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Titre
original |
The King's Speech |
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Titre français |
Le Discours d’un Roi |
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Réalisation |
Tom Hooper |
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Scénario |
David Seidler |
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Interprétation |
Colin Firth (Le Roi George VI), Helena Bonham Carter (La Reine Elizabeth), Derek Jacobi (L'Archevêque Cosmo Lang), Robert Portal (Ecuyer), Richard Dixon (Secrétaire Particulier), Paul Trussell (Chauffeur pour la maison Windsor ), Adrian Scarborough (Animateur Bbc), Andrew Havill (Robert Wood), Charles Armstrong (Technicien de la BBC), Roger Hammond (Dr. Blandine Bentham), Geoffrey Rush (Lionel Logue), Calum Gittins (Laurie Logue), Jennifer Ehle (Myrtle Logue), Dominic Applewhite (Valentine Logue), Ben Wimsett (Anthony Logue), ... |
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Musique |
Alexandre Desplat |
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Photographie |
Danny Cohen |
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Pays |
Royaume-Uni, Australie |
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Année |
2010 |
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Durée |
1h58’ |
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Genre |
Drame, Historique |
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Distributeur |
Paradiso Films |
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Cote |
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Site officiel Anglais / Fanrçais |
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Bande annonce |
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Affiche 01 / 02 / 03 / 04 / 05 / 06 |
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Dossier de presse |
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Feuillet du film distribué aux séances |
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La projection aura lieu à IMAGIX - Mons - Plan d'accès |
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Le jeudi 03 février 2011 |
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Le film est projeté en version originale anglaise sous-titrée en français |
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Le film est projeté sans entracte ni publicité |
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Les séances : |
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- 17h00 et 20h00
avec présentation et feuillet sur les films à
chaque séance
- 14h30 et 22h30
sans présentation et feuillet sur les films à
chaque séance
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Acclamé à Toronto en 2010, accueilli avec tous les honneurs - emballement public et unanimité de la presse - au dernier Festival du Film de Londres, lauréat de 7 Nominations aux Golden Globes 2011, le nouveau film de Tom Hooper plante son décor dans l’Angleterre de l’entre deux- guerres et de la cour du roi George VI.
Le film raconte l'histoire vraie et méconnue du père de l'actuelle Reine Élisabeth. Celui-ci va devenir, contraint et forcé, le Roi George VI, suite à l’abdication de son frère Édouard VII. D'apparence fragile, incapable de s'exprimer en public, considéré par certains comme inapte à la fonction, George VI affrontera son handicap grâce au soutien indéfectible de sa femme et surmontera ses peurs grâce à un thérapeute du langage aux méthodes peu conventionnelles. Sa voix retrouvée, il réussira à convaincre le peuple anglais de déclarer la guerre à Hitler.
Prix du public au Festival International Du Film De Toronto 2010, la distinction la plus convoitée de l'événement.
7 nominations aux Golden Gobes 2011, notamment dans les catégories Meilleur Drame, Meilleur Réalisateur et Meilleur Acteur (Colin Firth).
