Ciné-club éducatif & culturel de Mons (CCEC)
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Unknown (Sans identité) réalisé par Jaume Collet-Serra
    
Titre original Unknown
 Titre anglais Unknown White Male
 Titre français Sans identité
Réalisation Jaume Collet-Serra
Scénario Oliver Butcher & Stephen Cornwell
 D'après L'oeuvre de Didier Van Cauwelaert "Hors de moi (Out of My Head)"
Interprétation Liam Neeson (Docteur Martin Harris), Diane Kruger (Gina), January Jones (Elizabeth Harris), Aidan Quinn (Martin B.), Bruno Ganz (Ernst Jürgen), Frank Langella (Rodney Cole), Sebastian Koch (Professor Bressler), Olivier Schneider (Smith), Stipe Erceg (Jones), Rainer Bock (Herr Strauss), Mido Hamada (Prince Shada), Clint Dyer (Biko), Karl Markovics (Docteur Farge), Eva Löbau (Infirmière Gretchen), Helen Wiebensohn (Laurel Bressler), ...
Musique John Ottman & Alexander Rudd
Photographie Flavio Martínez Labiano
Pays Royaume-Uni, Allemagne, France, Canada, Japon, USA
Année 2011
Durée 1h50’
Genre Drame, Mystère, Thriller
 Distributeur Belga Films
 Cote
      3,8 (4.651 votes)
Site officiel du film
 Site officiel de Didier Van Cauwelaert
Bande annonce  
Affiche 01 / 02 / 03 / 04 / 05
 Feuillet du film distribué aux séances
 
 
 
 La projection aura lieu à IMAGIX - Mons - Plan d'accès
Le jeudi 03 mars 2011
Le film est projeté en version originale anglaise, allemande et arabe sous-titrée en français
Le film est projeté sans entracte ni publicité
Les séances :
 
  • 17h00 et 20h00 avec présentation et feuillet sur les films à chaque séance
  • 14h30 et 22h30 sans présentation et feuillet sur les films à chaque séance
 
 
Avec cette adaptation du roman "Hors de moi", de Didier Van Cauwelaert, Jaume Collet-Sera (Esther, La Maison de Cire) nous livre un thriller amnésique efficace et hitchcockien, dont la résolution finale, blufflante, diablement habile, ne peut pas ... s’oublier (Studio Ciné-Live)

Alors qu'il est à Berlin pour donner une conférence, un homme tombe dans le coma, victime d'un accident de voiture. Plus tard, une fois réveillé, il apprend qu’un autre homme a pris son identité et cherche à le tuer. Avec l’aide d’une jeune femme, il va tout mettre en œuvre pour prouver qui il est ...

Imaginez que, bien que sachant parfaitement qui vous êtes, vous soyez incapable de le prouver. Imaginez que vous vous retrouviez face à quelqu’un qui prétend être vous, quelqu’un que vous ne connaissez pas, et que ce soit lui que tout le monde prenne au sérieux ? Sur quoi repose notre identité ? Quelles personnes, quels éléments en attestent ? Nos amis ? Nos souvenirs ? Un papier officiel ? Où est la preuve ? "Sans Identité" explore cette question en suivant la course effrénée du Dr Martin Harris à travers les rues glaciales de Berlin ...
 
 
 Festival de Berlin (Berlinale) 2011
 
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Jaume Collet-Serra sur Tout le Ciné
Jaume Collet-Serra, né le 23 mars 1974 à Barcelone (Espagne). Réalisateur.

Jaume Collet-Serra est un réalisateur espagnol, fortement influencé par le cinéma d'horreur américain. Le jeune homme a étudié le cinéma à Los Angeles au début des années 1990, avec notamment plusieurs expériences de montage.

Après son études, Collet-Serra fait ses premiers pas dans le métier comme monteur puis en tant que réalisateur de clips et de films publicitaires. C'est ainsi que Joel Silver le remarque et lui propose de réaliser son premier long-métrage, La Maison de Cire.

