Ciné-club éducatif & culturel de Mons (CCEC)
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Black Swan réalisé par Darren Aronofsky
    
Titre original Black Swan
Réalisation Darren Aronofsky
Scénario Mark Heyman, Andres Heinz & John J. McLaughlin
 D'après Une histoire d'Andres Heinz
Interprétation Natalie Portman (Nina Sayers), Mila Kunis (Lily), Vincent Cassel (Thomas Leroy), Barbara Hershey (Erica Sayers), Winona Ryder (Beth Macintyre), Benjamin Millepied (David), Ksenia Solo (Veronica), Kristina Anapau (Galina), Janet Montgomery (Madeline), Sebastian Stan (Andrew), Toby Hemingway (Tom), Sergio Torrado (Sergio), Mark Margolis (Mr. Fithian), Tina Sloan (Mrs. Fithian), Abraham Aronofsky (Mr. Stein), ...
Musique Clint Mansell
Photographie Matthew Libatique
Pays USA
Année 2010
Durée 1h34’
Genre Drame, Thriller
 Distributeur 20th Century Fox
 Cote
      4,3 (67.122 votes)
Site officiel Anglais / Français
Bande annonce  
Affiche 01 / 02 / 03 / 04 / 05 / 06 / 07 / 08
 Dossier de presse
 Feuillet du film distribué aux séances
 
 
 
 La projection aura lieu à IMAGIX - Mons - Plan d'accès
Le jeudi 24 février 2011
Le film est projeté en version originale anglaise sous-titrée en français
Le film est projeté sans entracte ni publicité
Les séances :
 
  • 17h00 et 20h00 avec présentation et feuillet sur les films à chaque séance
  • 14h30 et 22h30 sans présentation et feuillet sur les films à chaque séance
 
 
Darren Aronofsky (Requiem for a Dream, The Fountain, The Wrestler), signe un thriller psychologique à la limite du fantastique, centré sur le monde fermé de la danse classique. Il y impose sa patte habituelle, filmant les performances des acteurs de l'intérieur et plaçant sa caméra au cœur de la scène pour mieux capter l'intensité de l'action. (Allocine.fr)

Rivalités dans la troupe du New York City Ballet. Nina est prête à tout pour obtenir le rôle principal du Lac des cygnes que dirige l’ambigu Thomas. Mais elle se trouve bientôt confrontée à la belle et sensuelle nouvelle recrue, Lily ...

Un électrochoc où la démence prend une telle densité qu'on pourrait marcher dessus. Natalie Portman, comme on ne l'a jamais vue, dans un tumulte qui ne s'oublie pas. (Excessif.com)

Le nouveau film de Darren Aronofsky est une pure merveille. De virtuosité esthétique, tant l’apport sur le son et sur la couleur est un bonheur de chaque instant. De musicalité et de rythme, qui font de ce portrait d’un groupe de danseuses de ballet un thriller palpitant, avec un sens du crescendo vertigineux. De réflexion sur le monde de l’art, enfin. (Nicolas Crousse dans Le Soir)
 
 

Orange British Academy Film Awards (BAFTA Awards) 2011

 
  • Récompense de la meilleure actrice décernée à Natalie Portman
 AFI Awards 2010
 
  • Récompense du meilleur film de l'année figurant dans le top 10
 Alliance of Women Film Journalists Awards 2010
 
  • Récompense du meilleur montage décerné à Andrew Weisblum
  • Récompense de la meilleure photographie décernée à Matthew Libatique
  • Récompense du moment inoubliable pour la performance de Nathalie Portman lors de la danse finale (Unforgettable Moment Award)
 Austin Film Critics Association 2010
 
  • Récompense de la meilleure actrice décernée à Natalie Portman
  • Récompense de la meilleure photographie décernée à Matthew Libatique
  • Récompense du meilleur réalisateur décerné à Darren Aronofsky
  • Récompense du meilleur film
  • Récompense du meilleur scénario original décerné à John J. McLaughlin, Mark Heyman & Andres Heinz
 Boston Society of Film Critics Awards 2010
 
  • Récompense de la meilleure actrice décernée à Natalie Portman
  • Récompense du meilleur montage décerné à Andrew Weisblum
 Central Ohio Film Critics Association 2011
 
  • Récompense du meilleur film de l'année figurant dans le top 10
  • Récompense de la meilleure actrice décernée à Natalie Portman
 Chicago Film Critics Association Awards 2011
 
  • Récompense de la meilleure actrice décernée à Natalie Portman
 Critics' Choice Movie Awards 2011
 
  • Récompense de la meilleure actrice décernée à Natalie Portman
 Dallas-Fort Worth Film Critics Association Awards 2010
 
  • Récompense de la meilleure actrice décernée à Natalie Portman
 Florida Film Critics Circle Awards 2010
 
  • Récompense de la meilleure actrice décernée à Natalie Portman
 Golden Globes 2011
 
  • Récompense de la meilleure actrice décernée à Natalie Portman
 Houston Film Critics Society Awards (HFCS Awards) 2010
 
  • Récompense de la meilleure actrice décernée à Natalie Portman
 Indiana Film Critics Association 2010
 
  • Récompense de la meilleure actrice décernée à Natalie Portman
  • Récompense du meilleur film de l'année figurant dans le top 10
 Iowa Film Critics Association 2010
 
  • Récompense de la meilleure actrice décernée à Natalie Portman
 Kansas City Film Critics Circle Awards 2011
 
  • Récompense de la meilleure actrice décernée à Natalie Portman
 Las Vegas Film Critics Society Awards 2010
 
  • Récompense de la meilleure actrice décernée à Natalie Portman
 Las Vegas Film Critics Society Sierra Awards 2010
 
  • Récompense du meilleur film de l'année figurant dans le top 10
  • Récompense de la meilleure actrice décernée à Natalie Portman
  • Récompense de la meilleure direction artistique
 Los Angeles Film Critics Association Awards (LAFCA Award) 2010
 
  • Récompense de la meilleure photographie décernée à Matthew Libatique
 New York Film Critics Circle Awards 2010
 
  • Récompense de la Meilleure photographie décernée à Matthew Libatique
 New York Film Critics Online 2010
 
  • Récompense de la meilleure actrice décernée à Natalie Portman
  • Récompense de la Meilleure photographie décernée à Matthew Libatique
  • Récompense de la meilleure bande originale
 Oklahoma Film Critics Circle
 
  • Récompense de la meilleure actrice décernée à Natalie Portman
  • Récompense de la meilleure actrice de soutien décernée à Mila Kunis
  • Récompense du meilleur film de l'année figurant dans le top 10
 Online Film Critics Society Awards 2011
 
  • Récompense de la meilleure actrice décernée à Natalie Portman
 Phoenix Film Critics Society Awards 2010
 