Ainsi que 6 autres Récompenses et 18 Nominations dans divers Festivals et Cérémonies. |
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Festival International Du Film De Toronto 2010 |
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- Prix du public (Cadillac People's Choice Award) décerné à The King’s Speech
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British Independent Film Awards 2010 |
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- Récompense du meilleur acteur décernée à Colin Firth
- Récompense du meilleur scénario décernée à David Seidler
- Récompense du meilleur acteur de second rôle décernée à Geoffrey Rush
- Récompense de la meilleure actrice de second rôle décernée à Helena Bonham Carter
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Golden Globes 2011 |
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- Récompense du meilleur acteur principal décernée à Colin Firt
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Producers Guild of America Awards 2011 |
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- Récompense de la meilleure production (The Darryl F. Zanuck Award) pour un long métrage destiné au cinéma décernée à Iain Canning, Emile Sherman, Gareth Unwin
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Directors Guild of America Awards 2011 |
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- Récompense du meilleur réalisateur décernée à Tom Hooper pour The King’s Speech
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Screen Actors Guild Awards 2011 |
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- Récompense de la meilleure distribution de casting décernée à Anthony Andrews, Helena Bonham Carter, Jennifer Ehle, Colin Firth King, Michael Gambon, Derek Jacobi, Guy Pearce, Geoffrey Rush & Timothy Spall
- Récompense de la meilleure interprétation dans un rôle principal décernée à Colin Firth
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Academy Awards (Oscars) 2011 |
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- The King's Speech nominé dans la catégorie du Meilleur film
- Colin Firth nominé dans la catégorie du Meilleur acteur principal
- Geoffrey Rush nominé dans la catégorie du Meilleur acteur dans un second rôle
- Helena Bonham Carter nominée dans la catégorie de la Meilleure actrice dans un second rôle
- Eve Stewart & Judy Farr nominés dans la catégorie des Meilleurs décors
- Danny Cohen nominé dans la catégorie de al Meilleure photographie
- Jenny Beavan nominé dans la catégorie des Meilleurs costumes
- Tom Hooper nominé dans la catégorie du Meilleur réalisateur
- Tariq Anwar nominé dans la catégorie du Meilleur montage
- Alexandre Desplat nominé dans la catégorie de la Meilleure bande originale
- Paul Hamblin, Martin Jensen and John Midgley nominés dans la catégorie du Meilleur mixage sonore
- David Seidler nominé dans la catégorie du Meilleur scénario original
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Orange British Academy Film Awards (BAFTA Awards) 2011 |
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- Iain Canning, Emile Sherman, Gareth Unwin nominés pour le Meilleur film
- Tom Hooper, David Seidler, Iain Canning, Emile Sherman, Gareth Unwin nominés pour le Meilleur film britannique
- Tom Hooper nominé pour le Meilleur réalisateur
- David Seidler nominé pour le Meilleur scénario original
- Colin Firth nominé pour le Meilleur acteur dans un rôle principal
- Geoffrey Rush nominé pour le Meilleur acteur dans un rôle secondaire
- Helena Bonham Carter nominée pour la Meilleure actrice dans un rôle secondaire
- Alexandre Desplat nominé pour la Meilleure musique de film
- Danny Cohen nominé pour la Meilleure Photographie
- Tariq Anwar nominé pour le Meilleur Montage
- Eve Stewart & Judy Farr nominés pour la Meilleure Direction artistique
- Jenny Beavan nominé pour les Meilleur Costume
- John Midgley, Lee Walpole & Paul Hamblin nominés pour le Meilleur Son
- Frances Hannon nominée pour les Meilleurs Maquillage & Coiffure
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Broadcast Film Critics Association Awards 2011 |
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- Helena Bonham Carter, Geoffrey Rush, Colin Firth, Guy Pearce, Timothy Spall, Jennifer Ehle, Derek Jacobi & Michael Gambon nominés pour les Critics Choice Award for Best Acting Ensemble (Choiix du public pour le meilleur ensemble d'acteur)
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Independent Spirit Awards 2011 |
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- The King's Speech (Le Discours d’un Roi) nominé pour le meilleur film étranger
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London Critics Circle Film Awards 2011 |
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- Colin Firth nominé pour le meilleur acteur de l'année
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Anglais pure souche, Tom Hooper revendique ses origines avec fierté : "J'ai grandi à Londres et avec l'intime conviction que ce lieu était le meilleur au monde pour y tourner les séries dramatiques".
Il le prouve rapidement en réalisant quelques épisodes de la série "Byker Grove" qui connaît 18 saisons et dépeint le quotidien d'un groupe de jeunes british paumés bien avant que "Skins" s'attaque au sujet.
Il prend alors vite goût pour la télévision et participe à la réalisation de nombreux shows, dont "Cold feet", ou de téléfilms qui ne dépassent pas la Mer du Nord, où les thèmes abordés sont souvent identiques : le quotidien en dents de scie de citoyens anglais, classes sociales et ages confondus.
Puis le cinéaste s'attaque au biopics historiques en abordant la vie de la Reine Elisabeth I toujours dans un téléfilm inédit en France puis à celle de "John Adams" découpée en sept parties.
Ce nouveau genre lui donne envie de retranscrire en 2009 le livre de David Peace, The Damned United, sur la vie de l'entraîneur légendaire Brian Clough.
