Ciné-club éducatif & culturel de Mons (CCEC)
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La Fille Du Puisatier réalisé par Daniel Auteuil
    
Titre original La Fille Du Puisatier
Réalisation Daniel Auteuil
Scénario Daniel Auteuil
 D'après L'oeuvre de Marcel Pagnol écrite en 1940 La fille du puisatier
Interprétation
Daniel Auteuil (Le Puisatier), Jean-pierre Darroussin (Mazel), Kad Merad (Félipe), Nicolas Duvauchelle (Jacques), Sabine Azéma (Mme Mazel), Astrid Berges-frisbey (Patricia), Brune Coustellier (Léonore), Chloé Malarde (Marie), Coline Bosso (Isabelle), Emilie Cazenave (Amanda), François Eric Gendron (Le Capitaine), Gérard Montel (L'homme Terrasse), Ilona Porte (Roberte), Jean-louis Barcelona (Le Commis), Marie-anne Chazel (Nathalie), Michèle Granier (La Bonne Mélanie), Patrick Bosso (Le Garçon), Salvatore Caltabiano (Doublure Puisatier), Zachary Auteuil (Amoretti), ...
Musique Alexandre Desplat
Photographie Jean-François Robin
Pays France
Année 2011
Durée 1h 47'
Genre Comédie dramatique
 Distributeur Alternative Films Belgique
 Cote
     3,6 (227 votes)
Site officiel  
Bande-annonce  
Affiche  
 Dossier de presse
 Dossier d'accompagnement pédagogique
 Feuillet du film distribué aux séances
 
 
 
 La projection aura lieu à IMAGIX - Mons - Plan d'accès
Le Jeudi 28 avril 2011
Le film est projeté en version originale française
Le film est projeté sans entracte ni publicité
Les séances :
 
  • 17h00 et 20h00 avec présentation et feuillet sur les films à chaque séance
  • 14h30 et 22h30 sans présentation et feuillet sur les films à chaque séance
 
 
L’heure du passage à la réalisation a sonné pour Daniel Auteuil. Lui, qui a été le héros inoubliable de "Jean de Florette" et "Manon des sources", de Claude Berri d’après les romans éponymes de Marcel Pagnol, a choisi, pour son premier film, de s'attaquer au remake du film écrit et réalisé en 1940 par Marcel Pagnol, avec Fernandel et Raimu.

La Fille du puisatier s'appelle Patricia. C'est une charmante jeune fille qui s'éprend d'un aviateur. Lorsque la guerre éclate, celui-ci part au front, ignorant que Patricia attend un enfant de lui. La jeune fille se sentira rejetée par son père ...

"Tout me touche dans cette histoire !" nous dit Daniel Auteuil. "Avec Pagnol, on est dans le sentiment tout de suite. À chaque lecture, il vous cueille avec la même force. Il y a d’abord eu l’envie de me coltiner le texte, de jouer le rôle. Le désir de refaire entendre aujourd’hui ces mots-là, ces sentiments-là, comme s’ils étaient dits pour la première fois. Ensuite, ce qui me touchait le plus profondément, c’est que j’allais pouvoir m’accaparer totalement cette histoire, que j’allais pouvoir parler de gens qui m’étaient familiers, que je connaissais ou que j’avais connus, de sentiments et de valeurs qui me sont proches, qui ont fait de moi ce que je suis, et qui, parfois, sont presque tabous aujourd’hui. C’est ce qui fait toujours la force et la beauté du texte de Pagnol. C’est une magnifique histoire d’amour, de tendresse, de chagrin et de pardon ...

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Daniel Auteuil sur Tout le Cine
Daniel Auteuil né le 24 janvier 1950 à Alger (Algérie). Acteur, Réalisateur, Scénariste.

Issu d'une famille d'artistes, Daniel Auteuil grandit à Avignon. Passionné par le théâtre, il rejoint le cours Florent à Paris et débute dans la comédie musicale américaine Godspell dans laquelle il joue pendant deux ans. En 1974, le jeune homme commence sa carrière au cinéma dans L'Agression où il tient un petit rôle. Trois ans plus tard, l'acteur incarne un agresseur dans le drame L'Amour violé. Plus à l'aise dans le registre comique, il se fait remarquer dans Les Sous-Doués comme cancre prêt à tout pour décrocher son baccalauréat, rôle qu'il reprend dans la suite, Les Sous-doués en vacances.

