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Wall Street : Money Never Sleeps (Wall Street : l'argent ne dort jamais) réalisé par Oliver Stone
    
Titre original Wall Street : Money Never Sleeps
 Titre français Wall Street - L'argent ne dort jamais
Réalisation Oliver Stone
Scénario Allan Loeb, Stanley Weiser, Oliver Stone
Interprétation Shia LaBeouf (Jacob Moore), Michael Douglas (Gordon Gekko), Frank Langella (Lewis Zabel), Carey Mulligan (Winnie Gekko), Josh Brolin (Bretton James), Charlie Sheen (Bud Fox), Martin Sheen (Carl Fox), Susan Sarandon (Sylvia Moore), Vanessa Ferlito (Audrey), ...
Photographie Rodrigo Prieto
Pays USA
Année 2010
Durée 2h07’
Genre Drame
 Distributeur 20th Century Fox
Site officiel  
Bande annonce  
Affiche  
 Feuillet du film distribué aux séances
 
 
 
La projection aura lieu à IMAGIX - Mons - Plan d'accès
Le jeudi 23 septembre 2010
Le film est projeté en version originale anglaise, sous-titrée en français
Le film est projeté sans entracte ni publicité
Les séances :
 
  • 17h00 et 20h00 avec présentation et feuillet sur les films à chaque séance
  • 14h30 et 22h30 sans présentation et feuillet sur les films à chaque séance
 
 

Wall Street, New York : en plein krach boursier de 2008, un jeune trader, Jacob Moore, est prêt à tout pour venger son mentor, que d'obscures tractations financières ont poussé au suicide. Il demande de l'aide à Gordon Gekko, le meilleur - et le pire - des gourous de la finance, qui vient de sortir de 20 ans de prison pour délit d'initié. Jacob va apprendre à ses dépens que Gekko reste un maître de la manipulation, et que l'argent ne dort jamais.

Ils veulent toujours plus d’argent et de pouvoir. Ils sont prêts à tout pour les obtenir. Bienvenue dans l’impitoyable univers des hommes les plus riches et les plus puissants du monde… Ce film est l’histoire de gens capables de tout pour entrer dans ce cercle très fermé. Mais c’est aussi l’histoire de la tentative désespérée d’un homme pour renouer des liens avec sa fille, une tentative menacée par ses efforts tout aussi acharnés pour retrouver sa place dans un monde qui l’a oublié.

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Oliver Stone Né le 15 septembre 1946 à New York City, New York (Etats-Unis). De son vrai nom William Oliver Stone. # Acteur, Producteur exécutif, Réalisateur, Producteur, Scénariste, Acteur, Scénariste.

Un des plus controversés des cinéastes américains contemporains, Oliver Stone est né à New York d'une mère française et d'un père américain. Élevé dans un milieu favorisé, il quitte la prestigieuse Université de Yale au bout d'un an. Inspiré par la lecture de Joseph Conrad, il part à dix-huit ans pour Saigon, où il enseigne l'anglais pendant six mois, puis embarque comme homme de peine sur un navire marchand et sillonne les mers d'Asie avant de gagner le Mexique. Toujours désireux de vivre une grande aventure, il s'engage dans l'armée et part au Vietnam. Il sert d'avril 1967 à novembre 1968, d'abord au sein de la 25ème Division d'Infanterie, basée près de la frontière cambodgienne, puis au sein de la 1ère Division de Cavalerie. Blessé à deux reprises, il est rapatrié et se voit décorer de la Silver Star et de la Purple Heart. A son retour, fortement marqué par cette expérience, Oliver Stone reprend le chemin de l'université. Il ne se réinscrit pas à Yale mais à la New York University où il obtient un diplôme de cinéma en 1971. Son film de fin d'études est un court-métrage de 11 minutes Last year in Viet Nam consacré au conflit. Avec le financement d'une compagnie canadienne, il dirige en 1974 un petit thriller d'épouvante, Seizure, tourné pour 150 000 dollars.

Oliver Stone se fixe ensuite à Hollywood et écrit pour Alan Parker le scénario de Midnight Express, racontant l'emprisonnement dans les geôles turques d'un étudiant américain arrêté pour trafic de drogue. Le film sort en 1978 et remporte un vif succès. Stone gagne l'oscar du meilleur scénario. Sa carrière n'en est pas pour autant lancée. En 1981, il réalise son second long-métrage, La Main du cauchemar, un film d'horreur avec Michael Caine. Entre 1982 et 1985, il écrit ensuite coup sur coup trois scénarios très remarqués: celui de Conan le barbare (cosigné avec le metteur en scène John Milius), celui de Scarface de Brian de Palma (transposant habilement dans le milieu des immigrés cubains la trame du classique film de gangsters des années 30 réalisé par Howard Hawks) et celui de L'Année du dragon (cosigné avec le metteur en scène Michael Cimino).

