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The Tree of Life réalisé par Terrence Malick
    
Titre original The Tree of Life
Réalisation Terrence Malick
Scénario Terrence Malick
Interprétation Brad Pitt (Mr. O'Brien), Sean Penn (Jack), Jessica Chastain (Mme O'Brien), Crystal Mantecon (Elisa), Fiona Shaw (la grand-mère), Pell James (une petite-amie), Jennifer Sipes (La 6ème femme), Erinn allison (Mrs. Bates), Jack Hurst (Oncle Ray), Joanna Going (La Femme De Jack), Kari Matchett (L'Ex De Jack), Will Wallace (Will), ...
Musique Alexandre Desplat
Photographie Emmanuel Lubezki
Pays USA
Année 2011
Durée 2h18'
Genre Drame, Fantastique à Dimension Philosophique
 Distributeur Belga Films
 Cote
      3,4 (1.620 votes)
Site Officiel (Tree of Life : Two Ways Through Life)
Bande annonce  
Affiches 01 / 02 / 03 / 04
 Dossier de presse (Français)
 Dossier de presse (Anglais)
 Feuillet du film distribué aux séances
 
 
 
 La projection aura lieu à IMAGIX - Mons - Plan d'accès
Le jeudi 26 mai 2011
Le film est projeté en version originale anglaise sous-titrée en français
Le film est projeté sans entracte ni publicité
Les séances :
 
  • 17h00 et 20h00 avec présentation et feuillet sur les films à chaque séance.
  • 14h sans présentation plus feuillet sur le film.
Attention horaire spécial 14h00 au lieu de 14h30 - 17h00 - 20h00 pas de séance à 22h30
 
 

Le cinquième film de Terrence Malick (Les Moissons du ciel, La Ligne rouge, Le Nouveau Monde), est conçu comme "une épopée cosmique, un hymne à la vie", qui porte un regard croisé sur la genèse de l'humanité et la jeunesse difficile d'un garçon des années 50. Sélection officielle, en Compétition, au Festival de Cannes 2011.

Jack grandit entre un père autoritaire et une mère aimante, qui lui donne foi en la vie. La naissance de ses deux frères l'oblige bientôt à partager cet amour inconditionnel, alors qu'il affronte l'individualisme forcené d'un père obsédé par la réussite de ses enfants. Jusqu'au jour où un tragique événement vient troubler cet équilibre précaire ...

L'idée de "The Tree of Life " trotte dans la tête de Terrence Malick depuis la fin des années 1970. Le réalisateur s'est en effet penché, après la sortie des "Moissons du ciel ", sur un projet de film appelé "Q " et qui devait traiter de l'origine de la vie sur Terre, un élément qu'on retrouve dans le film de façon "narrativement non connectée mais complètement cohérente thématiquement" d'après le superviseur des effets spéciaux Mike Fink. (Allocine.fr)

On retrouve le style typique de l'œuvre de Terrence Malick, à savoir le recours à la "narration décentrée ", consistant en une voix-off qui ne recoupe pas exactement ce qu’on voit et qui manifeste une connaissance des faits différente et désaxée par rapport au récit.

 
 
 Festival de Cannes 2011
 
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tout le cine
 

La patte du connaisseur

The tree of life reprend le style typique de l'œuvre de Terrence Malick qui est le recours à la "narration décentrée". La marque de fabrique du cinéaste consiste en une voix-off qui ne recoupe pas exactement ce qu’on voit et qui manifeste une connaissance des faits différente et désaxée par rapport au récit.

Une longue préparation

Comme James Cameron pour Avatar, Terrence Malick planchait sur ce projet depuis très longtemps. En effet le réalisateur était dessus depuis 1978. Annoncé comme une œuvre métaphorique sur la genèse de la Terre et de l'Humanité, embrassant les époques, de la préhistoire à la première guerre mondiale, ce projet ambitieux ne voit le jour que 32 ans plus tard.

Confessions intimes

Lors d'un entretien, le créateur d’effets visuels a révélé quelques informations croustillantes concernant le prochain long métrage de Malick. En effet on y apprend qu'une partie du film se déroulera durant la préhistoire." Nous travaillons sur l’animation de dinosaures, mais ce n’est pas Jurassic Park pour autant. Le but est de donner l’impression qu’une caméra s’est retrouvée balancée à l’époque où ces mastodontes traînaient sur la Terre et que des premières créatures émergèrent des océans pour vivre sur le sol ferme. L’apparition des premiers mammifères et tout ça. Nous sommes en train de recréer une bonne partie de ces animaux ayant réellement vécu. Je pense que, une fois fini, on s’en souviendra pendant un bon bout de temps de ce film." a expliqué le technicien.

Du changement en cours de route

Lors de la première annonce du tournage et du casting c'est Heath Ledger qui devait donner la réplique à Sean Penn. Finalement Brad Pitt a repris le flambeau après s'être désisté pour Jeux de pouvoir et la tragique disparition de Ledger.

  Source : Tout Le Cine
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Terrence Malick sur Tout Le Cine.com
Terrence Malick né le 30 novembre 1943 à Waco, Texas (Etats-Unis). Acteur, Réalisateur, Producteur, Producteur exécutif, Scénariste, Compositeur.