En 1986, Auteuil incarne le personnage d'Ugolin, qui a pour projet de cultiver des oeillets, mais par manque d'eau, tente de convaincre Jean de Florette de lui céder la terre dont il vient d'hériter. Ce rôle de simplet plus malin et sensible qu'il n'y paraît, qu'il interprète à nouveau dans Manon des Sources, lui rapporte le César du meilleur acteur ainsi que la reconnaissance du grand public.

Le comédien joue dans plusieurs films historiques tels que Lacenaire et La Reine Margot dans lequel il incarne Henri IV l'époux imposé à Marguerite de Navarre à la veille de la Saint Barthélémy. Puis, l'acteur change de registre et incarne le diable Abargadon dans la comédie de Josiane Balasko, Ma Vie est un enfer.

Surbooké par le travail dans Huitième Jour, il se lie d'amitié avec Georges, un jeune trisomique incarné par un acteur, Pascal Duquenne, acclamé sur les marches du festival de Cannes 1997.

Alternant les genres Daniel Auteuil tourne aussi bien dans les policiers (psychanaliste dans Passage à l'acte, lieutenant prestigieux dans 36 Quai des Orfèvres), que dans les films de cape et d'épée (Lagardère dans Le Bossu) en passant par les drames (médecin imaginaire et meurtrier dans L'Adversaire).

Mais ces dernières années, l'acteur privilégie tout particulièrement la comédie. Il reprend le personnage de Francis Veber, François Pignon, dans Le Placard et se retrouve au coeur d'une rumeur où tous les employés de son entreprise le croient homosexuel. Continuant à jouer pour le même réalisateur, on le voit aux côtés de Gad Elmaleh dans La Doublure, incarnant un milliardaire prêt à tout pour cacher sa relation extra-conjugale aux médias. Voulant prouver qu'il est capable de se trouver un Meilleur Ami, l'acteur va devoir se rapprocher de Dany Boon. Peintre dans Dialogue avec mon jardinier, on le retrouve à l'affiche de L'Invité où il entre dans la peau d'un chômeur désespéré prêt à convaincre l'employeur qui doit venir dîner chez lui. En 2008, Auteuil enfile le costard fatigué d'un flic à la dérive, hanté par ses fantômes, dans MR 73.

En 2009, Auteuil montre de nouveau qu'il est capable de changer de genre et de visage quand il joue le rôle principal dans le drame Je l'aimais de Zabou Breitman, un portrait d'un homme quinquagénaire et ses amours, espoirs et frustrations au cours de 20 années de sa vie. Ensuite, il s'attaque encore une fois à une comédie : amoureux de la femme qui le charge de tuer sa mère adoptive, Auteuil joue dans Donnant donnant d' Isabelle Mergault aux côtés de Sabine Azéma et Medeea Marinescu en 2010.

Dans La fille du puisatier de 2011, l'acteur est pour la première fois devant la caméra, mais aussi derrière : il est le réalisateur de ce drame romantique. Ainsi, l'Ugolin de l'époque retrouve, 25 ans après Jean de Florette, l'univers de Marcel Pagnol.

Source : Tout le cine

Toute la filmographie de Daniel Auteuil sur IMDB en tant que :
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tout le cine
 

Remake

La fille du puisatier est un remake d'un film du même nom de 1940, écrit et réalisé par Marcel Pagnol. Dans ce film qui dure presque trois heures, les vedettes de cinéma Fernandel et Josette Day – l'épouse de Marcel Pagnol à l'époque – tiennent les rôles principaux. Fernandel a également joué dans trois autres films à succès de Pagnol : Angèle, Le Schpountz et Topaze.

Les nouvelles stars

Dans la nouvelle version du film, Astrid Bergès-Frisbey a le rôle-titre qui était attribué à Josette Day. Le réalisateur joue lui-même le rôle du père Pascal Amoretti, personnage incarné par Raimu en 1940, et c'est Kad Merad qui prend la place du célèbre Fernandel dans le rôle de Félipe Rambert.