En 1986 sortent deux films réalisés par Stone. Le premier, Salvador, tourné à chaud dans un style proche du reportage, dénonce la participation américaine dans le coup d'état militaire de 1980 au Salvador, à travers le point de vue d'un journaliste joué par James Woods. Le second, Platoon, est un projet auquel Stone tient particulièrement. Dans Platoon, Oliver Stone fait le récit, sans ambages, de son expérience au Vietnam, ne cachant rien de l'horreur et des exactions commises par l'armée américaine. Le film, ultraviolent, choque. Mais son caractère autobiographique (Difficile de ne pas reconnaître Stone dans le personnage de la jeune recrue interprétée par Charlie Sheen) le rend inattaquable: Stone sait de quoi il parle, il a vu ce qu'il filme. Platoon suscite une vaste polémique auprès des vétérans mais remporte (entre autres récompenses) l'oscar du meilleur film et celui de la meilleure réalisation.

Oliver Stone
En 1987, Oliver Stone écrit et réalise Wall Street, un pamphlet sur les "Golden boys" new-yorkais, qui vaut un Oscar à Michael Douglas, et, l'année suivante, sort Talk radio, sur les coulisses de la radio. En 1989, Stone tourne Né un 4 juillet, deuxième volet (avec Platoon et le plus méconnu Entre ciel et terre) d'une trilogie consacrée au conflit vietnamien. Dans ce film tiré d'une histoire vraie, Tom Cruise est un vétéran du Vietnam paralysé qui, à son retour, milite contre la guerre. Oliver Stone, avec Né un 4 juillet, remporte un deuxième oscar du meilleur réalisateur. Son projet suivant est Les Doors avec Val Kilmer. C'est une évocation du groupe mythique des années soixante dont Stone a toujours été un admirateur (il aurait même envoyé à Jim Morrison un premier état du scénario de Platoon en lui proposant le rôle principal). La même année, en 1991, il livre dans JFK une minutieuse recréation de l'enquête autour de l'assassinat de Kennedy, mêlant documents d'archives et scènes reconstituées. Le film connaît un immense succès critique et populaire. Fait sans précédent, il amène le Congrès américain à ordonner la divulgation de documents jusqu'alors secrets.

Nouveau film marquant en 1994 avec Tueurs nés, sur un sujet de Quentin Tarantino, qui conte l'odyssée meurtrière de deux jeunes tueurs en série. Puis, devant la caméra d'Oliver Stone, Anthony Hopkins est Nixon dans un portrait objectif et nuancé du président déchu. Stone co-signe avec Alan Parker le scénario de la comédie musicale Evita et son film suivant, U-Turn, avec Sean Penn, Jennifer Lopez et Nick Nolte, ne rencontre pas le succès escompté. Dans L'Enfer du dimanche, sur les arcanes du football américain, Oliver Stone dirige Al Pacino. Les trois films suivants de Stone sont des documentaires: Comandante et Looking for Fidel relatent sa rencontre et sa vision de Fidel Castro, Persona non grata a trait au conflit israelo-palestinien. Oliver Stone retourne en 2004 au cinéma à grand spectacle avec le film épique Alexandre, échec commercial douloureux. Il se rattrape deux ans plus tard avec World Trade Center, rendant hommage à sa manière aux victimes des attentats du 11 septembre.

Volontiers critiqué pour son manque de précision historique, attaqué pour ses partis-pris anticapitalistes et dénoncé pour une supposée volonté de choquer à tout prix, Oliver Stone est une figure complexe et ambiguë, quintessence de l'intellectuel libéral américain, souvent au centre de l'attention des médias. Force est de reconnaître que l'homme, qui est aussi producteur ( Le Mystère Von Bulow, Larry Flynt ou la série Wild Palms), s'exprime avec constance sur les sujets qui lui tiennent à cœur et n'hésite pas à s'engager pour les causes en lesquelles il croit. Après Kennedy et Nixon, Oliver Stone, déjà auréolé de trois oscars, compte bien se pencher sur la biographie d'un autre président américain: George Walker Bush dans le film W, l'improbable président. Oliver Stone n'a pas fini de faire parler de lui. Après l'œuvre biographique sur l'ex président des Etats-Unis, il se consacre à la séquelle d' une de ses meilleures réalisations, Wall Street. Dans ce second volet intitulé, Wall Street 2 : L'argent ne dort jamais, il dirige Shia LaBeouf ainsi que Michael Douglas et Charlie Sheen.

Source : www.toutlecine.com

Toute la filmographie d'Oliver Stone en tant que :
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Wall Street : l'argent ne dort jamais : la production
 

Ils veulent toujours plus d’argent et de pouvoir. Ils sont prêts à tout pour les obtenir. Bienvenue dans l’impitoyable univers des hommes les plus riches et les plus puissants du monde… Wall Street : l'argent ne dort jamais est l’histoire de gens capables de tout pour entrer dans ce cercle très fermé. Mais c’est aussi l’histoire de la tentative désespérée d’un homme pour renouer des liens avec sa fille, une tentative menacée par ses efforts tout aussi acharnés pour retrouver sa place dans un monde qui l’a oublié.

