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Titre
original |
Des hommes et des dieux |
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Titre anglais |
Of Gods and Men |
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Réalisation |
Xavier Beauvois |
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Scénario |
Xavier Beauvois, Etienne Comar & Agathe Grau (Script) |
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Adaptation |
Xavier Beauvois |
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Dialogues |
Xavier Beauvois |
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Interprétation |
Jacques Herlin (Amédée), Lambert Wilson (Christian), Michael Lonsdale (Luc), Olivier Rabourdin (Christophe), Philippe Laudenbach (Célestin), Abdallah Moundy (Omar), Abdelhafid Metalsi (Nouredine), Adel Bencherif (Le Terroriste), Farid Larbi (Ali Fayattia), Jean-marie Frin (Paul), Loïc Pichon (Jean-pierre), Olivier Perrier (Bruno), Sabrina Ouazani (Rabbia), Xavier Maly (Michel), ... |
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Photographie |
Caroline Champetier |
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Pays |
France |
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Année |
2010 |
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Durée |
2h00’ |
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Genre |
Drame |
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Distributeur |
Benelux Film Distributor BFD |
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Bande annonce |
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Affiche |
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Dossier de presse (Français) |
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Dossier de presse (Anglais) |
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Feuillet du film distribué aux séances |
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La projection aura lieu à IMAGIX - Mons - Plan d'accès |
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Le jeudi 28 octobre 2010 |
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Le film est projeté en version originale française et arabe sous-titrée en français |
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Le film est projeté sans entracte ni publicité |
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Les séances : |
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- 17h00 et 20h00
avec présentation et feuillet sur les films à
chaque séance
- 14h30 et 22h30
sans présentation et feuillet sur les films à
chaque séance
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Un monastère perché dans les montagnes du Maghreb, dans les années 1990. Huit moines chrétiens français vivent en harmonie avec leurs frères musulmans. Quand une équipe de travailleurs étrangers est massacrée par un groupe islamiste, la terreur s’installe dans la région. L'armée propose une protection aux moines, mais ceux-ci refusent. Doivent-ils partir ? Malgré les menaces grandissantes qui les entourent, la décision des moines de rester coûte que coûte, se concrétise jour après jour ...
Ce film s’inspire librement de la vie des Moines Cisterciens de Tibhirine en Algérie de 1993 jusqu’à leur enlèvement en 1996.
Le film retrace l'un des épisodes les plus polémiques de l'histoire moderne. Pris en étau entre le gouvernement algérien et les velléités putschistes des milices extrémistes, les sept moines français du monastère de Tibhirine sont les victimes collatérales d'une guerilla civile complexe. Leur séquestration, puis leur assassinat, demeurent aujourd'hui un mystère aux yeux de la justice. |
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Xavier Beauvois, ,é le 20 mars 1967 à Auchel (France). Acteur, Réalisateur, Scénariste.
Enfant du Nord et de la classe ouvrière, Xavier Beauvois décide très jeune de transcender sa destinée en se tournant vers sa passion de toujours, le cinéma. Au cours d'une conférence, il fait la rencontre de Jean Douchet, fameux historien du cinéma, compagnon de route des jeunes Turcs de la Nouvelle Vague et également réalisateur à ses heures. Le vétéran, touché par la personnalité et le caractère du jeune homme, aidera celui-ci à effectuer ses premiers pas à Paris, comme à rencontrer le grand critique Serge Daney, qui contribuera à confirmer les désirs cinématographiques du jeune homme.
Passionné jusqu'à la fièvre, Beauvois décroche le Prix de Rome section cinéma, puis tourne son premier (et unique) court métrage, Le matou (1986), qui se déroule dans une cellule de prison. Il devient ensuite assistant réalisateur, notamment pour André Téchiné ( Les innocents) et Manoel de Oliveira. Michel Béna, jeune réalisateur qui débute alors (et décédé très jeune), lui confiera un des premiers rôles du Ciel de Paris, avec Sandrine Bonnaire.