A noter que le film est la troisième mouture d'un classique d'horreur des années 1930 : Masques de Cire de Michael Curtiz. Le film fait l'objet d'un premier remake en 1953 avec L'Homme au masque de cire d' André De Toth. Un homme se retrouve piégé dans un musée de cire en feu, et revient quelques années plus tard, défiguré, pour se venger.

Loin de l'ambiance gothique des deux premiers, la version de Collet-Serra met une bande de jeunes américains aux prises avec des frères meurtriers dans la maison de cire. On retrouve pour cette version Paris Hilton et Elisha Cuthbert.

Par la suite, le cinéaste change complètement de registre pour réaliser le deuxième volet de la saga Goal !, Goal ! 2 : la Consécration, où le héros Santiago se retrouve transféré au Real Madrid, jusqu'à la finale de la Ligue des Champions.

En 2009, Jaume Collet-Serra dirige Esther, toujours produit par Silver, où il revient au cinéma d'horreur. Dans un style visuel se voulant plus sobre que La Maison de Cire, le film raconte l'adoption d'une innocente petite fille par une famille qui tente de se reconstruire après la mort d'un de leur enfant. Les choses tournent mal lorsque celle-ci se met à commettre des actes horribles. On retrouve ici Vera Farmiga et Isabelle Fuhrman.

Plus récemment, le réalisateur catalan est aux commandes d'un nouveau film à l'ambiance inquiétante, Sans identité. Cette production rassemble un casting prestigieux, avec Liam Neeson et Diane Kruger en tête d'affiche.

Source : Toutlecine

Toute la filmographie de Jaume Collet-Serra sur IMDB en tant que :
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dhnet - Hubert Leclercq
 

Hors de moi, le dernier roman de Didier Van Cauwelaert, plonge dans le mystère (...).

Tout commence comme une mauvaise blague. Un homme veut rentrer chez lui, rejoindre sa femme, retrouver son nouvel appartement parisien après un accident de voiture et quelques jours passés dans le coma.

Là, c'est le début d'une longue et terrible descente aux enfers pour M.Harris, un biologiste américain débarqué à Paris pour poursuivre ses passionnantes études sur les vertus et les secrets cachés des plantes. Si Mme Harris occupe bien cet appartement, un autre Mister Harris a pris sa place. Un homme qui occuperait la même fonction que lui, qui en connaîtrait aussi long que lui sur ces études qu'il pensait ne partager avec personne d'autre.

Complot machiavélique ? Tentative de déstabilisation ? Simple affaire de coeur ? Tous les doutes sont permis et le botaniste va se transformer en enquêteur pour résoudre cette énigme qui sort des sentiers battus (...)

Une fois de plus, Didier Van Cauwelaert joue avec ses personnages mais aussi avec ses lecteurs, comme un magicien mène ses spectateurs par le bout du nez. Et, bien sûr, comme dans chaque roman de Van Cauwelaert, on est pris au piège dès les premières lignes. On plonge dans chaque interstice placé entre les lignes par cet auteur facétieux qui s'emploie, par un style à la fois simple et flamboyant, à nous amener exactement là où il le veut.

Un auteur facile !

Ce qui fascine chez Van Cauwelaert, c'est cette capacité à accrocher le lecteur dès la première ligne et à ne le lâcher, du bout des lettres, qu'après le mot fin. "Dire que je suis un auteur facile à lire est le plus beau des compliments que l'on puisse me faire car pour aboutir à ce résultat, cela demande un travail de bénédictin", concède l'auteur qui avoue "travailler beaucoup les sonorités. Je passe beaucoup de temps à lire à haute voix les lignes que je viens de coucher sur le papier. Cette sonorité permet, je pense, aux lecteurs de mieux visualiser le récit. C'est important si je veux le garder sous ma coupe et le mener là où je veux."