Retour de l’équipe de Wall Street

Le trio à qui l’on doit le premier Wall Street – le réalisateur Oliver Stone, le producteur Edward R. Pressman et l’acteur Michael Douglas – se retrouve vingt-deux ans après à New York pour tourner la suite, Wall Street : l'argent ne dort jamais. Couronné par trois Oscars, Oliver Stone est l’un des cinéastes les plus célèbres et les plus respectés qui soient. Pour lui, revenir à l’univers qu’il avait représenté de façon tellement vivante et frappante avec Wall Street en 1987 était à la fois un projet en parfait accord avec l’actualité et l’occasion d’explorer quelque chose de nouveau. "Ce film est un extraordinaire divertissement, et il est très plaisant à voir, dit-il. Je n’aurais pas aimé travailler sur Wall Street : l'argent ne dort jamais si cela n’avait pas été une histoire complètement originale. Vingt-deux ans se sont écoulés depuis que j’ai fait Wall Street ; la différence est importante. Ce projet m’est apparu comme quelque chose d’entièrement neuf."

Michael Douglas retrouve le personnage qui lui avait valu l’Oscar du meilleur acteur, Gordon Gekko. Sa devise "L’avidité, c’est bien", et ses audacieux raids boursiers ont fait de Gekko une star chez les magnats de la finance. La carrière de Michael Douglas comme acteur et producteur a été récemment couronnée par l’American Film Institute, qui lui a remis son Life Achievement Award.

Shia Labeouf, l’une des jeunes stars les plus populaires du cinéma actuel, a été notamment la vedette de Transformers 2 : La Revanche. Josh Brolin, récemment nommé à l’Oscar pour Harvey Milk, incarne Bretton James, un financier de Wall Street sans scrupules qui cherche à prendre l’ascendant sur Jake Moore, le personnage joué par Shia Labeouf. Frank Langella, nommé à l’Oscar pour son portrait de Richard Nixon dans Frost/nixon, L’heure De Verite, interprète Louis Zabel, patron de Jake, dont l’infortune va conduire Jake à découvrir beaucoup de choses. Carey Mulligan joue Winnie Gekko, la fille de Gordon avec qui il n’a plus de contacts, et la fiancée de Jake, et Susan Sarandon incarne Sylvia, la mère de Jake, qui cherche de l’aide auprès de son fils quand elle traverse des difficultés avec son agence immobilière. Cette production Edward R. Pressman est écrite par Allan Loeb et Stephen Schiff, d’après les personnages créés par Stanley Weiser & Oliver Stone. Le film est produit par Edward R. Pressman et Eric Kopeloff.

A propos du premier film

Après le succès de son film oscarisé sur la guerre du Vietnam, Platoon, Oliver Stone avait choisi pour son film suivant un nouveau champ de bataille, celui de la haute finance américaine. Sorti en 1987, Wall Street était l’histoire de Bud Fox, un jeune courtier joué par Charlie Sheen qui, pour réussir dans le monde de la finance, se laissait corrompre par un puissant et brillant investisseur, Gordon Gekko, joué par Michael Douglas. Oliver Stone raconte : "En faisant Wall Street, je voulais montrer qu’une guerre se déroulait aussi dans notre pays, dans la jungle de la haute finance de New York, la ville où j’ai grandi." Son père ayant été agent de change à New York, Oliver Stone connaissait déjà très bien Wall Street avant de réaliser son film. Quand on pense au lien indissociable qui existe aujourd’hui entre Michael Douglas et Gordon Gekko, le personnage créé par Stone et Stanley Weiser, son coscénariste sur Wall Street, on a du mal à réaliser qu’à l’époque, choisir Douglas pour ce rôle était une vraie surprise. Oliver Stone explique : "Michael Douglas n’avait jamais joué de personnage comme Gordon Gekko. Les gens l’avaient vu dans des rôles comiques ou dans des comédies romantiques, mais avec Wall Street le public l’a découvert dans la peau d’un vrai sale type."

Dans Wall Street, Gekko prononce un discours à une réunion d’actionnaires dans lequel il explique que l’appât du gain, l’avidité, est une force positive dans le capitalisme américain. "La voracité est utile, proclame-t-il. L’avidité est bonne, la faim est un moteur. La faim clarifie les choses, la faim va droit au but, elle est l’essence de l’évolution. La faim sous toutes ses formes – la faim de la vie, de l'amour, de l'argent, de la connaissance – a provoqué l’ascension de l’humanité."

Ce discours est l’un des plus mémorables de l’histoire du cinéma, et sa conclusion, "Greed is good" ("L’avidité, c’est bien"), a été abondamment citée dans les médias à propos de l’actuelle crise financière. La prestation de Michael Douglas dans le rôle de Gordon Gekko a été récompensée par un Oscar du meilleur acteur, et le personnage fait aujourd’hui partie intégrante du paysage culturel américain et est sans conteste l’un des plus grands "méchants" du cinéma. Plus de vingt ans après, alors qu’il retrouve ce personnage emblématique pour Wall Street : l'argent ne dort jamais, Michael Douglas s’émerveille de la continuité de son impact. "De tous les rôles que j’ai joués, Gekko est celui dont les gens me parlent le plus. Il les a emballés, ce qui ne cesse de m’étonner parce que c’était un vrai méchant !"

