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Titre
original |
The Way Back |
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Titre français |
Les Chemins de la liberté |
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Réalisation |
Peter Weir |
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Scénario |
Keith R. Clarke & Peter Weir |
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D'après |
Le livre de Slavomir Rawicz "The Long Walk : The True Story of a Trek to Freedom" |
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Interprétation |
Jim Sturgess (Janusz), Ed Harris (Mr. Smith), Saoirse Ronan (Irena), Colin Farrell (Valka), Mark Strong (Khabarov), Gustaf Skarsgard (Voss), Alexandru Potocean (Tomasz), Sebastian Urzendowsky (Kazik), Dragos Bucur (Zoran), Dejan Angelov (Andrei ), ... |
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Musique |
Burkhard von Dallwitz |
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Photographie |
Russell Boyd |
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Pays |
USA |
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Année |
2010 |
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Durée |
2h14' |
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Genre |
Biopic, Drame, Aventure |
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Distributeur |
Starway Film Distribution (SFD) |
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Cote |
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Site officiel |
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Bande annonce |
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Affiche : 1 / 2 / 03 |
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Feuillet du film distribué aux séances |
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La projection aura lieu à IMAGIX - Mons - Plan d'accès |
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Le Jeudi 27 janvier 2011 |
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Le film est projeté en version originale anglaise sous-titrée en français |
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Le film est projeté sans entracte ni publicité |
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Les séances : |
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- 17h00 et 20h00
avec présentation et feuillet sur les films à
chaque séance
- 14h30 et 22h30
sans présentation et feuillet sur les films à
chaque séance
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Sept ans après "Master & Commander", le réalisateur australien Peter Weir (The Truman Show, Le Cercle des poètes disparus) repart pour un nouveau périple de l’autre côté du monde avec cette adaptation du livre de Slavomir Rawicz, ancien soldat polonais envoyé aux goulags sous le régime stalinien, publié en France sous le titre "A marche forcée".
En 1940, une petite troupe de prisonniers décide de s’évader d’un camp de travail sibérien. Pour ces hommes venus de tous les horizons, s’échapper de cet enfer ne sera que le début de l’aventure… Ensemble, ils vont parcourir plus de 10 000 kilomètres, à travers la toundra sibérienne glacée, traversant les plaines de Mongolie, les fournaises du désert de Gobi, puis les sommets de l’Himalaya pour franchir la Grande Muraille de Chine. Certains s’arrêteront en chemin, d’autres ne survivront pas aux épreuves. L’Inde - alors sous contrôle anglais - est le but ultime. Mais la route est longue, les rencontres risquées, les conditions physiques épouvantables, et chacun a ses secrets ...
Contrairement aux personnages de son roman, l'écrivain Slavomir Rawicz ne s'est pas évadé, mais a été amnistié. Le voyage de Sibérie en Inde qu'il relate n'a donc pas été accompli par lui, mais par d'autres prisonniers qui l'ont inspiré pour écrire son histoire. Rawicz a tout de même marché de Sibérie jusqu'au Moyen-Orient pour rejoindre l'armée polonaise. |
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Peter Weir né le 21 août 1944 à Sydney (Australie). De son vrai nom Peter Lindsay Weir, aussi connu sous le nom Peter Weir. Réalisateur, Producteur, Scénariste.
Peter Weir est un homme aux multiples talents. Il est surtout connu en France pour The Truman Show, qui a révélé au monde le talent dramatique de Jim Carrey. Le cinéaste a fait partie dans les années 1970 de la nouvelle vague du cinéma australien. Il aime à mettre en images un cinéma intimiste et parfois sensible. Tout commence au début des années 1960, lorsqu'il étudie les arts et le droit à l'Université de Sydney. Son intérêt pour le septième art survient de manière assez progressive, grâce notamment à sa rencontre avec un compatriote Philip Noyce, à qui l'on doit notamment Calme Blanc et Jeux de guerre. Weir est aussi amené à rencontrer les membres d'un collectif très actif à l'Université, Ubu Films.
A l'issue de ses études, le futur cinéaste travaille d'abord pour la télévision australienne. Il fait ses armes sur un certain nombre d'émissions, occupant la fonction d'assistant de production. Peter Weir collabore ainsi au The Mavis Bramston Show, une émission satirique, entre 1964 et 1968. Côté cinéma, il débute par la réalisation de courts-métrage expérimentaux. Weir s'essaie aussi au genre documentaire, lui permettant d'acquérir une certaine visibilité dans le milieu. Il est ainsi engagé par la Commonwealth Film Unit, une agence gouvernementale, pour tourner une série documentaires. Weir va ainsi se rendre en 1971 dans les banlieues déshéritées de Sydney pour réaliser Whatever Happened to Green Valley, dans lequel les habitants ont joué un rôle moteur.