Van Cauwelaert, malgré son succès jamais démenti en librairie n'a pas choppé la grosse tête. "Je sais que je ne suis pas le bienvenu dans certains journaux parce que je ne suis pas assez compliqué. Mais je m'en moque. Si je cherchais la reconnaissance de ces cénacles pointus, je changerais de style, mais cela ne m'intéresse pas. Toucher le plus grand nombre de lecteurs, c'est ce qui vous transcende, c'est ce qui vous pousse, quand un livre est terminé, à tourner la page et à se remettre au boulot pendant des mois, seul avec vous-même..."

L'univers de l'hôpital

Même si ce dernier ouvrage se rapproche quelque peu du thriller, l'auteur refuse cette étiquette. "Ce qui m'intéresse, c'est ce qui se passe à l'intérieur de mon personnage. Les éléments extérieurs sont nécessaires pour faire évoluer le récit, mais c'est secondaire dans la trame du livre."

Comme souvent, dans l'imaginaire de Van Cauwelaert, l'univers médical joue un rôle déterminant. "L'hôpital, quand vous y entrez, vous n'êtes plus vous-même qui que vus soyez. Vous devenez un anonyme parmi les anonymes. C'est une expérience marquante, une rupture qui peut être le début d'une nouvelle histoire."

La mort constitue l'autre grand point d'amarrage des ouvrages estampillés Van Cauwelaert. "C'est la première fois que l'on m'en fait la réflexion. Mais en y réfléchissant bien, je dois avouer que c'est en effet un élément récurrent. Pourtant, la mort ne m'effraie pas. Je suis certain que tout ne se termine pas par un pourrissement de la chair."

Le mot est lâché. Van Cauwelaert et la chair, une histoire d'amour qui se ressent dans chaque ligne.

Charnel à souhait avec les mots, avec leurs distorsions. Charnel à mourir avec ses personnages qu'il connaît sur le bout des doigts, même vingt ans après les avoir abandonnés sur papier. Charnel avec ses récits. "A chaque fois, je dois vivre ce que je raconte. Je dois aussi avoir l'impression que ce que je vais raconter, n'a jamais été fait. Je dois sentir une véritable nécessité pour m'investir dans un bouquin."

Site Web de : Didier Van Cauwelaert

  Source : Dhnet
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tout le cine
 

Un habitué du genre

Esther Jaume Collet-Serra est un habitué des films à l'ambiance inquiétante. C'est en effet la troisième fois qu'il aborde le thriller d'épouvante, après "La maison de cire" et "Esther".

Un tournage cosmopolite

En effet, même si les personnages sont américains, la majeure partie du tournage a eu lieu à Berlin. A noter que le réalisateur est espagnol, et que les deux acteurs principaux sont respectivement britannique (Liam Neeson), et franco-allemand (Diane Kruger).

Adaptation

Sans identité est l'adaptation du roman Hors de moi de l'écrivain français Didier Van Cauwelaert.

  Source : Toutlecine
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comme au cinema
 

Imaginez que, bien que sachant parfaitement qui vous êtes, vous soyez incapable de le prouver. Imaginez que vous vous retrouviez face à quelqu’un qui prétend être vous, quelqu’un que vous ne connaissez pas, et que ce soit lui que tout le monde prenne au sérieux ? Sur quoi repose notre identité ? Quelles personnes, quels éléments en attestent ? Nos amis ? Nos souvenirs ? Un papier "officiel" ? Où est la preuve ? Adapté du roman "Hors de moi" de Didier van Cauwelaert, Sans Identité explore cette question en suivant la course effrénée du Dr Martin Harris à travers les rues glaciales de Berlin, alors qu’il tente de retrouver sa vie normale et d’échapper aux hommes qui veulent l’abattre sans qu’il sache pourquoi.

Le réalisateur, Jaume Collet-serra, explique : "Mes films préférés sont les thrillers hitchcockiens baignant dans une atmosphère mystérieuse, où le public doute et se pose autant de questions que les personnages." Le producteur Joel Silver commente : "J’aime les films angoissants qui vous tiennent en haleine, et c’est ce qui m’a le plus attiré dans cette histoire. On ignore si Martin Harris est un type complètement innocent pris dans un fascinant engrenage, ou s’il a perdu l’esprit et qu’il a entièrement inventé cette histoire insensée." C’est le producteur Leonard Goldberg qui a fait découvrir le roman de l’auteur français à Joel Silver. Il raconte : "C’était un sujet parfait pour que Joel et moi en fassions un film. C’est un thriller exceptionnel et j’ai trouvé la fin particulièrement surprenante.

