|
|
|
|
| |
 |
|
 |
Titre
original |
127 Hours |
 |
Titre français |
127 heures |
 |
Réalisation |
Danny Boyle |
 |
Scénario |
Danny Boyle & Simon Beaufoy |
 |
Adaptation |
Adaptation du roman "Between a Rock and a Hard Place" d'Aron Ralston |
 |
Interprétation |
Amber Tamblyn (Megan), Clémence Poésy (Rana), James Franco (Aron Ralson), Kate Mara (Kristi), Lizzy Caplan (Sonja), Kate Burton (La Mère D'Aron), Pieter Jan Brugge (Eric Meijer), Treat Williams (Le Père D'Aron), ... |
 |
Musique |
A.R. Rahman |
 |
Photographie |
Enrique Chediak & Anthony Dod Mantle |
 |
Pays |
USA, Grande-Bretagne |
 |
Année |
2010 |
 |
Durée |
1h34’ |
 |
Genre |
Thriller, Aventure, Biopic, Drame |
 |
Distributeur |
20th Century Fox |
 |
Cote |
|
 |
Site officiel |
|
 |
Bande annonce |
|
 |
Affiche 1 / 2 / 3 / 4 / 5 |
 |
Dossier de presse (Anglais) |
 |
Feuillet du film distribué aux séances |
|
|
 |
La projection aura lieu à IMAGIX - Mons - Plan d'accès |
 |
Le jeudi 10 février 2011 |
 |
Le film est projeté en version originale anglaise sous-titrée en français |
 |
Le film est projeté sans entracte ni publicité |
 |
Les séances : |
| |
- 17h00 et 20h00
avec présentation et feuillet sur les films à
chaque séance
- 14h30 et 22h30
sans présentation et feuillet sur les films à
chaque séance
|
|
Danny Boyle (28 semaines plus tard, Slumdog Millionaire) nous livre son adaptation du roman "Between a Rock and a Hard Place (Plus fort qu’un roc)" d'Aron Ralston, qui relate l'histoire vraie de l’auteur, un randonneur américain qui avait défrayé la chronique en 2003 avec son accident de montagne.
Parti pour une randonnée en solitaire dans les gorges de l’Utah, Aron Ralston, jeune alpiniste expérimenté, se retrouve bloqué au fond d’un canyon isolé lorsqu’un rocher s’éboule, lui emprisonnant le bras. Pris au piège, menacé de déshydratation et d’hypothermie, il est en proie à des hallucinations avec pour seule compagnie le souvenir des siens. Cinq jours plus tard, comprenant que les secours n’arriveront pas, il va devoir prendre la plus grave décision de son existence ...
Danny Boyle démontre une fois de plus qu'il maîtrise toutes les spécificités du cinéma, en profitant pleinement de ses facultés d'évocation pour augmenter son efficacité. Le styliste qu'il est - un cinéaste où le mouvement prend une grande place -, se soumet au défi de faire un film sur l'immobilité (il fallait qu'elle soit forcée), sur les attentes, sur l'absurdité et les coïncidences, en portant à l'écran cette histoire inspirée d'une histoire vraie. La preuve que la simplicité fonctionne et, qu'au cinéma comme dans la vie, il faut se fier à son instinct. (Karl Filion dans Cinoche.com) |
 |
 |
Oscars (Academy Awards) 2011 |
| |
- 127 Hours nominé pour le Meilleur film
- James Franco nominé pour le Meilleur acteur dans un rôle principal
- Jon Harris nominé pour le Meilleur Montage
- A.R. Rahman nominé pour pour la meilleure bande originale
- "If I Rise" nominé pour Meilleure chanson originale écrite par A.R. Rahman, paroles de Dido & Rollo Armstrong
- Danny Boyle & Simon Beaufoy nominés pour le Meilleur scénario adapté
|
 |
Orange British Academy Film Awards (BAFTA Awards) 2011 |
| |
- 127 Hours nominé pour le Meilleur film britannique
- Danny Boyle nominé pour le Meilleur réalisateur
- Danny Boyle & Simon Beaufoy nominés pour le Meilleur scénario adapté
- James Franco nominé pour le Meilleur acteur dans un rôle principal
- AR Rahman nominé pour la Meilleure musique de film
- Anthony Dod Mantle & Enrique Chediak nominés pour le Meilleure Photographie
- Jon Harris nominé pour le Meilleur Montage