C'est en 1972 que Peter Weir réalise son premier film sur grand écran, avec un moyen-métrage intitulée, Homesdale. Dans cette comédie aigre douce, on retrouve au casting Peter Weir, Philipp Noyce et Kate Fitzpatrick. Cette première incursion est un succès puisque le film bénéficie d'une sortie vidéo dans le pays. Weir continue sur sa lancée avec un premier long-métrage, dans la même veine que sa précédente œuvre : Les voitures qui ont mangé Paris. Si le film est une vraie réussite, mêlant à la fois chronique sociale et regard cynique sur la société, il ne remporte qu'un succès d'estime. Il sera cependant très populaire dans les diffusions drive-in. La même année, le cinéaste est aux commandes d'un film plus conséquent, Pique nique à Hanging Rock. Le film bénéficie de fonds d'Etat substantiels. Adapté du roman de Joan Lindsay, l'histoire retrace la disparition des adolescentes les plus populaires de leur lycée. Le film évoque par ailleurs les relations tendues entre les aborigènes et les descendants des colonisateurs anglais. Pique nique à Hanging Rock fut le premier film australien à connaître une sortie mondiale, ainsi qu'un succès d'estime, bien loin des caricatures de la production australienne d'alors. Fort de ce succès, Weir réalise La Dernière Vague, sorti en 1977, avec dans le rôle titre Richard Chamberlain. Ce film fantastique explore les relations tendues entre les aborigènes et les descendants des colonisateurs anglais. |
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Trois ans plus tard, Peter Weir contribue à faire connaître Mel Gibson. Il dirige en effet ce dernier dans Gallipoli, l'un de ses premiers rôles. Durant la Première Guerre mondiale, deux amis australiens s'engagent pour aller combattre. Ils se retrouvent à Gallipoli, en Turquie, et y découvrent les horreurs de la guerre. Le cinéaste retrouve l'acteur dans L'année de tous les dangers, aux côtés cette fois de Sigourney Weaver. Ce film est le début de la carrière internationale de Peter Weir. Il enchaine deux ans plus tard avec Witness : témoin sous surveillance, où il dirige Harrison Ford, chargé de protéger un jeune enfant, Samuel, interprété par Lukas Haas aux côtés de Kelly McGillis. Le film est un succès, et remporte deux Oscars donc celui du meilleur scénario. Le cinéaste retrouve Ford pour Mosquito Coast, adapté d'un roman de Paul Theroux, dans un registre radicalement différent, où l'acteur joue un inventeur, qui emmène sa famille dans un périple au cœur de la forêt d'Amazonie.
En 1989 sort Le cercle des poètes disparus, le film d'une génération. Avec Robin Williams dans le rôle titre, le film retrace l'histoire d'un professeur de littérature classique, qui va inspirer ses élèves. On retrouve un tout jeune Ethan Hawke, dans l'un de ses premiers rôles. Encore une fois, le film remporte l'Oscar du meilleur scénario, et le réalisateur est nominé. Le talent et la réputation de Weir sont confirmés, et il est à présent considéré comme un réalisateur majeur d'Hollywood. Il s'aventure ainsi dans la comédie plus légère, avec Green Card, où Gérard Depardieu et Andie McDowell nous gratifient d'une performance rafraîchissante. Le film explore les difficultés d'un candidat à l'immigration aux États-Unis et remporte un succès populaire. Le réalisateur revient cependant à un cinéma intimiste, qu'il affectionne, avec Etat Second, qui met en scène un Jeff Bridges lunaire. Il interprète un homme, échappant de peu à la mort, qui décide de changer radicalement de vie, devant un entourage qui peine à comprendre son comportement.
Lorsque Peter Weir s'essaie au film d'anticipation, cela donne un chef-d'œuvre. The Truman Show, sorti en 1998, est une réussite sur bien des points. On retrouve un Jim Carrey dans un rôle à contre-emploi, qui joue le rôle titre, celui d'un homme qui n'a pas choisi sa vie, prisonnier d'une émission télévisée depuis sa naissance. Ed Harris est ici un réalisateur mégalomane. Truman est en effet enfermé dans une téléréalité depuis sa naissance, mais une série d'évènements changera les choses à tout jamais. Réussite planétaire, le film anticipe de manière géniale l'intrusion de la télévision dans la vie privée. Au début des années 2000, le réalisateur est moins actif. En 2003, Peter Weir écrit, produit et réalise Master and Commander : de l'autre côté du monde, avec Russell Crowe et Paul Bettany. Fruit d'un long processus, on y voit l'histoire d'un capitaine anglais, partis à la poursuite d'un vaisseau français, dans l'Océan Pacifique. Le film trouve avec difficulté son public.
En 2010, il revient après sept années d'absence avec un nouveau film d'époque, qui prend place dans la Sibérie des goulags, durant la Russie soviétique. S'inspirant de faits réels, Peter Weir retrouve Ed Harris, et dirige pour la première fois Colin Farrell dans Les chemins de la liberté.
