Ciné-club éducatif & culturel de Mons (CCEC)
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Inédit Imagix
Titre anglais The Tree
 Titre français L’arbre
Réalisation Julie Bertucelli
Scénario Julie Bertucelli
 Adaptation D'après le roman de Judy Pascoe "Our Father Who Art In The Tree (L'Arbre du père)"
Interprétation Charlotte Gainsbourg (Dawn), Morgana Davies (Simone), Marton Csokas (George), Aden Young (Peter O’Neill), Penne Hackforth-Jones (Mrs Johnson), Gillian Jones (Vonnie), Tom Russell (Lou), Christian Bayers (Tim), Gabriel Gotting (Charlie), Zoe Boe (Megane), ...
Musique Grégoire Hetzel
Photographie Nigel Bluck
Pays France, Italie, Australie
Année 2009
Durée 1h40’
Genre Comédie dramatique
 Distributeur Cineart
 Cote
      3,5 (1.054 votes)
 
Site(s) officiel(s)  
 
Bande annonce  
Affiche  
 Dossier de presse
 Feuillet du film distribué aux séances
 
 
 
 La projection aura lieu à IMAGIX - Mons - Plan d'accès
Le jeudi 25 novembre 2010
Le film est projeté en version originale anglaise sous-titrée en français
Le film est projeté sans entracte ni publicité
Les séances :
 
  • 17h00 et 20h00 avec présentation et feuillet sur les films à chaque séance
  • 14h30 et 22h30 sans présentation et feuillet sur les films à chaque séance
 
 

Avec cette adaptation du roman de Judy Pascoe, "L'Arbre du père", la réalisatrice de "Depuis qu’Otar est parti" nous livre un film magnifique sur la nécessité d’une vie après la mort, filmé avec vérité et tendresse, porté par Charlotte Gainsbourg, des enfants très justes et une cinéaste dont la sobriété fait mouche. (Le Soir)

En Australie, Dawn et Peter vivent heureux avec leurs quatre enfants à l'ombre de leur gigantesque figuier. Lorsque Peter meurt brutalement, chacun, pour continuer à vivre, réagit à sa manière. Simone, la petite fille de 8 ans, croit que son père vit à présent dans l'arbre. Un jour elle dévoile son secret à sa mère... Peu à peu Dawn retrouve des forces, un travail, un nouvel amour. La vie reprend mais l'arbre continue à grandir rapidement: ses branches et ses racines semblent envahir Dawn et sa famille … Ou bien les protège-t-il ?

Julie Bertuccelli filme avec un vrai talent les rapports de l'humain à la nature, et la présence quasi magnétique de cet arbre gigantesque, surplombant la maison de Dawn. Ce sont ces scènes de sensualité bucolique qui font tout le charme de "L'arbre". Un film qui, plus qu'une histoire, diffuse des images dans la mémoire du spectateur.(Hugues Dayez, RTBF)

 
 
 Festival de Cannes 2010
 
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Julie Bertucelli
Julie Bertucelli, réalisatrice, scénariste

Fille du réalisateur Jean-Louis Bertucelli, Julie Bertuccelli a commencé sa carrière en tant qu’assistante réalisateur et a travaillé avec des cinéastes de renom tel que Krzysztof Kieslowski, Bertrand Tavernier, Otar Iosseliani, Rithy Panh et Emmanuel Finkiel.

Elle a également réalisé de nombreux documentaires très remarqués.

Depuis qu’Otar est parti marque ses débuts d’écriture et de réalisation de long-métrage, avec lequel elle a remporté de nombreux prix internationaux dont le Grand Prix à la Semaine Internationale de la Critique en 2003 et le César du Meilleur Premier Film.

En 2010, son second long-métrage, L'arbre, est présenté hors compétition en clôture du festival de Cannes.

Dans ce film situé en Australie, une française, interprétée par Charlotte Gainsbourg, doit faire face à la mort de son mari qui la laisse avec ses quatre enfants.

Source : www.toutlecine.com

Toute la filmographie de Julie Bertucelli en tant que :
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Charlotte Gainsbourg
Charlotte Gainsbourg, née le 21 juillet 1971 à Londres (Angleterre). De son vrai nom Charlotte Lucy Gainsbourg, aussi connue sous le nom Charlotte Gainsbourg.