Des retrouvailles avec Pagnol

Avec sa première réalisation, Daniel Auteuil retrouve l'univers de Marcel Pagnol qu'il a connu pour la première fois 25 ans auparavant. En 1986, il a incarné Ugolin dans Jean de Florette et Manon des sources de Claude Berri d'après le roman de Marcel Pagnol. Le comédien, proche de cet univers, aurait été contacté pour La fille du Puisatier par la famille de Marcel Pagnol.

Encore un remake de Pagnol

En 1999, un autre remake d'un film de Marcel Pagnol est sorti dans les cinémas français: la comédie Le Schpountz qui raconte l'histoire d'un villageois du sud de la France qui rêve d'être acteur de cinéma. Le film original date de 1938 et réunit les acteurs Fernandel, Orane Demazis et Raymond Bélières. Un des rôles principaux féminins, celui de Demazis à l'époque, est joué par Sabine Azéma, l'actrice qui incarne également Madame Mazel dans La fille du puisatier.

Daniel Autueil et Sabine Azéma

L'actrice choisie pour le rôle de Madame Mazel dans La fille du puisatier s'est retrouvée devant la caméra avec le réalisateur deux ans avant. Dans Donnant, donnant d' Isabelle Mergault, Sabine Azéma a joué Jeanne, amoureuse et victime potentielle de Constant, le personnage incarné par Daniel Auteuil.

Kad Merad

Kad Merad joue le rôle de Félipe Rambert dans ce drame romantique, tandis que ces dernières années, il apparaît plutôt dans des comédies : après l'énorme succès de Bienvenue chez les Ch'tis, Merad a joué notamment dans Safari et Le Petit Nicolas. Il est également dans la comédie musicale Faubourg 36 de Christophe Barratier en 2008 dont l'action se situe plus ou moins dans la même époque que celle de La fille du puisatier, la veille de la Seconde Guerre mondiale.

  Source : Toutlecine
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Nous, les acteurs, ne sommes que des éponges (Daniel Auteuil)

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evene
 

Daniel Auteuil écrivain

Il publie en 2003 "Il a fait l'idiot à la chapelle".

Mariage en Corse

A 56 ans, Daniel Auteuil a enfin trouvé le bonheur en épousant une plasticienne d'origine corse, Aude Ambroggi. La cérémonie s'est déroulée sur l'île de Beauté avec, parmi ses invités, de fidèles amis : Dave, Maxime Le Forestier, Elie Semoun et Christian Clavier.

Solidarité

En 2004 il participe à l'opération Photos de Stars, organisée par Reporters sans frontières pour aider les familles des journalistes retenus à Cuba.

  Source : Evene
   
  lejdd - Carlo Gomez
 

Pour ses débuts derrière la caméra, l'acteur retrouve l'univers de Pagnol

Il y a une forme de confort à s’appeler Daniel Auteuil. Au fil des années, on est devenu une sorte de baron, l’un des acteurs les mieux payés de France, mais c’est normal, on a un public, qu’on a su fidéliser en choisissant des films qui souvent plaisent. Et puis on part rarement à la recherche de rôles quand on est Daniel Auteuil. Ils vous tombent du ciel tout cuits. A 60 ans tout juste, il y aurait une forme de légitimité à en profiter, voir venir, se laisser porter. Prendre le temps de voir grandir son fils par exemple. Mais non. Lorsqu’on s’appelle Auteuil, on a aussi un goût de l’exigence qui vous interdit de vous assoupir. Et puis il y a le besoin de se sentir vivant. Après tout, on est fils et petit-fils d’artistes de music-hall, on a grandi en coulisses avec eux, on a été trimballé dans un couffin. Alors, le spectacle continue, aujourd’hui, demain, tout le temps.