- Glenn Freemantle, Ian Tapp, Richard Pryke, Steven C Laneri & Douglas Cameron nominés pour le Meilleur Son
|
 |
Independent Spirit Awards 2011 |
| |
- Danny Boyle nominé pour le meilleur réalisateur
- 127 Hours nominé pour le meilleur film
- James Franco nominé pour le meilleur acteur principal
|
 |
Producers Guild of America 2011 |
| |
- Danny Boyle & Christian Colson nominés pour la Meilleure production
|
 |
Broadcast Film Critics Association Awards 2011 |
| |
- Nominé pour la récompense de la meilleure chanson (Critics Choice Award) pour la chanson "If I Rise", paroles de Dido Armstrong & Rollo Armstrong, interprété par Dido Armstrong & A.R. Rahman
|
 |
Screen Actors Guild Awards 2011 |
| |
- James Franco nominé pour le meilleur acteur principal
|
 |
Broadcast Film Critics Association Awards 2011 |
| |
- Nominé pour la récompense de la meilleure chanson (Critics Choice Award) pour la chanson "If I Rise", paroles de Dido Armstrong & Rollo Armstrong, interprété par Dido Armstrong & A.R. Rahman
|
|
 |
 |
Danny Boyle, né le 20 octobre 1956 à Manchester (Angleterre). Réalisateur, Producteur, Producteur exécutif, Scénariste.
Danny Boyle débute au sein de la Joint Stock Theatre Company avant d'être nommé directeur artistique du Royal Court Theatre Upstairs (1982-85), puis directeur adjoint du Royal Court Theatre (1985-87). Durant cette période, il monte plusieurs spectacles à succès et signe également cinq mises en scène pour la Royal Shakespeare Company. A la fin des années 80, Boyle rejoint la BBC où il occupera le poste de producteur et de réalisateur. Il a produit notamment le mythique Elephant d' Alan Clarke et signe aussi, en tant que réalisateur, plusieurs téléfilms et séries dont Mr Wroe's Virgins qui le fait connaître au grand public.
C'est sa rencontre avec le producteur Andrew MacDonald et le scénariste John Hodge qui va lui permettre de passer au grand écran. Il décide de mettre en scène une trilogie autour de son thème de prédilection, l'argent, avec son acteur fétiche, Ewan McGregor. C'est ainsi que le jeune cinéaste signe en 1994 Petits meurtres entre amis, une comédie noire autour d'un meurtre qui tourne mal. Ce film permet à Danny Boyle d'être considéré comme l'un des réalisateurs britanniques les plus prometteurs. Son second long métrage Trainspotting, film sur fond de drogue et de techno devenu culte, est un succès historique du cinéma britannique et le duo Boyle/McGregor devient incontournable. Il boucle sa trilogie avec Une vie moins ordinaire, où Ewan McGregor se retrouve face à Cameron Diaz autour d'une histoire de kidnapping teintée d'humour. C'est le premier film américain du cinéaste.
Suite au succès critique et commercial de sa trilogie, Danny Boyle se voit confier en 2000 la réalisation de La Plage d'après le roman d' Alex Garland, avec Leonardo DiCaprio et Virginie Ledoyen. Le film ne reçoit pas l'accueil escompté et le cinéaste retourne en Angleterre où, en collaboration avec le scénariste Alex Garland, il réinvente le film de zombie en signant le thriller horrifique 28 jours plus tard, qui rencontre un vif succès. En 2004, Danny revient sur le thème de l'argent en signant la comédie Millions, dans lequel un petit garçon récupère par hasard le butin d'un grand cambriolage, avant de travailler une nouvelle fois avec Alex Garland sur le film de science-fiction Sunshine. Un ambitieux projet dans lequel une équipe d'astronautes doit rallumer le soleil. En 2008 il signe la comédie Slumdog Millionaire, l'histoire d'un jeune indien qui participe à un jeu télévisé dans le but de retrouver la fille dont il est amoureux.
