Ciné-club éducatif & culturel de Mons (CCEC)
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Fair Game réalisé par Doug Liman
    
Titre original Fair Game
Réalisation Doug Liman
Scénario Jez Butterworth & John-Henry Butterworth
 D'après Les oeuvres : The Politics of Truth (La politique de la vérité) de Joseph Wilson & Fair Game de Valerie Plame
Interprétation Naomi Watts (Valerie Plame), Sean Penn (Joseph Wilson), Ty Burrell (Fred), Sam Shepard (Sam Plame), Louis Ozawa Changchien (Nervous Analyst), Bruce McGill (Jim Pavitt), Brooke Smith (Diana), Noah Emmerich (Bill), Michael Kelly (Jack), David Denman (Dave), David Andrews (Scooter Libby), Iris Bahr (CPD Agent), David Warshofsky (Peter), Satya Bhabha (Jason Neal), Sunil Malhotra (Ali), ...
Musique John Powell
Photographie Doug Liman
Pays USA, Emirats arabes unis
Année 2010
Durée 1h46’
Genre Thriller, Drame
 Distributeur Belga Films
Site officiel  
Bande annonce  
Affiche 01 / 02
 Dossier de presse
 Feuillet du film distribué aux séances
 
 
 
 La projection aura lieu à IMAGIX - Mons - Plan d'accès
Le jeudi 04 novembre 2010
Le film est projeté en version originale anglaise, française et arabe sous-titrée en français
Le film est projeté sans entracte ni publicité
Les séances :
 
  • 17h00 et 20h00 avec présentation et feuillet sur les films à chaque séance
  • 14h30 et 22h30 sans présentation et feuillet sur les films à chaque séance
 
 
L'ex-ambassadeur Joseph Wilson est envoyé au Niger par la CIA afin d'enquêter sur un éventuel trafic d'armes de destruction massive avec l'Irak. Mais celui-ci ne trouve rien, et prouve même que les documents sur lesquels s'appuyait l'administration Bush étaient faux. Une semaine plus tard, l'identité de la femme de Joseph Wilson est divulguée dans la presse, il s'agit d'une agent de la CIA, Valérie Palme Wilson. Dès lors, les procès s'ensuivent et l'administration Bush tout entière est mise en cause ...

L’expression "Fair Game" est à l’origine utilisée par l’église de scientologie pour désigner les individus ou groupes ayant trahi les dogmes religieux fondamentaux. Une analogie au destin de Valérie Plame, trahie par le gouvernement américain qui a volontairement divulgué à la presse des éléments sur son identité secrète, ce qui constitue un crime fédéral aux Etats-Unis.
 
 
 Festival de Cannes 2010
 
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Doug Liman sur Tout le cine.com
Doug Liman, né le 24 juillet 1965 à New York City, New York (Etats-Unis). Réalisateur, Producteur exécutif, Producteur, Directeur de production, Chef opérateur, Producteur exécutif.

Originaire de New York, Liman suit, parallèlement à ses études secondaires, les cours de l'International Center of Photography, puis entre à la Brown University de Providence (Rhode Island), où il collabore à la création d'une station de télévision à péage gérée par ses condisciples. Réalisateur de courts métrages dès l'âge de sept ans, Liman poursuit cette activité au lycée avant de s'inscrire à l'École de Cinéma et Télévision de l'USC. C'est là qu'il signe son premier long métrage : la comédie à suspense Getting In, interprétée par Stephen Mailer, Matthew Perry, et Christine Baranski. Le réalisateur connaît son premier succès critique avec Swingers, qu'il produit et réalise pour 250 000 $ avec le concours de son père, le regretté Arthur Liman, enquêteur sur le scandale Iran-Contra. Le film évoque les aventures de quatre dragueurs à la recherche du grand amour dans les bars rétro de Los Angeles, et réunit le comédien/scénariste Jon Favreau, Vince Vaughn, Ron Livingstone et Patrick Van Horen. Liman tourne ensuite Go, film en trois sections interprété par Sarah Polley, Katie Holmes, Taye Diggs, William Fichtner, Jane Krakowski, Breckin Meyer et Jay Mohr. Présenté en avant-première au Festival de Sundance, le film fera à sa sortie l'unanimité de la critique.