  • Récompense de la meilleure actrice décernée à Natalie Portman
 San Diego Film Critics Society Awards 2010
 
  • Récompense du meilleur réalisateur décerné à Darren Aronofsky
 Southeastern Film Critics Association 2010
 
  • Récompense de la meilleure actrice décernée à Natalie Portman
  • Récompense du meilleur film de l'année figurant dans le top 10
 St. Louis Film Critics Association Award 2010
 
  • Récompense de la meilleure actrice décernée à Natalie Portman
  • Récompense de la meilleure bande originale
 Screen Actors Guild Awards 2011
 
  • Récompense de la meilleure actrice décernée à Natalie Portman
 Utah Film Critics Association Awards 2010
 
  • Récompense de la meilleure actrice décernée à Natalie Portman
 Oscars (Academy Awards) 2011
 
  • Black Swan Nominé dans la catégorie du Meilleur film
  • Natalie Portman nominée dans la catégorie Meilleure actrice
  • Matthew Libatique nominé dans la catégorie Meilleure photographie
  • Darren Aronofsky nominé dans la catégorie Meilleur réalisateur
  • Andrew Weisblum nominé dans la catégorie Meilleur montage
 Independent Spirit Awards 2011
 
  • Matthew Libatique nominé pour la meilleure photographie
  • Darren Aronofsky nominé dans la catégorie Meilleur réalisateur
  • Black Swan Nominé dans la catégorie du Meilleur film
  • Natalie Portman nominée pour la meilleure actrice
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Darren Aronofsky sur Tout le Cine
Darren Aronofsky né le 12 février 1969 à Brooklyn, New York (Etats-Unis). Réalisateur, Producteur, Producteur exécutif, Scénariste, Auteur, Coscénariste. Né dans une famille juive traditionnelle, Darren Aronofsky se détourne rapidement de la religion pour se consacrer à l'art. Après avoir obtenu son diplôme de l'Edward R. Murrow High School de Brooklyn, il entame l'étude du cinéma et de l'animation à la Harvard University. C'est au sein de cette école qu'il fait la rencontre de Sean Gullette, futur interprète de Pi, avec lequel il tourne son court-métrage Supermarket Sweep. Le film fait sensation et lui permet d'intégrer l'American Film Institute dans laquelle il reste deux ans.

En 1996, en démarchant auprès de ses amis et de sa famille, il parvient à réunir 60 000 dollars pour réaliser son premier long-métrage: Pi. Ce thriller, dans lequel un mathématicien recherche une formule lui permettant de percer les mystères de la bourse, remporte le prix de la mise en scène au Festival de Sundance en 1998. La carrière de Darren est lancée, il décide de s'atteler à une adaptation du roman Last Exit to Brooklyn d' Hubert Selby Jr. et signe Requiem for a Dream. Cette descente aux enfers de deux junkies, ponctuée d'effets visuels originaux et d'une bande sonore mythique, propulse Darren Aronofsky au rang de cinéaste culte en seulement deux films.

Après avoir exercé les fonctions de producteur exécutif et de co-scénariste sur le thriller fantastique Abîmes de David Twohy, Darren revient à la réalisation en 2006 avec The Fountain, un film de science fiction où l'on suit Hugh Jackman, tentant de trouver un remède pour sauver sa femme, à travers trois époques différentes. En 2009 sort sur nos écrans The Wrestler avec Mickey Rourke, un drame autour d'un catcheur qui voit sa vie bouleversée suite à une attaque cardiaque.

Darren Aronofsky change encore de registre en 2010 et s'attaque cette fois-ci à un drame psychologique avec Black Swan. Ce film met en scène deux danseuses de ballet rivales (Natalie Portman et Mila Kunis) qui partagent une amitié étrange. L'une d'elle s'enfonçant de plus en plus dans son côté obscur.

Source : Toutlecine

Toute la filmographie de Darren Aronofsky en tant que :
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excessif - Romain LE VERN
 

Présentation détaillée du nouveau projet du surdoué Darren Aronofsky. Après The Wrestler, voici Black Swan

Darren Aronofsky revient de loin. Sans la reconnaissance publique et critique de The Wrestler, Black Swan, son nouveau film, n'aurait jamais pu voir le jour. Au casting : Natalie Portman, Mila Kunis, Winona Ryder, Barbara Hershey et Vincent Cassel. Une réunion de talents pour ce qui s'annonce comme l'un des grands événements cinéma de l'année prochaine.

Plus que jamais, Darren Aronofsky est attendu au tournant. Régulièrement, ses films suscitent autant l'extase de ses admirateurs que l'ire de ses détracteurs. En dépit des controverses, il est toujours debout. Alors qu'on l'annonçait sur différents projets (le reboot de Robocop, The Fighter annulé suite au désistement de Brad Pitt - second rendez-vous manqué entre les deux artistes), il s'est engagé à la surprise générale sur Black Swan. Et pour en comprendre la généalogie, il faut remonter à The Fountain, une expérience si éprouvante pour Aronofsky (budget réduit à 20 millions de dollars, abandon de Brad Pitt et Cate Blanchett) qu'il avait besoin d'enchaîner sur un film moins onéreux et plus accessible. C'est exactement ce qui s'est passé avec Richard Kelly après Southland Tales - qui a finalement réalisé The Box comme une oeuvre de commande expiatoire.
The Fountain

Nous sommes en 2007 : Aronofsky propose Black Swan à Universal - le scénario est déjà écrit par Mark Heyman, son assistant sur The Fountain, et basé sur une idée originale de John McLaughlin. Mais le studio, refroidi par l'accueil de The Fountain, laisse le projet en stand-by. Aronofsky s'engage alors sur une autre voie et le miracle se produit avec The Wrestler, auquel personne ne croyait (sauf Wild Bunch) et dont le budget n'a pas excédé 3 millions de dollars. Si, en apparence, l'histoire est d'un classicisme éprouvé (la rédemption d'un ancien catcheur partageant sa vie entre des combats de dernière minute, une strip-teaseuse paumée et une fille junkie qu'il a abandonnée), le cinéaste sublime l'argument en concentrant la dramaturgie à l'extrême et en filmant le corps éprouvé et le visage tuméfié de Rourke, en contradiction avec le cadre, les coups, la fureur du public des combats. Mais ce sens du dépouillement n'a pas été sans sacrifice.