Et pour la première fois en 2011, Danny Boyle écrit, produit et réalise l'adaptation d'une histoire vraie. Il s'inspire du livre paru en 2006, intitulé en français Plus fort qu’un roc (aux éditions Michel Lafont), qui retrace le périple de d'Aron Ralston, un randonneur expérimenté, resté coincé 127 heures dans un canyon et qui a finit par s'imputer le bras lui même pour se sortir de là. Par la suite le réalisateur rencontre Ralston, puis choisit l'acteur James franco pour interpréter cet homme dans son film 127 heures.
Source : toutlecine
Toute la filmographie de Danny Boyle en tant que :
|
|
|
 |
 |
tout le cine |
| |
Histoire vraie
127 HeuresLe films est basé sur l'histoire vraie d'un randonneur américain expérimenté, Aron Ralston qui s'est retrouvé coincé pendant 127 heures dans un canyon près de Moab dans l'Utah en 2003. En 2006, un livre retraçant son épreuve intitulé en français Plus fort qu’un roc (aux éditions Michel Lafon) est publié et aussitôt le réalisateur Danny Boyle l'a approché pour adapter son histoire.
Les moindres détails
Aron Ralston a raconté à Danny Boyle, Christian Colson et John Smithson les moindres détails de son périple comme les circonstances physiques de sa bataille pour la survie, de la manière dont il s’est encordé pour dormir ou encore de la façon dont il a récupéré son urine pour boire. Colson raconte ainsi qu'ils voulaient respecter fidèlement la réalité de ce qu’a vécu Aron. Ils ont donc repris l’équipement exact qu’il avait dans son sac à dos, la quantité précise d’eau dont il disposait, la qualité de la lame de son couteau, le moindre élément de sa stratégie.
Témoignage
Lorsqu'il était coincé Aron Ralston a enregistré une vidéo, un testament, une manière de dire adieu à ses proches. Jusqu'ici seulement sa famille et ses amis avait pu la voir, et il l'a mis en sécurité dans un coffre à la banque. Mais avant le tournage il l'a montré à James Franco et Danny Boyle.
Casting
James Franco ne fut pas le premier choix de Danny Boyle pour jouer Ralston, c'était Cillian Murphy. Sebastian Stan a également été pressentit pour le rôle d'Aron. Jena Malone et Lake Bell ont auditionné pour un rôle mais on ne sait pas lequel. Et Katie Featherston a quant à elle auditionné pour le personnage de Kristi.
Décor
Danny Boyle est allé tourner une partie du film dans le vrai canyon, Aron Ralston étant même présent sur le tournage. Mais pour des contraintes de temps et d'argent, la chef décoratrice, Suttirat Larlarb a reconstruit en studio la fissure d’un mètre de large où Ralston s’est trouvé piégé. Cela a permis davantage de flexibilité et de sécurité pour tourner durant des périodes plus longues. Pour que le décor artificiel soit exactement semblable, l’équipe a cartographié précisément chacun des contours de la gorge et a reconstruit à l’échelle les murs incurvés du canyon et le roc de plus de 350 kilos qui a retenu Aron prisonnier.
L'équipe de Danny Boyle
Pour 127 heures, le réalisateur Danny Boyle a retravaillé avec une grande partie de son équipe déjà présente sur son film Slumdog Millionaire. Ainsi on retrouve le scénariste Simon Beaufoy, le producteur Christian Colson, le compositeur A.R. Rahman, le chef opérateur Anthony Dod Mantle et la chef costumière et chef décoratrice Suttirat Larlarb. |
| |
Source : toutlecine |
|
 |
"C'est intéressant de rappeler aux gens à quel point la nature est belle et violente" (Danny Boyle)
"Les meilleurs films sont généralement les premiers, quand on ne sait pas du tout ce que l’on fait" (Danny Boyle)
|
|
 |
 |
evene |
| |
Histoire vraie
L'histoire du film est basée sur celle d'Aron Ralston, un randonneur américain qui s'est retrouvé coincé pendant 127 heures dans un canyon près de Moab dans l'Utah en 2003. En 2006, après la sortie d'un livre retraçant cette aventure, Danny Boyle a décidé de l'adapter au cinéma. |
| |
Source : evene |
| |
|
 |
le post |
| |
En 2003, Aron Ralston reste bloqué 127 heures la main coincée sous un rocher, au fin fond d'un canyon. Evidemment, concocter 1h34 là-dessus pourrait vite procurer un effet Lexomil. Dès lors, le script est constellé de flashbacks, courts heureusement. Sans oublier des hallucinations inhérentes à la situation tragiquement ubuesque du héros, dignes héritières du bébé au plafond de Trainspotting. Sans oublier la petite mode du moment, les flashforwards. L'ensemble colle, on tient bien un film de Danny Boyle.