Pour le coup, il retourne au cinéma après y avoir goûté sans succès avec Red Dust, un drame politique sur fond d'apartheid où il fait jouer Hilary Swank.
En 2011, le réalisateur revient avec une nouvelle incursion dans l'Histoire de l'Angleterre, avec Le discours d'un Roi, où il dirige un casting d'acteurs prestigieux, avec notamment Colin Firth et Derek Jacobi.
Source : toutlecine
Toute la filmographie de Tom Hooper en tant que :
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moncinema cyberpresse - Sonia Sarfati |
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Le 11 décembre 1936, le roi Édouard VIII annonce qu'il abdique. Son frère cadet monte alors sur le trône. Celui que sa famille et ses amis appellent Bertie devient George VI. Il souffre d'un problème grave de bégaiement. Le poids des mots est, pour lui, énorme. Un homme l'aidera à trouver sa voix. Colin Firth, Geoffrey Rush et le réalisateur Tom Hooper se sont mis au service de cette histoire qui est, avant tout, celle d'une singulière amitié.
Rencontre avec les trois piliers de The King's Speech
Tout a commencé, en Angleterre, par l'entêtement d'une mère au jugement sûr; et, en Australie, par un paquet enrobé de papier brun abandonné sur le pas d'une porte.
"Ma mère est arrivée de la lecture publique d'une pièce de théâtre parlant de la relation entre George VI et son orthophoniste australien en me disant: "Tu dois lire ça, c'est ton prochain film." J'ai placé le manuscrit sur une pile de dossiers non prioritaires. Elle m'est revenue quelques semaines plus tard et m'a demandé ce que j'en avais pensé. J'ai senti qu'elle ne lâcherait pas le morceau, alors j'ai lu", raconte le réalisateur Tom Hooper (The Damned United, la minisérie John Adams), lors d'une entrevue qu'il a accordée à La Presse pendant le Festival international du film de Toronto.
Ce qu'il a lu? Une pièce de David Seidler relatant quelques années dans la vie du fils cadet du roi Édouard V, appelé Bertie par ses proches, père de celle qui deviendra Élisabeth II. L'histoire d'un homme qui ne recherchait pas les projecteurs, qui préférait l'ombre, la sécurité que lui procurait le quasi-anonymat. Parce que souffrant d'un grave problème de bégaiement. Le texte commençait d'ailleurs avec le discours d'ouverture de l'Exposition de l'Empire britannique de 1925, qu'il tente de prononcer. En vain. Dur coup du destin. Suivi, 10 ans plus tard, par le fait que son frère, devenu Édouard VI au début de l'année 1936, abdique par amour pour Wallis Simpson, Américaine et deux fois divorcée.
Bertie devient George VI. Il est le mari d'Elizabeth Bowes-Lyon. C'est elle qui le met en contact avec Lionel Logue, Australien de classe modeste, vaguement acteur, qui a conçu des techniques originales pour aider les bègues à surmonter leur handicap. Il y aura des vagues et des écueils. La pièce de théâtre suivait tout cela, et jetait les amarres au moment où George VI donne le plus important discours de son règne. À la radio. Celui où, en septembre 1939, il annonce que la Grande-Bretagne entre en guerre avec l'Allemagne.
Quelque chose, dans cette page d'histoire devenue The King's Speech, a trouvé écho en Tom Hooper. Entre autres parce que, né d'une mère australienne et d'un père anglais, élevé en Grande-Bretagne, il s'est longtemps senti différent, un peu "étranger", planté en équilibre au croisement de deux cultures. La relation entre Bertie et Lionel, tout à fait inusitée, l'a ainsi interpellé.
"Imaginez, un descendant de famille royale et un fils de brasseur, l'élite de la société anglaise et un Australien de classe moyenne, un représentant de l'Empire et un habitant d'une des colonies: tout séparait Bertie et Lionel. Pourtant, chacun d'eux a changé la vie de l'autre", a résumé Geoffrey Rush lorsque La Presse l'a rencontré dans un hôtel torontois.