Limité dans les moyens, Darren Aronofsky a été obligé de modifier son équipe habituelle (une BOF signée Clint Mansell plus discrète écrasée par le morceau de Bruce Springsteen, exit Matthew Libatique à la photo, exit Eric Watson à la production) et de proposer une identité visuelle moins tapageuse, dépourvue de ses effets de prise de vue et de montage. Certains y ont vu un signe de maturité. Mais qu'on le veuille ou non, il y a toujours une part de roublardise chez Aronofsky. En réalité, The Wrestler constitue un moyen de rebondir pour continuer à réaliser d'autres films. Pour lui, le cinéma est une question de vie ou de mort. Et on le comprend rien qu'en voyant ses précédents longs où chaque personnage doit lutter envers et contre tous pour atteindre un but secret : toucher du doigt une vérité immatérielle (Pi), plonger dans la dépendance pour de meilleurs lendemains (Requiem for a dream), achever un roman au prix d'un amour immortel (The Fountain), continuer le show pour ne pas mourir (The Wrestler). A chaque fois, il y a la menace d'une extinction.

Dans Black Swan, Aronofsky raconte la même histoire que The Wrestler, mais dans l'univers plus féminin des danseuses étoiles - déjà exploré avec tiédeur par Robert Altman dans Company, avec Neve Campbell. Non pas pour le plaisir de filmer les pointes de jolies filles mais pour révéler crument l'envers d'un décor, les artifices du spectacle, l'horreur dans la coulisse. A New-York, on suit Nina (Natalie Portman) qui appartient à une troupe de ballerines où la compétition s'avère rude. Chacune veut prendre la place de Beth (Winona Ryder) qui quitte la profession et cherche une remplaçante pour incarner le rôle principal d'un ballet ("Swan Lake"), dont la première représentation aura lieu dans quelques jours. Un rôle compliqué parce qu'il nécessite une part de schizophrénie - il y a la part positive de l'ange (The White Swan) et la part sombre du démon (The Black Swan). Yevna (Vincent Cassel), le directeur de la troupe, est bien conscient du talent de Nina mais ne perçoit pas chez elle cette dualité qui aurait été adéquate. Autre complication pour Nina : la rivalité avec Lily, une profane arriviste (Mila Kunis) qui repousse toujours plus loin les limites de ses performances et provoque chez la ballerine un mélange malsain de fascination, de jalousie et de répulsion. Pourquoi lui ressemble-t-elle de plus en plus ? S'agit-il d'un Doppelganger ? Comment se transforme-t-elle intellectuellement et physiquement au contact d'une autre ? Et si l'ordre traditionnel était subrepticement menacé par un ange exterminateur des plus démoniaques ?The Wrestler

Autant prévenir : Black Swan est présenté par Darren Aronofsky comme un thriller psychologique se situant quelque part entre Rosemary's baby, de Roman Polanski (1968) et Les chaussons rouges, de Michael Powell (1949). Le scénario devrait emprunter des bifurcations surprenantes, direction l'angoisse et la déraison, tout en musardant dans les zones ambivalentes du dédoublement de la personnalité, à travers la figure du double, jamais définie comme ontologiquement malfaisante. Autrement, la photo sera assurée par Matthew Libatique et le montage par Arnaud Weisbum, déjà à l'épreuve dans The Wrestler.

Chez Aronofsky, chaque cadrage a son importance, chaque regard sa portée, chaque durée son sens, chaque geste son effet. Dans les grandes lignes de Black Swan, on retrouve son goût pour la subjectivité : entrer dans la tête d'un personnage en pleine métamorphose. Dans Pi, la caméra épousait le monde intérieur du mathématicien à tel point que l'on ressentait ce qu'il voyait, vivait ou fantasmait. Lorsqu'il regardait une feuille ou une tasse de café, il en voyait la structure moléculaire sous forme de spirale (et la caméra nous le montrait). A la fin, on savait qu'il était guéri de son idée fixe lorsque la feuille qu'il regardait était filmée normalement. Dans Requiem for a dream, Aronofsky adoptait quatre points de vue différents et utilisait le split-screen pour traduire une scission. Dans The Fountain, il lui suffisait de couper le son pour donner un sentiment d'isolement. Dans The Wrestler, il suivait, à travers des plans-séquences hérités du cinéma-vérité (Fat City, Wanda), les errances du catcheur seul au fond de sa mouise existentielle, souvent filmé de dos.

Black Swan sera aussi une histoire de solitude face au monde, de prise de risque entre la vie et la mort. Juste au cas où l'on n'aurait pas compris que celui qui lutte pour sa survie, c'est Darren Aronofsky et personne d'autre. Ce qui semble évident, c'est que chacun de ses films retranscrit ses états du moment : l'obsession aliénante et la frustration sexuelle de Pi, la soif de démesure et la peur d'une froideur déshumanisée dans Requiem for a dream, l'amour incurable de The Fountain, le dernier combat dans The Wrestler. C'est maintenant au tour de la compétition mortelle de Black Swan de faire rage, avec la promesse d'une revanche définitive d'un survivant - que l'on acclame ou que l'on vomit - sur le système Hollywoodien. A condition de ne pas rater le coche - l'uppercut pouvant être mortel.

  Source : Excessif
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tout le cine
 

Casting de base

L'actrice Meryl Streep avait été pressentie pour jouer Erica, la mère de Nina. Des rumeurs ont évoqué les comédiennes Rachel Weisz et Jennifer Connelly, pour interpréter les rôles principaux lors des premières discussions sur le film. Et Blake Lively (Serena dans Gossip Girl) a auditionné pour le rôle de Lilly.

Pas d'audition

Le réalisateur Darren Aronofsky a offert le rôle de Lily à Mila Kunis par Skype (le téléphone par internet) sans même la rencontrer.

Projet de longue date

Il aura fallut 10 ans pour que le script de Black Swan se concrétise. Au départ, il devait s'intituler «The Understudy» («La doublure»), et le nom de Nina était Alexandria. A l'origine Black Swan devait se passer dans le milieu du théâtre new-yorkais, Darren Aronofsky aimait mais il a suggéré de le changer pour le ballet.

Budget

La production voulait tourner le film en France et à Budapest, mais l'idée a été écarté pour des raisons de budget et de design.

Le budget du film était tellement petit, que quand l'actrice Natalie Portman s'est blessée à une côte, elle a appelé le producteur pour lui demander de l'aide. Il a répondu que le budget était tellement bas, qu'il n'avait pas de médecin. La comédienne a alors dit que si ils avaient besoins de supprimer certaines choses pour le budget, qu'ils pouvaient prendre sa caravane en échange d'un médecin. Le jour suivant sa caravane était partie.

Préparation physique

Natalie Portman a perdu 20 pounds soit environ 9 kilos pour ressembler à une ballerine. Après avoir pratiqué avec un professeur de ballet pendant trois mois, trois à quatre heures par jour, l'actrice Mila Kunis a appris comment danser sur pointe. Avant le film, elle n'avait jamais expérimenté le ballet ou la danse.