Toute la filmographie de Peter Weir en tant que :
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Une prise avec le réel
Le nouveau film de Peter Weir est en fait une adaptation de l'histoire de Slavomir Rawicz. Celui-ci s'est enfuit d'un goulag de Sibérie, et a parcouru plus de 5000 km pour rejoindre la frontière de l'Inde. Le roman s'est vendu depuis à plus de 500 000 exemplaires, même s'il s'est révélé que l'histoire était en partie fictive, l'écrivain s'inspirant du récit d'un soldat polonais Witold Glinski.
Des lieux de tournages exotiques
Pour les besoins du tournage, le réalisateur australien est allé en Bulgarie pour les décors de Sibérie. Concernant la retranscription des étendues désertiques de Mongolie, Weir a tourné le reste au Maroc.
Inspiration
Le réalisateur a en effet été influencé pendant le tournage par un autre film : Dersou Uzala d' Akira Kurosawa. Peter Weir utilise peu ou prou la même trame narrative, avec une grande part accordée au silence et aux paysages. Pour mémoire, le film retraçant le parcours d'un soldat soviétique secouru par un ermite sibérien.
Retrouvailles
Le réalisateur retrouve Ed Harris, qu'il avait dirigé dans The Truman Show. |
| Source : toutlecine |
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Les hommes ne peuvent être réellement libres que dans leurs rêves. (Peter Weir)
Chacun de nous accepte la réalité du monde auquel il est confronté. (Peter Weir)
La vérité c’est comme une couverture trop petite. Tu peux tirer dessus de tous les côtés, tu auras toujours les pieds froids. (Peter Weir) |
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A propos du film |
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Profitant d’une tempête de neige, sept prisonniers d’un goulag stalinien décident de s’échapper. En se libérant, ils se sont peut-être condamnés à mort... Les régions qu’ils vont devoir traverser pour avoir une chance d’atteindre un endroit sûr sont sauvages et inhospitalières. Avec peu de nourriture et presque pas d’équipement, sans vraiment savoir où ils sont ni où aller, toutes les chances sont contre eux. Poussés par la peur et l’instinct de survie, ils se lancent dans un voyage comme seule la réalité ose parfois les imaginer. Soudés par la solidarité et l’amitié, ces hommes vont vivre des aventures incroyables, et avancer toujours et encore jusqu’à atteindre leur but ultime – l’Inde.
Leur seule chance est au delà de l'enfer
Six fois nommé à l’Oscar, le réalisateur Peter Weir revient pour raconter cette incroyable épopée inspirée de faits réels. Adapté du best-seller de Slavomir Rawicz, "À marche forcée", et de faits-divers de l’époque, le film nous plonge au coeur d’un groupe d’hommes qui, pour fuir un enfer, va en traverser un autre. Ensemble, face à l’adversité, ils vont apprendre le courage, l’amitié, et découvrir leurs propres limites. Une histoire fascinante, filmée par celui qui sait comme personne trouver l’humanité dans les plus spectaculaires pages de l’Histoire. Porté par un casting d’exception, le film possède le souffle épique des grandes aventures classiques.
Peter Weir confie : "Le tournage de ce film fut une aventure en soi. J’ai l’impression que tout ce que j’ai pu faire avant n’a fait que me préparer à cette histoire et à cette fresque humaine inspirée d’une histoire vraie. Lorsque j’ai découvert le livre, j’ai su que je devais faire ce film, et les premières images me sont venues très facilement. Je n’imaginais pas que pouvoir les partager avec le public demanderait autant d’efforts ! J’ai eu la chance d’être entouré par des comédiens de grand talent qui ont su incarner chacun des protagonistes avec une authenticité que seule l’humanité autorise." Réalisé avec des moyens exceptionnels dans des paysages extérieurs à couper le souffle, le film est interprété par un casting unique : Colin Farrell incarne Valka, Ed Harris est M. Smith et Mark Strong joue Khabarov. Le chemin va révéler les hommes et leurs buts.
Écrit par Peter Weir et Keith Clarke, le film est le premier de Peter Weir depuis Master And Commander : De L'Autre Côté Du Monde en 2003.