Mais entre-temps, Xavier Beauvois est passé à «action». En 1991, il réalise son premier film, Nord, chronique familiale douloureuse (qui s'inspire largement de sa propre vie, et ce n'est pas pour rien qu'il en tient le rôle principal), confrontation brutale entre un fils et son père alcoolique. Le film sera nommé aux César. Si l'écho critique est très bon, qui voit en Beauvois le digne héritier de Maurice Pialat, l'accueil public est beaucoup plus nuancé. Alors en attendant de continuer sur sa voie, le jeune réalisateur taciturne, hors des modes et des courants, accepte de faire un peu l'acteur ( Aux Petits Bonheurs de Michel Deville) avant de tourner son deuxième long, N'oublie pas que tu vas mourir, avec Roschdy Zem dans son premier grand rôle et Chiara Mastroianni. Le récit d'un jeune homme (à nouveau joué par Beauvois) qui, se découvrant séropositif, va faire l'expérience, en très peu de temps, du spectre de la vie : la drogue, l'amour, la guerre. Présenté en Sélection officielle à Cannes, le film est hélas boudé par la critique, puis par le public.
Toujours comédien intérimaire, notamment chez Jacques Doillon (le père de Ponette), Bernard-Henri Lévy ( Le jour et la nuit) ou Philippe Garrel ( Le vent de la nuit), c'est finalement avec son troisième film, Selon Matthieu (dans lequel il n'apparaît pas) que Xavier Beauvois va rencontrer le public. Plus accessible, ce film raconte comment un jeune ouvrier ( Benoît Magimel) va tomber amoureux de la femme de son patron (incarnée par Nathalie Baye).
Nouveau succès avec Le Petit Lieutenant, pour lequel Xavier Beauvois retrouve Nathalie Baye, à qui il confie le rôle d'une inspectrice de police alcoolique qui va s'attacher à une jeune recrue ( Jalil Lespert). Un polar à la fois sanguin et psychologique, sélectionné au Festival de Venise.
En 2008, le cinéaste Benoît Jacquot le dirige dans le drame Villa Amalia, Beauvois y interprète l'amant infidèle d' Isabelle Huppert. Finalement, le Festival de Cannes ne boudera pas tous ses films puisque le jury de la 63e édition, en 2010, attribue à Des hommes et des dieux, une chronique inspirée de l'histoire vraie de moines cistériens menacés par un groupe islamiste, le Grand Prix.
Source : www.toutlecine.com
Toute la filmographie de Xavier Beauvois en tant que :
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Des Hommes et des dieux : Préambule |
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En 1996 l’enlèvement et le meurtre des sept moines français de Tibhirine a été un des points culminants des violences et atrocités qu’a connues ce pays dans l’affrontement entre l’État et les groupes terroristes extrémistes qui souhaitaient renverser le régime. La disparition des moines - pris en étau entre ces deux camps - a secoué durablement les gouvernements, les communautés religieuses et l’opinion publique internationale. L’identité des assassins et les circonstances exactes de leur mort demeurent à ce jour un mystère. Une action judiciaire en France est en cours depuis 2003. Elle a obtenu récemment la levée du «secret défense» de certains documents du dossier. Dans les prochains mois de nouvelles révélations pourraient permettre d’avancer vers la vérité. |
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Source : www.commeaucinema.com |
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A propos de Des Hommes et des dieux |
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Le film Des Hommes et des dieux de Xavier Beauvois s’inspire librement de cette tragédie, en explorant les derniers mois de la vie de cette petite communauté de moines chrétiens en «terre musulmane». Le film s’attache davantage à retranscrire l’esprit des événements et des enjeux qu’a connus la communauté, plutôt qu’à relater avec exactitude les détails de la réalité historique. L’histoire débute quelques semaines avant l’ultimatum lancé par les terroristes qui ordonnent aux étrangers de quitter le pays. Un groupe terroriste menaçant fera même irruption dans le monastère la nuit de Noël… Le dilemme des moines jusqu’ici latent se pose alors avec acuité : partir ? rester ? La décision doit être collective. Mais pour eux, le choix de rester ou non sur place, malgré les menaces, est lourd de conséquences. Leur refus d’une protection militaire incite les autorités à leur demander de retourner en France.