  Source : toutlecine
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Black Swan : Natalie Portman en état de grâce

Le 11 janvier, a eu lieu la projection parisienne de Black Swan (...). A un peu moins d'un mois de la sortie, on vous propose donc de découvrir un avant-goût de ce qui nous a marqués, autant de raison pour attendre le nouvel Aronofsky dans un bouillon d'impatience.

Natalie Portman en état de grâce

Dans le rôle de Nina, danseuse au prestigieux New York City Ballet, Natalie Portman est tout simplement envoutante. Tantôt femme-enfant, encore sous l'emprise d'une mère envahissante qui transfère sur elle ses échecs de danseuse, tantôt éprise de liberté et de passion, l'actrice se partage entre ombre et lumière, entre innocence et grâce, ruse et sensualité. Jusqu'à basculer dans une folie destructrice qui la conduira paradoxalement au sacre sur scène. Un jeu tout en nuances qui devrait valoir de nombreux prix à Natalie Portman durant les cérémonies à venir ...

Une mise en scène léchée

Pour sa dernière création, le génial Aronofsky a fait fort : c'est caméra à l'épaule qu'il dévoile les coulisses du ballet, un monde physiquement et moralement éreintant, où le corps souffre, où les nerfs lâchent. Les images crues s'enchainent, dans un réalisme parfois insoutenable. Tout est capté, l'effort, la sueur, la douleur, soutenu par les nombreux miroirs qui viennent renforcer la tension psychologique et la thématique du double. On sort nous aussi lessivé de la représentation donnée !

Deux seconds rôles accrocheurs

Entre Vincent Cassel, dans le rôle d'un brillant chorégraphe entretenant des relations passionnées avec ses étoiles, et Mila Kunis, qui brille dans ce rôle de danseuse fiévreuse, sexuelle, à l'opposé de la rigidité imposée par le ballet, Natalie Portman est sacrément bien entourée. Ces deux-là viennent en effet renforcer l'hypnotique mélange de beauté, de mystère et d'angoisse dégagés par la pellicule.

On pourrait trouver bien d'autres qualités à Black Swan mais on ne voudrait pas vous en retirer toute la saveur. En attendant, il est le film à venir que vous devez absolument guetter en salles !

  Source : toutlecine
   
 excessif - Maxime CLAUDEL
 

Darren Aronofsky a expliqué qu'il était très facile de travailler avec Natalie Portman

Natalie Portman a remporté le Golden Globe de la meilleure actrice dans un film dramatique, pour sa performance hallucinante dans Black Swan. On savait que son expérience était traumatisante et extrême, la belle n'ayant cessé de le répéter. En revanche, Darren Aronofsky n'avait pas encore livré son ressenti quant à sa collaboration avec Natalie Portman. Et bien, c'est désormais chose faite, grâce à Metro. Apparemment, la comédienne est "simple à diriger."

Darren Aronofsky est un réalisateur très strict, dont les méthodes de travail ont effrayé bon nombre d'acteurs. Avec Natalie Portman, le cinéaste ne s'est pas senti obligé d'agir comme il le fait d'habitude, "Je suis vraiment très très direct et j'ai probablement fait peur à beaucoup de stars rien qu'en leur disant qu'ils n'auraient pas d'argent dans leur caravane. J'utilise absolument toutes les techniques possibles, notamment le bâton et la carotte. Natalie Portman ? Tout ce que j'avais à faire c'était de lui ouvrir la porte. Elle est entrée et a pris le contrôle." explique-t-il.

  Source : Excessif
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Le pas de deux du bien et du mal
 

Natalie Portman, actrice nommée aux Oscars (Closer, Entre Adultes Consentants) interprète Nina, une jeune et ambitieuse danseuse du New York City Ballet prête à tout pour jouer le double rôle principal du "Lac des cygnes", le Cygne blanc symbole de pureté et d’innocence et le Cygne noir, un être maléfique. Nina obtient le rôle, mais n’arrive pas à trouver en elle la sensualité et la noirceur nécessaires pour jouer la part sombre de la Reine des cygnes. Alors que son art atteint de nouveaux sommets, ses fantasmes enfouis, ses jalousies et ses cauchemars l’entraînent dans les profondeurs les plus noires de son âme, engendrant un dangereux conflit avec sa principale rivale, Lily, séduisante nouvelle recrue de la compagnie. A l’approche de la première du spectacle, Nina se laisse progressivement envahir par l’envoûtant côté obscur du Cygne noir.

Bien loin des thrillers habituels dont l’action se déroule dans un monde rongé par le crime ou dans une maison hantée, le portrait intime de Darren Aronofsky d’une femme découvrant les mystères de sa psyché se déroule dans le plus inattendu des décors, le monde merveilleux et très exigeant du ballet professionnel. Pour Darren Aronofsky, il s’agissait du cadre parfait pour raconter avec des images frappantes une histoire sur l’obsession de la perfection. Comme The Wrestler, le film lui a donné l’occasion de se plonger dans un monde méconnu et d’explorer ce qui pousse certaines personnes à tout sacrifier par ambition.

Bien que Darren Aronofsky ait imaginé les prémices de cette histoire il y a quinze ans, le cinéaste a volontairement conçu Black Swan comme le pendant de son dernier film, Comme The Wrestler. Si le catch et le ballet semblent être deux mondes complètement différents, et si Black Swan offre de purs moments d’horreur psychologique, ces deux films sont liés par les thèmes des corps poussés à l’extrême et des âmes tourmentées, et par un style visuel qui plonge les spectateurs dans la subjectivité des personnages.

Darren Aronofsky explique : "Certaines personnes disent que le catch est la plus basse des formes d’art, et d’autres que le ballet est la plus haute, et pourtant ces deux disciplines ont beaucoup de points communs. L’histoire du catcheur de Mickey Rourke ressemble beaucoup à celle de la ballerine de Natalie Portman. Ce sont tous les deux des artistes qui utilisent leur corps pour s’exprimer, et qui redoutent de se blesser parce que ce corps est leur seul moyen d’expression. Ce qui m’intéressait était de montrer que ces deux histoires sont liées, bien qu’elles se déroulent dans des mondes qui semblent complètement différents."

Selon Darren Aronofsky, qui compare le travail de Natalie Portman à celui de Mickey Rourke, les deux films sont également liés par la profondeur et l’engagement physique de leurs acteurs principaux. Il observe : "Natalie a été absolument fantastique. Nina était un rôle très différent de ceux qu’elle a joués avant. Pour elle, c’était autant un défi physique qu’une prouesse d’actrice."

La production de Black Swan s’est révélée au moins aussi complexe que celle de The Wrestler. Aussi impénétrable que puisse être le monde du catch professionnel, Darren Aronofsky a découvert que le ballet était encore plus fermé aux profanes.