La photographie est superbe, chaude, les paysages grandioses. Danny Boyle accentue la beauté des canyons pour encore mieux en révéler les pièges. Les hallucinations s'avèrent dannyboylesques et les plans serrés sur James Franco, lui-même coincé entre quatre murs naturels, vous piègent aussi. La caméra s'évade souvent de l'endroit où est reclus le héros, et nous permet de respirer. En cela, le film est très différent du récent Buried et s'apparente davantage à Seul au monde.
James Franco tenait la dragée haute à Spiderman. Ici, il la tient à lui-même, forcément. Jouer seul face à une caméra n'est pas donné à tout le monde (c'est pour cela qu'il a été choisi et payé me direz-vous ). A ce titre, la scène de l'émission télé imaginaire dévoile une qualité d'interprétation indéniable. Messieurs et mesdames les réalisateurs, James Franco est un grand acteur. Ne lui manque plus que LE rôle qui le propulsera.
Comme souvent avec Danny Boyle, le plateau musique est bien garni, les singles aux petits oignons. Mais c'est surtout le travail sur les sons qui mérite un coup de chapeau (...). En plus, Dido a composé une chanson spécialement pour le film. Avis aux fans. |
| |
Source : lepost |
| |
|
 |
excessif - Maxime CLAUDEL |
| |
La performance de Mickey Rourke dans The Wrestler a donné envie à Danny Boyle de faire 127 heures. La performance de Mickey Rourke dans The Wrestler a donné envie à Danny Boyle de faire 127 heures.
Interrogé par Digital Spy, Danny Boyle a révélé s'être inspiré de l'un de ses confrères pour son très attendu 127 heures. De qui s'agit-il ? Et bien de Darren Aronofsky, sans doute l'un des meilleurs réalisateurs du moment. En fait, c'est assez simple, Danny Boyle a vu le génial The Wrestler, a apprécié l'impressionnante performance de Mickey Rourke et a voulu, lui aussi, axer un projet uniquement sur un acteur. "Je me souviens que Mickey Rourke dominait The Wrestler et je me disais qu'il fallait que je fasse un film où vous ne suivez qu'un seul acteur." explique le cinéaste.
Le fait de reposer un film sur les épaules d'un comédien n'a pas été des plus faciles pour Danny Boyle, "Vous devez apprendre quelques compétences et surtout, vous devez laisser à l'acteur une pleine liberté. Si vous essayez de le manipuler, comme vous pouvez le faire avec un groupe, vous allez vous louper. C'est tellement intimidant car vous filmez de très près." En regardant 127 heures, on se dit que Danny Boyle et James Franco s'en sont plutôt bien sortis. Comme quoi, ce n'est pas si difficile. |
| |
Source : excessif |
|
 |
 |
Une histoire vraie |
| |
Tous ceux qui ont entendu le récit de cet homme et de ce qu’il a enduré pendant ces 127 heures, complètement isolé, la main bloquée par un rocher impossible à déplacer, avec très peu de nourriture et quelques gouttes d’eau, et qui ne s’en est sorti que par un acte de bravoure incroyable, se sont posés les mêmes questions. Qu’a-t-il éprouvé durant ces heures extrêmes, jusqu’à cette minute de vérité ? Comment a-t-il trouvé la force et la volonté de tenir dans une situation aussi désespérée ? (...)
Danny Boyle, le producteur Christian Colson et le scénariste Simon Beaufoy, qui avaient précédemment fait équipe sur Slumdog Millionaire, se sont posés les mêmes questions. Mais Danny Boyle a vu autre chose dans l’histoire d’Aron Ralston : l’opportunité de créer une expérience cinématographique innovante, qui plongerait le spectateur dans chacune des secondes intenses vécues par le personnage. Il désirait lui faire vivre chaque souvenir, rêve, regret, moment d’inspiration ou d’imagination que traverse Aron tandis qu’il passe du désespoir à un regain d’énergie et d’envie de vivre et d’aimer. (...)