Fille de l'homme à la tête de chou et de la so british Jane, Charlotte Lucy Gainsbourg a tout pour réussir. A 12 ans, elle chante Lemon Incest avec son père et tourne dans Paroles et musique d' Elie Chouraqui, incarnant la fille de Catherine Deneuve.

C'est Claude Miller qui la révélera dans L'Effrontée, jeune adolescente fascinée par une pianiste surdouée de son âge. Elle reçoit pour son interprétation le César du meilleur espoir féminin en 1986, balbutiant des remerciements entre deux larmes. Elle retrouve Claude Miller deux ans plus tard pour La Petite Voleuse, en jeune femme rebelle des années 50. Entre-temps, elle expose son intimité dans Charlotte for Ever, signé de son père, et dans Jane B. par Agnès V. où, à la demande d' Agnès Varda, elle joue la fille de Jane Birkin.

A partir de 1990, elle tourne au moins un film par an, à commencer par Aux Yeux du monde d' Eric Rochant. Elle intègre ensuite le monde étrange de Bertrand Blier dans Merci la Vie, avec Anouk Grinberg. Elle travaille aussi en famille, d'abord avec son beau-père, Jacques Doillon dans Amoureuse, puis avec son oncle Andrew Birkin dans Cement Garden. Elle apparaît ensuite dans la comédie de Michel Blanc Grosse Fatigue, avant de tourner dans Love etc... de Marion Vernoux, film pour lequel elle sera nommée aux Césars. Toujours en 1996, elle retrouve Eric Rochant pour Anna Oz, puis interprète l'héroïne mythique Jane Eyre dans le film de Franco Zeffirelli.

Césarisée pour la deuxième fois en 2000 pour La Bûche de Danièle Thompson, elle tourne aussi dans le film anglais Suspicion de David Bailey. Un an plus tard, c'est son mari, Yvan Attal, qui la met en scène dans Ma Femme est une actrice, comédie-réalité sur leur vie de couple. Coup de maître, en 2003, elle est dirigée par Alejandro González Iñárritu dans 21 Grammes aux côtés d'un Sean Penn mourant. Le film est deux fois nommé aux Oscars. Retour vers le cocon familial dans Ils se marièrent et eurent beaucoup d'Enfants, à nouveau réalisé par Yvan Attal, puis Charlotte Gainsbourg devient Bénédicte Getty dans l'inquiétant Lemming de Dominik Moll avec Charlotte Rampling.

La chanceuse Charlotte côtoie ensuite Gael García Bernal dans la comédie fantastique La Science des rêves de Michel Gondry, fait un bond dans le temps avec Golden Door de Emanuele Crialese et retrouve Alain Chabat pour la troisième fois pour la comédie Prête-moi ta Main d' Eric Lartigau. En 2007, elle joue dans le biopic de Bob Dylan, I'm not there.

Source : www.toutlecine.com

Toute la filmographie de Charlotte Gainsbourg en tant que :
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evene
 

Charlotte aime la vie après la mort

A 39 ans, Charlotte Gainsbourg peut dire "Merci la vie". En septembre 2007, elle frôlait la mort en faisant une hémorragie cérébrale, au moment même où I’m not there, le film de Todd Haynes dans lequel elle jouait la compagne de Bob Dylan, était présenté à la Mostra de Venise. Si, depuis, la vie lui sourit, c’est sans doute parce que c’est Charlotte qui sourit à la vie. Et que son sourire, franchement, rien ni personne ne peut lui résister.

Cannes 2009

Après avoir présidé la 34e cérémonie des césars, Charlotte Gainsbourg est au 62e Festival de Cannes pour 'Antichrist' de Lars von Trier, sélectionné en compétition officielle pour lequel elle remporte le prix d'Interprétation féminine.

In English

Parlant parfaitement anglais, Charlotte tourne également avec des réalisateurs étrangers : 'Jane Eyre', de Zefirelli par exemple ou encore dans le biopic consacré à Bob Dylan, 'I'm Not There'.