En 2002, il met en scène un thriller d'action avec Matt Damon dans le rôle titre, La mémoire dans la peau. Passionné par le roman de Robert Ludlum dont le film est l'adaptation, Doug Liman se battait depuis plusieurs années pour en acquérir les droits. Pilote novice, il prit même le risque d'effectuer son premier vol en solo au Glacier National Park pour relancer l'auteur dans sa résidence d'été et obtenir son accord. Il apporta ensuite le projet à Universal, en même temps que son propre scénario, puis produisit le film avec Patrick Crowley, Richard N. Gladstein et le producteur exécutif Frank Marshall et joua un rôle de premier plan dans son développement, en obtenant la participation de Matt Damon et Franka Potente et en persuadant le studio de la nécessité de tourner La Mémoire dans la peau en Europe. Le résultat fut, en 2002, le plus gros succès Universal sur le marché nord-américain.

Producteur exécutif de la franchise Jason Bourne, il a ensuite produit La Mort dans la peau (2004) et La Vengeance dans la peau (2007) réalisés par Paul Greengrass. Chef opérateur de Swingers et Go, et cadreur des principales scènes de La Mémoire dans la peau, Liman a également produit See Jane Run de Sara Thorp ; contribué à la production de la comédie romantique gay La Tentation de Jessica ; réalisé des spots célèbres ; assuré la production exécutive de la série à succès The O.C., dont il a aussi réalisé les premiers épisodes.

Doug Liman est un des associés fondateurs de la société Hypnotic, dédiée à la production, vente et distribution de propriétés télévisuelles et cinématographiques indépendantes. La société produit également l'ensemble des projets cinématographiques, télévisuels et publicitaires de Liman et a créé en 2003 le succès Internet «Terry Tate Office Line Backer". En 2005, il réunit le couple (à la vie comme à l'écran) Brad Pitt- Angelina Jolie dans la comédie d'action conjugale Mr & Mrs Smith. Trois ans plus tard, le voilà à la tête d'une autre grosse production, Jumper, thriller fantastique dans lequel des personnes sont doués du don de téléportation. Adepte des films musclés, le cinéaste relate en 2010 l'affaire Plame-Wilson, qui a scandalisé l'Amérique de Bush, dans Fair Game, Naomi Watts et Sean Penn interprétant le couple désormais célèbre.

Source : www.toutlecine.com

Toute la filmographie de Doug Liman en tant que :
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L'affaire Palme - Wilson
Au cours de l’année 2002, le président des Etats-Unis, George W. Bush, et son administration tentent de convaincre le monde que le président irakien, Saddam Hussein, cherche à renforcer un arsenal d’armes de destruction massive qui constitue une menace pour la paix et la sécurité du monde.

En février 2002, l’ancien ambassadeur des Etats-Unis au Gabon, Joseph C. Wilson, est envoyé au Niger à la demande de la CIA pour enquêter sur un supposé trafic d’uranium qui pourrait permettre à l’Irak de se doter de l’arme nucléaire. Après de nombreux entretiens et rencontres, Joe Wilson s’aperçoit qu’il est non seulement très peu probable qu’un tel trafic ait eu lieu, mais il découvre en plus que les documents sur lesquels s’appuie la CIA – émanant notamment indirectement des services secrets italiens – sont faux.

En octobre 2002, la CIA présente un rapport intitulé "Iraq’s Weapons of Mass Destruction Programs" dans lequel, au mépris des conclusions de Wilson, il est mentionné l’existence quasi certaine d’un trafic de matière fissile entre un pays d’Afrique et l’Irak.

Le 28 janvier 2003, lors de son traditionnel discours sur l’état de l’Union, le président Bush déclare : "Le gouvernement britannique a appris que Saddam Hussein avait récemment acquis des quantités conséquentes d’uranium en Afrique", crédibilisant son plan de renversement de Saddam Hussein.