Dès l’instant où Danny Boyle a lu le récit d’Aron Ralston, paru en France sous le titre "Plus fort qu’un roc" aux éditions Michel Lafon, il a su très exactement quel genre de film il voulait faire. Pour amener le public à vivre cette aventure de l’intérieur, il voulait utiliser une caméra hautement subjective afin de pénétrer dans la tête du personnage principal et dans son corps, et de restituer au premier degré ces circonstances de vie ou de mort : "Je voulais conduire les gens au fond du canyon avec Aron et ne plus les lâcher jusqu’à ce que lui-même s’en sorte. Bien sûr, je voyais dans ce sujet une extraordinaire leçon de survie en pleine nature dans des circonstances extrêmes, mais il y a aussi une autre dimension à cette histoire. Cela ne tient pas seulement à la manière dont il a survécu, aussi incroyable soit-elle. Ce qui m’intéressait, c’était aussi cette force vitale dans laquelle il a puisé. C’est ce que nous nous sommes efforcés de capter. Cette force impalpable qui nous réunit tous.
L’une des idées du film, c’est qu’Aron n’a jamais été réellement seul dans ce canyon mais qu’il était entouré spirituellement par tous ceux qu’il a connus, aimés, ou dont il a rêvés. Et c’est ce sentiment que nous voulions rendre avec ce film." |
| |
Suite sur Comme au Cinema |
| |
|
 |
A la rencontre d'un miraculé |
| |
Tout a commencé lorsque Aron Ralston – le vrai – a pris contact avec John Smithson, un producteur de documentaires réputé dans le métier. Aron avait été impressionné par le film La Mort Suspendue, produit par John Smithson, et à l’époque, il était question de faire de 127 Heures un documentaire. John Smithson raconte : "J’étais fou de joie quand j’ai réussi à persuader Aron de me céder les droits de son histoire pour en faire un film. C’est alors que j’ai proposé le sujet à Pathé et à Film4."
François Ivernel, vice-président exécutif de Pathé, a proposé le projet à Danny Boyle, qui en a à son tour parlé à son associé à la production, Christian Colson, et lui a fait passer un exemplaire du livre d’Aron Ralston. Cependant, Danny Boyle n’avait pas envie de faire un documentaire, mais plutôt un film dramatique. Christian Colson avoue qu’il n’était pas très enthousiaste à cette idée : "J’ai reposé le livre en me disant que c’était effectivement une histoire incroyable, mais je ne voyais pas comment en tirer un film. C’est ce que j’ai dit à Danny. En retour, il m’a envoyé le traitement qu’il avait écrit, qui ne faisait que six pages, mais qui expliquait noir sur blanc le concept du film et comment il comptait raconter l’histoire. C’était plein d’éléments intercalés et de trouvailles visuelles, j’ai complètement changé d’avis. C’était un énorme défi sur le plan narratif."
Pour l’équipe du film, la première chose à faire était d’apprendre à bien connaître Aron Ralston. Danny Boyle, Christian Colson et John Smithson ont fait un premier voyage avec lui au Blue John Canyon en juillet 2009 pour faire de la randonnée et escalader les étroits canyons. C’était une étape vitale pour Aron car il désirait qu’ils se familiarisent avec ce paysage brut et accidenté qu’il adorait, avant d’aller plus loin dans le projet. Au départ, Aron Ralston n’était pas certain de l’approche de Danny Boyle. Il explique : "C’était très difficile pour moi émotionnellement parlant parce que même si je savais que nous allions faire un film dramatique, j’avais quelques réticences à m’écarter des faits que j’avais vécus."