En famille

Avec des parents comme les siens, Charlotte Gainsbourg pouvait difficilement éviter les collaborations familiales. Mais ce n'est pas tout, en dehors de ses parents, elle a tourné avec son oncle, Andrew Barry, dans 'Cement Garden', avec son beau-père Jacques Doillon dans 'Amoureuse' et à plusieurs reprises avec Yvan Attal son compagnon, devant ou derrière la caméra.

Le parrain

Charlotte est la filleule de l'acteur américain Yul Brynner !

Egérie

En 2003, Charlotte est choisie par la maison de prêt-à-porter Gérard Darel pour être sa nouvelle égérie. La campagne est signée par Peter Lindbergh. Les clichés ont été réalisés près du célèbre Hôtel du Nord, immortalisé par le film de Marcel Carné, le long du canal Saint-Martin à Paris. La maison Gérard Darel indique avoir choisi l'actrice parce qu'elle incarne 'une nouvelle élégance sans artifice'.

La crème de la crème

L'album '5:55' est réalisé par les plus grands noms de la pop actuelle : Air, Neil Hannon, Jarvis Cocker et Nigel Godrich, producteur de Radiohead.

  Source : www.evene.fr
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"On me propose souvent des rôles de femmes à part" ( Charlotte Gainsbourg)

"C'est plus facile d'assumer son mal-être que le rire" ( Charlotte Gainsbourg)

"J’ai un rapport un peu bizarre avec l’anglais et les Anglais : ça a toujours été une culture à côté de moi." ( Charlotte Gainsbourg)

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tout le cine
 

L'Arbre du père

L'Arbre est l'adaptation du roman L'Arbre du père, de Judy Pascoe. Similairement au livre, la réalisatrice Julie Bertucelli nous expose les divers ressentiments endurés face au deuil, non seulement du point de vue subjectif de Simone, qui vient de perdre son père, mais à travers deux regards, ceux de la fillette et de sa mère. Ce film se présente comme une ode à la famille, Julie Bertucelli précisant que les enfants, très présents durant le tournage, l'ont énormément inspirée. La tonalité fantastique est également respectée, puisque la réalisatrice qualifie L'Arbre de "film aux frontières du surnaturel, tout en restant ancré dans le réalisme et la simplicité".

L'Australie

Julie Bertucelli a respecté le décor du livre, en situant son tournage sur les terres Australes. Selon elle, il était nécessaire de considérer la "force primitive de la Nature comme miroir des sentiments" et le deuil comme un exil. L'Australie lui permettait un dépaysement total, tant culturel que climatique. La difficulté majeure résidait dans le choix de l'arbre : "l'arbre devait être majestueux et impressionnant, mais aussi expressif et protecteur, capable de dégager un sentiment de mystère, de peur tout autant que de beauté". La réalisatrice indique qu'elle en a visité plus de mille, avant de trouver son “personnage principal”, à tel point que la maison, pour les besoins du film, a été transportée aux côtés du figuier.

Un casting fastidieux

La réalisatrice précise que le casting fut long et complexe, afin de trouver, parmi deux cents fillettes, la perle rare. Morgana Davies correspondait parfaitement au personnage, entre l'enfant et l'actrice professionnelle. Charlotte Gainsbourg représentait également, pour Julie Bertucelli, “une mère, une fille et une femme en même temps”. Toutefois, la réalisatrice n'a pas respecté à la lettre son scénario, accordant une large place aux propositions des acteurs et à l'imprévu (scène de tempête improvisée, instants volés avec les enfants...).

L'année des arbres

L'arbre représente inexorablement le deuil, la dichotomie entre la mort et la vie et, par conséquent, un symbole qui n'en finit pas d'alimenter l'imaginaire des cinéastes. L'arbre est en effet au goût du jour, puisqu'en 2008 sort un court-métrage éponyme, de Cécile Verstraeten, évoquant le projet atypique de Pierre, qui demande à son ouvrier de le hisser dans un arbre. Plus récemment, L'Arbre et la forêt (2010), d' Olivier Ducastel et Jacques Martineau, nous dévoile le lourd secret d'un homme, en réaction au décès de son fils.