L'acteur est entré en contact avec le texte de The King's Speech en le découvrant un matin sur la galerie de sa maison en banlieue de Melbourne, dans un sac de papier brun. "Une voisine l'avait laissé là à la demande d'une amie londonienne qui voulait produire la pièce et me voyait dans le rôle de Lionel. J'ai lu, par curiosité. J'ai aimé, mais je n'étais pas intéressé à jouer dans cette pièce. En fait, j'ai vu là une histoire extraordinaire qui pourrait faire un film formidable. Parce qu'un film permettrait les gros plans, c'est ce qu'il fallait à ce récit et que le théâtre ne pouvait lui donner."
Il a ensuite découvert que le réalisateur Tom Hooper était lié au projet, c'est-à-dire à une adaptation cinématographique de la pièce. "J'avais aimé sa manière, dans John Adams, de montrer l'humain au-delà des titres et des positions. Je savais qu'avec lui, The King's Speech ne serait pas une "histoire de palais" comme il y en a eu tant... quelques-unes dans lesquelles j'ai d'ailleurs joué, fait l'acteur avec humour. Je savais que Tom, que j'avais déjà rencontré à Los Angeles, saurait montrer à quel point l'environnement dans lequel Bertie a grandi, cette famille royale dysfonctionnelle, a eu sur lui un effet opprimant et débilitant."
C'est à partir de là que Geoffrey Rush a sérieusement envisagé d'incarner Lionel Logue. Assez, même, pour devenir producteur délégué du film en devenir. D'autant plus que, par coïncidence, le même nom figurait en haut de sa liste et au sommet de celle du réalisateur pour se glisser dans la peau de George VI: Colin Firth. "Je voulais un acteur qui puisse jouer l'Anglais avec réserve, pas la caricature de l'Anglais, indique le réalisateur. Colin a cette réserve, cette distinction. Et, comme Geoffrey, c'est... je dirais, un "acteur de la Renaissance". Ils sont tous deux très brillants et ils ont une formidable intelligence du texte."
Ce qui n'empêcha pas Colin Firth d'avoir, dans un premier temps, hésité à accepter le rôle. "J'avais déjà interprété un rôle semblable et je n'aime pas refaire les mêmes choses", a-t-il indiqué quand La Presse l'a rencontré lors du TIFF. Le rôle semblable, dans le téléfilm Tumbledown, était celui d'un soldat blessé à la tête lors de la guerre des Malouines qui, paralysé du côté gauche, devait tout réapprendre - entre autres à parler. Mais, bon, il a lu le scénario, a découvert une histoire qu'il connaissait peu: "Vous savez, les Anglais ne s'intéressent pas plus à la famille royale que les Canadiens, sourit-il. Nous connaissons tous l'histoire de l'abdication d'Édouard VIII, mais celle des problèmes d'élocution de Bertie? Pas vraiment, ou à peine."
Il a donc été harponné par le sujet. "Et, surtout, par l'histoire de cette amitié entre deux hommes qui ne pouvaient être plus différents l'un de l'autre. En particulier à cette époque où le protocole entourant la famille royale était incroyablement restrictif. On démarre avec cette scène où Bertie et Lionel discutent de la manière dont ils vont s'appeler l'un autre et comment ils vont agir l'un avec l'autre... et on les suit dans l'évolution de cette relation qui va pour ainsi dire en faire des frères. C'est une belle trame narrative."
Ne restait qu'à la rendre à l'écran. Le "vrai" travail a alors commencé pour le trio. |
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Source : moncinema |
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tout le cine |
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Un acteur royal
A noter que l'acteur Michael Gambon, qui joue ici le roi George V, avait interprété en 2003 le roi Edward VII dans la minisérie The Lost Prince.
Un titre éloquent
Le titre du film renvoie en effet aux problèmes d'élocution du futur roi. En effet, a développé un bégaiement qui a duré de nombreuses années. Il a également été contraint d'écrire avec sa main droite alors qu'il était naturellement gaucher. |
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Source : toutlecine |
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cinenews |
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Le film, signé par le réalisateur Tom Hooper avec Colin Firth, Geoffrey Rush et Helena Bonham Carter dans les rôles principaux, a décroché le Prix du Public. Le Prix du Public est la plus grande distinction décernée à Toronto, un festival sans prix du jury.