Par chance, Joel a autant aimé l’histoire que moi." Joel Silver confirme : "Leonard avait raison, le livre était vraiment captivant, je n’ai pas pu le lâcher avant la fin. Nous avons développé le scénario avec deux scénaristes très doués, Oliver Butcher et Stephen Cornwell." Pour la réalisation, Joel Silver s’est tourné vers Jaume Collet-serra, avec qui il avait déjà collaboré à deux reprises : "Jaume a un style qui n’appartient qu’à lui et il sait entretenir le mystère dans la progression narrative. J’avais hâte de travailler à nouveau avec lui." Jaume Collet-serra explique : "J’ai vraiment été emballé par l’idée de cet homme qui se réveille un jour et découvre qu’un autre a pris sa place. L’intensité dramatique était encore renforcée par l’existence d’une autre personne capable de prouver son identité, alors que lui-même ne le peut pas. C’était le premier d’une série de formidables rebondissements, et j’ai adoré être incapable de parvenir à démêler les choses malgré les nombreux indices semés tout au long du script."

Liam Neeson a été attirée par l’originalité et la qualité de l’intrigue : "Je n’avais jamais rien lu de pareil, c’était prenant et complexe. Cela m’a fait penser à ces vieux films d’espionnage, il y avait du danger, un complot, avec une certaine élégance." L’actrice a également aimé le côté énigmatique de son personnage : "Rien n’est certain avec Liz, elle est très intelligente mais également impénétrable, et j’adorais qu’elle soit aussi imprévisible. On sait que Martin l’aime, mais sa version de l’histoire n’est pas très claire, et il y avait un fort potentiel chez ce personnage."

Jaume Collet-serra affirme : "January est intelligente et son interprétation est toute en nuances. Sa beauté me fait penser aux femmes fatales des années 50. Elle possédait toutes les qualités nécessaires pour interpréter cette femme aussi belle qu’énigmatique." Joel Silver explique : "Liz Harris est la blonde glaciale et sexy qui est au cœur même de l’histoire. January est extraordinaire car elle en dévoile juste assez pour vous faire comprendre que vous ne savez pas tout d’elle, sans jamais trop en révéler." Quand même sa propre femme ne le reconnaît pas, Martin part à la recherche de la seule autre personne de Berlin à l’avoir vu avant l’accident - la conductrice du taxi, Gina. Après l’accident, elle l’a sauvé d’une mort certaine au fond de la rivière mais s’est ensuite mystérieusement volatilisée.

Diane Kruger interprète Gina. Elle déclare : "Gina a de bonnes raisons d’éviter tout contact avec les autorités : elle vient de Bosnie, et elle vit illégalement en Allemagne. Elle ne veut pas que la police lui pose de questions sur l’accident parce qu’elle a peur qu’ils découvrent qu’elle n’a pas de papiers. C’est pour cette raison qu’elle s’enfuit dès qu’elle voit que Martin est entre de bonnes mains." Quand Martin se tourne vers elle dans l’espoir d’obtenir des réponses, Gina ne veut rien avoir à faire avec lui. Diane Kruger reprend : "Elle ne veut pas entendre parler de lui ni de son histoire insensée. Gina a peur de l’endroit d’où elle vient, des choses qu’elle a vécues au cours de sa vie. Elle redoute, si elle aide Martin, de mette en péril le peu de sécurité qu’elle a réussi à installer dans sa vie."