Dames Nature

Les deux femmes apparaissent comme des habituées du Festival de Cannes. Avant L'Arbre, présenté en clôture de l'édition 2010, Julie Bertucelli a remporté le Grand Prix de la semaine de la critique, en 2003, pour Depuis qu'Otar est parti ; et Charlotte Gainsbourg le Prix d'Interprétation Féminine, pour Antichrist de Lars von Trier (2009). Ce film inscrit également ses personnages, tentant de se reconstruire suite à la perte d'un enfant, à Eden, un chalet isolé au coeur de la forêt, dans une nature qui va se révéler hostile.

  Source : www.toutlecine.com
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Allociné
 
  Source : www.allocine.fr
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 rtbf - Hugues Dayez
 

Charlotte Gainsbourg, émouvante dans "L'arbre"

Le cinéma français dans ses extrêmes cette semaine : la quintessence du film d'auteur avec "The tree", et l'exemple-type de la production commerciale avec "600 kg d'or pur". (...)

La cinéaste française Julie Bertuccelli avait fait une entrée très remarquée dans le monde du cinéma avec un premier long-métrage magnifique : "Depuis qu'Otar est parti". Sept ans plus tard, elle revient avec une libre adaptation d'un roman de Judy Pascoe. (...)

(...) Julie Bertuccelli filme avec un vrai talent les rapports de l'humain à la nature, et la présence quasi magnétique de cet arbre gigantesque, surplombant la maison de Dawn. Ce sont ces scènes de sensualité bucolique qui font tout le charme de "L'arbre". Un film qui, plus qu'une histoire, diffuse des images dans la mémoire du spectateur.

  Source : www.rtbf.be
   
 telemoustique - J.Co.
 

En regardant The Tree, émerveillé par la beauté et la solitude du personnage de Charlotte Gainsbourg, on a griffonné sur un bout de papier: "A-t-on le droit de leur survivre ?"

En d'autres mots: "A-t-on le droit au bonheur lorsque l'on a perdu un être cher ?" C'est le thème central du deuxième et très beau film de Julie Bertucelli (le premier étant Depuis qu'Otar est parti). Mais plutôt que de traiter le sujet à la française, à coups de longs plans misérables et de discussions interminables, Bertucelli a choisi la fable.

Australie. Dawn et Peter, entourés de leurs quatre enfants, vivent une merveilleuse histoire d'amour. Loin de la civilisation, près du cour. Mais ce bonheur parfait est anéanti. Un jour, alors qu'il rentre à la maison, Peter est victime d'un arrêt cardiaque. Sa voiture vient alors lentement s'encastrer dans l'immense arbre qui jouxte la maison. C'est lui l'acteur principal du film: un figuier millénaire, majestueux, tortueux, immense, magnifique.

Dans la famille, chacun va devoir survivre et trouver son propre chemin vers le deuil. Gainsbourg est une fois de plus magnifique en mère dépassée. Mais il faut aussi évoquer sa petite fille, lumineuse et véritable moteur de l'histoire. Puisque c'est elle qui passe le plus clair de son temps dans l'arbre, persuadée d'y avoir entendu la voix de son papa. Bertucelli réussit le pari d'un film sur le deuil qui laisse une large place à l'amour, la nature mais surtout la légèreté.

  Source : www.telemoustique.be
   
 cinenews - Ruben Nollet
 

Comment réagit-on lorsque nous perdons un être cher ? Tout dépend souvent des personnalités, c'est ce que montre la coproduction franco-australienne 'The Tree'. La famille O'Neill est confrontée dès le début du film à un énorme drame et chacun essaye de le surmonter. Assumer le rôle de celui qui est parti, la profonde dépression, le silence complet ou se réfugier dans une cachette fantaisiste, les réactions sont nombreuses.

Toute tourne aussi autour d'un arbre gigantesque planté près de la maison et qui devient le symbole du membre de la famille décédé. 'The Tree' se révèle ainsi un film sur la nature, sur la manière dont nous faisons partie d'un ensemble plus vaste dans lequel nous sommes finalement bien petits. Cette reconnaissance est le secret d'une vie réussie.

'The Tree' use en filigrane de cette idée très symbolique mais la cinéaste française Julie Bertucelli la développe avec beaucoup de chaleur et de douceur. Elle présente les O'Neill comme une famille réelle, avec les disputes et les émotions qui l'accompagnent.