Il souligne : "Wall Street, c’est du théâtre. Les gens aiment les histoires de puissance ; le pouvoir exerce une séduction, il fascine. Je pense que c’est la raison pour laquelle Gekko et Wall Street ont continué à plaire pendant toutes ces années."

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Wall Street et les places fortes de la finance
 

Le 9 septembre 2009, le tournage de Wall Street : l'argent ne dort jamais a débuté dans un studio de télévision du centre de Manhattan avec le tournage de scènes de journaux télévisés sur une chaîne financière. Sur les douze semaines de tournage, cette journée a été la seule à ne pas avoir été tournée à New York dans des décors naturels. La productrice exécutive Celia Costas, qui a été régisseuse générale sur Wall Street, raconte : "Tourner un film à New York dans les années 80 n’était pas aussi facile qu’aujourd’hui. A l’époque, c’était quelque chose d’exceptionnel. A chaque nouvelle situation, c’était un peu comme réinventer la roue. Je me souviens que cela avait été très compliqué de tourner la scène du déjeuner au 21 Club. Quant à celle qui se déroule dans la salle de conférences de l’ancien immeuble d’AT & T sur Madison Avenue, c’était sans précédent à New York."

Alors que la plupart des scènes du premier Wall Street ont été tournées en décors naturels, les cinéastes avaient été obligés de construire un des principaux décors du film, la salle des marchés de la compagnie à laquelle appartenait Bud Fox. Celia Costas explique : "Personne ne nous aurait jamais laissés filmer dans une vraie salle des marchés, nous avons donc créé la nôtre dans un espace de bureaux de 2300 mètres carrés."

A propos des décors

Quand ils sont partis en repérages à la recherche de décors pour Wall Street : l'argent ne dort jamais, Oliver Stone et son équipe ont reçu un accueil plus chaleureux qu’un peu plus de vingt ans plus tôt. Le producteur Eric Kopeloff se souvient : "Quand nous avons commencé à visiter différentes sociétés de trading, nous avons été très surpris par la réaction des gens. Quand nous entrions dans les salles des marchés, ces grands espaces toujours très bruyants, le silence se faisait quand ils réalisaient que c’était Oliver Stone, et tout le monde se levait et se mettait à l’applaudir."

La popularité d’Oliver Stone a rendu possible le tournage dans de vraies salles des marchés. Celia Costas raconte : "Nous avons tourné les week-ends, quand les salles n’étaient pas utilisées, et avec beaucoup de vrais traders qui étaient fans de Wall Street et avaient très envie d’apparaître dans ce nouveau film. C’était vraiment fantastique de pouvoir tourner dans de tels endroits." La chef décoratrice Kristi Zea raconte : "Quand j’ai commencé à faire les repérages sur les lieux réels, j’ai été très étonnée de voir le nombre de personnes qui travaillaient dans ce domaine tous les jours. J’ai donc cherché la salle des marchés la plus vaste et la plus impressionnante que nous pouvions trouver."

Wall Street : l'argent ne dort jamais a été filmé dans la salle des marchés de la Royal Bank of Canada au World Financial Center du centre-ville de Manhattan, chez Creditex à Manhattan, chez Knight Capital à Jersey City dans le New Jersey, et dans d’autres endroits. Kristi Zea remarque : "Les salles des marchés ont beaucoup changé depuis Wall Street. Avec les progrès de la technologie, tout va beaucoup plus vite en termes de transactions et de prise de décisions. Les ordinateurs ont vraiment transformé les métiers du courtage et de la finance." Shia Labeouf a découvert pendant ses recherches qu’en plus d’avoir transformé les métiers de la finance, l’informatique en a fait un monde encore plus fermé. Il raconte : "Toute la journée, ils s’échangent des informations via des comptes Twitter privés. Ils twittent pour dire quelles actions vont grimper et de combien de points dans la journée. Cela va très vite, et bien sûr, on n’a pas une telle instantanéité avec les journaux. Quand vous lisez ces infos dans le journal, c’est déjà de l’histoire ancienne."

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Tournage

Le tournage a débuté au mois de septembre 2009 à New York.

Désistement de dernière minute

C'est finalement Josh Brolin qui a repris le rôle de Bretton James dans la séquelle de Wall Street. En effet, après le désistement de Javier Bardem pour ce film, Oliver Stone a opté pour un de ses acteurs fétiches puisque Brolin était à l'affiche de W., le dernier film du cinéaste.

Trié sur le volet

Le scénariste de Las Vegas 21, Allan Loeb a été désigné pour écrire le scénario de Wall Street 2. Anciennement employé sur les marchés financiers de Chicago, il livre, donc, un scénario sur mesure. En plus d’autres gros projets, le scénariste planche sur une adaptation américaine de La Doublure de Francis Veber.

Retour gagnant ?

Malgré ses nombreux problèmes personnels, Charlie Sheen, le héros du premier Wall Street reprendra son rôle de Bud Fox, même si celui-ci aura une part moins importante que dans l'original.