Peter Weir raconte : "Le roman de Slavomir Rawicz, "À marche forcée", est un fabuleux récit sur la captivité et l’esprit de survie. Il raconte le voyage de ces prisonniers évadés du goulag qui ont parcouru plus de 10 000 kilomètres en un an, et montre comment les dangers qu’ils affrontent changent leur comportement et leur personnalité. Savoir se débrouiller seul est indispensable au goulag, mais durant ce voyage, s’ils veulent rester en vie, ces hommes vont devoir compter les uns sur les autres et ne rien se cacher.» Comme dans ses précédents films, Master And Commander : De L'Autre Côté Du Monde, The Truman Show, Etat Second et Gallipoli, Peter Weir place la nature humaine face à la plus spectaculaire des adversités. Des individus ordinaires sont plongés dans des situations exceptionnelles qui les forcent à se révéler et à regarder au plus profond d’eux-mêmes. La productrice Joni Levin observe : "Peter est un maître dans l’art de raconter des histoires passionnantes sur la nature humaine. Après des années de développement et d’obstacles qui ont retardé ce projet, c’est un hasard merveilleux qu’il soit enfin arrivé entre les mains du réalisateur le plus qualifié pour raconter cette histoire." |
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Les personnages et l'évasion |
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Les personnages, qui vont devoir se battre contre les éléments et contre eux-mêmes, commencent leur aventure au goulag avant de traverser les forêts glacées de Sibérie, les vastes plaines de Mongolie et les fournaises du désert de Gobi. Dans des décors naturels éblouissants de beauté, l’action se concentre sur un jeune Polonais, Janusz, joué par Jim Sturgess, dont les compétences en matière de survie vont faire de lui le chef des fugitifs.
Officier dans la cavalerie polonaise qui combattait les nazis, Janusz fait partie des milliers de soldats polonais qui ont été emprisonnés quand l’Armée Rouge soviétique a envahi la Pologne par l’Est. Accusé d’être un espion pour avoir eu des contacts avec des Allemands, et pour savoir parler anglais, Janusz a été torturé, condamné et déporté en Sibérie. Une déclaration signée de sa femme, obtenue sous la torture, a scellé son destin.
Jim Sturgess raconte : "Tous les membres du groupe ont une raison de vouloir s’échapper, et mon personnage est un peu celui qu’ils attendaient pour prendre la fuite. Janusz est un garçon cultivé, mais c’est aussi un homme qui sait survivre dans la nature et trouver son chemin dans une forêt. Il est convaincu que leur évasion peut réussir et veut rentrer chez lui pour absoudre sa femme – il sait qu’elle souffre horriblement de l’avoir trahi. Il doit retrouver sa liberté pour la libérer de ses remords."
Janusz est accompagné d’un ingénieur américain taciturne, M. Smith, incarné par Ed Harris, et d’un Russe violent et imprévisible, Valka, interprété par Colin Farrell. Valka appartient au redoutable groupe des criminels de droit commun, les "urkis", qui avaient l’autorisation de commander et de brutaliser les prisonniers politiques dans les goulags.
Colin Farrell commente : "Le goulag était une micro-société hiérarchisée régie par la peur et l’intimidation. Les urkis avaient une certaine forme d’éthique, mais elle était très dure et violente. Les gardes vivaient dans des conditions affreuses qui n’étaient pas vraiment meilleures que celles des prisonniers, et la paperasserie était un véritable cauchemar. Plus ils pouvaient confier aux urkis le contrôle de certains éléments du système, mieux c’était pour eux.» L’acteur ajoute : "Mon personnage, Valka, est un orphelin qui a grandi dans la rue et a passé la plus grande partie de sa vie enfermé dans différentes institutions. Il sait très bien se débrouiller dans un goulag, mais il aime jouer aux cartes, et malheureusement il a beaucoup perdu. Les dettes énormes qu’il a accumulées lui font craindre des représailles."
Quand il entend parler de l’évasion qui se prépare, Valka offre ses services à Janusz, qui accepte de le laisser rejoindre le groupe – une décision que M. Smith considère comme "un pacte avec le diable". Énigmatique et silencieux, M. Smith est venu en Russie avec son fils pour travailler sur le métro de Moscou. Arrêté en pleine nuit, il a été déporté en Sibérie.
Ed Harris raconte : "Avec ce film, j’ai découvert que durant la Grande Dépression, des offres d’emplois en Russie sont parues dans les journaux américains. Des milliers d’Américains ont fait le voyage pour trouver un emploi, et lorsqu’ils sont arrivés, les Russes ont confisqué leurs passeports et les ont obligés à devenir des citoyens soviétiques pour obtenir du travail. Quand les purges ont commencé, ils ont demandé de l’aide à l’Ambassade américaine qui leur a répondu : "Désolés, vous avez abandonné votre citoyenneté, nous ne pouvons plus rien faire pour vous." Ils se sont retrouvés pris au piège. Les historiens estiment que 7000 Américains ont disparu dans les goulags." |
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Les acteurs face au scénario |
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Colin Farrell a été le premier acteur à lire le scénario. Deux aspects de l’histoire l’ont immédiatement captivé.
Il raconte : "J’ai été frappé par la vie dans les goulags, par la façon dont les prisonniers subsistaient et coexistaient – et encore plus par le rythme de ce voyage. Ces personnages doivent continuer de marcher pour rester en vie, et ce mouvement continuel m’a fasciné. J’étais heureux que Peter Weir ait décidé de mettre en scène cette histoire parce que c’est un réalisateur rare qui choisit ses projets avec un soin extrême, en leur insufflant quelque chose de très humain même si ce sont des superproductions. Pourtant, au départ, je ne me voyais pas vraiment dans les rôles de Janusz ou de Valka. Je voyais Valka comme un faible, même s’il est dangereux et violent. En relisant l’histoire, j’ai compris sa place dans le groupe, même s’il reste un peu en dehors. Il incarne quelque chose de plus grand que lui, l’hypocrisie et l’échec de ce système corrompu et dictatorial. J’ai alors compris que l’histoire était bien plus que la somme de ses parties, et j’ai espéré que Peter Weir me donne la chance de jouer dans son film."