En outre, elle peut compter sur le talent de Morgana Davies, qui du haut des ses huit ans incarne une fillette si crédible et naturelle qu'elle laisse pantois.

  Source : www.cinenews.be
   
  
 

La trop rare Julie Bertuccelli est de retour avec Charlotte Gainsbourg

Le pick-up quitte la route et s’avance dans la prairie pour venir cogner délicatement un arbre. Comme un bisou en tôle. Trop cool, rigole la petite Simone, debout dans la benne, derrière la cabine. Trop génial son papa ! Oui, mais papa a la tête sur le volant, le cœur foudroyé. Il laisse une femme et quatre enfants sonnés.

Chacun encaisse le coup comme il peut. La mère, anéantie, laisse tout aller. Elle n’a même plus l’énergie de se lever. Le plus petit, Charlie, 4 ans, ne dit plus un mot. Le plus grand se presse de devenir adulte. Le troisième garçon organise discrètement une sorte de culte. Et Simone, 7 ans, s’est réfugiée dans l’arbre à côté de la maison. Son tronc puissant, ses racines solides, ses branches immenses couvrent une partie du toit. Son écorce lisse est une peau, et le vent dans ses feuilles lui donne la parole. Simone en est convaincue, l’esprit de son papa y habite désormais. La preuve ? Ses racines se sont glissées à l’intérieur de la maison et des grenouilles s’ébattent désormais dans la cuvette du WC. Il n’y a que son papa pour faire des blagues pareilles. Elle est tellement persuadée de ce transfert qu’elle livre son secret à sa maman. D’abord circonspecte, celle-ci se laisse troubler et partage bientôt le figuier avec sa fille, faisant de lui son confident, se lovant dans ses immenses bras en bois.

L’Australie, ce pays où rêvent les fourmis vertes, cette terre où les aborigènes ont fait disparaître les barrières du temps, de la réalité et de l’imaginaire; c’était bien le meilleur endroit pour imaginer ce "No man’s land" où continuent de se rencontrer les morts et les vivants, le temps du deuil, avant que chacun poursuive son existence de son côté.

Julie Bertuccelli a trouvé un arbre réellement extraordinaire, majestueux, vigoureux, avec un charme irrésistible et un sacré caractère. Plein de qualités, il aime jouer et il sait écouter. Plein de défauts, il est jaloux et envahissant. Avec un paradoxe surtout, il fait passer sa force vitale, mais enferme les siens dans son monde.

Julie Bertuccelli livre un film bouleversant dans le sens où il secoue, sans rien imposer, nos convictions sur la mort. "The Tree" est un film émouvant, mais jamais au sens traditionnel, pas de traces de sensiblerie. Un film interpellant aussi, où tout passe par les yeux, le charisme inouï de la petite Simone. Sa foi insuffle la vie à l’arbre, ce qui émerveille et inquiète à la fois. Charlotte Gainsbourg apporte sa délicate étrangeté, sa vibrante sensibilité que von Trier a balourdement exploitées.

La réalisatrice du merveilleux "Depuis qu’Otar est parti" livre un film fantastique dans tous les sens du qualificatif, mais sans recours aux effets spéciaux pour suggérer le mystérieux voyage des âmes, les étranges rapports de l’homme et de la nature. Cet arbre est un acteur australien extraordinaire que Julie Bertuccelli a dirigé avec un incontestable talent pour en tirer toute la sève, mais aussi la puissance métaphorique. Il permet ainsi de parler du deuil avec violence et des nuances. Ou plutôt de visualiser le travail de deuil, cet arrachement nécessaire de l’autre, devenu une partie morte de nous-mêmes.

Un film tous les sept ans, ce n’est pas beaucoup, mais leur souvenir s’enracine pour longtemps.

  Source : www.lalibre.be
   
 fluctuat - Eric Vernay
 

Auprès de mon arbre

Tourné en Australie, L'Arbre a clos en douceur un Festival de Cannes 2010 dominé par le maniérisme, l'académisme et la morosité. Rien de tout ça ici. En s'appropriant L'arbre du père de Julie Pascoe, Julie Bertucelli (Depuis qu'Otar est parti) réussit à évoquer le deuil avec une sensibilité de tous les instants.