Depuis la fin avril, Auteuil fait au cinéma ce qu’il n’avait jamais fait. Mettre en scène. Produit par Alain Sarde (le retour) et Pathé, il a opté pour un remake. La Fille du puisatier. Pour un acteur, passer derrière la caméra, c’est fréquent. Mais l’entreprise n’est pas toujours aussi chargée de sens. Avec Daniel Auteuil, ça prend une autre tournure. Ce sera quasiment du cinéma d’auteur, cette relecture de l’œuvre, tant il se l’est appropriée. Elle scelle les retrouvailles avec l’univers du génie provençal auquel il doit tant: se souvenir qu’en 1986, c’est en devenant pour Claude Berri l’Ugolin de Jean de Florette – Manon des Sources qu’Auteuil s’est offert une place à vie dans la cour des très grands. "Ça, c’est vous qui le dites. C’était il y a vingt, vingt-cinq ans, on ne compte plus, ça fait moins mal. Mais Pagnol, oui, forcément. J’ai tout lu de lui cent fois, c’est de l’amour en barre, son univers et ses histoires. Avec lui, on est dans le sentiment tout de suite. Il vous cueille à la première lecture et à la dernière, avec la même force." Alors quand la famille de l’écrivain est venue lui dire il y a trois ans "Daniel, tu as l’âge", il a répondu "oui, immédiatement" à l’idée d’adapter La Fille du puisatier.

Le milieu où j’ai grandi

Le sujet est mélodramatique. Pendant la guerre, l’histoire d’un homme et de la plus belle de ses filles, attirée par un garçon qui n’est pas de son milieu. "Le clivage riche-pauvre est hélas éternel. C’est un regard d’aujourd’hui sur une société peut-être pas moins restrictive que celle d’hier." D’accord. Mais il y avait moins risqué pour une première réalisation: opter pour une comédie par exemple – il n’y a que ça qui paye aujourd’hui – mais là encore l’artiste, au fond de lui, a eu son mot à dire. Et l’artiste s’est souvenu d’où il venait. Les Baux-de-Provence où il a planté sa caméra cette semaine, c’est son pays, lui qui a grandi en Avignon et sa région. "Eygalières, Saint-Rémy-de-Provence, etc., c’étaient nos lieux de promenade le dimanche avec mes parents. Le milieu que je dépeins dans le film est celui où j’ai grandi."

Aujourd’hui, il ne lui reste que quelques cousins et une grand-tante dans le coin. Et comme la presse locale se fait largement l’écho de la présence de l’équipe de tournage, "il y a d’un seul coup le passé qui remonte", dit-il, sourire en coin. Comme cet homme qui s’est approché parce qu’il voulait lui montrer des photos de son père; comme cette femme, qui dit l’avoir gardé lorsqu’il était petit.

Astrid rejoint Johnny Depp

Auteuil joue Pascal Amoretti, le puisatier, incarné par Raimu en 1940. Pour reprendre le rôle secondaire que tenait à l’origine un tout jeune Fernandel, il a choisi Kad Merad. "Je trouve à Kad cette faculté qu’il a d’être tout de suite ce qu’on lui demande d’être. Ici, un type gentil comme l’est le personnage de Felipe, un garçon incapable de faire du mal." Le premier rôle féminin? Astrid Berges-Frisbey. Une presque inconnue, à moins que vous ne l’ayez remarquée dans un petit rôle dans La Première Etoile. Un joli brin de fille avec des yeux plus clairs que la pensée du dalaï-lama. Auteuil l’appelle "la petite".

"Sa présence est un miracle. Au départ, j’avais rêvé du regard de Mélanie Laurent, mais avec Astrid, c’est une histoire aussi belle que je peux raconter. Elle a encore l’innocence que lui octroient sa jeunesse et son relatif anonymat." Relatif, c’est le mot: tout de suite après la fin du tournage, Astrid quittera Daniel Auteuil, pour rejoindre Rob Marshall et l’équipe de Pirates des Caraïbes 4. A savoir: Penélope Cruz et un certain Johnny Depp. Et personne n’avait imaginé qu’un pirate passerait après un puisatier.

  Source : Lejdd
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comme au cinema
 

Le 30 Mars 2009 - Daniel Auteuil dans le fauteuil de Pagnol

L’heure du passage à la réalisation a sonné pour Daniel Auteuil. Et pour cela, il a choisi de revenir sur un thème déjà évoqué par celui grâce à qui il était définitivement passé du côté des grands acteurs français, avec Jean De Florette en 1986, Marcel Pagnol.