Jim Sturgess a lui aussi été fasciné par l’histoire.
L’acteur confie : "Le scénario m’a vraiment stupéfait. Les choses que nous considérons comme acquises et naturelles trouvent une importance et une résonnance dramatique énormes dans cet environnement. Par exemple, manger de la viande pour la première fois depuis des semaines, ou trouver de l’eau. Pour nous c’est dérisoire, mais pour eux c’est une question de vie ou de mort. Cela remet nos vies en perspectives."
Jim Sturgess, jeune acteur en pleine ascension, a rencontré Peter Weir pour la première fois dans un hôtel à Londres, après un tournage de nuit pour le film Heartless. L’acteur se souvient : "Je devais ressembler à un mort-vivant. J’étais à cran, je n’avais pas dormi et je n’étais pas vraiment préparé à le rencontrer." Conscient de ne pas avoir fait la meilleure impression, Jim Sturgess décida, comme son personnage, de reprendre les choses en main. Après s’être filmé en train de jouer quelques scènes, il envoya la vidéo à Peter Weir avec une lettre personnelle. Il raconte : "Je ne voulais pas rater l’occasion de travailler avec Peter Weir, j’ai donc pris ma caméra et mon stylo. Peu après, il m’a téléphoné et il m’a offert le rôle. J’ai dû le remercier une bonne cinquantaine de fois !"
Ed Harris, qui avait déjà travaillé avec Peter Weir sur The Truman Show, déclare : "J’ai tout de suite accepté de collaborer à nouveau avec Peter parce que je savais qu’il était parfaitement capable de raconter cette histoire dont les personnages sont dépouillés de leurs prétentions. Ils vivent complètement dans l’instant. Ils inspirent, expirent, posent un pied devant l’autre et recommencent." |
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Reconstituer le cauchemar |
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Le souci de réalisme se retrouve aussi dans les décors et les extérieurs. Le goulag a été reconstitué grandeur nature dans les studios Boyana en Bulgarie. Le chef décorateur John Stoddart, qui était à la retraite, a accepté de revenir pour travailler sur ce projet. Il a d’abord créé plusieurs maquettes pour trouver un modèle satisfaisant.
Il explique : "J’ai commencé avec un agencement en grille que Peter n’a pas aimé parce que cela ressemblait trop aux camps de concentration allemands. Il m’a alors montré des documents sur lesquels on voyait que les goulags soviétiques avaient un plan moins structuré. Les prisonniers les construisaient eux-mêmes parfois en plusieurs étapes, et sans aucun plan. Comme les détenus avaient besoin d’un abri très rapidement, ils fabriquaient de nouvelles baraques avec une charpente très rudimentaire couverte de toile, qu’ils remplaçaient ensuite par du bois."
La Bulgarie a été recommandée au producteur Duncan Henderson par la productrice associée Roee Peled, qui y avait déjà tourné plusieurs films. L’été précédent, les cinéastes s’étaient lancés dans un vaste repérage des lieux de l’histoire – la Mongolie, le désert de Gobi, la Russie et la Chine – qui se sont révélés impraticables d’un point de vue logistique, technique et politique. La Bulgarie, avec ses forêts immenses, ses montagnes, ses plaines et ses studios à Sofia, devint donc une option intéressante.
Au mois de juillet 2008, Duncan Henderson contacta Peter Weir, qui venait de faire passer des auditions à Berlin pour les rôles de Tamasz, Voss, Kazik et Zoran, pour lui demander de venir à Sofia visiter les studios Boyana. Le réalisateur fut aussitôt convaincu, et en quelques jours le studio devint la base de production du film.
Le régisseur général Michael Meehan raconte : "La richesse visuelle et le potentiel géographique de la Bulgarie permettent de simuler la Sibérie, la steppe russe, la Mongolie du Nord et même le Tibet. Peter Weir savait exactement ce qu’il recherchait parce qu’il avait retenu énormément d’informations et de nuances émotionnelles durant ses repérages en Russie, en Mongolie et en Chine. L’attention qu’il porte aux détails est remarquable, et il a été capable de traduire toutes les choses qu’il a vues, entendues et ressenties durant ce voyage dans les décors, les accessoires, les extérieurs, l’histoire et tous les éléments du film." |
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Une aventure au coeur de l'histoire |
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La production de Les Chemins De La Liberté a été en elle-même un voyage difficile. Les droits de la principale source d’inspiration du film, le roman de Slavomir Rawicz, "À marche forcée", qui a été publié en 1956 et traduit depuis dans 30 langues, avaient été optionnés par l’acteur et réalisateur Laurence Harvey – très connu dans les années 50-60, notamment grâce à ses rôles dans Les Chemins De La Haute Ville et Un Crime Dans La Tête et décédé en 1973. Warner Bros avait également envisagé d’en faire un film avec Burt Lancaster.