Dawn (Charlotte Gainsbourg), une Française installée en Australie depuis une quinzaine d'années, perd soudainement son mari. Se retrouvant seule avec ses quatres enfants, elle va devoir surmonter le drame. Le personnage de Simone, la fille de Dawn (bluffante Morgana Davies, peut-être la nouvelle Dakota Fanning), apporte beaucoup au film, qui épouse en partie son point de vue. Persuadée que son père lui parle à travers l'immense arbre auquel leur maison est accolée, la blondinette de 8 ans se confie à la plante, et fait de ce lieu privilégié un sanctuaire. Mais quand le figuier menace de faire vaciller la maison (scènes quasi fantastiques : branches qui tombent, racines qui cassent les canalisations, assaut de chauve-souris dans la cuisine et de grenouilles dans les toilettes), la petite Simone se cabre, refusant d'abattre cette réincarnation de la figure paternelle.

Rarement on aura filmé un arbre avec tant de tendresse et d'onirisme. Véritable personnage du film, à la fois accueillant et redoutable, le figuier illustre le rapport à la mort de toute une famille : les fils font mine de l'ignorer tandis que Simone ne peut briser son lien fusionnel avec la plante. Dawn a du mal à s'en séparer, mais sait que c'est inévitable pour avancer (couper les racines au sens propre et figuré) et vivre un nouvel amour. Auprès de leur arbre, ils vivaient heureux... Mais leur bonheur est-il possible sans lui ? En laissant respirer sa mise en scène, fluide et ample (paysages captés en Scope), au rythme lent des journées australes, Julie Bertucelli parvient à saisir le deuil sans pathos, dans sa temporalité imprévisible, tantôt contractée, tantôt dilatée. C'est aussi un film émouvant sur l'exil et le pouvoir de l'imagination.

  Source : cinema.fluctuat.net
   
 lexpress - Thierry Chèze
 

Une variation poignante autour du deuil. Coup de coeur.

(...) Sur ce thème du deuil qui a beaucoup inspiré le cinéma, Julie Bertuccelli fait entendre sa petite musique singulière, bouleversante mais jamais larmoyante. Elle se concentre sur la réaction de la fille du couple (Morgana Davies, stupéfiante révélation). Âgée de 8 ans, celle-ci est persuadée que l'âme de son père a pris possession de l'arbre majestueux qui trône devant leur maison et que sa mère veut abattre. Un arbre protecteur et... menaçant lorsque sa mère tente de refaire sa vie avec un autre.

Julie Bertuccelli s'aventure sur le terrain miné du mélange des genres. Et trouve la bonne distance en ancrant dans le réalisme la mise en images d'un film sans cesse aux frontières du surnaturel. Son Arbre est porté par une grâce infinie, y compris lors des moments douloureux, où la tristesse prend le pas sur la pulsion de vie.

Cette grâce qui traverse l'interprétation de Charlotte Gainsbourg, saisissante dans le rôle complexe de cette épouse en deuil. Cette grâce qui vous accompagne longtemps après la découverte de cette merveille de film.

  Source : www.lexpress.fr
   
 telerama - Samuel Douhaire
 

Le jeune cinéma français est souvent accusé de ne pas voir plus loin que le périphérique parisien. Ce cliché vole en éclats avec les films de Julie Bertuccelli. Documentariste de formation, elle s'était installée en Géorgie pour tourner, en aventurière, sa première fiction, Depuis qu'Otar est parti, portrait touchant de trois femmes confrontées à la mort d'un proche. Pour L'Arbre, la réalisatrice est partie vers des horizons encore plus lointains. Destination l'Australie pour un autre voyage, une autre histoire de deuil.

(...) Tout le récit tourne autour de cet énorme figuier de Moreton Bay, à l'ombre aussi protectrice que dangereuse. Julie Bertuccelli filme ce géant mystérieux avec un mélange étonnant de réalisme et de fantas­tique. Le souffle du vent dans les feuillages, les craquements du bois ne sont plus seulement des manifestations de la nature, mais les signes de la présence consolatrice du père disparu. La sécheresse qui sévit dans le Queensland pourrait fournir une explication rationnelle à la croissance démesurée des racines. On préfère, comme la petite Simone, y voir la résistance du père aux menaces qui pèsent sur son foyer, sur son passé.