C’est en prenant en compte ces considérations humaines, politiques et religieuses, que chacun des moines forgera sa décision en son âme et conscience. Cette forte tension dramatique accompagne la vie quotidienne et mystique de la communauté, ses liens profonds avec la population, l’esprit de paix et de charité qu’ils veulent opposer coûte que coûte à la violence qui gangrène le pays. Le film témoigne ainsi de la réalité de l’engagement de ces moines et de la force du message de paix qu’ils souhaitent transmettre en restant vivre avec leurs frères musulmans : la possibilité d’une entente fraternelle et spirituelle entre chrétiens et musulmans ...
Les moines appelaient l’armée «les frères de la plaine» et les terroristes «les frères de la montagne», sans naïveté, conscients d’avancer sur un étroit chemin de crête entre ces deux camps aux positions ambiguës. Le film de Xavier Beauvois adopte le point de vue des moines ainsi que le rythme et la simplicité de la vie monastique cistercienne. La vie cistercienne-trappiste tire d’abord sa source de la Bible, de la Règle de Saint Benoît (rédigée au VIIe siècle) et des écrits des pères du monachisme. Elle reprend d’abord les formes traditionnelles de la prière monastique avec la «liturgie des heures» qui est une prière commune à la chapelle sept fois par jour, surtout nourrie de psaumes. Le chant est une composante essentielle de la prière et du rythme de la vie cistercienne. Les moines chantent d’une seule voix pour entrer en communion dans le Souffle de Vie. À l’unisson ils font corps dans le combat spirituel. Les moines cisterciens valorisent le silence, qui est la règle, au cours de la majeure partie de leur journée. Mais leur vie s’élabore aussi à travers l’enseignement du supérieur (abbé ou prieur) et les échanges communautaires nommés «chapitres».
C’est dans la pièce du même nom que se prennent les grandes décisions, toujours soumises au vote et préparées par des discussions personnelles dans le bureau du supérieur. |
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Source : www.commeaucinema.com |
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Des Hommes et des dieux : La vie monastique |
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Les cisterciens-trappistes n’ont aucune mission «apostolique» d’évangélisation et se gardent de tout «prosélytisme». La Règle de Saint Benoît invite les moines à pratiquer l’hospitalité et le partage «surtout à l’égard des pauvres et des étrangers» et de tous ceux qui souffrent. Elle met en avant le travail manuel et les relations avec le voisinage dans les travaux agricoles, vitales en période d’insécurité et de restriction. Les monastères se situent généralement à l’écart des lieux habités pour favoriser une vie dite «contemplative» au cœur de la nature. Chacun des moines trappistes prend une fois par mois une «journée de désert» pour marcher et méditer en solitaire dans la nature environnante. Aujourd’hui, l’Ordre Cistercien de la Stricte Observance (OCSO) comprend 2.600 moines et 1.883 moniales (femmes), répartis respectivement dans 96 et 66 monastères dans le monde entier. |
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Source : www.commeaucinema.com |
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toutlecine.com |
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Palmarès 2010
Des hommes et des dieux a été présenté en compétition au 63ème Festival de Cannes et a remporté, à cette occasion, le Grand Prix.
La tragédie de Tibhirine
Le film retrace l'un des épisodes les plus polémiques de l'histoire moderne. Pris en étau entre le gouvernement algérien et les velléités putschistes des milices extrémistes, les sept moines français du monastère de Tibhirine sont les victimes collatérales d'une guerilla civile complexe. Leur séquestration puis leur assassinat demeurent aujourd'hui un mystère aux yeux de la justice.