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Natalie Portma: Le talent déploie ses ailes
 

Avant même que le scénario de Black Swan ne soit terminé, Darren Aronofsky savait déjà qui allait jouer Nina, l’ambitieuse danseuse rêvant de devenir étoile de ballet, submergée par des visions étranges et des événements inquiétants alors qu’elle se prépare pour le plus grand rôle de sa vie. Pour le réalisateur, cela ne pouvait être que Natalie Portman, qui a interprété de nombreux rôles mémorables allant de la reine Amidala dans la saga Star Wars à celui d’une strip-teaseuse dans Close entre adultes consentants, qui lui a valu un Golden Globe et une nomination à l’Oscar. En plus d’avoir étudié le ballet étant enfant, Natalie Portman était enthousiaste à l’idée de se plonger dans un rôle très difficile sur le plan physique et psychologique.

Darren Aronofsky a rencontré l’actrice il y a plusieurs années pour lui parler du film. Il raconte : "Alors que Black Swanétait encore au tout début de sa phase de développement, j’ai rencontré Natalie autour d’un café à Times Square pour en parler avec elle. Elle a fait beaucoup de danse classique avant de devenir actrice et a ensuite continué pour rester en forme. Très vite, elle m’a dit qu’elle avait toujours rêvé de jouer une danseuse."

Même s’il s’est écoulé presque dix ans entre leur rencontre et la version finale du scénario de Black Swan, l’actrice a été fascinée par le parcours psychologique tortueux de Nina. Pour Nina, rien d’autre ne compte que la danse. Elle vit chez sa mère, qui est elle-même une ancienne danseuse, et n’a jamais vraiment eu de vie d’adulte bien à elle. Quand elle obtient le rôle de la Reine des cygnes, quelque chose de nouveau se réveille en elle, un besoin de mieux se connaître, de sombres sentiments qui font vaciller l’équilibre fragile de son esprit. Nina, comme la Reine des cygnes qu’elle veut incarner, se retrouve soudain confrontée à la magie, au désir et au danger.

Ce rôle a poussé Natalie Portman à explorer de nouveaux territoires, dont certains bien sombres. L’actrice explique : "Nina a consacré toute sa vie à la danse, elle ne pense qu’à ça. Elle n’a pas encore trouvé sa propre identité en tant que danseuse et en tant que femme, mais elle change progressivement en essayant de trouver et d’exprimer sa sensualité et sa soif de liberté. Mais c’est une transformation qui la détruit peu à peu, et c’était ce qu’il y avait de plus difficile avec ce rôle."

Elle continue : "Nina recherche la perfection, mais la perfection ne peut exister que durant un bref instant, et comme tous les artistes elle risque de se détruire elle-même en tentant de l’atteindre. Quand elle essaye de devenir le Cygne noir, une chose sinistre et inquiétante se réveille en elle. Elle va alors traverser une crise d’identité durant laquelle, en plus de ne plus savoir qui elle est, elle ne mesure plus vraiment la différence entre elle-même et les autres. Elle commence à se voir un peu partout."

  Suite sur Comme au Cinema
   
Dans le sillage du cygne
 

Natalie Portman est entourée d’acteurs chevronnés dont les interprétations renforcent le mélange hypnotique de beauté, de mystère et d’angoisse du film. Pour jouer Lily, la rivale de Natalie Portman, Darren Aronofsky a choisi Mila Kunis, une actrice ukrainienne qui s’est fait connaître grâce à ses rôles dans Le Livre D’eliet Sans Sarah, rien ne va, et qui a apporté l’aplomb et la sensualité enivrante dont le réalisateur avait besoin pour jouer cette ambitieuse nouvelle recrue.

Darren Aronofsky raconte : "Mila joue Lily comme une personne qui a tout ce dont rêve Nina. Elle est plus libre, plus vivante que Nina, elle assume sa sexualité. Lily est libre de s’exprimer, et cela ne fait qu’attiser l’attraction et la répulsion que Nina ressent envers elle." Mila Kunis a immédiatement été attirée par ce personnage libre et sans scrupules et par l’idée de jouer une danseuse, mais elle ne s’attendait pas aux efforts intenses que cela allait lui demander. Elle raconte : "Au début, je pensais que j’allais être superbe et pleine de grâce dans mon tutu, mais on n’imagine pas à quel point c’est difficile et éprouvant avant de se mettre à danser. Cette grâce, vous l’obtenez au prix de vraies souffrances physiques."

L’actrice s’est entraînée très dur et a exploré la transformation qu’elle provoque chez Nina. Elle explique : "La clé pour jouer Lily était d’en faire l’exact opposé de Nina, son reflet inversé à tous les niveaux. Même leurs façons de danser sont à l’opposé l’une de l’autre. Nina est une danseuse très technique et très pure alors que Lily est plus sensuelle, libre et spontanée. Toute la vie de Nina est tournée vers le ballet, contrairement à Lily qui elle, mange des hamburgers, sort, a une vie sexuelle, prend des drogues et explore tout ce qui se présente à elle. Elle est la parfaite antithèse de Nina et incarne parfaitement le Cygne noir."

Jouer Lily à la fois comme une jeune femme fougueuse et une apparition a été un vrai numéro de funambule, dont l’actrice avoue qu’elle aurait été incapable sans l’appui et la sécurité que représentait Darren Aronofsky. Elle commente : "Je n’aurais pas fait ce film avec un autre réalisateur que Darren, parce que Lily est un personnage qui aurait pu devenir très hasardeux entre de mauvaises mains. Il n’existait pas une seule et unique bonne façon de l’interpréter. Quand j’ai lu le scénario, je ne me suis pas dit : "Voilà, j’ai compris ce personnage et je sais exactement comment le jouer", parce qu’elle est différente dans chaque scène. Mais je savais que cela allait fonctionner avec Darren. J’avais confiance en lui."

Si Lily représente tout ce que Nina voudrait pouvoir trouver en elle-même, le chorégraphe et directeur artistique de la compagnie, Thomas Leroy, est l’homme qui la pousse sans ménagement à se dépasser. Le rôle est interprété par Vincent Cassel, acteur couronné par un César qui, en plus de son succès en Europe, a joué dans plusieurs films hollywoodiens comme Ocean’s Twelve, Elizabeth et Les Promesses De L’ombre, et a prêté sa voix à Shrek. Darren Aronofsky raconte : "Vincent est un de mes acteurs préférés. J’adore tout ce qu’il a fait en France et aux États-Unis. Dans Black Swan, il joue un personnage machiavélique, un directeur artistique qui ne pense qu’à l’art et ne se soucie pas des victimes qu’il sacrifie en son nom. C’était fantastique de travailler avec lui dans ce rôle. Il a une façon de se mouvoir absolument merveilleuse." Vincent Cassel confie : "C’était un rôle que je ne pouvais pas refuser, d’abord parce que j’ai toujours voulu travailler avec Darren, et ensuite parce qu’il y avait Natalie, une actrice que j’admire depuis des années. L’idée de faire un thriller qui se déroule dans le monde de la danse classique me plaisait beaucoup. Il y avait tous les ingrédients pour faire quelque chose d’intéressant. Je savais que cela allait être à la fois sombre et sexy. Ensuite, j’ai appris que Mila Kunis et Winona Ryder allaient aussi jouer dans le film, et que j’allais me retrouver au milieu de toutes ces femmes sublimes. Comment aurais-je pu refuser ?"