Le 20 mars 2003, au terme de l’ultimatum fixé par George W.Bush à Saddam Hussein, les troupes de la coalition bombardent Bagdad et déclenchent l’opération visant à "rendre l’Irak à son peuple".

Le 6 juillet 2003, Joseph Wilson publie une tribune dans le New York Times où il donne sa propre version des faits et s’interroge sur l’utilisation des informations qu’il a pu recueillir. Il écrit : "Si ces informations ont été ignorées parce qu’elles ne correspondaient pas à une certaine vision préconçue de l’Irak, alors nous pouvons affirmer que nous sommes entrés en guerre sous de faux prétextes". La polémique est lancée. Moins d’une semaine plus tard, le 14 juillet 2003, un journaliste, Robert Novak, dans sa chronique du Washington Post, révèle que l’épouse de Joseph Wilson, Valerie Plame, est en fait agent à la CIA. L’info est reprise le lendemain par David Corn dans The Nation. Joseph Wilson commente : "Dévoiler ainsi son identité compromet toutes les opérations, tous ses contacts et tous les réseaux dans lesquels elle a été impliquée tout au long de sa carrière."

Le 17 juillet 2003, Matthew Cooper publie à nouveau l’information dans Time Magazine et Judith Miller écrit un article sur le même sujet dans le New York Times. La divulgation de l’identité d’un agent de la CIA constitue un crime fédéral et, en décembre 2003, le procureur Patrick Fitzgerald ordonne l’ouverture d’une enquête. Miller et Cooper sont sommés de révéler leurs sources sous peine d’emprisonnement. Bien qu’invoquant le premier amendement de la Constitution américaine qui garantit la liberté d’expression dans la presse ainsi que le secret des sources, les deux journalistes n’échappent pas à la justice. Time Inc., employeur de Matthew Cooper, décide de coopérer. En juillet 2005, Judith Miller est incarcérée et ne sera libérée qu’en septembre de la même année après que sa source l’ait affranchie de sa promesse de confidentialité. On apprend alors que c’est Lewis Libby, proche collaborateur du vice-président Dick Cheney. Plus tard, le nom de Karl Rove, conseiller du président Bush et collaborateur de Dick Cheney, sera aussi évoqué.

En octobre 2005, le New York Times désavoue sa journaliste Judith Miller et estime que cinq des six articles qu’elle a écrits sur les armes de destruction massive irakiennes sont faux.

Le 16 mars 2007, Valerie Plame, rompant son devoir de réserve après quatre années de silence, déclare à des membres du Congrès que "certains hauts responsables de la Maison Blanche et du département d’Etat ont divulgué son identité de manière intentionnelle et irresponsable avec pour seule ambition de nuire à son mari".

Le 5 juin 2007, Lewis Libby est condamné à deux ans de prison et à une amende de 250 000 dollars. Le 2 juillet, le président George Bush utilise son pouvoir de clémence pour le faire libérer.

Source : commeaucinema
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Fair Game, L’espion qui fut laissé dans le froid
 

Fin 2001, Valerie Plame jonglait entre deux existences : sa vie privée en tant qu’épouse de l’ex- ambassadeur Joe Wilson et mère de leurs deux jeunes jumeaux, et sa vie professionnelle secrète – elle exécutait des missions pour la CIA. En tant que chef de la Joint Task Force de la CIA sur l’Irak, Valerie fut chargée d’infiltrer le programme d’armement de Saddam Hussein à un moment crucial de la période qui a précédé la guerre. Jerry Zucker, producteur de Fair Game, déclare : "C’était de toute évidence une histoire fascinante du point de vue politique, mais plus nous découvrions d’éléments sur l’effet qu’a eu cette histoire sur le mariage de Valerie et Joe, plus nous réalisions qu’il y avait, au-delà de l’aspect politique, un drame humain, une histoire profondément personnelle. "