La vie monastique
Xavier Beauvois adopte une posture cinématographique sobre et dépouillé pour retranscrire le mode de vie des moines de Tibhirine. La réalisation est lente, les décors sobres, dans le but de faire ressortir toute l'introspection et l'ascétisme qui caractérise la communauté cistercienne-trappiste. Régie par la Règle de Saint-Benoît, le quotidien des moines de Tibhirine valorise le silence, aussi bien que l'hospitalité et le partage. La compréhension de ce mode de vie si particulier est nécessaire pour saisir l'enjeu du dilemme qui se présentait aux moines en 1996 : celui de partir, et d'abandonner la population, ou de rester, au péril de leur vie. |
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Source : www.toutlecine.com |
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"Le cinéma m’a sauvé la vie" (Xavier Beauvois)
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Le film français, Des hommes et des dieux, réalisé par Xavier Beauvois, a franchi le cap de 100.000 de spectateurs en Belgique. Tout porte à croire que le Grand Prix du Jury au festival de Cannes 2010, qui representera la France aux Oscars 2011, attirera un minimum de 150.000 spectateurs. Avec ce film, le réalisateur a créé un véritable phénomène social en France, qui semble se répéter dans notre pays.
Sans doute, c’est la manière sereine et sobre d’aborder le récit des moines qui constitue la vraie force du film de Beauvois. Malgré le climat contemporain négatif autour la foi et le clergé, Des hommes et des dieux a su agglutiner un public beaucoup plus étroit et divers que le groupe-cible catholique. Beauvois est en passe de gagner une place dans le top 20 du BO de 2010 en Belgique. Ainsi son film se niche une fois pour toutes dans la liste des chefs-d’oeuvre européens des derniers 20 ans: Breaking the waves (Lars Von Trier), La vie des autres (Florian Henckel-Donnersmarck), Entre les murs (Laurent Cantet), La meglio gioventù (Marco Tullio Giordana), Slumdog Millionaire (Danny Boyle), ...
Des hommes et des dieux s’inspire librement de la vie des Moines Cisterciens de Tibhirine en Algérie de 1993 jusqu’à leur enlèvement en 1996. |
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rtbf - Hugues Dayez |
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Le film s'inspire très fidèlement du "drame de Thibirine" : en mars 1996, sept moines français bien implantés près de Médéa, dans une région montagneuse d'Algérie, sont enlevés par des terroristes islamistes. Or, ces religieux catholiques vivaient en parfaite harmonie avec leurs voisins, des villageois musulmans ...
Le film de Xavier Beauvois montre les mois précédant leur enlèvement, et leur dilemme : alors que, dans la région, les violences se multiplient et le climat se dégrade, que faire ? Faut-il partir, pour sauver sa peau ? Ou faut-il rester, pour ne pas abandonner le monastère et la population musulmane à qui ils prodiguent soins et réconfort ?
On l'aura compris : "Des hommes et des Dieux" n'est pas un film sur la foi ou sur la vocation, c'est un film sur le choix moral et la question de l'engagement. Beauvois ne fait aucun prosélytisme ; il filme d'abord une belle aventure humaine, faite de dignité et de tolérance. Il est servi par un casting magnifique où, plus encore que Lambert Wilson, domine un Michael Lonsdale merveilleux d'humanité dans son rôle de moine médecin, qui accomplit son devoir, serein et imperturbable.