Les raisons d'une séquelle

Alors que le projet devait se concrétiser en 2006, Oliver Stone a préféré attendre. Une bien sage décision compte tenue de la crise financière de 2008 qui lui a donné de l'eau à son moulin. Le cinéaste explique pourquoi il a voulu tourné une suite.

« La consistance en Gordon Gekko et Michael Douglas vient directement de leur charisme et de leur passion, à l’exception près que les intentions de Gekko sont toujours malveillantes. Mais ils sont tous deux des survivants, ce genre de personne qui va au bout des choses pour trouver le succès, qui se fait violence pour trouver un nouveau départ dans leur vie me fascine. » analyse le réalisateur.

Parlez-moi d'amour

Lors de ce tournage une vraie idylle est née. En effet, depuis 2009, Shia LaBoeuf et Carey Mulligan, les principaux protagonistes du film, forment un vrai couple dans la vie.

Source : www.toutlecine.com
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"Si tu n'avances que les jours de soleil, tu n'atteindras jamais ton but"

"Quelqu’un gagne, un autre perd. L’argent ne se perd, ni ne se crée, il change simplement de mains"

"Je ne connais pas un réalisateur qui ose s'attaquer aux problèmes contemporains. Pourtant, vous avez la matière"

"C’est quand il n’y a plus rien à gagner ou à perdre que vous avez une guerre"

"Si tu n'avances que les jours de soleil, tu n'atteindras jamais ton but"

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Écrit par Allan Loeb, un courtier en bourse licencié, Wall Street 2 est un film bien ancré dans l’actualité, plus encore que le premier; la Réserve fédérale y tient un rôle essentiel et on voit des caméos de la part de l’homme d’affaires le plus célèbre de la planète, Donald Trump, ainsi que du gourou controversé des médias financiers, Jim Cramer.

Stone promet également, sans surprise, d’inclure de la "politique contemporaine" dans son film. (...)

Fils d’un courtier financier, Stone a dû se faire convaincre (par Douglas et le producteur du film de 1987) pour retourner sur Wall Street.

Le cinéaste de 63 ans, qui croyait que tout cet excès allait prendre fin durant les années 1980, est abasourdi et fasciné par la "richesse superficielle" amassée aujourd’hui.

Il déclare en entrevue à USA Today : "Je dirais que le krash, qui a eu lieu entre-temps, a rendu le projet plus intéressant. Mais je ne veux rien faire pour glorifier les porcs. Parce qu’il on été des porcs, et nous le savons".

Source : cyberpresse.ca
 

Rien n'a changé

Lui-même fils de courtier, Oliver Stone a indiqué en conférence de presse, à l'issue de la projection, que rien n'avait changé à Wall Street depuis le premier film. La situation a même empiré, la crise financière et la crise des subprimes étant là pour le prouver. "Je ne sais pas si le capitalisme fonctionne. Ce que je sais, c'est qu'il doit y avoir des réformes sérieuses. Ceux qui gagnent de l'argent, ce sont les présidents d'entreprises et les gens de la finance. Les travailleurs ne gagnent rien. Il faut changer cela."

À l'époque, "je croyais que le capitalisme allait s'améliorer, s'amender, mais ça n'a pas été le cas, il a empiré", a dit Stone, ajoutant que son père, "un homme honnête, serait horrifié de voir ce qui se passe actuellement". Mais cette suite, a-t-il tenu à spécifier, n'est pas tant un film sur l'argent que sur un homme (Gordon Gekko) à la recherche de l'amour», celui de sa fille. En cela, ce sequel se distingue effectivement du premier épisode par davantage de sentiments et d'émotions.

La mise en scène de Stone est pour le moins efficace et inventive dans sa façon de transformer en spectacle un sujet aussi aride que la spéculation boursière et les réunions de la Réserve fédérale. Josh Brolin campe un «barracuda» de la finance qui pourrait en montrer à Gekko, face à un jeune Shia LaBeouf qui fait preuve d'un bel aplomb. Stone se permet un clin d'oeil au premier épisode, alors que Gordon Gekko croise dans un souper-bénéfice Bud Fox (Charlie Sheen), son protégé à l'époque. «C'était quoi encore, le nom de la compagnie ? Ah oui, Blue Star.»

La crise financière, les excès du capitalisme, les entourloupettes croches des banques, la crise des subprimes, dans la foulée de la récente réflexion de Michael Moore (Capitalism: A Love Story), Cannes 2010 a mis à l'affiche cette année deux autres productions sur le sujet. Inside Job, un documentaire de Charles Ferguson sur les dommages collatéraux de la crise financière, et Cleveland vs Wall Street, de Jean-Stéphane Bron, un autre documentaire, celui-là relatant la tentative ratée de trois avocats cherchant à poursuivre les banques responsables des saisies immobilières aux États-Unis.

Assez paradoxal que ces productions se retrouvent dans le festival de tous les excès ...

Précision

Contrairement à ce qui a été écrit hier au sujet de Benda Bilili, vedette d'un documentaire présenté à Cannes, le groupe congolais se produira au prochain Festival d'été. Les 8 et 9 juillet, plus précisément, à place D'Youville. Toutes nos excuses pour cette erreur d'aiguillage.