Mais finalement, l’idée de plonger au coeur de la vérité a convaincu Aron et il a partagé avec l’équipe ses souvenirs les plus personnels et ses pensées les plus intimes. "J’ai réalisé que seuls des conteurs particulièrement brillants pourraient en faire un film qui permette au public de vivre cette histoire de l’intérieur." Il a tout partagé avec eux, jusqu’aux messages vidéo qu’il a enregistrés quand il était piégé et pensait mourir, espérant laisser ainsi quelque chose pour ses amis et sa famille. Aron Ralston raconte : "Travailler avec Danny a été une expérience phénoménale. Il est extrêmement perspicace et d’une grande créativité et a été très sensible à ce que cette histoire a de personnel pour moi. Il avait déjà fait énormément de recherches et de préparation avant notre rencontre et j’ai beaucoup apprécié la façon dont il m’a intégré au projet. Que ce soit dans les différentes réécritures ou lors d’entretiens avec les acteurs, il m’a impliqué plus que je ne l’aurais rêvé." |
| |
Suite sur Comme au Cinema |
| |
|
 |
Seul au fond du Gouffre |
| |
Pour jouer Aron Ralston, il fallait que le comédien, qui figure dans presque toutes les scènes du film, travaille dans des conditions épuisantes, dans des lieux suffocants, étouffants, dans des circonstances éprouvantes mentalement, et qu’il laisse la caméra saisir ses émotions les plus primitives. Privé de tout, y compris de sa capacité de mouvement, Aron s’est retrouvé face à la vision brute et dépouillée de lui-même et de ce qu’il espérait devenir. Pour toutes ces raisons, Danny Boyle voulait un acteur qui ait sa propre approche de la personnalité d’Aron. Quelqu’un de passionné par la nature, un risque-tout porté également vers l’introspection. James Franco s’est rapidement imposé comme l’un des comédiens les plus originaux de sa génération, dans des films extrêmement variés, aimant relever des défis.
Aron Ralston se souvient : "J’étais très heureux d’apprendre qu’un acteur dramatique aussi intense que James allait jouer le rôle. Pour l’avoir vu dans ses autres films, je savais qu’il habite littéralement ses personnages, y compris ceux qui ont réellement existé. Le rencontrer a été très fort. Nous avons regardé ensemble la vidéo que j’avais enregistrée comme testament, et qui était pour moi ma façon de dire adieu à mes amis et à ma famille. Et j’ai rejoué certaines choses pour lui, comme les positions que j’ai prises quand j’étais forcé de rester debout aussi longtemps. (...) C’était bizarre de voir James me regarder, parce que je pouvais voir les rouages tourner dans son cerveau. Ce sont finalement toutes les petites touches subtiles qu’il a apportées qui ont vraiment donné sa magie au film."
Pour James Franco, faire ce film s’est révélé une expérience totalement nouvelle : "Le film est constitué d’une somme de petits moments personnels, de ces moments que nous connaissons tous quand nous sommes seuls. L’histoire, à la base, est celle d’un homme confronté à sa propre mort et qui trouve le moyen de revenir à la vie. C’est une situation humaine qui à mon sens n’a pas été beaucoup explorée au cinéma. C’était une opportunité fabuleuse de raconter une histoire à travers des actions physiques limitées et ce genre de soliloques intimes qu’a Aron lorsqu’il parle à sa caméra vidéo. C’était très différent de ce qui se fait habituellement. C’était aussi un projet particulier parce que je joue le plus souvent seul. J’aime travailler avec des partenaires, mais là, la concentration, l’approche du jeu était complètement différente. Il a fallu que j’apprenne à jouer avec l’espace autour de moi, avec les rochers, le canyon, avec la caméra."