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Pointes et chatiments
 

Comme il avait dévoilé le monde méconnu et profondément humain du catch professionnel dans The Wretler, Darren Aronofsky révèle crûment avec Black Swan l’envers d’un décor, les coulisses cruelles du monde de la danse, son extrême exigence sur le plan psychologique et la réalité d’un travail physique éreintant. Bien que le ballet ait longtemps fait partie de l’histoire du cinéma, depuis le grand classique Les Chaussons Rouges de Michael Powell et Emeric Pressburger en 1948 jusqu’à Le Tournant De La Vie d’Herbert Ross en 1977, le film de Darren Aronofsky ne ressemble à aucun autre film de danse. Filmer le monde du ballet de l’intérieur a demandé de nombreuses recherches, un entraînement intensif pour les acteurs, et des techniques de tournage inhabituelles. Le coscénariste Mark Heyman raconte : "Darren est un réalisateur obsédé par les détails. Malgré les éléments fantastiques de l’histoire comme les apparitions du double et la transformation de Nina, il était très important pour lui d’ancrer le film dans une réalité concrète."

A l’approche de la date de début de tournage, Darren Aronofsky a concentré ses efforts sur la façon dont il allait créer les performances sur scène. Il les voulait aussi intenses que les scènes de combat tournées à la première personne de The Wrestler, tout en saisissant la grâce et le lyrisme qui font du ballet une poésie du corps, et en faisant honneur au "Lac des cygnes". Pour commencer, il recruta une troupe de ballet dirigée par le chorégraphe Benjamin Millepied, un danseur étoile du New York City Ballet et le créateur mondialement connu de plusieurs nouveaux ballets. Black Swan est le premier film dont il crée les chorégraphies. Il commente : "C’était vraiment passionnant, et j’ai été très impressionné par les acteurs."

Millepied a également joué devant les caméras le rôle de David, le premier danseur de la compagnie. Darren Aronofsky lui a demandé de prendre des moments clés du "Lac des cygnes" et de les chorégraphier de façon à ce qu’ils reflètent parfaitement la vision du réalisateur et l’idée que se fait Thomas Leroy d’un spectacle nouveau et ramené à l’essentiel – tout en étant exécutables par deux actrices qui, aussi entraînées soient- elles, ne sont pas des ballerines professionnelles. Benjamin Millepied explique : "Darren voulait rester fidèle au "Lac des cygnes", mais nous savions tous les deux que nous ne pouvions pas transformer une actrice en première danseuse en six mois, nous avons donc choisi pour Natalie et Mila des figures et des pas qu’elles étaient capables de faire. Natalie avait déjà commencé son entraînement quand on me l’a présentée et elle avait pris des cours de danse durant son enfance, mais Mila n’avait aucune formation. Mon rôle a donc été de perfectionner leurs mouvements et d’utiliser la chorégraphie pour faire ressortir ce qui nous intéressait. Heureusement, Darren connaît très bien la danse, et cela a rendu mon travail plus facile."

Pour Natalie Portman et Mila Kunis, l’apprentissage a été rude. Pour les aider à progresser, Benjamin Millepied a fait venir une équipe de professeurs de ballet, parmi lesquels la légendaire Georgina Parkinson, ancienne danseuse étoile du Royal Ballet et maîtresse de ballet de l’American Ballet Theatre pendant trente ans, qui est malheureusement décédée deux semaines avant la fin du tournage. Les actrices ont aussi travaillé avec Marina Stavitskaya, maîtresse de ballet et directrice du répertoire classique du Manhattan Youth Ballet, et avec Olga Kostritzky, dont la liste des anciens élèves comprend Mikhaïl Baryshnikov et Jock Soto. Natalie Portman raconte : "Elles nous ont poussées, Mila et moi, à accomplir des choses qui nous semblaient physiquement impossibles, et cela n’a pas été sans mal. J’adore danser, et je pensais que cela allait être très amusant de danser dans un film, mais je ne me doutais pas que cela allait être aussi éreintant."

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 Jeu de miroirs
 

Le tournage de Black Swan a débuté à l’extérieur du Lincoln Center, le lieu de résidence du New York City Ballet, et s’est poursuivi plusieurs semaines à New York,principalement à Manhattan, et au Performing Arts Center de la State University of New York Purchase, la salle de spectacle polyvalente où Bob Fosse a tourné des passages de sa célèbre comédie musicale sur la danse, Que le spectacle commence. Avec son équipe, Darren Aronofsky a entremêlé deux concepts visuels : le portrait brut et réaliste, caméra à l’épaule, des coulisses du ballet, et une série d’images plus effrayantes et surréalistes, pleines de miroirs et d’apparitions étranges de doubles qui brouillent les contours de la réalité. Toujours en mouvement, la caméra donne le sentiment de danser et d’accompagner Nina dans sa descente aux enfers.

L’équipe était composée de plusieurs collaborateurs réguliers de Darren Aronofsky, parmi lesquels le directeur de la photographie Matthew Libatique, ASC The Foutain, la chef décoratrice Thérèse Deprez Howl de Rob Epstein et Jeffrey Friedman), la chef costumière Amy Westcott The Wrestler, le chef monteur Andrew Weisblum, A.C.E. The Wrestler, et le superviseur des effets visuels Dan Schrecker Requiem For A Dream.

S’affranchissant d’un siècle de films de danse et des techniques classiques de tournage des thrillers psychologiques, Darren Aronofsky et Matthew Libatique ont imprimé leur style visuel unique à un monde dont les coulisses ont rarement été montrées avec un tel réalisme. La plupart des scènes ont été filmées en plans séquences, avec une unique caméra à l’épaule, constamment en mouvement, sans coupure technique de recadrage.

Darren Aronofsky raconte : "J’étais très enthousiaste à l’idée de tourner un thriller psychologique presque uniquement caméra à l’épaule, parce que cela n’avait encore jamais été fait. Certains thrillers ont quelques scènes filmées caméra à l’épaule depuis le point de vue d’un monstre, mais tourner tout un film de cette façon et dans un style documentaire était complètement nouveau."

Il ajoute : "J’avais aussi le sentiment que filmer caméra à l’épaule allait nous aider à entrer dans le monde du ballet, comme cela nous a aidés à monter sur le ring avec les catcheurs de The Werstler. La caméra danse et tourbillonne avec les danseurs. Elle saisit de près leur énergie, la sueur, la douleur et leur talent."