L’acteur vient effectivement d’annoncer sur une radio nationale qu’il se lance dans l’adaptation de La Fille Du Puisatier, l’histoire de Patricia, fille de Pascal Amoretti, qui se retrouve enceinte de Jacques Mazel, un jeune aviateur, fils de bonne famille. Celui-ci est mobilisé en 1939 et part sans savoir que la jeune femme est enceinte et qu’elle sera rejetée de leur deux familles.

Le film, qui réunissait à l’époque Raimu et Fernandel, n’est pour l’instant rattaché à aucun nom aujourd’hui, excepté celui de Daniel Auteuil. Celui-ci avait d’ailleurs été précédemment évoqué pour réaliser Le Montespan, projet qui finira entre les mains d’Antoine de Caunes, mais où l’acteur jouera le rôle principal.

Daniel Auteuil sera également à l’affiche du prochain film de Zabou Breitman (Je L'Aimais) et d’Isabelle Mergault, elles-mêmes actrices avant de passer de l’autre côté de la caméra.

  Source : Comme au cinema
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Allocine
 
Interview de Daniel Auteuil

  Source : Allocine
   
le soir - FABIENNE BRADFER
 

Daniel Auteuil réalise enfin

Saviez-vous que Daniel Auteuil avait un nez de tueur ? L'information est révélée dans la nouvelle comédie d'Isabelle Mergault, Donnant donnant. Ce n'est pas majeur, l'acteur lui-même en convient, tout comme ce film qui s'ajoute à sa filmographie. Car Auteuil a beau nous parler de l'originalité de l'histoire, de la qualité d'écriture, du parcours et de l'évolution des personnages, de son rôle de brave homme qui n'a pas de chance et de son travail d'acteur à partir de l'imaginaire, le troisième long-métrage d'Isabelle Mergault qui s'est fait une réputation – surfaite – avec les succès inattendus de Je vous trouve très beau et Enfin veuve, est un petit raté où la drôlerie tombe à plat. Du coup, pourquoi interviewer Auteuil ? Pour qu'il nous parle avant tout de sa « nouvelle passion ». Car Mister Auteuil vient de réaliser son premier film, La fille du puisatier, qu'il a adapté d'après Marcel Pagnol et qu'il joue.

A quand remonte le tournage de « Donnant donnant » ?

Six, sept mois avant le tournage de mon propre film. J'étais encore vierge ! Mais j'avais mon propre film en tête depuis deux ans. J'avais déjà fait l'adaptation, les repérages. Jouer pour Isabelle Mergault a été une pause. J'ai d'ailleurs vécu ce tournage-là différemment des autres. Je ne me suis pas spécialement intéressé à la technique. Car pour moi, la technique est quelque chose qui découle d'une sensibilité. C'est le verbe, l'écriture qui m'amène à placer la caméra à tel endroit ou tel autre. En revanche, j'ai regardé comment, humainement, gérer plusieurs stress : le stress du temps qui passe, le stress du mauvais temps, le stress d'une mise en place, le stress de la fatigue. J'ai aussi observé la façon simple et déterminée d'Isabelle Mergault de dire oui sur ce qu'elle voulait. Je me suis concentré là-dessus et cela m'a été très utile.

Aujourd'hui, vous avez perdu la virginité de la réalisation. Cela va-t-il changer des choses dans votre approche d'acteur ?

C'est un sentiment tellement plein que de réaliser, d'adapter, de jouer… Avoir réalisé mon propre film ne m'amènera pas plus de compréhension envers les metteurs en scène car ça, j'en ai toujours eu. Mais je pense que j'ai acquis une légèreté. Et encore, je n'en suis même pas sûr. Car ce métier, c'est recommencer sans cesse comme un débutant ! Parce que chaque histoire, chaque rencontre sont différentes. Ce dont je suis sûr, c'est que je suis impatient de recommencer à réaliser. Ça, c'est ma grande certitude. Je ne me lasserai jamais de l'aventure humaine que représente un tournage.

Vous auriez pu rester dans le confort de votre vie d'acteur ?