Ce très convoité prix du public fut, pour de nombreux films tels que Slumdog Millionaire et Precious, la première étape vers la consécration des Oscars. |
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Source : cinenews |
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Le Discours d’un Roi prédomine dans la liste des nominés aux BAFTA AWARDS 2011 |
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Avec 14 nominations, Le Discours D'Un Roi domine les nominations des BAFTA. Ce film a valu un Golden globe à Colin Firth pour son interprétation éblouissante en roi bègue. Ce drame historique a déjà récolté le Prix du public au dernier Festival de Toronto et récolté cinq prix aux British Independent Film Awards de Décembre 2010.
En effet ce 18 janvier 2011 Les "Orange British Academy Film Awards (l'Académie britannique des Arts de la Télévision et du Cinéma )" plus connus sous le nom de BAFTA Awards, l ’équivalent britannique des Oscars américain a intégré le long-métrage dramatique porté par Colin Firth dans quatorze catégories (sur les dix-neuf possibles). Le nouveau film de Darren Aronofksy, "Black Swan", suit avec ses douze nominations. Le trio de tête est complété par "127 Heures" et "True Grit", ex aequo avec huit citations chacun. "The Social Network" est en quatrième place avec ses six nominations. Les récompensés dans chaque catégorie seront connus lors de la cérémonie du 13 février qui se déroulera au Royal Opera House de Londres.
Voici la liste des catégories pour lesquelles le film est nominé aux BAFTA, en attendant le 25 Janvier celles des Oscars.
- Iain Canning, Emile Sherman, Gareth Unwin nominés pour le Meilleur film
- Tom Hooper, David Seidler, Iain Canning, Emile Sherman, Gareth Unwin nominés pour le Meilleur film britannique
- Tom Hooper nominé pour le Meilleur réalisateur
- David Seidler nominé pour le Meilleur scénario original
- Colin Firth nominé pour le Meilleur acteur dans un rôle principal
- Geoffrey Rush nominé pour le Meilleur acteur dans un rôle secondaire
- Helena Bonham Carter nominée pour la Meilleure actrice dans un rôle secondaire
- Alexandre Desplat nominé pour la Meilleure musique de film
- Danny Cohen nominé pour la Meilleure Photographie
- Tariq Anwar nominé pour le Meilleur Montage
- Eve Stewart & Judy Farr nominés pour la Meilleure Direction artistique
- Jenny Beavan nominé pour les Meilleur Costume
- John Midgley, Lee Walpole & Paul Hamblin nominés pour le Meilleur Son
- Frances Hannon nominée pour les Meilleurs Maquillage & Coiffure
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Notes de production |
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Une histoire méconnue
Lorsque le réalisateur Tom Hooper s'est attelé au projet du Discours d'un roi, il ne connaissait pas bien l'histoire de George VI. "C'est un homme qui n'aurait jamais cru une seconde qu'il deviendrait roi et qui s'attendait à mener une vie tranquille," explique-t-il. "Et puis, un jour, son frère aîné Edouard VIII abdique pour épouser une Américaine. Il est alors intronisé roi d'Angleterre, mais il souffre d'un terrible bégaiement, au moment même où la radio s'impose comme un média de masse : du jour au lendemain, il doit s'adresser aux 58 pays qui composent l'Empire britannique, soit un quart de la population mondiale. Et pour être roi, il faut être un bon orateur doublé d'un excellent comédien. Il a non seulement dû s'exprimer avec clarté, mais être un modèle pour son pays, d'autant plus que la Seconde guerre mondiale approchait…"
Helena Bonham Carter, qui campe Elizabeth, épouse de George VI, renchérit : "Le film offre un point de vue inédit sur ce pan de l'histoire de l'Angleterre. J'avoue que j'ignorais complètement le parcours de George VI. C'est l'histoire d'un homme qui devient roi malgré lui, mais qui prend bien la mesure de ses responsabilités. A l'inverse, mon personnage est une professionnelle de la vie publique qui avait le tempérament nécessaire à sa fonction. Elle a su donner au roi confiance en lui : ils étaient parfaitement complémentaires."