Au milieu des années 90, Joni Levin et son collaborateur, le producteur Keith Clarke, ont pris une option sur le roman auprès de l’acteur anglais Jeremy Child. Après une série de réengagements et d’échecs, Joni Levin et Keith Clarke achetèrent les droits du livre et l’envoyèrent à l’agence artistique CAA, où il attira l’attention de Peter Weir. Le cinéaste proposa alors de le mettre en scène.
Joni Levin se souvient : "Peter voyait le film exactement comme nous. Nous lui avons donc dit que nous étions prêts à attendre aussi longtemps qu’il le faudrait pour le faire avec lui."
Peter Weir consulta alors de nombreux documents appartenant pour la plupart à Keith Clarke, dont un documentaire de la BBC prouvant que l’histoire de Slavomir Rawicz a été en partie inventée ou basée sur les témoignages d’autres prisonniers. Pour en savoir plus, Keith Clarke a mené des recherches approfondies durant lesquelles il a longuement discuté avec les enfants de Slavomir Rawicz et consulté d’innombrables documents d’archives russes, indiens, anglais, néo-zélandais, polonais, australiens, ainsi que certains venant des pays baltes et du Hoover Institute en Californie.
Keith Clarke raconte : "Les archives indiquent que Slavomir Rawicz a été un soldat polonais arrêté, torturé, condamné par les Russes et envoyé dans un goulag sibérien en marche forcée. Les archives indiquent aussi qu’il ne s’est pas évadé comme il le prétend dans le livre, mais qu’il a été amnistié."
Staline, qui a exilé en Sibérie 1,8 million de Polonais après avoir envahi leur pays, les a amnistiés dans l’espoir de créer une armée russo-polonaise pour combattre l’invasion allemande. Slavomir Rawicz n’a pas marché de la Sibérie jusqu’en Inde, mais jusqu’au Moyen-Orient, afin de rejoindre le regroupement des forces polonaises alliées avec l’armée anglaise. |
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Les goulags |
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Les goulags étaient des camps où étaient enfermés des "citoyens" prisonniers venus de tout l’empire soviétique, ainsi que des étrangers. Les camps du nord-est de la Sibérie, où sont détenus les héros du film, étaient les plus redoutés et les plus mortels, la température descendant l’hiver jusqu’à - 50°C.
Créé au XIXe siècle, le système carcéral sibérien est rapidement devenu célèbre sous le nom "goulag" (un acronyme pour Glavnoïe OUpravlenie LAGuereï – direction principale des camps de travail forcé). En 1910, il comptait plus d’un million de prisonniers. Après la prise de pouvoir des communistes, des milliers de camps supplémentaires ont été construits et les conditions de vie des prisonniers se sont dégradées.
Ironiquement, les "Ouvriers de la Révolution" ont transformé les prisons en véritable camps d’esclaves. En plus des crimes de droit commun et des dissidents politiques, les péchés passibles de déportation au goulag étaient nombreux et variés : être trop "individualiste", manquer de respect envers un responsable communiste, avoir voyagé à l’étranger, pratiquer la religion, être en retard au travail plus de trois fois, et une interminable liste de "crimes" pouvait vous conduire dans ces camps. Et les "coupables" n’étaient pas les seuls à souffrir. Leur famille et leurs proches étaient souvent punis avec eux. Arrestations en pleine nuit, torture, enfermement, confessions forcées et déportation par le train ou en marche forcée, étaient les méthodes habituelles.
Quand l’économie de l’URSS est devenue plus dépendante du travail forcé – la plupart des mines et des grands travaux industriels, comme le canal Moscou-Volga, employaient des prisonniers – la liste des "délits" passibles du goulag s’est encore allongée. Les Soviétiques n’ayant pas tenu de registres très précis, le nombre exact des prisonniers et des morts à l’intérieur des goulags est difficile à déterminer. Anne Applebaum, dans son livre qui lui a valu le prix Pulitzer, "Goulag : une histoire", estime que 18 millions de prisonniers sont allés au goulag et près de 5 millions n’en sont jamais revenus. D’autres sources donnent des chiffres encore plus importants.