La métaphore de l'arbre fonctionne jusqu'au bout : pour continuer à vivre après la perte de l'être aimé, ses proches doivent, littéralement, se déraciner. Cet exil, matériel ou symbolique, passe aussi, du moins temporairement, par un resserrement exclusif de la cellule familiale d'où tous les "étrangers" sont exclus - fussent-ils séduisants et serviables comme le gentil patron de Dawn (Marton Csokas, double néo-zélandais de Clive Owen). De ce retour aux sources, suggère Julie Bertuccelli, peuvent naître des jours meilleurs et une nouvelle ouverture au monde. L'Arbre n'est pas seulement la chronique émouvante d'un deuil : c'est aussi une belle leçon de vie.

  Source : www.telerama.fr
   
 le parisien
  (...) Présenté en clôture du Festival de Cannes, le film de Julie Bertucelli ("Depuis qu'Otar est parti") aborde le deuil en évitant les écueils : émouvant mais pas complaisant, maîtrisé sans être sec. Tout en s'arrêtant à l'orée du fantastique, "l'Arbre" séduit par sa beauté et son étrangeté volontairement dénuée de psychologie. Dans les décors sauvages de l'Australie, la si familière Charlotte Gainsbourg se réinvente encore et livre une interprétation poignante.
  Source : www.leparisien.fr
   
cinemas-utopia
 

(...) Oui, il faut réapprendre à vivre après la mort d'un être cher, d'un mari, d'un père. Oui, c'est dur, douloureux de continuer ; oui, le deuil est une saloperie d'épreuve qui vous dévaste de l'intérieur. Et oui encore, il y a là tous les ingrédients du mélo casse-gueule, de l'énième portrait de Mère Courage exemplaire, magnifiquement campée par Charlotte Gainsbourg, qui ressort tellement plus forte de l'épreuve, qui reprend goût à la vie pour l'amour de ses enfants et bla-bla-bla… D'ailleurs, on ne va pas se mentir, oui derechef, il y a un peu de tout ça dans L'Arbre. En encore plus risqué, car Simone, la cadette, la blondinette qui adorait son papa, en est persuadée : il est là, réincarné dans cet arbre aux branches et aux racines innombrables autant qu'accueillantes. La preuve, elle entend sa voix dans le bruissement du vent dans les feuilles ...

Tout pour se planter, donc, et pourtant, avec beaucoup de grâce et de pudeur, Julie Bertuccelli déjoue les pièges du mélo larmoyant. À la douceur avec laquelle elle filme la difficile reconstruction de la famille (les enfants sont tous bluffants de spontanéité), elle ajoute un souffle épique, une dimension à la lisière du fantastique dans les relations ambiguës que chacun tisse avec la Nature, tour à tour généreuse et aride, dangereuse et protectrice. Car peu à peu, toute la famille va intégrer cette réincarnation comme un évidence, l'arbre prenant naturellement la place du père et matérialisant l'âme de la maison, de la tribu – tous parvenant, vaille que vaille, à se remettre debout. Jusqu'à ce que, la faute à la sécheresse, violente, la faute aux tempêtes, les racines envahissantes du figuier mettent la maisonnée sérieusement en danger.

Depuis qu'Otar est parti, le film qui nous a révélé Julie Bertuccelli, était ténu, intimiste, cadré au plus près des personnages et de leurs blessures. En cinémascope ample et généreux, L'Arbre mêle dans un même élan décors et caractères, jouant d'une poésie en équilibre entre onirisme et naturalisme, avec ces grandes baraques qui voyagent en camion, cette maison un peu isolée, ces enfants confrontés à l'absence, un arbre immense et taquin, détenteur d'une force magique… Un conte, un conte sensible, beau et émouvant.