Après s’être documentés sur les Wilson, les producteurs ont réalisé que l’histoire était bien plus riche et profonde que ce qu’en disaient les gros titres. Joe et Valerie étaient un couple dont la vie avait été bouleversée de fond en comble, l’existence dévastée au niveau le plus intime. Chacun des époux a réagi de façon très différente à la campagne qui était orchestrée contre eux. Joe s’est défendu bec et ongles, affirmant que la divulgation des activités de son épouse était un acte criminel. Mais après une vie entière dans l’ombre, Valerie, elle, refusait d’apparaître au grand jour. Jerry Zucker explique : "Voilà une femme qui avait mené une existence secrète pendant de longues années. Ses amis les plus intimes ignoraient ses activités. Soudain, elle se retrouvait en pleine lumière, démasquée comme espionne, forcée de s’expliquer publiquement et de défendre sa vie. C’était un renversement de situation tout bonnement incroyable. "

Les Zucker ont engagé le scénariste Jez Butterworth et son frère John-Henry Butterworth pour écrire un scénario fondé sur le vécu des Wilson. Britanniques, les Butterworth n’avaient jamais entendu parler de Valerie Plame lorsque les producteurs les ont contactés. Ils expliquent : "Nous ne savions rien de Valerie, et nous n’avions du système politique américain que la connaissance générale qu’en a tout un chacun. Mais l’histoire nous intriguait, et nous avions très envie d’en apprendre davantage."

Les scénaristes ont tout de suite décelé le fort potentiel cinématographique des personnages et du conflit dans cette histoire : la révélation de l’identité secrète de Valerie et ce qui est arrivé après les a frappés, elle et Joe, au cœur même de leur couple et de leur vie de famille. Jez Butterworth confie : "Je n’étais pas sûr de savoir écrire les scènes politiques, même si mes sympathies dans ce domaine allaient vers les Wilson. Mais la matière humaine, les personnages, ça c’était mon rayon. "

Une fois que les Butterworth ont signé pour écrire le scénario, ils se sont heurtés à une quantité de restrictions et d’interdictions comme ils n’en avaient jamais connu. Même les mémoires non publiés de Valerie Plame leur étaient inaccessibles, du moins pas avant que la CIA n’ait terminé de les passer au crible.

Jez raconte : "Notre seul recours était de mener nos recherches par nous-mêmes. Nous avons tout examiné, nous nous sommes documentés à fond sur le gouvernement américain et la CIA d’une part, et de l’autre sur les Wilson eux-mêmes. " John-Henry précise : "La période des recherches a été palpitante. Tout était mystérieux, tout baignait dans le secret. Pour commencer, les gens étaient très réticents à parler de Valerie, surtout quand ils apprenaient que nous préparions un film. En fait, il a même fallu que nous nous fassions enregistrer à notre hôtel comme cadres travaillant dans le bâtiment. "

En raison de l’ampleur de la couverture médiatique et des spéculations entourant ce qui est devenu "l’affaire Plame ", les témoignages de première main étaient cruciaux pour raconter fidèlement l’histoire.

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"Trouver Valerie et Joe", à propos de Fair Game
 

Dès le départ, Doug Liman et les producteurs souhaitaient confier à Naomi Watts le rôle de Valerie Plame. Ayant démontré l’étendue de son registre et l’intensité de son jeu dans plusieurs films dont 21 Grammes, déjà face à Sean Penn, l’actrice incarnait à la perfection le mélange de féminité sereine et de calme inébranlable de Valerie Plame.

Bill Pohlad commente : "Choisir Naomi pour ce rôle nous a semblé naturel. Elle avait toutes les qualités nécessaires. La nature même de la vie de Valerie consistait à offrir un visage à ses amis et un autre à son travail. C’était un fabuleux challenge pour une actrice. " Doug Liman savait que les frères Butterworth connaissaient l’actrice, et il leur a demandé de lui faire parvenir leur scénario. Il raconte : "J’ai demandé à Naomi de lire les dix premières pages et de me dire ce qu’elle en pensait. Elle m’a rappelé presque tout de suite, en disant qu’elle avait lu l’intégralité du scénario d’un trait et qu’elle l’adorait."

