moment où j’ai été le plus heureux dans ma vie, c’est lors de ma déportation : j’ai rencontré une femme dans le train et vécu la plus belle histoire d’amour de ma vie".
L’anecdote de la femme dénoncée par la concierge parce qu’elle ne lui prête pas sa machine à coudre m’a été relatée par Henri amouroux, un des grands spécialistes de la résistance. Pour lui, cette histoire terrible symbolisait toutes les horreurs de la guerre. Enfin, l’histoire du petit garçon que sa maman cache dans un cinéma, c’est la mienne.
J’aime que mes histoires se reflètent dans la grande Histoire. J’adore le mélange d’anecdotes et d’histoire communes à l’humanité : la météo, les guerres, le jour et la nuit, le chaud et le froid... C’est ça qui fait la grande Histoire. La vie en soi est un mélange de genres. Très vite, j’ai pris conscience que l’existence était une alternance de bons et de mauvais moments dans un monde de précarité où tout vieillit, a un début et une fin.
La représentation de la déportation et des camps de concentration
Là, j’ai voulu prendre des risques. J’ai voulu que ce voyage dans les trains soit presque un voyage de plaisir. Mon défi était de transformer l’horreur en paradis. D’abord il y a la scène un peu surréaliste où la mère de Simon, Judith Magre, répète sa pièce de théâtre. J’ai longtemps hésité sur le texte que dit Judith. Ce qui m’a conquis dans "la voix humaine", la pièce de Cocteau, c’est qu’elle parle au téléphone. Je me suis dit que si elle pouvait emmener cet accessoire dans le train, cela paraîtrait encore plus fort. J’aurais pu choisir d’autres textes, mais cette femme qui apporte son accessoire pour répéter, cette femme qui est complètement déconnectée est pour moi exemplaire. C’est la métaphore parfaite de l’acteur.
Puis il y a Simon qui tombe amoureux. Au fur et à mesure que le train s’enfonce dans l’enfer, lui est transporté vers l’amour. J’avais envie que lorsqu’ils font leur entrée dans le camp, ils soient en train de sourire et pleins d’espoir. La comédienne parce qu’elle a trouvé une amie, Simon parce qu’il a trouvé la femme de sa vie.
J’ai beaucoup travaillé le mess des officiers qui était un lieu où les filles se prostituaient – on ne leur demandait pas leur avis – et où les nazis écoutaient la radio ou se détendaient. Les nazis exterminaient dix mille personnes dans la journée, et ils venaient penser à autre chose, "boire des coups". J’ai trouvé que c’était l’endroit qu’il fallait filmer. J’ai montré l’ignominie des camps à travers une fenêtre, celle du héros. J’ai voulu montrer que l’on pouvait être privilégié au cœur de l’horreur. Simon voit les horreurs alors qu’il est planqué, qu’il reste du côté des privilégiés. On ne voit pas les morts. J’ai eu envie d’être plus impressionniste. On ne voit que trois planqués, qui sont au chaud, qui sont nourris. Pourquoi n’ont-ils pas fini dans les chambres à gaz ?
À leur retour, le malaise était immense, c’est ce qui fait que ceux qui en revenaient n’avaient pas envie d’en parler. Ils ne voulaient pas s’expliquer sur les raisons pour lesquelles ils avaient été épargnés. Et j’ai surtout voulu filmer un homme, devenu avocat, qui se sert de sa propre honte pour défendre l’héroïne. |
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Suite sur Comme Au Cinema |
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la boite a sorties - Emmanuel Niddam |
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Succession d’images en noir en blanc, tient Judith Magre en amoureuse d’un photographe à la belle époque, un mariage, la première Guerre Mondiale ... les plans se succèdent agréables, quand ... coup de tonnerre sur l’écran, nous voila arrachés à la nostalgie, touchés en plein cœur. Maitrise de la caméra, du rythme et de la surprise, bienvenue dans le dernier Lelouch.
Le fil conducteur de l’histoire est un procès. Laurent Couson est avocat, il s’appelle Simon et a été déporté. Il défend Ilva, femme romanesque, éternellement amoureuse. Ce procès est l’occasion de remonter le fil de l’histoire. Quelle histoire? La grande d’abord, la première Guerre, la seconde et la Shoah. Et puis la petite, l’histoire des amours impossibles, passionnés, mais aussi l’histoire du cinéma.
Claude Lelouch signe une fois de plus un bon cru. Ces amours là est l’occasion pour les amoureux du maître de retrouver nombre de ses exercices de style. D’abord l’obsession du rapport entre grande et petite histoire, la joie de faire du cinéma et le gout pour les histoires d’amour tendance mélo. Comme dans tous les Lelouch la musique , ici signée Laurent Couson est magistrale, glissant du bebop au classique en passant par le jazz dans une fluidité virtuose.
Ces amours là est un film très proche des misérables du 20e. Claude Lelouch continue de poser la question qui le taraude : comment continuer à aimer la France alors qu’elle a collaboré ? La France est symbolisée par Audrey Dana, magnifique en amoureuse tour à tour d’un résistant, d’un nazi, et de deux soldats américains. Les références aux films précédents sont nombreuses, le boléro Des uns et des autres ou le procès dansé à la façon de Tout ça pour ça.
Ces amours là est aussi une ode au cinéma, où la référence à Cabaret est omniprésente, dans la figure du Nazi , directeur de l’Ange Bleu. La belle Audrey Dana travaille quand à elle comme ouvreuse dans un cinéma des Grands Boulevards. Ode au cinéma en général et à celui de Lelouch en particulier. Le film se termine par un défilé des visages d’ acteurs qui ont fait ses plus grands succès. Beaucoup d’entre eux sont aujourd’hui disparus, et ce générique de fin a, il faut l’avouer, une tonalité très conclusive. Mais, la rumeur se veut rassurante, un autre film serait déjà en préparation, il y en aura donc un autre : tant mieux ! |
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Source : www.laboiteasorties.com |
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