La Hoover Institution de Stanford, où les cinéastes ont mené de précieuses recherches, archive actuellement des milliers de dossiers du KGB rendus publics en 1999. Ils indiquent que la durée de vie moyenne d’un prisonnier était d’un hiver, que 12 % des 195 millions d’habitants du pays ont été incarcérés, et que la bureaucratie des goulags a été un des plus gros employeurs d’Europe. Malgré des oeuvres majeures comme "L’Archipel du Goulag" d’Alexandre Soljénitsyne, le livre d’Anne Applebaum, et plus récemment "La Maison des Rencontres" de Martin Amis, les horreurs des goulags soviétiques restent un sujet encore très largement inexploré, peut-être parce que l’ampleur des violences et des morts est difficilement imaginable, et encore moins compréhensible. L’équivalent des populations additionnées de New York, Londres et Paris a été envoyé au goulag pour travailler comme des esclaves, souffrir – et pour beaucoup, mourir.
Même pendant la Seconde Guerre mondiale, durant laquelle l’Union Soviétique s’est battue contre les forces allemandes, Staline a continué d’arrêter 10 000 personnes par semaine, ajoutant au nombre des morts au combat celui de nombreux innocents dans les goulags. Alors que des millions de Soviétiques mourraient armes à la main, de faim ou de maladie, plusieurs millions mouraient aussi dans les goulags. |
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Les Chemins de la Liberté, le nouveau Peter Weir |
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On était plus ou moins sans nouvelles de l'australien Peter Weir depuis Master and Commander : de l'autre côté du monde sorti en 2003.
7 ans sans le moindre petit film d'un des réalisateurs majeurs de notre époque. On lui a bien prêté quelques projets mais aucun n'a vraiment abouti jusqu'à ce que soit confirmée l'année dernière la mise en chantier de the Way Back qui sortira chez nous sous le titre les Chemins de la Liberté. Il s'agit de l'adaptation des mémoires de Sławomir Rawicz éditées dans le roman best-seller À Marche Forcée.
Présenté au festival de Telluride en septembre dernier, les Chemins de la Liberté se dévoilent enfin à travers une première bande annonce au ton épique.
Pour son grand retour Peter Weir a choisi d'illustrer cette incroyable histoire d'une évasion des goulags soviétiques au début des années 40, un voyage de 6 compagnons à travers la Mongolie, le Tibet et l'Himalaya pour rejoindre l'Inde, terre d'asile alors sous le contrôle des britanniques.
10000 kilomètres parcourus à pied, une longue marche pour la liberté de ces hommes venus de tous horizons et possédant chacun leurs lourds secrets.
Une grande aventure humaine tirée d'un fait bien réel et qui s'annonce comme un récit épique dans la lignée des grandes fresques hollywoodiennes dont Peter Weir a toujours été friand. |
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Source : excessif |
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tout le cine - Anne Charlotte Waryn |
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Les Chemins de la liberté : l'humanité rêvée de Peter Weir
On attendait avec impatience le retour de Peter Weir ( The Truman Show, Le Cercle des poètes disparus), 6 fois nominé aux Oscars et habitué des récompenses. Avec un casting plutôt éclectique, rassemblant Colin Farrell, Jim Sturgess et des acteurs suédois, roumains et allemands, Peter Weir nous entraîne pour une balade de 2h à travers la toundra sibérienne, le désert de Gobi, l'Himalaya... Résultat : une "marche forcée", adaptée du livre autobiographique de Slavomir Rawicz, et des retrouvailles (...).
Je marche, donc je suis
En 1939, tandis qu'Hitler et Staline convoitent tous deux la Pologne, les "ennemis du peuple soviétique" sont envoyés dans un goulag au fin fond de la Sibérie. Soit, les polonais comme Janusz (Jim Sturgees, vu dans Deux soeurs pour un roi et Across the Universe), accusé, d'espionnage par sa propre femme, les brigands comme Valka (Colin Farrell), ou encore les étrangers comme Mr. Smith ( Ed Harris), américain venu en Russie pour travailler sur le métro de Moscou. C'est dans ce "camp de travail", que les différents protagonistes de l'épopée vont se rencontrer. Mais le film ne s'attarde pas vraiment sur cet aspect, et le passage au goulag fonctionne comme un prologue, avant la fuite des personnages et leur "marche vers la liberté". Quelques scènes suffiront donc à nous plonger dans l'ambiance : le discours de l'officiel russe en charge du camp, présageant que le véritable périple est encore à venir ("La Sibérie est votre prison. La nature, ici, est impitoyable") et le portrait d'une hiérarchie interne aux prisonniers, les plus faibles, aveugles pour cause de malnutrition, soumis au groupe de tueurs dont Valka fait partie.
Si la principale qualité de Janusz est la bonté (trait que l'on ne manque pas de nous rappeler), le jeune héros parviendra à s'échapper du camp et à fédérer, autour de lui, tout une bande de fugitifs. Leader incontestable, car étant le seul à se repérer dans la nature, il mènera ses compagnons jusqu'à un territoire libre du joug soviétique : l'Inde. Périple oblige, il y aura des morts, des amitiés se noueront, une nouvelle recrue arrivera, et chaque nouveau paysage apportera son lot de fléaux. On ne se risquera pas à débattre de la définition du communisme selon Peter Weir, mais la scène finale témoigne de la pensée du réalisateur (...).