Source : cyberpresse.ca
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Wall street - Money never sleeps : conférence de presse (Un reportage de Sven Waskönig)
 

Vive la cupidité...! L’argent ne dort pas ! Si tu as besoin d’un ami… achète-toi un chien ! Ceux qui ont de telles phrases dans leur répertoire espèrent une suite du film depuis vingt-trois ans et ceux qui regardent l’avenir avec inquiétude attendent beaucoup de Wall Street 2. Bien que le film ne sorte qu’en septembre dans les salles, on a déjà pu le voir à Cannes. Voici la conférence de presse.

  Source : www.arte.tv
   
 Interview de Shia LaBeouf à Cannes - Jean-Marie Pottier
 

Connu jusqu'ici pour ses rôles dans des films d'action, le jeune acteur américain s'est intéressé à la finance à l'occasion du tournage de "Money Never Sleeps". Connu jusque-là pour ses rôles dans des films d'action (la série des Transformers, Indiana Jones 4), Shia LaBeouf, 24 ans, prend la suite de Charlie Sheen dans le rôle du personnage principal de Wall Street, un jeune courtier qui demande de l'aide à Gordon Gekko (Michael Douglas). Débit mitraillette, il aborde face à Challenges.fr tous les sujets économiques du moment, semblant donner raison aux rumeurs de plateau qui le donnaient converti aux journaux financiers et à la Bourse...

Qu'est-ce qui est le plus difficile, jouer le fils d'Indiana Jones ou le protégé de Gordon Gekko ?

Ce sont des défis différents: le premier rôle est très physique, l'autre cérébral et émotionnel. J'ai davantage apprécié celui-ci parce que j'y étais moins habitué, je faisais des films d'action depuis cinq ans. C'était nouveau, donc plus excitant.

Vous êtes-vous intéressé à l'économie et à la finance pour préparer ce rôle ?

J'étais autant à fond qu'il est possible de l'être. J'ai eu plus d'opportunités que Charlie Sheen n'en avait eues avec le premier film, car le succès de celui-ci a fait que beaucoup de gens voulaient s'impliquer.
Quand j'ai été à New York, j'avais déjà 20.000 dollars d'investis, et des gars de la société d'investissement Charles Schwab se sont mis à me donner des conseils. Ils m'ont installé devant un ordinateur avec un million de dollars à gérer toute la journée, et de retour chez moi, je gérais mon propre argent. Ma cagnotte a commencé à grossir, et ma confiance avec. Or, avoir confiance est la principale qualité nécessaire quand vous boursicotez pour votre compte.
Cela change aussi des choses sur le plateau, car des acteurs par qui vous êtes intimidé peuvent être intimidés par vous car vous investissez! Avec Josh Brolin, nous nous échangions nos bilans toutes les semaines, et notre confiance respective sur le plateau dépendait de nos résultats.

Comprenez-vous la colère qu'éprouvent les Américains "moyens" envers Wall Street ?

Ceux qui ne connaissent pas ce monde ont l'impression que ce sont des gens maléfiques, mais ce n'est pas le cas. Vous ne pouvez pas blâmer seulement Wall Street pour la crise financière, cela reviendrait à accuser Hershey de tous les problèmes d'obésité. A la fin, il faut aussi regarder la personne qui mange trop de chocolat: là, le chocolat était l'argent gratuit, et les gens se sont mis à en manger...
Si vous êtes fauché et que vous venez de perdre votre boulot, mais que vous voulez acheter un 4*4 parce que les taux d'intérêt sont bas, vous devez vous arrêter: ce n'est pas parce que les taux d'intérêt sont bas que vous avez suffisamment d'argent pour investir dans ce produit. Wall Street a rendu cet argent disponible, mais l'appétit humain pour la propriété et la richesse a aussi été un facteur important. Alan Greenspan disait cela quand il parlait d'"exubérance irrationnelle"...

Jugez-vous que des choses ont progressé depuis le début de la crise ?

Le tableau est toujours aussi sinistre. La régulation n'a pas vraiment changé, le fonctionnement de la SEC non plus... Jeudi dernier, Wall Street a quasiment connu la pire-demi heure de son histoire et c'était à cause du flash trading [trading à la milliseconde permis par des logiciels, ndlr]. Attendez, maintenant, vous ne pouvez même plus pointer la responsabilité de personne, c'est un krach informatique? Les bons pères de famille ont besoin de savoir qui pointer du doigt, sinon ils perdent confiance dans le marché.
Regardez aussi la Grèce, comment la réponse à ses problèmes a été lente. Nous avons besoin de gouvernements avec des c... et du courage, ils doivent réagir rapidement. L'Allemagne a fini par le faire, mais cela a pris du temps, beaucoup de temps! Si cela s'étend à l'Espagne, au Portugal, à toute l'Europe, nous sommes foutus en Amérique. Je crois que l'Amérique se rapproche du socialisme, et cela n'est pas une mauvaise chose.

Ce mot de "socialisme" est pourtant honni par beaucoup aux Etats-Unis, contrairement à l'Europe.