Autant Martin essaie de révéler la vérité au monde, autant Gina s’efforce de dissimuler son existence même et de vivre dans l’anonymat le plus complet. Tous deux sont liés par les circonstances, mais leurs motivations sont diamétralement opposées. Diane Kruger explique : "Bien qu’elle cherche à se cacher, Gina perçoit son désespoir et elle sait ce que c’est que d’avoir l’impression que le monde entier est contre vous. Gina a également besoin d’argent pour obtenir des papiers et commencer une nouvelle vie, et Martin promet de lui en donner."

Le réalisateur explique : "Gina fuit son passé, elle cherche une nouvelle identité - ce qui, d’une certaine manière, la rapproche de Martin. Tous deux se donnent beaucoup de mal pour survivre." Et pour survivre, ils vont devoir affronter les pires situations - d’où des scènes d’action spectaculaires. Jaume Collet-serra note : "Le rôle de Diane était très physique. Elle devait suivre Liam dans toutes les scènes d’action, les bagarres et les poursuites en voiture. Elle a fait un travail extraordinaire. Elle a joué le jeu à fond." Leonard Goldberg affirme : "Nous avons eu beaucoup de chance d’avoir Diane Kruger et January Jones face à Liam Neeson. Ce sont deux belles et talentueuses actrices qui, en jouant dans des registres différents, apportent chacune beaucoup de densité à leurs personnages."

L’homme qui semble s’être approprié l’identité de Martin et lui avoir volé sa femme, ses amis et même son travail, est interprété par Aidan Quinn. Pour plus de facilité, il est désigné sous le nom de Martin B. Jaume Collet-serra explique : "Martin B est le revers de la médaille, et Aidan a livré une prestation extraordinaire. Il s’est vraiment imaginé ce qui se passerait si une autre personne prétendait tout à coup être lui. Il doit en gros faire face au même problème que Martin, à la seule différence que Martin B détient la preuve qu’il est le vrai Martin Harris. Donc, tout ce qu’il a à faire, c’est de s’asseoir et de laisser l’autre type divaguer." Aidan Quinn a adoré joué le double de Liam Neeson, qui est par ailleurs l’un de ses amis proches. Il raconte : "J’ai trouvé l’histoire tout à fait fascinante, avec une idée de départ très intéressante et de nombreux retournements de situation. Le fait que Liam participe au projet était la cerise sur le gâteau, c’était très amusant d’être opposés l’un à l’autre !"

Liam Neeson ajoute : "À un moment du film, nous nous battons assez longuement. Nous avons dû nous entraîner et répéter la scène à de Liam Neeson a tout de suite été attiré par l’histoire. Il explique : "Pour moi, c’est le scénario qui compte avant toute chose, et celui-ci était vraiment captivant. J’ai l’habitude de faire un test : si je réussis à aller jusqu’à la page 50 d’un scénario sans pause-café, alors c’est bon signe. Celui-ci était tellement excellent que je l’ai lu d’une traite." Le producteur Andrew Rona acquiesce : "Je n’ai vraiment pas réussi à lâcher le scénario. C’était réellement passionnant, je me suis fait traîner du début à la fin et j’avais hâte de voir le film que ça allait donner." Joel Silver commente : "Vous vous laissez embarquer sans avoir la moindre idée de la direction dans laquelle le film vous entraîne, et je défie quiconque de prédire la fin !"

Liam Neeson incarne le Dr Martin Harris, un botaniste qui se rend à Berlin pour assister à un congrès de biotechnologie. Il descend à l’hôtel Adlon avec sa femme, Liz. Dans le taxi, Martin s’aperçoit qu’il a oublié sa mallette et prend un autre taxi pour retourner à l’aéroport. Il a alors un terrible accident. La conductrice du second taxi, Gina, sauve courageusement la vie de Martin, avant de disparaître mystérieusement. Après quatre jours de coma, Martin se réveille et a du mal à se souvenir de son nom. Liam Neeson raconte : "Dès que la mémoire lui revient, il veut immédiatement prévenir sa femme car il s’imagine qu’elle doit être morte d’inquiétude. Mais quand il la retrouve à l’hôtel, elle affirme ne pas le connaître. Pire, un homme prétend être lui – et Liz croit cet "autre" Martin !" Jaume Collet-serra explique : "C’est comme une amnésie inversée, comme si le monde ne se souvenait plus de Martin. Lui sait parfaitement qui il est, mais il est le seul. Tout le monde l’a oublié." Le réalisateur confie : "Pour nous tous, Liam était l’acteur idéal car il a une formidable présence. J’ai toujours admiré son travail. En tant que réalisateur, je trouve que c’est un acteur généreux qui donne énormément, sur le plateau et à l’écran. Il peut faire preuve d’une grande intensité tout en étant très subtil."