Pour le cinéaste, il s'agit d'une histoire dans laquelle beaucoup de monde peut se reconnaître. "Je crois que nous souffrons tous de blocages qui nous inhibent dans notre vie de tous les jours," poursuit-il. "Qu'il s'agisse de timidité, ou de manque de confiance en soi en raison de notre physique, de notre intelligence ou de nos origines sociales, on se bat au quotidien pour surmonter ces complexes – tout comme George VI s'est battu pour vaincre son handicap."
Colin Firth, qui interprète le roi, ne connaissait pas davantage cet épisode de l'histoire de son pays : "Je me souvenais vaguement de la crise suscitée par l'abdication d'Edouard VIII," dit-il. "Ma mère m'avait raconté que son successeur souffrait de bégaiement. Elle m'avait dit qu'il n'était pas considéré comme charismatique, qu'il était très timide, et maladroit et que son bégaiement en était sans doute à l'origine. Quand il est arrivé au pouvoir, le peuple était très sceptique sur sa légitimité à régner. Mais il s'est montré volontaire et a fait preuve d'humilité et d'un grand sens du devoir : il estimait qu'il était au service de son pays, et non pas qu'il pouvait jouir de ses privilèges. Le peuple lui en a su gré et a été très ému par ses efforts."
"Le plus extraordinaire, c'est que s'il était né dix ans plus tôt ou dix ans plus tard, rien de tout cela ne serait arrivé," continue-t-il. "Car une décennie plus tôt, personne ne s'exprimait à la radio et, dix ans plus tard, on avait les moyens d'enregistrer la voix et de faire du montage. Mais à l'époque du règne de George, il fallait s'exprimer en direct et se montrer convaincant. Une situation d'autant plus éprouvante pour lui que ses deux grands ennemis politiques, Hitler et Mussolini, savaient parfaitement se servir de la radio pour galvaniser les foules."
Une histoire personnelle
Si le film retrace un épisode historique, il n'en a pas moins des résonances personnelles. Tom Hooper l'explique : "Le scénariste David Seidler est né en 1937 et souffrait d'un redoutable bégaiement quand il était gamin. Il a suivi plusieurs séances d'orthophonie dans les années 40, en Angleterre et aux Etats-Unis. Du coup, c'est lui qui nous a raconté que la 'technique des jurons' était utilisée à l'époque, si bien qu'on l'a introduite dans une des scènes, même si on ne peut pas savoir avec certitude si le roi l'a vécu. C'était donc un scénario très intime pour David."
Geoffrey Rush, qui incarne Lionel Logue, orthophoniste du roi, confirme : "George VI est devenu un véritable héros pour David Seidler. Il a compris que le roi avait réussi à surmonter partiellement son bégaiement et il s'est dit que s'il y était arrivé, il pouvait le faire, lui aussi. C'est pour cela qu'il a voulu écrire cette histoire qui lui tenait tant à coeur."
Suite d'heureux hasards
Tom Hooper a découvert la pièce dont s'inspire le film par le plus grand des hasards. "Ma mère a été invitée, fin 2007, à la lecture d'une pièce qui n'avait pas été montée dans un petit théâtre alternatif : il s'agissait de The King's Speech," raconte-t-il. "En sortant, elle m'a appelé et m'a dit, 'Je crois que j'ai trouvé le sujet de ton prochain film.' J'ai souri et je lui ai dit que j'allais le lire. Mais la pièce est restée plusieurs semaines sur ma pile de scénarios que m'envoyait mon agent. Au bout de quatre mois, j'ai fini par le lire et j'ai rappelé ma mère pour lui dire, 'Tu as parfaitement raison. C'est mon nouveau film.' Le plus étonnant, c'est qu'aucun producteur, ni aucun agent, n'avait repéré ce texte formidable ..."
La manière dont Geoffrey Rush est arrivé sur le projet est aussi le fruit du hasard : une assistante d'origine australienne, qui travaillait pour le théâtre alternatif, connaissait l'adresse de l'acteur à Melbourne. Tandis qu'elle rentrait en Australie pour Noël, elle en a profité pour lui glisser la pièce dans sa boîte aux lettres, accompagnée d'un mot : "Vous ne nous connaissez pas, mais accepteriez-vous de lire cette pièce ?" Il l'a lue sans tarder et a appelé son agent pour lui dire que c'était un sujet formidable pour un film !