Pour de nombreux critiques présents à Cannes, deux films pouvaient prétendre légitimement à la Palme d'Or : "Another year" de Mike Leigh, qui repartit bredouille (!) et "Des hommes et des dieux", qui accéda à la deuxième marche du podium avec le Grand Prix du jury. C'est heureusement mieux qu'un prix de consolation pour ce très beau film. |
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Source : www.rtbf.be |
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cinenews - Howie Dunham |
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Comment aborder le massacre de moines catholiques officiant en territoire musulman sans tomber dans l'angélisme naïf ou la démonstration islamophobe? Xavier Beauvois, réalisateur du remarquable "Petit Lieutenant" répond à ce défi casse-gueule ... en n'en faisant pas l'élément central de son film. Car si tous les éléments mis en scène convergent vers le drame, Beauvois, plutôt que d'enquêter de manière aventureuse sur l'identité des auteurs, toujours inconnus, du massacre, choisi de s'attarder sur le quotidien de ces hommes de foi, sur les fondements de leur sens de la solidarité et de la démocratie.
Ce qui l'intéresse, c'est de tenter de toucher, sans platement le décrire, ce feu intérieur qui a poussé ces hommes à rester fidèles à leurs valeurs et à leur foi (en Dieu mais surtout en l'homme), malgré les pressions insoutenables de l'armée algérienne, des islamistes du FIS... et à leurs démons personnels (la tentation de la fuite ou du martyr, leur inadaptation au monde). Filmé avec une lumineuse sobriété, porté par les prières chantées des moines et des acteurs habités (surprenant Lambert Wilson, épatant Michaël Lonsdale), "Des Dieux et des Hommes" touche littéralement au sublime dans une miraculeuse dernière (s)cène, fulgurante de simplicité, d'émotion et d'humanité au son du Lac des cygnes. |
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Source : www.cinenews.be |
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Le Monde - Jacques Mandelbaum |
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Cinquième long métrage, en dix-huit ans, du réalisateur de Nord (1991) et de N'oublie pas que tu vas mourir (qui reçut le Prix du jury à Cannes en 1995), Des hommes et des dieux est d'abord un film sur une communauté humaine mise au défi de son idéal par la réalité. Le film est tourné de leur point de vue, et partant, de celui d'un ordre cistercien qui privilégie le silence et la contemplation, mais aussi le travail de la terre, la communion par le chant, l'aide aux démunis, les soins prodigués aux malades, la fraternité avec les hommes.
C'est de cette exigence spirituelle que le film veut rendre compte, de ce sentiment pascalien de la finitude de l'homme, de l'ouverture à autrui qu'il implique. Sa lenteur, son dépouillement, sa fidélité au rituel de la communauté, la connivence partagée avec leurs frères musulmans, la beauté déconcertante du paysage (le monastère a été reconstitué au Maroc), sont pour beaucoup dans la réussite de cette ambition. La troupe d'acteurs, d'une remarquable justesse (parmi lesquels Lambert Wilson et Michael Lonsdale), donne corps à ces antihéros refusant de se rendre à la raison du monde tel qu'il est. (Jacques Mandelbaum in Le Monde) |
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Source : www.arenberg.be |
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telemoustique - J.Co. |
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Un film avec sept moines taiseux est-il automatiquement un film difficile? Eh bien non, et c'est toute la réussite de cette ouvre. Oeuvre ? Oui, car Beauvois s'approche au plus près de l'humain, il cadre les corps comme le ferait un peintre et nous livre une partie de l'histoire seulement. Pour nous laisser réfléchir, imaginer. Si le film est un magnifique témoignage sur la vie monastique des moines cisterciens (rituels de prières et de chants), il tient aussi à quelques belles questions: faut-il partir ou rester lorsque le danger frappe à la porte ? Faut-il fuir ou se laisser tuer ? Et si l'on reste, pourquoi exactement ?