Ces deux qualités étaient nécessaires au rôle, car il était essentiel que les spectateurs soient attirés à l’intérieur de l’esprit du personnage, afin qu’ils puissent essayer de décrypter la situation en même temps que lui. Le réalisateur poursuit : "L’une des choses qui me préoccupaient, c’était que le spectateur n’a que peu de temps pour apprendre à connaître Martin avant que les choses ne tournent mal. Mais il se crée un lien de proximité immédiat entre Liam et le public. Vous l’aimez, vous le croyez." Joel Silver note : "Nous voulions trouver quelqu’un que les spectateurs soutiendraient dès le début. Liam a beaucoup de charisme, tout en étant totalement accessible, et ce sont exactement les caractéristiques que nous recherchions pour Martin Harris." Liam Neeson explique : "Quand on le découvre, Martin Harris paraît être parfaitement heureux en mariage et mener une vie intéressante, mais tout vole en éclats en quelques secondes. Il se retrouve seul, et il n’est pas seulement abandonné, mais complètement rejeté par tous ceux qu’il croit connaître. Chacun des terribles instants qu’il vit renforce sa détermination à découvrir la vérité et, plus important encore, à prouver qu’il est bien celui qu’il dit être."

Liam Neeson était attiré par l’idée d’explorer la perte d’identité. Il raconte : "Je me suis totalement identifié à ce que Martin traverse. J’étais boxeur amateur quand j’étais petit, et il m’est arrivé plusieurs fois de rester groggy après un coup. J’ai toujours gardé en mémoire ce sentiment que l’on éprouve quand on ne se rappelle plus de rien, même pendant un court instant. C’est vraiment une étrange expérience et j’ai pu m’en inspirer pour le rôle." Presque tous ceux auprès de qui Martin cherche de l’aide se détournent de lui, à commencer par sa femme. Alors qu’il s’attend à ce qu’elle soit soulagée de le revoir et qu’elle se jette dans ses bras, il est abasourdi quand elle l’accueille avec le regard indifférent d’une parfaite étrangère.

Tout comme Liam Neeson, January Jones, qui interprète Elizabeth Harris, a de nombreuses reprises, ce qui peut s’avérer difficile, mais travailler avec un ami permet d’être beaucoup plus détendu et de s’amuser !" Prêt à tout pour prouver que Martin B est un imposteur, Martin demande son aide à Ernst Jürgen, un ancien membre de la Stasi, la police secrète est-allemande. Jürgen fait figure de relique car il continue de vivre dans le passé, dans le souvenir de ce qu’il a fait à une période qui semble appartenir à une autre époque.

L’acteur suisse Bruno Ganz interprète ce personnage qu’il décrit comme "un homme dont la vie n’a plus aucun sens, car il croyait profondément en quelque chose qui n’existe plus. C’est comme si lui-même n’existait plus. Autrefois, il protégeait son pays, son ministère, son gouvernement ; il a donc perdu sa raison de vivre. Néanmoins, il est extrêmement intelligent et prêt à aider quelqu’un qui se sent lui aussi perdu." Joel Silver affirme : "Bruno a apporté une sorte de dignité sereine inattendue au rôle. C’était un vrai plaisir de le regarder jouer". Frank Langella, un autre acteur chevronné, a rejoint l’équipe pour interpréter Rodney Cole, un ami proche de Martin vivant aux Etats-Unis. Le réalisateur était très heureux à l’idée de travailler avec Frank Langella et Bruno Ganz. Il déclare : "Ils jouent l’une de mes scènes préférées du film. Ils s’étaient rencontrés le matin même et je n’ai passé qu’une petite heure à parler de la scène avec eux avant que le reste de l’équipe n’arrive. Tous deux ont offert une prestation magistrale et toute en finesse. J’étais fou de joie, et j’avais beaucoup de mal à réaliser que j’étais en train de diriger Bruno Ganz et Frank Langella !"