Plus extraordinaire encore, l'intrigue, qui évoque une amitié anglo-australienne, a trouvé une résonance particulière chez Tom Hooper. "Ma mère est australienne et mon père anglais," précise le cinéaste. "Je cherche depuis très longtemps à tourner un film qui parle des rapports culturels entre nos deux pays. Du coup, quand j'ai découvert The King's Speech, j'y ai vu des points communs avec mon propre parcours."
Lui-même d'origine australienne, Geoffrey Rush a vite été séduit par son personnage : "Ce n'est pas par patriotisme," note-t-il. "Ce que j'ai apprécié, c'est que le scénario pointe le fait que les Anglais aient une certaine condescendance pour les Australiens. Certes, le film se passe dans les années 30, mais je me souviens parfaitement que ma femme, d'origine australienne, avait été humiliée par son professeur de théâtre à cause de son accent. Et cela se passait dans les années 80 ..."
Fidélité à l'histoire
Tom Hooper était particulièrement soucieux de retranscrire les faits historiques avec la plus grande exactitude. "J'ai fait pas mal de recherches, et les comédiens aussi," signale-t-il. "J'ai beaucoup de respect pour l'histoire. Le plus extraordinaire, c'est que deux mois avant le tournage, on a retrouvé le journal intime de Lionel Logue dans son grenier, grâce à son petit-fils. Il n'avait jamais été publié. On a même découvert des informations sur la santé de George VI qui parlaient notamment de son problème de diaphragme. Le journal intime nous a beaucoup aidés dans l'écriture du personnage et des dialogues."
"La découverte du journal intime était inespérée," confirme Geoffrey Rush. "Au départ, j'ai bien cru que j'allais devoir me contenter d'une photo du véritable Lionel qu'on m'avait donnée. Mais quand j'ai lu le journal intime, j'ai mieux compris ses réflexions et le fonctionnement de son cerveau. Cela m'a même aidé à comprendre le cheminement mental qui l'amenait à formuler son diagnostic."
Colin Firth s'est, lui aussi, beaucoup documenté. "C'est la troisième fois que j'incarne un bègue," déclare-t-il. "Mais il ne faut pas croire qu'on peut se reposer sur son expérience en la matière. Pas du tout. Je suis reparti à zéro. C'est essentiellement en discutant avec David Seidler que j'ai pu travailler mon personnage. En effet, ce n'est pas tant le bégaiement que j'ai cherché à jouer que l'angoisse que cela peut générer. David m'a expliqué que ce handicap peut être un véritable enfermement : par exemple, à une époque, il s'interdisait tout simplement de commander du poisson au restaurant car il craignait de buter sur la lettre 'p'. Du coup, j'ai mieux compris la dimension héroïque de mon personnage qui réussit à s'affranchir de son infirmité." |
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Suite sur Comme au Cinema |
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L'avant-première française du film The King's Speech (Le Discours d’un Roi)
a eu lieu
sur les Champs-Élysées en présences des acteurs et du réalisateur du film.
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voir - Manon Dumais |
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The King's Speech, de Tom Hooper, s'immisce dans la vie privée des parents d'Élisabeth II en se penchant sur les problèmes d'élocution de George VI, dit Bertie.
Vous croyiez que la dynastie des Windsor n'intéressait plus personne depuis l'accident de la regrettée Diana, princesse du peuple ? Détrompez-vous !
Quelques mois avant que le prince William n'annonce officiellement son mariage avec la roturière Kate Middleton, The King's Speech, de Tom Hooper (The Damned United), remportait le Prix du public au Festival de Toronto. Eh oui, il semble bien que les problèmes d'élocution de George VI, père d'Élisabeth II, devenu roi lorsque son frère aîné Édouard VIII (Guy Pearce, élégant) abdiqua pour les beaux yeux de Wallis Simpson, aient touché le coeur des cinéphiles... et, qui sait, des académiciens puisqu'on prédit déjà que le film récoltera quelques mises en nomination pour la prochaine remise des Oscars.