La foi de certains sera ébranlée ("On est martyrs pour Dieu ou pour devenir des héros"). Mais ces hommes iront au bout de leur engagement. Entêtement? Foi profonde? Et si c'est une foi profonde, comment peuvent-ils croire à ce point? Etre tellement certains? Ou la foi n'a-t-elle finalement rien à voir là-dedans? Peut-être sont-ils restés parce qu'ils n'avaient nulle part ailleurs où aller. Un film simple, dépouillé, puissant. Recommandé. |
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Source : www.telemoustique.be |
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cinebel - Fernand Denis |
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Le ciel au-dessus de Tibhirine. Le plus beau film de Cannes 2010. Un moment de cinéma rarissime
Des hommes et des dieux. Tout le film de Xavier Beauvois est simplement, patiemment, construit autour de ces deux mots, homme et Dieu. Ces hommes, ce sont, principalement, huit moines installés dans un monastère à Tibhirine dans les montagnes du Maghreb en Algérie. Mais, ce sont aussi les habitants du village accrochés à l’abbaye, des musulmans avec lesquels les frères cisterciens vivent en grande fraternité. Leur Dieu, c’est celui de la Bible avec lesquels les moines communiquent à travers des chants, des prières communes plusieurs fois par jour suivant un rituel précis. Tout comme les habitants prient leur Dieu du Coran, cinq fois par jour.
Des hommes et des dieux. Voilà, ce qui passionne le prieur, frère Christian, qui dirige - démocratiquement - la communauté. Dès qu’il peut, il se plonge dans la Bible et le Coran, à la recherche de ce qui les rapproche. Il rencontre aussi l’imam, lequel s’interroge sur ce que Dieu fait faire aux hommes - à moins que ce soit l’inverse - en apprenant qu’en Algérie une fille a été poignardée dans un bus car elle ne portait pas le voile alors qu’en France certaines revendiquent de le porter partout.
Le 26 mars 1996, sept moines de Tibhirine furent enlevés par le GIA (Groupe islamiste armé). Deux mois plus tard, leurs têtes furent retrouvées, décapitées, créant un émoi dans le monde entier. Ce n’est pas cet assassinat barbare qui intéresse Xavier Beauvois. Son film n’est pas un thriller, pas une enquête, ou plutôt si. Qui étaient ces hommes retirés du monde pour vivre plus près de Dieu ? Comment s’y prenaient-ils pour s’en approcher ?
Ils mènent une vie immobile en apparence mais pourtant rythmée d’un aller-retour permanent du concret au sacré. Ils poursuivent ainsi une double existence.
La première est très rurale et fraternelle, tâches ménagères et travaux des champs. Ils vivent ensemble, entre moines et avec les villageois. Frère Luc, par exemple, met son savoir de médecin au service de la population, assurant des dizaines de consultations chaque jour. Il partage son savoir mais aussi ses émotions lorsqu’une jeune fille lui demande : "Comment sait-on qu’on est amoureux ?" Entre moines, ils partagent désormais leurs angoisses. Depuis que le GIA a égorgé des ouvriers croates, ils constituent peut-être la prochaine cible. Les autorités algériennes les pressent d’ailleurs de partir. Certains veulent rester pour ne pas abandonner la population locale à la terreur, d’autres ne sont pas venus là pour mourir. La difficulté de ce choix insuffle une tension paradoxale, intense et sereine. Tous ensemble, deux par deux, les frères échangent leurs sentiments avec une sincérité qui fait tanguer leur foi.
La deuxième existence est très spirituelle, tendue vers le divin au moyen de la prière et plus encore des chants, les psaumes où d’une seule voix, ils dialoguent avec Dieu.
Et là, il se passe quelque chose de miraculeux, voire de transcendant. Ce qui devrait être ennuyeux, relever de la bondieuserie, ne l’est jamais. Dans ce va-et-vient du terrestre au céleste, Xavier Beauvois comme Dreyer ou Wenders avant lui, est à la recherche de l’indicible et pose la question du divin à laquelle tout homme se confronte, croyant ou pas. Avec simplicité et modestie plutôt qu’austérité, il s’appuie sur les cadres rigoureux, la lumière, la force expressive des visages traduisant les émotions intérieures. D’un point de vue cinématographique, c’est l’anti Bruno Dumont, tant dans l’approche humaine des personnages que dans la dimension formelle, épurée, à l’opposé de l’ostentation contemplative.