  Source : www.cinemas-utopia.org
   
critikat - Marion Pasquier
 

(...) Le thème du deuil peut être envisagé avec appréhension, tant il est facile qu’il entraîne des longueurs (la longue période de dépression), une perte de rythme, une insistance sur la douleur pouvant engendrer un larmoyant facile. Julie Bertuccelli évite ici tout cela. L’ouverture du film est efficace : quelques scènes suffisent à nous faire comprendre l’amour qui règne entre Dawn et Peter, et l’attachement des enfants à leur père. Point n’est besoin d’insister, leur souffrance à venir sera pour nous une évidence. Charlotte Gainsbourg s’en tire bien : elle ne surjoue pas la veuve éplorée, son seul visage, sa seule façon de déplacer laborieusement mon maigre corps, suffisent.

(...) La cristallisation, en l’arbre, de la problématique du deuil et des conflits qu’elle engendre, confère au film une vraie densité en même temps qu’elle lui permet d’éviter les clichés. L’existence symbolique du figuier est en outre relayée par des plans beaux et forts, où l’œil aime suivre la caméra qui prend le temps de décrire les branches, les feuilles, les racines, le vent, le vert qui se détache sur l’immense ciel bleu. Comme l’arbre, la maison est un personnage à part entière : elle a un rôle dans le récit, et on aime autant parcourir son espace que les mouvements et émotions des personnages qui y circulent. L’ancrage australien du film, propice à susciter un sentiment d’immensité vertigineuse, participe de la magnificence de ce dernier.

  Source : festival-cannes-2010.critikat.com
   
tout le cine
 

Le deuil inspire Julie Bertucelli, au point de lui consacrer son deuxième film. Avec L'Arbre, la réalisatrice creuse le sillon de la disparition, irrigue les racines de la famille avec grâce, pudeur, poésie, sensibilité.

La mort et la famille intriguent Julie Bertucelli. Elle s'interroge sur la disparition d'un être cher, sur la suite qu'elle engendre, les séismes intérieurs provoqués chez ceux qui restent, les proches. Et comme les arbres la passionnent depuis l'enfance, la réalisatrice ne pouvait passer à côté de l'adaptation du livre de Julie Pascoe, L'Arbre du père. Elle s'en est donc allée à l'autre bout du monde, en Australie histoire de planter sa caméra au pied d'un tronc majestueux afin de relater le comportement d'une mère et de ses enfants suite à la mort inattendue du mari, du papa.

La grâce de Charlotte Gainsbourg

Rien de bien surprenant en apparence si ce n'est que l'une des filles du défunt l'imagine réincarné dans l'arbre qu'il a percuté après avoir été victime d'un infarctus au volant de sa voiture. La gamine lui parle, s'abrite dans ses branches, croyant être dans ses bras. Sa maman ne pipe que couic. Sa douleur est ailleurs. Mais au lieu de sombrer dans le ridicule, de s'enterrer dans le larmoyant, le duo s'abandonne, emprunte le chemin de l'inattendu. Habité par une grâce infinie, délicieuse, envoutante, celle d'une Charlotte Gainsbourg aérienne, comme habitée, celle d'une débutante - Morgana Davies - complètement déstabilisante, bouleversante, il n'a de cesse de remuer les entrailles, de secouer les feuillages de la vie en faisant souffler un vent de poésie.

Histoire magnifiée

Avec pudeur, sensibilité Julie Bertucelli suit ses principaux acteurs, épie le battement de leur cœur. Sa caméra n'est jamais voyeuse, toujours à portée de la moindre émotion, rivée sur l'âme. Celle d'une enfant déboussolée, d'une maman déstabilisée. La réalisatrice s'interroge sur le déracinement, remonte jusqu'à la source de la vie, irrigue les ramifications familiales, creuse le sillon des liens du sang et la force qu'ils peuvent engendrés quand un drame détruit l'un des piliers de l'édifice. Maintes fois traité au cinéma, la perte de l'autre aurait pu se révéler n'être qu'un petit caillou de plus poser sur la tombe du genre. Il en n'est rien. Tristesse, nouvelles pulsions, incompréhensions, tentatives de renaissance, fraîcheur, douceur, surnaturel, traversent cette histoire tout en la magnifiant, portée par l'imagination d'une enfant, le naturel désarmant de sa mère, embellie par une nature insaisissable, un arbre majestueux étrangement dérangeant dans son comportement.

Avec ce film, Julie Bertucelli a permis au Festival de Cannes de se terminer en beauté.

  Source : www.toutlecine.com
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