Oui, quelle mouche m'a piqué ! On peut s'endormir sur ce qu'on est, ne pas se remettre en cause, devenir victime de ses succès. Consciemment ou malgré soi. Mais il faut être bête pour croire que dans le métier d'artiste, cela va durer toujours ! Je ne sais jamais sous quelle forme sera le prochain film. S'il y aura succès ou pas. Si j'entre dans une phase où j'ennuie les gens. On vit toujours dans une forme d'inquiétude. Artiste n'est pas pour moi un métier confortable.

Donc, quand vous jouez Molière au théâtre, que vous écrivez un livre poétique, que vous réalisez un film, qu'est-ce que vous avez en tête ?

Une manière de me demander si je peux toujours. C'est aussi des envies de faire entendre au XXIe siècle une langue qui a 400 ans et la dire comme si elle était d'aujourd'hui. Ce sont des challenges, la gourmandise des mots, le besoin de changer, de faire. Réaliser, par exemple : c'était le moment pour moi ! Je ne pouvais pas faire autrement que de raconter cette histoire. J'ai trois impatiences en ce moment : finir ce film, vous le montrer – le film sort à Paris le 13 avril – et recommencer. Avec La fille du puisatier, j'ai une conviction et j'attends des réponses du public, des critiques, des professionnels. Mais avec la sincérité, la simplicité et le plaisir de montrer ce film.

Quand vous voyez votre fille Aurore suivre vos pas – elle joue « Le vieux juif blonde » au théâtre –, que pensez-vous ?

Je suis fier et heureux. Elle est magnifique. Il y eut des années d'inquiétude. L'inviter à jouer un petit rôle à mes côtés la mettait plus dans l'embarras qu'autre chose. Donc, je l'ai laissé patauger seule pendant des années. Et un jour, je vais la voir sur scène. Et je suis soulagé. On ne peut pas se passer la boutique car dans notre métier, ça n'existe pas. Mais j'ai pu lui donner quelques clés. Les enfants d'acteurs connus doivent faire plus de preuves que les autres. Mais s'il y a du talent, le temps leur sert. Je sais aujourd'hui qu'Aurore est une grande actrice. Ce sera peut-être compliqué mais je sais qu'elle a les armes pour faire ce métier.

  Source : Lesoir
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tout le cine - Laetitia Heurteau
 

Pour la première fois de sa carrière, Daniel Auteuil passe en même temps devant et derrière la caméra, en s'attaquant à La Fille du Puisatier, une oeuvre méconnue de Marcel Pagnol. Une entreprise risquée qui se révèle une vraie réussite.

Dans un champ provençal des plus ensoleillés, deux collègues déjeunent à l'ombre: il y a le puisatier (Daniel Auteuil), l'homme mûr, pudique et tendre à l'évocation de sa fille Patricia ( Astrid Bergès-Frisbey, la belle révélation du film) qui vient justement lui apporter son casse-croûte. Felipe, son collègue (émouvant Kad Merad) la découvrant, en reste subjugué.

Dès les premiers plans, toute la fraîcheur, la poésie et la sourde tragédie de Pagnol sont savamment distillés. La caméra de Daniel Auteuil capte à la fois la poésie des lieux, la chaleur des relations familiales ou « collégiales » mais aussi toute la rugosité de son personnage.

La Fille du Puisatier offre aussi des rôles importants à de jeunes comédiens chevronnés ( Nicolas Duvauchelle toujours impeccable) ou non (Astrid Berges-Frisbey rayonnante). Cette jeune garde talentueuse est ici encadrée par des comédiens habitués aux premiers rôles (Kad Merad, Jean-Pierre Darroussin et Sabine Azéma).

Le puisatier est ce personnage haut en couleurs (déjà interprété par Raimu) qui s'improvise mère de famille avec beaucoup de coeur et d'aveuglement aussi. Daniel Auteuil, dans une composition très charnelle et intimiste, renoue alors avec la profondeur émotionnelle de son personnage d'Ugolin dans Jean de Florette et Manon des sources.

Tout en donnant la part belle à ses partenaires. Un échange juste et poignant, un choix artistique mesuré, une belle prise de risques toutefois quant au propos du film qui souligne l’importance fondamentale des liens familiaux.

Dans un monde où tout bouge trop vite, et l'individualisme va croissant, ce propos a de quoi choquer.

  Source : Toutlecine
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