Deux heures durant, le réalisateur du "Petit lieutenant" nous immerge dans la vie monastique, nous fait toucher son essence et le dilemme moral de ces hommes engagés mais dont l’ambition n’est pas de se transformer en martyrs.
Est-ce le culot du calme, l’extrême discrétion de la caméra, la puissance des visages qui parlent directement au cœur, l’audace de l’émotion pure du "Lac des cygnes" qui transforme un repas en dernière Cène ou le pouvoir du chant, la foi dans les psaumes pour couvrir le vacarme d’un l’hélicoptère militaire ? Le film de Xavier Beauvois transcende la pellicule, la fait vibrer avec une grâce rare, qui interpelle tous les hommes, croyants ou non. Au cinéma, on rit, on pleure, on tremble, on réfléchit, on s’émerveille. Pendant le film de Xavier Beauvois, on vit quelque chose, d’indéfinissable, d’humain, un moment rare. Tous ensemble.
Certains films ont une âme, "Des hommes et des dieux" est de ceux-là. |
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Source : www.cinebel.be |
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leviffocus - Jean-François Pluijgers |
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Autour de la disparition des moines français de Tibhirine, Xavier Beauvois réussit un film touché par la grâce. Pénétré de leur vérité, Lambert Wilson est ressorti de cette expérience singulière investi d'une mission.
Pour le public cannois, la projection de Des hommes et des Dieux de Xavier Beauvois aura constitué l'un de ces moments rares où l'effervescence festivalière s'estompe au profit d'un recueillement intense. S'emparant d'un sujet difficile (la disparition, en 1996, des moines du monastère cistercien de Tibhirine, en Algérie, vivant en harmonie avec leurs frères musulmans avant d'être enlevés et assassinés dans des circonstances jamais totalement élucidées), le réalisateur de Selon Matthieu saura trouver les arguments cinématographiques appropriés pour donner à son film un caractère essentiel: respectueux des faits, certes, et collant d'ailleurs au plus près au quotidien de ces hommes. Mais plus encore en prise contemplative sur l'élan spirituel qui devait les amener à accueillir la perspective de la mort avec une forme de souveraine sérénité.
Face à la caméra, un groupe d'acteurs touchés par la grâce, au rang desquels Michael Lonsdale et Lambert Wilson. Dans le rôle de Christian de Chergé, le frère prieur du monastère. Ce dernier livre une prestation où la tension sourde (exposés à la menace terroriste, les religieux sont confrontés à un dilemme venu éprouver leur foi, rester ou partir) cède le pas à la félicité que procure la paix intérieure. On le retrouvait au lendemain de la présentation du film, non moins investi de ses enjeux.
"Ce film n'est pas là maintenant par hasard: il arrive à un moment où, plus que jamais au cours de l'Histoire, des gens en sont à blesser et tuer au nom de Dieu." La vérité de frère Christian, Wilson s'en est notamment pénétré à la faveur d'une retraite à l'abbaye de Tamié en Haute Savoie. Une expérience qu'il qualifie d' "extraordinaire". Des gestes des moines, les acteurs se sont d'ailleurs imprégnés au-delà d'un simple mimétisme, bientôt aidés par Xavier Beauvois: "Il nous a préservés de nos trucs, observe encore Wilson. Nous avons été complètement nettoyés. Dans le film, nous ne sommes que des hommes, totalement habités par nos personnages. Il n'y a pas même de désir de séduire le public: nous sommes ce qu'ils étaient."
Réunis dans l'anonymat procuré par un costume dont le paradoxe est de révéler néanmoins l'identité et l'humanité de chacun. Des hommes et des Dieux n'en est que plus troublant, qui cerne la vérité de ces individus se rejoignant dans l'acceptation d'une mort annoncée. "On peut rapprocher cette expérience de celle rapportée dans le livre Dialogues avec l'ange. Je crois que pour ces moines, ce n'était plus qu'une formalité. En un sens, toute leur vie avait été tendue vers ce moment: ils voulaient juste se retrouver avec Dieu, après avoir fait autant de bien que possible de leur vivant. Si je devais être cynique, je dirais qu'on ne pouvait rêver meilleure publicité pour leur cause, qui était d'établir un pont entre le catholicisme et l'islam, ou quelque religion que ce soit. Ils sont morts pour cela, et nous voilà aujourd'hui à parler d'eux."