Même si James Franco a passé du temps avec Aron Ralston pour mieux le connaître et s’ils ont fait une longue randonnée ensemble afin que l’acteur puisse observer Aron dans son élément, ni James Franco ni Danny Boyle ne voulaient d’une imitation d’Aron Ralston. James Franco : "Il était hors de question d’imiter physiquement Aron. Danny souhaitait plutôt ressentir et faire ressentir cette expérience profondément humaine. Il m’a aidé à y parvenir, parfois même en me déstabilisant, en tout cas en me plaçant dans des endroits étroits et inconfortables, en déséquilibre, pendant tout le tournage, qui a été physiquement éprouvant. Mais c’était une situation très intéressante à jouer et Danny est un réalisateur époustouflant. Il déborde d’énergie et de passion et il sait obtenir ce qu’il veut." |
| |
Suite sur Comme au Cinema |
| |
|
 |
Deux directeurs de la photo pour une vision |
| |
Le caractère inhabituel du tournage de 127 HEURES a obligé Danny Boyle et son équipe à penser en dehors des schémas établis. Pour le réalisateur, tout se ramenait à un seul mot : l’élan. Il était conscient de l’importance de l’élan dans l’instant, d’avoir une force motrice permanente, de la nécessité de conserver le mouvement et l’émotion dans chacune des images, quels que soient les changements extérieurs subis par Aron au fil des jours et des nuits. Au début du film, Danny Boyle installe la vitesse, la montée d’adrénaline en suivant Aron dans ses activités extérieures audacieuses, mouvementées et extrêmes. Il semble presque voler sur son mountain bike dans le désert ; il escalade des parois de roches rouges et dorées avec les deux filles qu’il rencontre durant sa randonnée, et se laisse choir, le coeur battant, dans des eaux d’un bleu turquoise. Et puis brusquement, tout s’arrête. Il n’y a plus de mouvement que dans son esprit. Alors que des événements soudains se déroulent pendant son calvaire, notamment des pluies d’orage qui se transforment en inondation quasi instantanée, le point de vue d’Aron se resserre pour se limiter à ce qu’il peut apercevoir depuis le fond du canyon. Des portions de ciel, les rayons du soleil, un mystérieux oiseau, son propre corps mal en point ... et tout ce qui lui passe par la tête.
Pour Danny Boyle, continuer à se montrer dynamique dans la narration après l’immobilisation d’Aron représentait un défi pour sa propre imagination. La solution se trouvait dans le mélange de plusieurs techniques de prises de vues, montage croisé, triptyques, changements de pellicules ; des techniques qu’il indiquait dès l’écriture du scénario. Mais pour obtenir l’approche visuelle la plus riche possible, il a engagé deux directeurs de la photographie qui ont tourné le film ensemble.
Il explique : "Nous avons pris la décision de faire appel à deux directeurs photo – Anthony Dod Mantle, qui avait éclairé Slumdog Millionaire, et Enrique Chediak, qui avait signé la photo de 28 Semaines Plus Tard – parce qu’il nous fallait des approches multiples et parce que la caméra, en un sens, masque le fait qu’il y a très peu d’autres personnages dans le film. Anthony et Enrique ont chacun leur personnalité et des styles très différents l’un de l’autre. Enrique possède une sensibilité très sud-américaine, tandis qu’Anthony est plus proche de l’Europe du Nord. Nous leur avons fourni à chacun trois jeux de caméras – des caméras traditionnelles à pellicule, des caméras numériques et des appareils photo – et cela nous a donné une grande variété d’images à partir desquelles travailler. Ils ont tourné tous deux des images magnifiques, d’une grande intensité, et l’on a une impression de changement constant, l’impression qu’Aron accomplit un grand voyage, même s’il ne bouge que de quelques centimètres."
Travailler avec deux équipes principales a posé des problèmes de logistique sans précédent, mais cela a permis de compresser le planning de tournage et en même temps, d’exploiter une énergie créative bien plus grande. Pouvoir réduire la durée du tournage signifiait aussi garder plus de fraîcheur pour l’interprétation de James. Tout le monde se sentait continuellement galvanisé parce qu’un directeur de la photo différent arrivait et c’était chaque fois une nouvelle façon de capter cette expérience. |
| |
Suite sur Comme au Cinema |
|
 |
 |
cinoche - Karl Filion |
| |
Évoquer pour réussir
Avec ce premier film depuis le succès imprévisible de Slumdog Millionnaire, Danny Boyle démontre encore une fois qu'il maîtrise toutes les spécificités du cinéma, en profitant pleinement de ses facultés d'évocation pour augmenter son efficacité. Le styliste qu'il est, un cinéaste où le mouvement (la course, tout particulièrement, même au début de ce film-ci) prend une grande place, se soumet au défi de faire un film sur l'immobilité (il fallait qu'elle soit forcée), sur les attentes, sur l'absurdité et les coïncidences, en portant à l'écran cette histoire inspirée d'une histoire vraie. La preuve que la simplicité fonctionne et, qu'au cinéma comme dans la vie, il faut se fier à son instinct.