Le jeu de la caméra est doublé par celui des miroirs, qui jouent un rôle majeur dans la construction visuelle du film. Darren Aronofsky explique : "Dans le monde du ballet, il y a des miroirs partout. Les danseurs passent leur temps à s’observer quand ils travaillent ; la relation qu’ils ont avec leur reflet est donc une part importante de leur identité. Les cinéastes sont eux aussi fascinés par les miroirs, ils ont souvent joué avec, mais je voulais aller encore plus loin sur le plan visuel, explorer le sens profond du miroir et du reflet, montrer ce que cela signifie vraiment de regarder dans un miroir. Dans le film, les miroirs jouent un rôle très important dans la compréhension du personnage de Nina, chez qui la notion de double et de reflet joue un si grand rôle." Pour créer le monde physique de Black Swan, à la chef décoratrice Thérèse De Prez a été confrontée au double défi de concevoir les décors d’un thriller psychologique à Manhattan et ceux d’une représentation du "Lac des cygnes". Darren Aronofsky raconte : "Je voulais travailler avec Thérèse depuis longtemps. Avec un budget très serré, elle a créé une fantastique toile de fond pour le film, un monde qui n’est pas le monde réel, mais qui semble réel." Thérèse Deprez déclare : "Darren a une approche globale, instinctive, de ses films. J’ai donc commencé par créer une palette de couleurs en m’inspirant du "Lac des cygnes" et de ce que Nina voit tous les jours, c’est-à-dire les salles de répétition dont le style va de la vieille Europe au New York moderne. Nous voulions quelque chose de très minimaliste, nous avons donc utilisé des nuances de noir, de blanc, de gris et de rose pour le ballet. Il y a deux catégories de roses, des roses qui reflètent l’innocence de Nina, et des roses un peu plus défraîchis pour Beth. Il y a aussi quelques touches de vert, principalement dans le costume de Rothbart et dans les décors naturels du "Lac des cygnes", mais c’est tout. Les couleurs restent très discrètes."

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allocine
 
  Source : Allocine
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excessif - Romain LE VERN
 

The Wrestler + Requiem For A Dream = Black Swan
Natalie Portman, comme on ne l'a jamais vue, dans un tumulte qui ne s'oublie pas

A mi-chemin entre Les chaussons rouges (Michael Powell, 1948) et Perfect Blue (Satoshi Kon, 1998), Black Swan se présente comme le pendant féminin de The Wrestler. Darren Aronofsky annonce un programme similaire afin de dévoiler les artifices du spectacle et l'envers réaliste du décor. En virtuose de la caméra subjective, il entre dans la tête d'un personnage dont l'espérance de vie est menacée par une obsession maladive pour la perfection et la transcendance. Ce combat pour survivre était déjà à l'épreuve dans Pi (un scientifique cherchait Dieu dans des combinaisons mathématiques), dans Requiem For A Dream (quatre personnages plongeaient dans la dépendance pour de meilleurs lendemains), dans The Fountain (un homme achevait un roman pour sauver son amour) ou The Wrestler (un catcheur continuait le show pour ne pas mourir). Comme le gladiateur Mickey Rourke, la ballerine Natalie Portman consume son corps et son âme par amour de l'art. Souvent filmée de dos, elle traverse des lieux du quotidien à la fois anonymes et familiers (couloir d'immeuble, rame de métro, chambre à coucher) dans un état somnambulique, comme si elle évoluait dans un cauchemar. Cette impression spectrale est renforcée par la fluidité du montage et des effets visuels proches de la snorry-cam, exploitée dans Pi et Requiem For A Dream.

Pendant longtemps, on ne sait pas si ce que Nina voit tient de la réalité ou du fantasme. D'autant que des personnages que l'on croyait réels se révèlent le produit d'un dédoublement de la personnalité, inventés pour peupler sa solitude. Sans en dire trop, cela ne concerne pas seulement la rivale incarnée par Mila Kunis, même si, pour s'en rendre compte, il faut voir le film à répétition. La représentation de la schizophrénie ne se limite pas à des jeux de miroir, des masques, des doubles ou des symboles (le bélier dans The Wrestler, le cygne dans Black Swan). Elle atteint une dimension plus troublante et organique que prévu, en s'exprimant dans la rouille intime, la frustration sexuelle et la métamorphose physique. Si l'on ajoute le sentiment paranoïaque d'agression, la peur du contact humain et la sombre malédiction entre l'ancienne ballerine star et la nouvelle, on se retrouve dans la logique cauchemardesque des premiers Roman Polanski (Répulsion et Le Locataire). La noirceur dévaste tout sur son passage, jusque dans l'évanouissement lyrique des vingt dernières minutes, où la démence prend une telle densité qu'on pourrait marcher dessus.

Au-delà des influences, Black Swan s'impose comme un électrochoc sensoriel et opératique. Une chute en forme d'ascension, transfigurée par un miracle : Natalie Portman, possédée et maîtresse d'un corps en pleine mutation, freak sublime qui tournoie comme une marionnette ivre et prend une dernière respiration avant de rejoindre le cimetière des rêves.

  Source : Excessif
   
silence action
 

La Reine Portman

Nina Sayers est le cœur du film, un protagoniste que la caméra ne quitte à aucun moment, attachée à elle en plan rapproché. On retrouve une approche cinématographique similaire à The Wrestler, poussée ici à son paroxysme pour aller au-delà des actes du personnage, jusqu’à partager l’ensemble de sa psyché. Natalie Portman trouve alors son plus grand rôle, exprimant toute la fragilité juvénile en quête d’un autre soi, de son double, aperçu à chaque instant par l’omniprésence des reflets, dans les vitres du métro, dans les miroirs de la salle de danse et de l’appartement qu’elle partage avec sa mère. Ce jeu permanent avec l’image réfléchie symbolise cette dualité inaccessible pour Nina, d’autant plus frustrante qu’une inquiétante ambivalence se dégage des rapports entretenus avec chaque personnage : une mère poule, ayant sacrifié sa carrière pour sa fille ; un maître de ballet perverti ; et une rivale directe, qui semble vouloir gagner son amitié. La performance de Portman est également physique : l’entrainement ardu de la danseuse est partagée par son interprète. L’actrice israélo-américaine s’entraina huit heures par jour durant une année complète, en vue de ce rôle éprouvant dans un film dominé par les séquences de danse. Mais pour l’élite des tutus, la vie est loin d’être rose.