Naomi Watts, qui venait de donner naissance à son deuxième enfant, confie qu’elle n’avait pas vraiment l’esprit à lire un scénario. "Cependant, précise-t-elle, je connaissais la qualité du travail de Jez et j’avais suivi ce qui était arrivé à Valerie Plame. Ce que j’ai aimé dans le scénario, c’est que le drame du couple est le socle sur lequel repose l’aspect politique. La désagrégation puis la reconstruction de leur mariage conserve en permanence la dimension émotionnelle de l’histoire et donne au public de quoi ressentir, au-delà de l’aspect historique. "

Une rencontre a été rapidement organisée entre Naomi Watts et Doug Liman. Celui-ci se souvient : "Dès notre première entrevue, Naomi a montré un engagement personnel sans faille dans ce projet. Elle est devenue ma partenaire de chaque instant, elle a retroussé ses manches et s’est lancée à fond dans le projet, travaillant de longues, longues journées dans des conditions très difficiles. Nous avons tourné dans cinq pays différents dans des conditions qu’une star de son envergure n’aurait normalement jamais endurées. Et sans jamais faiblir, elle a livré ce qui pourrait bien être la plus merveilleuse interprétation que j’aie jamais filmée."

Naomi Watts a été elle aussi impressionnée par la détermination du réalisateur à présenter la vérité nue. "Doug est animé par une formidable passion. Je savais qu’il aurait le courage nécessaire pour raconter cette histoire. Il a parfois été amené à faire des choses complètement folles pour cela, comme d’aller en Irak et de faire tout le travail de prise de vues, maniant lui-même la caméra. Rien ne l’arrêtait. Nous n’avions pas toujours de permis, il risquait gros mais il aurait préféré être arrêté que de faire des compromis sur le film. "

Naomi Watts a proposé d’envoyer le scénario à Sean Penn pour voir si jouer Joe Wilson l’intéresserait. Doug Liman et les producteurs ont sauté sur l’occasion. Naomi Watts explique : "Je savais que le sujet et ce rôle étaient tout à fait son truc. Il a le même genre de passion que Joe Wilson. Il s’engage à 7000 % !"

Après avoir rencontré Doug Liman, Sean Penn a accepté de jouer dans Fair Game. Doug Liman raconte : "Bien entendu, Sean Penn était aux yeux de tout le monde le meilleur acteur possible pour incarner Joe. Selon moi, c’est le meilleur de toute sa génération. C’est avec cette opinion que j’ai abordé ce film, et Sean a encore dépassé ce que j’attendais de lui – et j’en attendais énormément ! "

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Fair Game : Raconter la vérité
 

Le tournage de Fair Game a commencé en avril 2009. Les prises de vues se sont déroulées à Washington, à New York, à Long Island au Marshall Field Estate, et dans le comté de Westchester dans l’Etat de New York. L’équipe s’est rendue à l’étranger pour tourner au Caire en Egypte, à Amman en Jordanie, et à Kuala Lumpur en Malaisie.

Mais c’est le tournage en Irak qui a représenté le plus gros défi pour le réalisateur, qui raconte : "Nous étions la première société de cinéma américaine à tourner un film à Bagdad autre qu’un documentaire. C’était épuisant nerveusement, mais travailler dans un lieu aussi instable et agité était essentiel étant donné la nature du film. "

Le réalisateur et un chargé de production se sont rendus à Bagdad en avion pour 24 heures. Sur place, ils ont rencontré le cinéaste irakien Oday Al-Rashed et un petit groupe d’hommes équipés d’armes automatiques. Portant des gilets pare-balles, Liman et Al-Rashed ont filmé à l’ancien Aéroport international Saddam Hussein, sur des ponts traversant le fleuve Tigre, et dans une mosquée désaffectée et plusieurs bâtiments bombardés par des missiles américains. Doug Liman explique : "Où que nous nous trouvions, nous n’avions pas le droit à l’erreur. Il fallait absolument que je tourne la scène prévue le jour prévu parce que, le lendemain, ce serait trop tard. Le lendemain, nous nous retrouvions dans un autre pays. Nous n’avions aucun plan B, et nous savions que le film n’aurait pas été aussi bon autrement. "

De retour aux Etats-Unis, les cinéastes se sont installés dans un complexe tentaculaire qui abritait autrefois les bureaux d’IBM à White Plains, dans l’Etat de New York, et a été transformé en bureaux de la Central Intelligence Agency par le chef décorateur Jess Gonchor et son équipe.