Même si le récit de 127 Hours n'est pas exactement le plus excitant - un homme captif d'une crevasse pendant une heure (...) - le film est aussi dynamique que prenant. La patience est ici récompensée par le récit, plein de surprises, qui quitte allègrement cette crevasse pour évoquer, à une vitesse folle, les pensées du personnage pris au piège. C'est particulièrement stimulant, puisqu'il faut saisir les bribes d'information au passage, et qu'on a l'impression de se remémorer en même temps qu'Aron les coïncidences absurdes qui ont mené à sa fâcheuse situation. Et c'est aussi parce qu'on sait comment tout va se terminer (...) un moment anodin, magnifié par le cinéma, comme il y en a tant d'autres dans 127 Hours.
Le charisme et le dévouement de James Franco donnent au personnage toute la profondeur qu'il lui fallait pour qu'on accepte de passer une heure avec lui au fond de cette crevasse sombre. Et cette proximité contribue à rendre les émotions plus plausibles, plus vraies, en particulier dans le crescendo - toujours crédible - qui le mène à prendre la décision finale (...). Les petites victoires comme les petites défaites sont, encore une fois, magnifiées par une réalisation précise (...). Mais la finale, simple et touchante, est le résultat de tout ce bon travail.
Au centre de cette efficacité : un "dérapage contrôlé" au niveau du montage, qui utilise à profusion le split-screen et les interventions sonores extra-diégétiques (une fabuleuse interview menée par le personnage avec lui-même est fascinante). Comme toujours chez Boyle, le montage ajoute des couches sans complexifier outre mesure ; tout est encore accessible, et les informations en surimpression ajoutées par le montage sont des plus-values qui augmentent le plaisir de voir le film sans être nécessaires à sa compréhension. Une maîtrise exemplaire, une audace qui ouvrait la porte à tellement de maladresses qu'il est d'autant plus impressionnant d'être témoin de cette réussite. |
| |
Source : cinoche |
| |
|
 |
moncinema cyberpresse - Sonia Sarfati |
| |
127 Hours: puissant bras-de-fer avec la mort
Danny Boyle l’affirme et il a raison : il serait très réducteur de résumer 127 Hours (...). Mais reconstitution (...) lors d’une randonnée dans le désert qui a mal tournée et aurait pu lui coûter la vie, reconstitution il va s’en dire très réaliste mais pas sensationnaliste, (...) dont la puissance et le suspense ne se démentent pas une seconde.
(...) Par son scénario béton (Simon Beaufoy et Danny Boyle, basé sur l’autobiographie d’Aron Ralston), sa photographie éblouissante (Anthony Dod Mantle), son montage aussi fluide que vif (Jon Harris), sa trame sonore qui module et nuance les temps et les émotions (A.R. Rahman), sa facture très "signée" (incontestablement "boylienne"), 127 Hours est une grande et vibrante expérience cinématographique.
Un tour de force exécuté par ce formidable acteur qu’est James Franco et filmé par un Danny Boyle au sommet de son art : ensemble, ils ont su rendre tangibles le découragement aussi bien que l’espoir, le rire aussi bien que les larmes, la détermination aussi bien que l’horreur – le tout, dans un quasi-solo en milieu confiné, "claustrophobisant".
Et si le tout se termine dans un délire causé par le manque de tout, le calvaire d’Aron dure 5 jours, il n’a de provisions et d’eau que pour une journée (...), demeure de bout en bout d’un stupéfiant réalisme. Dans les actions comme dans les réactions. Très vraies, la manière dont James Franco va manipuler les sangles et les cordes, sa façon de faire l’inventaire dès le choc passé. Très réaliste, sa façon de camper le personnage avant le drame – un peu baveux, atteint du complexe d’invincibilité, séducteur et très attachant; puis pendant le drame, alors que la gravité de la situation fêle puis explose son armure d’invulnérabilité; et après le drame, vivant, survivant ...
Au final, 127 Hours est une histoire inspirante, qui va loin, bien plus loin que l’horreur. C’est un long métrage qui nous pénètre par les pores de la peau, comme la poussière du désert. On en ressort avec une impression non seulement d’avoir vu, mais d’avoir vécu. |
| |
Source : moncinema.cyberpresse |
|
 |
|