Mettant en vedette Colin Firth, bouleversant dans le rôle du roi bègue, The King's Speech relate la surprenante histoire d'amitié entre le souverain surnommé Bertie et Lionel Logue, interprété avec finesse par Geoffrey Rush, acteur australien raté se faisant passer pour un spécialiste de la diction qui l'aida au cours de son règne à livrer des discours, dont celui diffusé sur les ondes de la BBC où il déclara la guerre à Hitler, avec la bénédiction de Churchill (Timothy Spall, caricatural).
Sujet oblige, l'ensemble possède des allures guindées, désuètes, rigides, comme s'il s'agissait d'une adaptation d'une pièce de théâtre où le metteur en scène n'aurait pas péché par excès d'imagination, mais grâce au grand talent des acteurs - on retrouve Helena Bonham Carter adorable en jeune reine mère -, The King's Speech parvient à toucher le spectateur tant les désarrois du souverain dépassé par ses nouvelles fonctions s'avèrent palpables. Étrangement, dans ce récit où la parole est reine, c'est lorsqu'ils se taisent que les personnages se révèlent des plus émouvants. Ainsi, l'une des plus belles scènes du film est certainement celle où Rush savoure discrètement en silence les applaudissements de la foule saluant la famille royale au balcon.
Enfin, d'une petite page d'histoire, dont le dénouement fut pourtant déterminant pour le monde entier, Tom Hooper a réussi à signer non un grand film mais, à l'instar de Stephen Frears avec The Queen et John Madden avec Mrs. Brown, un sensible portrait humain d'un personnage historique pétri dans les conventions et traditions. |
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Source : voir |
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moncinema cyberpresse - Marc Cassivi |
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Le prince Albert, Bertie pour les intimes, ne devait pas devenir roi d’Angleterre. Mais son frère aîné, Édouard VIII, amoureux d’une Américaine deux fois divorcée, abdiqua le trône en 1936, un an après la mort de leur père, le roi George V. C’est ainsi que le père d’Élizabeth II devint, malgré lui, George VI.
L’histoire de l’arrivée au pouvoir de Bertie (Colin Firth), de son combat contre le bégaiement, et surtout, de son authentique amitié avec Lionel Logue (Geoffrey Rush), un orthophoniste australien aux méthodes atypiques, sert de trame à The King’s Speech de Tom Hooper (The Damned United).
Menée habilement par Hooper, 37 ans, dont la réalisation suave et élégante est toute entière au service du scénario de David Seidler (lui-même bègue à l’enfance), The King’s Speech est une oeuvre académique, d’un classicisme sobre et de bon goût, interprétée impeccablement par Colin Firth, Geoffrey Rush et Helena Bonham Carter, dans le rôle de l’épouse de George V, la future "reine-mère".
Typiquement britannique dans sa forme et son ton, ce drame historique multiplie les réplique comiques et spirituelles, gracieuseté surtout du personnage théâtral de Lionel Logue, Australien excentrique qui encouragera le futur roi, lui-même plein d’autodérision, à repousser ses limites.
En renversant le rapport de force pendant sa thérapie - "Dans mon bureau, on suit mes règles" - Lionel impose le tutoiement à celui qu’il surnomme familièrement Bertie. On devine rapidement l’amitié poindre entre les deux hommes, malgré l’écart entre leurs rangs et les réserves du prince récalcitrant.
The King’s Speech trouve son point d’orgue alors que la Deuxième Guerre mondiale semble imminente et que le nouveau roi doit s’adresser à la nation. Peu de temps auparavant, on voit la famille royale, découvrant à l’occasion d’une projection privée les images d’un discours enflammé d’Adolf Hitler. "Qu’est-ce qu’il dit ?", demande la future Élizabeth II, enfant, à son père. "Je ne sais pas, répond-il. Mais il semble le dire plutôt bien." Tout est dit, en effet, même si le parallèle forcé semble un peu facile.
Le film, récent lauréat des cinq principaux prix aux British Independent Film Awards et du prix du public lors du dernier Festival international de Toronto, est d’ores et déjà l’un des grands favoris à l’Oscar du meilleur film. Ses interprètes devraient également faire belle figure à la soirée des Academy Awards. L’Académie raffole de ces films d’époque divertissants et émouvants, pétris d’humour, d’esprit et de bons sentiments, où une blague salace côtoie la déclamation d’une pièce de Shakespeare. |
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Source : moncinema |
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