Cheminant entre deux David

Black Swan s’aventure aisément entre les genres ; le drame se revêt des parures du thriller alors que le cinéma fantastique, voire horrifique, n’est jamais loin. Les blessures corporelles – peau écorchée, ongles fendus et autres joyeusetés – s’offrent des gros plans des plus répulsifs. Ce rapport particulier avec la chair meurtrie n’est pas sans rappeler La Mouche de David Cronenberg, d’autant plus que l’ombre de la métamorphose plane sur Nina. Sa recherche émotionnelle du cygne noir l’affecte dans tout son être ; sa douce peau, qu’elle semble mutiler inconsciemment, tend à devenir animale, changeant de texture. L’autre David, c’est Lynch, celui qui, dans ses deux derniers longs-métrages, Mulholland Drive et INLAND EMPIRE, a exploré l’âme de femmes dans la tourmente, hantées par leur métier d’actrice les confinant aux portes de la psychose, lui-même dénoncé pour sa cruauté sans vergogne. Nina Sayers est une héroïne typiquement Lynchéenne : son ambition est aussi nocive que son milieu social ; son psychisme, au bord du gouffre, contemple l’abime. Le parcours de Nina, abordant une sexualité parfois teintée de sadisme, permet de découvrir la face cachée du ballet. Derrière la magnificence du spectacle se cache le calvaire des interprètes, l’harmonie scénique dissimule la rivalité destructrice des danseuses.

Une tragédie anxiogène

Orchestrée comme un ballet, la quête du yin et du yang de Nina Sayers s’avère particulièrement malsaine, et ce, dès les premières minutes du métrage qui s’ouvre sur l’astre noir de la scène. D’aucuns seront rebutés par cette ambiance anxiogène qui traduit pourtant du talent d’Arofonosky à annihiler les barrières entre le spectateur et le protagoniste : notre ressenti procède directement de celui de Nina. La direction d’acteur est exemplaire et le réalisateur cristallise avec brio tous les composants du langage filmique dans un dernier acte à l’intensité déchirante. Black Swan se conclue dans un fracas d’une beauté saisissante, transcendé par les musiques de Clint Mansell, variations des compositions de Tchaïkovski, qui laisse pantois et admiratif.

Espérons toutefois qu’il ne s’agisse pas du chant du cygne de Darren Aronofsky : le cinéma réclame des metteurs en scène de sa trempe.

  Source : Silence-action
   
 cinoche - Karl Filion
 

La grâce

Dans le cinéma de Darren Aronofsky, les dépendances semblent être les éléments convoyeurs des récits. Son oeuvre la moins forte (The Fountain), s'en éloignait justement, entre deux nébuleuses extrasolaires et les Conquistadors, tandis que son chef-d'oeuvre (Requiem for A Dream) s'y consacrait entièrement, de l'évidente dépendance à la drogue à celle à la télévision. The Wrestler abordait de la même manière la dépendance d'un homme pour son métier, et Black Swan, la folie d'une danseuse timide pour qui le ballet est la seule raison de vivre. (...)

Contrairement à ce qu'on verrait dans d'autres films du genre, Nina n'a pas de difficulté à apprendre la chorégraphie du Lac des cygnes et le film n'est pas la démonstration de ses efforts. On s'intéresse plutôt à l'impact de ce rôle sur sa vie et sur sa personnalité. Et cette intrusion dans l'intimité d'une danseuse - elle pourrait être comédienne, musicienne, peintre, etc. - est d'une ampleur enivrante, d'autant que le film ressemble davantage à un film d'horreur qu'à un film de ballet. Et le personnage de Nina en subit les conséquences. Le talent d'Aronofsky est de l'avoir mise à l'écran avec cette dualité. (...)

La finale, qui est (...) un magnifique moment de cinéma, est construite minutieusement par une montée dramatique savante. Rien d'inhabituel chez Aronofsky, qui s'établit avec ce film comme un fin monteur et un directeur d'acteurs de premier plan. La portée métaphorique des personnages de Black Swan rappelle le travail que doit effectuer le comédien à chaque fois qu'il endosse un nouveau personnage, et c'est l'occasion pour Natalie Portman de démontrer une redoutable force autant qu'une délicate fragilité, qui rappellent justement l'art du ballet. Vulnérable mais entièrement dédiée.

En posant ce regard cruel - mais humble tout de même - sur l'acte artistique, en soulignant qu'il faut être humain, donc imparfait (par extension sexué), donc vivant, pour pouvoir faire naître la beauté (ou sa manifestation en valeur négative, l'horreur) chez nos semblables, on se souvient qu'on trouve souvent l'émotion là où on s'y attend le moins. (...)

  Source : Cinoche
   
 sinistreblogzine - Alexandre Duguay
 

Darren Aronofsky figure parmi les réalisateurs les plus intéressants de sa génération. Notamment reconnu pour son fameux REQUIEM FOR A DREAM, il nous offre avec BLACK SWAN une nouvelle oeuvre fascinante. (...) Ce drame se déroulant dans le milieu de la danse classique est sans l’ombre d’un doute un thriller psychologique envoûtant.

Ce qui m’a frappé dans ce film, c’est le réalisme avec lequel ce milieu, où la pratique d’une discipline exigeante demandant de nombreux sacrifices est dépeint. Je dois admettre que pour avoir connu un univers similaire (celui de la musique classique), la compétition malsaine, la méchanceté, l’humiliation et l’abus de pouvoir, sans être monnaie courante, sont bel et bien réels. Nina étant un être vulnérable, les personnalités dominantes de son entourage profitent invariablement de cette faiblesse. Sous l’emprise de sa mère, mais également de celle de Thomas pratiquant un jeu de séduction/humiliation à son endroit, Nina aura de plus en plus de mal à faire la part des choses. On retrouve évidemment dans ce récit des similarités avec certains films de Polanski, mais il y a également quelques parallèles à établir avec LA PIANISTE de Haneke.

L’une des qualité contribuant à l’efficacité de ce thriller réside dans le fait qu’Aronofsky s’amuse à brouiller les cartes. En n’offrant très peu d’indices, ce dernier nous permet très rarement de faire la distinction entre le réel et les fantasmes de Nina, surtout lors du puissant dernier acte. De plus, le travail de l’image (cadrages serrés, caméra à l’épaule, mouvements étourdissants) insuffle une dynamique anxiogène à la production. (...) En effet, quelques scènes risquent de vous faire grincer des dents.

La réussite du long métrage n’est pas attribuable qu’à un seul homme. Il est important de souligner l’intelligence avec laquelle les scénaristes sont parvenus à transposer le récit du ballet de Tchaïkovski au service de leur propre scénario. Finalement, si tous les acteurs offrent de solides et convaincantes performances, celle de Natalie Portman est absolument sublime. Son rôle, à la fois touchant et captivant, risque fort de lui valoir l’Oscar de la meilleure actrice. En tout les cas, le buzz est amplement justifié.

  Source : sinistreblogzine
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