L'Amérique change aussi. Nous avons dû, pour survivre, sauver General Motors, Fannie Mae, Freddie Mac... Les contribuables ont fait ces investissements sans savoir dans quoi ils mettaient leur argent, mais je crois que les gens se rendent compte que le capitalisme aussi a des failles fondamentales. Nous avons été poussés au socialisme, en quelque sorte.

Quels sont selon vous les principaux chantiers de réforme de la finance ?

Je suis acteur, je n'ai été dans ce monde-là que six mois et il y a là-bas des gens bien plus intelligents que moi, mais je pense que la première chose à interdire est le fait que des banques de dépôt puissent investir comme des hedge funds. Vous ne pouvez pas prendre l'argent d'un chauffeur de bus et le traiter de la même façon que l'argent de poche de George Soros, car lui s'en fout s'il le perd.
Il faut aussi plus de transparence. Si on avait pu vérifier quels prêts hypothécaires étaient remboursés au moment où ils étaient disséminés dans des produits financiers, au lieu de se fier aux conneries de Moody's, qui mettait des notes triple A parce que les notés étaient ses clients... C'est comme si Oliver Stone donnait de l'argent à Entertainment Weekly pour qu'ils publient des critiques de ses films !

Propos recueillis par Jean-Marie Pottier, journaliste à Challenges.fr, à Cannes, le vendredi 14 mai 2010.

  Source : www.challenges.fr
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filmosphere - Nicolas Gilli
 

(...) En 1987 avec Wall Street Oliver Stone a crée à la fois un brûlot et une icone, Gordon Gekko, dont la devise "Greed is good" (l’avidité c’est bien) avait lancé des vocations pour toute une génération de futurs traders. Fait amusant, c’est cette même génération qui nous a plongé dans le beau bordel mondial qui épuise lentement mais surement toutes nos ressources. Pas si étonnant donc qu’Oliver Stone décide d’aborder une nouvelle fois le sujet cette année, alors que le monde continue de se battre contre cette fameuse crise financière et que les voyous de Wall Street ont été remboursés après avoir joué un peu trop avec le feu (modèle d’éducation capitaliste, ou pas). Quoi qu’il en soit, Stone débarque hors compétition sur la croisette en plein festival d’argent facile étalé à chaque coin de rue, l’image est toujours cocasse. Et si cette suite n’atteint pas le degré de perfection de son illustre aîné, elle n’en reste pas moins une sorte de retour au sérieux pour le réalisateur qui n’est jamais aussi bon que quand il crache au visage de l’Amérique.

Il n’est pas là pour nous faire la morale c’est certain, il n’a même plus la même rage qu’auparavant, cela ne fait aucun doute. Mais il y a chez Oliver Stone ce côté cynique permanent qui en fait un type attachant car avec un regard plein de lucidité sur le monde qui l’entoure. Et cette fois, plutôt que d’aborder directement une intrigue de type thriller dans le milieu de la finance, la toile de fond générale est une histoire de famille, ainsi qu’une histoire d’amour. Le récit est ambitieux, relativement complexe, mais le duo de scénaristes à la barre du projet s’en sortent haut la main en proposant une trame qui suit une logique imparable évitant l’overdose de sous-intrigues. Pourtant il y avait matière à se laisser aller tant les personnages sont nombreux et les possibilités immenses. Mais en se concentrant sur l’essentiel, 3 à 4 histoires parallèles et entremêlées, tout se déroule sans fausse note majeure (...)

(...) Oliver Stone déroule son savoir-faire pour construire un canevas mêlant romance passionnée, complots et manipulations, secrets et fardeaux familiaux, développement personnel sur une toile de fond connue de tous, les prémices de la crise financière en 2008. Gros tour de force, rendre ce background accessible à tous les publics, ce qui était loin d’être gagné étant donné le vocabulaire imbuvable lié aux marchés. Malgré quelques termes qui resteront relativement obscurs lors de démonstrations enflammées, tout ça reste très compréhensible et ne constitue jamais un frein au divertissement général. Car c’est bien de ça qu’il s’agit, et c’est un point sur lequel le film constitue une immense réussite: il est très divertissant, du pur entertainment qui régale pendant plus de deux heures. Mais du divertissement qui a oublié d’être con et qui nous balance bien violemment un propos juste implacable sur la toute puissance des caïds de Wall Street, des types qui jouent avec l’argent de tous dans la plus grande impunité mais qui évoluent dans un monde où la vie et l’humain ne sont que des idéaux de rêveurs.

À la mise en scène on retrouve le grand Oliver Stone, celui capable de pondre des images d’une classe folle et qui se permet même des excentricités formelles qui feraient tâche chez les autres. Certes on est très loin de la pure folie visuelle de sa période sous acide (Tueurs Nés en est le plus bel exemple) mais il trouve des idées géniales pour illustrer la monstruosité et l’immensité de New York vu par les financiers. Certes parfois on tombe dans une sorte de maniérisme presque outrancier mais qu’importe, c’est efficace. La ville se transforme en graphique sur l’évolution des cours, ou telle une matrice on y plonge dans une infinité de nombres et pourcentages, rien à redire c’est redoutable. À cela s’ajoutent quelques véritables tours de force de réalisation et de montage, dont une scène dans le métro qui devrait devenir un modèle pour tous les monteurs qui souhaitent faire fonctionner deux scènes en parallèles, ou même la course en moto, un peu gratuite mais d’une énergie destructrice incroyable !