Doug Liman explique : "J’ai décidé d’aller encore plus loin dans le réalisme que pour La Mémoire Dans La Peau. Ici, il n’y a pas de super gadgets secrets, pas de satellites qui peuvent voir à travers les murs, rien de tout cela. Tous ceux qui sont déjà allés dans des bureaux gouvernementaux savent très bien que la technologie que l’on y trouve n’a rien de révolutionnaire. La Mémoire Dans La Peau exagérait les choses, mais dans Fair Game nous sommes précis, authentiques à 100 %. "

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Cannes: l'affaire Valerie Plame en lice pour représenter les USA
 

Fair Game, inspiré de l'affaire Valerie Plame, n'est pas un film politique mais plutôt l'histoire d'un couple qu'une lutte de pouvoir est près de désagréger, de l'avis de son réalisateur Doug Liman

L'actrice Naomi Watts, qui interprète dans "Fair Game" le personnage de Valerie Plame, un agent de la CIA dont la couverture fut dévoilée au début des années 2000 par l'administration Bush parce que son époux avait publié une tribune pour dénoncer la guerre en Irak. Seul film américain en lice pour la Palme d'Or au 63e Festival de Cannes, "Fair Game", inspiré de cette affaire, n'est pas un film politique mais plutôt l'histoire d'un couple qu'une lutte de pouvoir est près de désagréger, selon son réalisateur Doug Liman. (Reuters/Eric Gaillard)

L'actrice Naomi Watts, qui interprète dans "Fair Game" le personnage de Valerie Plame, un agent de la CIA dont la couverture fut dévoilée au début des années 2000 par l'administration Bush parce que son époux avait publié une tribune pour dénoncer la guerre en Irak. Seul film américain en lice pour la Palme d'Or au 63e Festival de Cannes, "Fair Game", inspiré de cette affaire, n'est pas un film politique mais plutôt l'histoire d'un couple qu'une lutte de pouvoir est près de désagréger, selon son réalisateur Doug Liman. (Reuters/Eric Gaillard)

"Fair Game" est le seul film américain en lice pour la Palme d'Or au 63e Festival de Cannes.

L'oeuvre est une adaptation libre de deux ouvrages écrits par les principaux protagonistes de l'histoire dont il traite, l'ex-agent secret Valerie Plame, interprétée par Naomi Watts, et son époux, le diplomate Charles Wilson (Sean Penn).

Le cinéaste Doug Liman est connu notamment pour "La mémoire dans la peau", premier film de la série des aventures de Jason Bourne, et la comédie "Mr. And Mrs. Smith".

Il tente ici de synthétiser en une heure trois quarts l'histoire de Valerie Plame, un agent de la CIA travaillant au département chargé de la non-prolifération des armes.

Sa couverture fut dévoilée au début des années 2000 par des collaborateurs du président George W. Bush parce que son époux avait publié une tribune dans le New York Times pour dénoncer la guerre en Irak, "engagée sous de faux prétextes".

"Ce n'est pas exactement un film politique que nous avons voulu faire mais plutôt un film sur l'histoire de deux personnages incroyables, au coeur d'un scandale politique énorme", a expliqué jeudi Doug Liman, après la projection du film.

Pour le réalisateur, il importait avant tout de tenter "de retracer l'atmosphère des Etats-Unis à l'époque". "'Fair Game' n'est pas un film politique dans le sens où il ne défend aucun camp", a-t-il expliqué.

Un courage considérable

De fait, outre de s'attacher à suivre les péripéties de l'affaire, et de montrer notamment comment certains médias américains ont pu prendre parti dans cette affaire, "Fair Game" explore aussi les conséquences humaines de ce qui apparaît comme une trahison au plus haut niveau.

Et ce tant sur le couple Plame-Wilson, dont les relations deviennent extrêmement tendues, que sur les persosnnes faisant partie des réseaux d'information montés par la Central Intelligence Agency (CIA), tout particulièrement en Irak.