Héros, trop héros
"J'ai l'impression que tout ce que j'ai pu faire avant n'a fait que me préparer à cette histoire et à cette fresque humaine inspirée d'une histoire vraie", dixit Peter Weir. Or la "fresque humaine" devient rapidement le portrait d'une humanité héroïque, endurant toutes les souffrances pour recouvrer la liberté : les paysages se déploient de manière majestueuse, les hommes, seuls, semblent insignifiants. Si le rapport entre l'homme et la nature fait songer au cinéma de David Lean, l'attention porté à cet exil, lui, pare Janusz et ses disciples d'une aura de Moïse à la recherche de la Terre promise. Une recherche éprouvante (...). |
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Source : toutlecine |
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films nonutc |
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De la Sibérie à l’Inde, l’incroyable cavale de six hommes évadés d’un goulag
Ce qui reste d’abord en mémoire à la sortie de la projection, ce sont ces images grandioses censées représenter le désert de Gobi, les pentes de l’Himalaya et les lacs gelés de Russie (même si tournées en Inde, en Bulgarie et au Maroc) qui font des Chemins de la liberté un des films les plus dépaysants qui soient. Le dépaysement fut un des premiers pouvoirs du cinéma et c’est un pouvoir quelque peu oublié à l’heure du cinéma numérique. C’est une joie simple, méprisée des critiques se prenant au sérieux pour qui il sera très facile de moquer le film « sponsorisé par National Geographic »…Et pourtant… si aujourd’hui j’aime profondément des chefs d’oeuvre aussi divers que La captive aux yeux clairs, Capitaine de Castille ou Le fleuve, c’est que chacun à sa façon a su m’immerger dans une contrée parfaitement étrangère à mon quotidien. Le temps de projection équivalait alors à un voyage par procuration. Vous me rétorquerez qu’à ce compte-là, les documentaires sur le Serengeti projetés en Imax à la Géode sont des chefs d’oeuvre absolus du cinéma. Certes j’ai beaucoup d’estime et une certaine tendresse pour ces films mais ce qui rend Les chemins de la liberté supérieur, c’est qu’il raconte une histoire selon la vision d’un auteur: Peter Weir.
Ici, le voyage par procuration n’interfère pas avec la narration : il en est l’expression puisque le film relate un extraordinaire périple. Comme le montrent les nombreux plans d’ensemble avec les personnages harmonieusement intégrés au décor, l’humain est au centre de la mise en scène de Peter Weir. L’Australien a beau chanter, grâce notamment à sa maîtrise toute classique du Cinémascope, la beauté et l’immensité de la Nature, jamais il ne ravale l’homme au rang d’un brin d’herbe (ce qui le différencie de Terrence Malick).
C’est que Les chemins de la liberté est un film humaniste au sens classique - et pour ainsi dire désuet - du terme. Il célèbre les capacités physiques, intellectuelles et morales de l’homme lui permettant de survivre dans les environnements les plus inhospitaliers qui soient. Peter Weir montre les comportements bestiaux des évadés littéralement affamés mais aussi les gestes de solidarité les plus inattendus. Le discours n’est pas niais car aucun aspect de la réalité ne semble éludé pour le soutenir.
Le scénario ne s’éloigne guère de son axe principal qui est la survie des évadés et la caractérisation psychologique de ces derniers est très ténue. Elle n’en est pas moins juste. Un plan, une scène, une idée suffisent au cinéaste pour exprimer la vérité profonde d’un personnage. Je pense à ce sublime plan où, à bout de forces, l’un des hommes prend la jeune fille tombée dans ses bras. Il n’en faut pas plus au metteur en scène pour suggérer tout l’amour qui unit ces deux protagonistes. La scène où l’évadé joué par Colin Farrell déclare son adoration pour Staline montre que le classicisme du film - vous l’aurez compris, Les chemins de la liberté est un parangon de classicisme, Peter Weir s’impose ici en héritier de David Lean - n’a rien de convenu.
(...) Les chemins de la liberté est un grand film d’aventures : simple, beau et ample (...) |
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Source : films.nonutc |
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cinenews - Ruben Nollet |
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Les héros historiques de The Way Back suscitent l'admiration et impressionnent. Jusqu'au film dans lequel ils déambulent dans une promenade de santé
Bien qu'on soit loin d'être sûr que The Way Back soit bien basé sur des faits réels, ce fut une question de temps pour que quelqu'un adapte cette histoire à l'écran. Tous les ingrédients que les gens attendent s'y retrouvent : des personnages attachants qui se retrouvent dans des situations atroces, des méchants qui ne doutent de rien, des personnages qui ne s'avèrent pas si méchants qu'ils n'y paraissent, de vastes paysages à faire rêver, des circonstances effrayantes et saisissantes, un défi improbable et surtout une fin heureuse. (...) |
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Source : cinenews |
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