Au rayon des surprises qui font plaisir, Shia LaBeouf impressionne par la maturité de son jeu, lui qui si souvent irrite par son côté comique de pacotille trouve là un vrai grand rôle dramatique dans lequel il évolue avec une facilité déconcertante. Mais à côté de lui c’est le come-back de l’année ! Michael Douglas est juste impérial en se glissant à nouveau dans la peau de Gordon Gekko, requin au visage humain, ici en apparence détruit mais toujours aussi manipulateur. Son jeu froid et détaché, sa présence impériale, son désir de réhabilitation transforment chacune de ses apparitions en moment de bonheur cinématographique hautement jouissif. (...) Au niveau des seconds rôles c’est un festival avec Josh Brolin, Susan Sarandon, Frank Langella et l’immense Eli Wallach en baron de la banque qui sont tous excellents. On ajoute à ça quelques caméos qui raviront les amateurs du premier film, une superbe photo et une bande son efficace, et on obtient une suite de très haut niveau, ultra crédible et légitime dans le contexte actuel. Du grand spectacle où les termes techniques des traders sont enfin accessibles et où la plongée dans ce monde cruel et déshumanisé devient enivrante. Largement recommandable !

  Source : www.filmosphere.com
   
france soir - Sébastien Catroux
  Mieux vaut ne pas être réfractaire aux cours magistraux de macroéconomie pour suivre l’intrigue de Wall Street : Money Never Sleeps. La crise financière qui secoue actuellement l’économie mondiale y est en effet expliquée par le menu, au risque de laisser sur le côté de la route les moins sensibles à ces sujets. A la limite, peu importe. Si Shia LaBeouf, dans le rôle de l’apprenti, brille par sa transparence, le maître Michael Douglas s’y impose comme un fauve du grand écran, ne faisant qu’une bouchée de ce thriller financier.
  Source : www.francesoir.fr
   
cinopsis - Eric Van Cutsem
  Un Gekko vieillissant mais qui n'a rien perdu de sa verve et surtout de sa cupidité. Sa fille ne veut plus le voir et Jake son fiancé est un honnête trader (si, si, cela existe)... Voilà donc le point de départ du second opus de "Wall Street" développé par Oliver Stone. Pour le reste, il brode bien évidemment sur la chute boursière de 2007-2008, les banques qui frisent la banqueroute et ballade le spectateur au gré des humeurs et des arnaques de son Gekko de héros, admirablement joué par un Michael Douglas en vieux père repentant. Shia LaBeouf s'en tire également bien dans un personnage un peu plus mature que ce qu'il a l'habitude d'interpréter.
  Source : www.cinopsis.com
   
 tout le cine - Gwen Douguet
 

A l'ombre pendant des années Gordon Gekko retrouve sa liberté. Le voilà fauché, paumé. Il a perdu son fils décédé d'une overdose, sa femme s'est barrée, sa fille l'a rejetté. Exit Sheen, père et fils. Plus de vingt ans aprés, Stone le provocateur, Oliver le gladiateur, replante ses caméras au coeur de la finance, en plein Wall Street.

Le propos est tout aussi musclé, cinglant, mais néanmoins gagné par une désillusion, une certaine mélancolie, la crainte de voir un monde se faire dévorer sans vergogne par un pognon inhumain, immoral. La crise est passée par là, le trait est donc plus appuyé (...). Stone égratigne, cogne, stigmatise les pratiques en vigueur en envoyant Josh Brolin en première ligne. Celui qui fut son Bush incarne le mal absolu, sans foi ni loi, débectant mais ô combien saignant. Josh s'en délecte et nous régale.

Si Michael Douglas n'a quasiment pas pris une ride, magie du cinoche oblige, il est plus intriguant, voir vulnérable en père éprouvant les pires difficultés à renouer des liens avec sa progéniture. Gekko is back. Avec face à lui, Shia LaBeouf. Le super-héros capable d'écrabouiller les robots s'est étoffé. Sa présence paradoxalement électrise, apaise, attise le regard, rassure. En trader cintré dans ses principes, épris de la fille du héros, porteur d'un discours relativement sain, il est loin de se faire moucher par son aîné. En revanche, sa fiancée, Carey est plus lisse. La jeune femme de Une éducation, peine à tout, y compris émouvoir. (...)

En misant sur l'efficacité, (...) en brossant un portrait d'un monde gangréné de l'intérieur non sans brio, aidé par un casting mitoné aux petits oignons, en utilisant toutes les ficelles du genre, Wall Street 2 : Money Never Sleeps ne fait peut-être pas monter la côte du cinéaste au firmament mais il permet de ne pas perdre son temps, ce qui est loin d'être de la monnaie de singe.

  Source : www.toutlecine.com
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