"Je suis réaliste et de mon point de vue, nous nous sommes retrouvés dans une situation dans laquelle la presse allait se faire l'écho de la position officielle de la Maison blanche. Je ne suis pas certain que cette situation puisse évoluer", a observé Doug Liman.

L'actrice d'origine britannique Naomi Watts, vue également dans "You Will Meet a Tall Dark Stranger" de Woody Allen, montré la semaine dernière hors compétition, et révélée à Cannes en 2001 par "Mulholland Drive" de David Lynch, a confié tout l'intérêt qu'il y avait eu à interpréter Valerie Plame, qu'elle eut l'occasion de rencontrer.

Sean Penn, qui lui donne la réplique, était absent. Il fut président du jury en 2008, année où "Entre les murs", de Laurent Cantet, décrocha la Palme d'or.

"Ce que j'aime chez Valerie Plame, c'est qu'il faut du temps pour découvrir toutes les facettes de sa personnalité. C'est une vraie femme, plus encore que tous les autres rôles que j'ai joués par le passé", a dit Naomi Watts. "Elle a lutté pour que la vérité soit entendue et il lui a fallu pour cela un courage considérable. C'est une occasion rare de jouer un personnage tel que le sien". "Valerie Plame est un espion fascinant. Plus nous apprenions à la connaître et plus nous en apprenions aussi sur la réalité des agents secrets", a renchéri le réalisateur.

  Source : lexpress.fr
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ecranlarge - Laurent Pécha
 

Présenté en compétition au festival de Cannes 2010, Fair Game "sort" quelques poignées de semaines après Green Zone de Paul Greengrass. Ironie d'une situation qui voit les deux cinéastes de la saga Jason Bourne tâter le même terrain politique à savoir la mise en avant du bluff de l'administration Bush pour faire croire à la présence d'armes de destruction massive en Irak.

Mais là où le brillant thriller d'action de Greengrass semblait arriver bien en retard au niveau du contexte politique, le film de Doug Liman réussit le pari d'intégrer la connaissance des faits pour alimenter son récit et surtout ses personnages. En ressort sans cesse une grandeur d'âme pour nos deux "héros" que sont le journaliste et ex-ambassadeur Joseph Wilson et sa femme Valérie Plame Wilson, agent de la CIA infiltrée dans les missions les plus sécrètes pour annihiler la prolifération d'armes nucléaires en Irak. Discrédités et trainés dans la boue par les cols blancs de la Maison Blanche parce qu'ils n'adhèrent pas à la théorie de l'administration Bush, ces deux là vont lutter, tout en voyant leur mariage et convictions volés en éclats, pour rétablir leur vérité, LA vérité. Un combat pur et noble auquel Sean Penn (dans un rôle qui lui ressemble beaucoup dans la vie) et Naomi Watts (plus d'une fois émouvante) apportent tout leur savoir-faire mais aussi leurs propres certitudes.

La capacité de Doug Liman et son script en béton armé (deux plans, trois dialogues et deux mouvements de corps suffisent parfois à résumer 3 mois de récit) à se consacrer à l'essentiel, donne un rythme fou à un film qui prend avant tout des allures de drame familial intime. Jonglant sans cesse entre petite et grande histoire, les auteurs de Fair Game parviennent à universaliser leur propos et à faire de leur récit une ode à la liberté d'expression poignante.

En résulte un modèle de thriller politique comme seuls les américains savent les faire (...) qui non seulement tient en haleine (quel montage) comme peu ont su le faire avant lui mais met aussi en exergue de manière admirable toute la richesse, la complexité mais aussi les dangers des rouages du pouvoir découlant de la Constitution américaine.

On appelle ça une sacré belle claque cinématographique !

  Source : www.ecranlarge.com
   
 art et essai tournai
  Inspiré de fais réels, Fair game est un judicieux mélange entre thriller et film d'espionnage, porté par une magnifique distribution. Très réaliste, cette nouvelle rencontre entre Naomi Watts et Sean Penn scotche véritablement le spectateur du début à la fin.
  Source : artetessaitournai
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