Frank Langella explique : "Je recherche des rôles où je peux marquer les esprits, et c’était le cas de celui-ci. Bruno et moi en discutions le jour où nous avons tourné notre scène ensemble. On se disait que de temps en temps, on a la chance de tomber sur un de ces rôles qui sont peut-être courts, mais qui comportent des moments particulièrement révélateurs et valent vraiment le coup. J’ai le sentiment que ce film est exactement ce que devrait être un thriller destiné à franchir toutes les frontières, et qu’il s’inscrit dans la droite lignée du genre de films avec lesquels j’ai grandi et que j’aime tellement. Vous prenez votre boisson, votre popcorn, et vous embarquez pour un voyage qui vous emmène loin et fort !" Ce casting international est complété par l’acteur allemand Sebastian Koch qui interprète le professeur Bressler, ainsi qu’Olivier Schneider et Stipe Erceg dans les rôles de Smith et Jones, les tueurs impitoyables qui pourchassent Martin Harris à travers tout Berlin. Olivier Schneider portait une double casquette sur le tournage puisqu’il était également le coordinateur des cascades et des combats et qu’il a travaillé avec le réalisateur Jaume Collet-serra et les acteurs sur les chorégraphies des séquences d’action particulièrement haletantes du film.

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Premiere - Laurent Djian
 

Durant près de 2h, le film nous mène par le bout du nez (...) le suspens ne faiblit que rarement,(...) du bon cinéma (...).

Un thriller amnésique efficace, dont la résolution finale ne peut pas ... s'oublier.

  Source : Premiere
   
Tout le cine - Sandra Quézourec
 

Remplacez Matt Damon par Liam Neeson et le tour est joué, vous obtenez "Sans identité". En effet, le film de Jaume Collet-Serra est un mélange entre Taken et La mémoire dans la peau, mais fonctionne plutôt bien.

Après un accident de voiture, Martin Harris tombe dans le coma, à son réveil personne ne le reconnaît, pas même sa propre femme. C'est alors qu'il apprend qu'un autre homme a pris son identité et cherche à le tuer. Avec l'aide de Gina, une jeune femme clandestine, il va tenter de retrouver qui il est vraiment.

Changement total de registre pour Jaume Collet-Serra, après le thriller d'épouvante Esther, il signe ici un thriller d'action à couper le souffle. En effet, on n'a pas le temps de s'ennuyer un instant, les scènes d'action s'enchaînent. Tel un chef d'orchestre, le réalisateur dirige le tout de main de maître. L'intrigue est présente jusqu'au bout, on est autant perdu que le personnage : mais qui est donc Martin Harris ? En effet, au début du film nous voyons Martin arriver avec sa femme, il a un accident et plus personne ne le reconnaît. Ce qui nous semble invraisemblable, on a été témoin de la scène : comment est-ce possible ? Tout le film tourne autour de cette question : qui est Martin Harris ? Ce qui donne un résultat plutôt efficace.

Dans le rôle principal, on retrouve Liam Neeson, habitué depuis quelques temps à ce genre de personnage, qui d'ailleurs lui colle toujours parfaitement à la peau. Il est excellent en homme dépourvu d'identité. Il va trouver de l'aide auprès de Diane Kruger en chauffeur de taxi clandestine. On a rarement vu l'actrice dans ce genre de rôle et cela lui va extrêmement bien. Quant à January Jones, elle est tout simplement magnifique avec ses airs de femme fatale.

Sans identité est un film pleins de rebondissements. L'histoire et les personnages sont captivants.

Certainement l'un des meilleurs thrillers de ces dernières années.

  Source : Toutlecine
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