De même qu'il insiste sur le caractère visionnaire de Christian de Chergé ("il était des siècles en avance sur son époque"), Lambert Wilson précise être aujourd'hui investi d'une mission: "L'essentiel, dans ce film, c'est le message humain d'amour, et ce qui en découle, la nécessité impérieuse de cesser de tuer des gens au nom de Dieu." |
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Source : leviffocus.rnews.be |
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laternamagika - Benoît Thevenin |
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Le sujet était casse-gueule et pourtant Xavier Beauvois a magnifiquement relevé le défi. Le réalisateur du Petit Lieutenant suit les dernières semaines des sept moines du monastère de Tibéhirine en Algérie, avant leur enlèvement et exécution par un groupe terroriste en 1996. L’action se déroule quasi intégralement dans le huis clos du monastère, et l’austérité qui caractérise le lieu, si elle contamine logiquement le récit, n’est jamais lourde. Xavier Beauvois sait être subtil et en l’occurrence, si Des Hommes et des Dieux est une si franche réussite, c’est parce que le cinéaste décrit progressivement, avec beaucoup de délicatesse, tous les cheminements de pensées qui vont conduire les moines à se laisser tuer pour une cause qui n’est pas la leur mais qu’ils semblent comprendre.
Xavier Beauvois n’élude aucune problématique et si le film est impressionnant, c’est parce qu’entre tous les chants paroissiaux qui émaillent l’intrigue, l’objet des débats qui animent les moines n’est jamais vain, nous force à admettre différentes considérations vers lesquelles on ne se projette pas instantanément et qui rendent compte d’une complexité, tant morale, idéologique que personnelle et même politique, qui nous font comprendre ce que l’on peut estimer à priori impensable. Les moines se savent menacés et ont conscience de l’inéluctabilité de leur destin. Ce n’est qu’une question de temps, s’ils restent sur place, ils se feront massacrés. Le film montre alors une situation d’attente que l’on pourrait penser stupéfiante. S’ils restent, c’est qu’ils ont de bonnes raisons de le faire.
Beauvois livre un film intelligent qui a une résonance très actuelle. La lettre laissée par Frère Christian (Lambert Wilson, encore très bon, lui qui est déjà impressionnant dans La Princesse de Montpensier) nous renvoie aux problématiques terroristes modernes, ce qui induit un certain pessimisme puisqu’on semble en rester aux même schémas. Le film ne fait pas que représenter un fait historique connu, il a une portée bien plus large et bien plus ambitieuse.
L’ambition de Beauvois se retrouve dans sa réalisation tout à la fois sobre et sophistiquée mais qui permet de ménager une véritable intensité. On pense notamment aux scènes finales, par exemple celle, forte, du dernier repas commun sous fond du Lac des Cygnes ; ou les plans finaux qui permettent de conclure le film de la meilleure façon qui soit.
Rien ne dépasse, tout est carré, et c’est une sacré bonne nouvelle que de constater que Beauvois arrive à changer de registre sans pour autant perdre sa grande maîtrise cinématographique. N’oublie pas que tu vas mourir avait été une révélation qui a été magnifiquement confirmée. Des Hommes et des Dieux est une réussite autant impeccable et implacable que Le Petit Lieutenant, alors même que les deux métrages sont très différents et ne séduiront pas nécessairement les mêmes publics. Beauvois prouve surtout qu’il est un grand cinéaste, ca nous parait maintenant incontestable, et on espère que le jury de Tim Burton partage notre sentiment ... |
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Source : laternamagika |
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