Terrence Malick passe sa jeunesse à Austin et Waco au Texas, ainsi qu'à Bartlesville, dans l'Oklahoma. C'est dans ces vastes paysages qu' il développe un amour particulier pour les grands espaces. Un amour qui hantera ses œuvres futures tout au long de sa carrière. Après des études brillantes de philosophie à Harvard, il débute comme journaliste chez Life puis au New Yorker.

Puis le cinéaste rejoint le Centre d'études avancées de l'American Film Institute, où il fait la connaissance de George Stevens Jr et du producteur Mike Medavoy (Phoenix Pictures), qui devient son premier imprésario et le chargera de réécrire le scénario de L' Inspecteur Harry. Une commande qui n'aboutira pas mais qui provoquera un déclic chez le jeune texan. C'est ainsi qu'à 28 ans, il se lance dans la réalisation.

En 1973, Malick écrit, produit et réalise le film culte La Ballade sauvage, odyssée tragique d'un couple de losers à travers l'Amérique profonde qui révèle d'emblée un talent exceptionnel. Une œuvre qui révèlera au grand public Martin Sheen et Sissy Spacek, et obtiendra le prix du meilleur film au festival de San Sebastian.

En 1978, il écrit et réalise Les Moissons du ciel, hommage lyrique à une Amérique disparue qui lui vaudra le New York Film Critics Award, le National society of Film Critics Award et le prix de la mise en scène au Festival de Cannes. Le film produit pour 3 millions de $ par la Paramount, révèlera un certain Richard Gere. Tellement perfectionniste, Malick mettra deux ans pour le montage de cette œuvre.

Après deux décennies d'absence, le cinéaste réapparait avec La Ligne rouge. Inspiré du roman de James Jones sur la bataille de Guadalcanal, ce long-métrage accueille une pléiade de stars à faire rougir les super-productions : Sean Penn, George Clooney, Adrien Brody, Nick Nolte, John Travolta, ou encore Woody Harrelson ... S'ensuivent sept années de silence, et en 2005 Le nouveau monde sort. Un bijou naturaliste ciselé dans la lumière sur la légende de Pocahontas, avec Colin Farrel dans le rôle principal.

Le réalisateur revient en 2011 avec un long métrage intitulé The Tree of Life. Brad Pitt et de nouveau Sean Penn se partage l'affiche.

Terrence Malick a aussi produit le documentaire Endurance de Leslie Woodhead sur la vie du coureur de fond Haile Gebreselassie. Terrence Malick est certainement le réalisateur le plus mystérieux de ces dernières décennies. Tout comme Stanley Kubrick, on ne sait finalement que très peu de choses sur lui, tant il prend un soin obsessionnel à contrôler son image.

Source : Tout Le Cine

Toute la filmographie de Terrence Malick sur IMDB en tant que :
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La patte du connaisseur

The tree of life reprend le style typique de l'œuvre de Terrence Malick qui est le recours à la "narration décentrée". La marque de fabrique du cinéaste consiste en une voix-off qui ne recoupe pas exactement ce qu’on voit et qui manifeste une connaissance des faits différente et désaxée par rapport au récit.

Une longue préparation

Comme James Cameron pour Avatar, Terrence Malick planchait sur ce projet depuis très longtemps. En effet le réalisateur était dessus depuis 1978. Annoncé comme une œuvre métaphorique sur la genèse de la Terre et de l'Humanité, embrassant les époques, de la préhistoire à la première guerre mondiale, ce projet ambitieux ne voit le jour que 32 ans plus tard.

Confessions intimes

Lors d'un entretien, le créateur d’effets visuels a révélé quelques informations croustillantes concernant le prochain long métrage de Malick. En effet on y apprend qu'une partie du film se déroulera durant la préhistoire." Nous travaillons sur l’animation de dinosaures, mais ce n’est pas Jurassic Park pour autant. Le but est de donner l’impression qu’une caméra s’est retrouvée balancée à l’époque où ces mastodontes traînaient sur la Terre et que des premières créatures émergèrent des océans pour vivre sur le sol ferme. L’apparition des premiers mammifères et tout ça. Nous sommes en train de recréer une bonne partie de ces animaux ayant réellement vécu. Je pense que, une fois fini, on s’en souviendra pendant un bon bout de temps de ce film." a expliqué le technicien.

Du changement en cours de route

Lors de la première annonce du tournage et du casting c'est Heath Ledger qui devait donner la réplique à Sean Penn. Finalement Brad Pitt a repris le flambeau après s'être désisté pour Jeux de pouvoir et la tragique disparition de Ledger.

  Source : Tout Le Cine
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Terrence Malick lance un site internet pour "The Tree of Life" Le dernier opus très attendu du réalisateur Terrence Malick, The Tree of Life, fait l'objet d'un site internet interactif appelé Two Ways Through Life qui présente "La trajectoire de vie d'un jeune garçon" à partir de deux perspectives différentes, la vision du père et celle de la mère.

Chacune des deux trajectoires de vie propose dix visions différentes, des vidéos très brèves tirées du film.

Ces images de type impressionniste proposent des citations évocatrices issues du film ainsi que des commentaires des internautes.

Le film raconte l'histoire d'une famille du Midwest et la vie du fils aîné, interprété par Sean Penn, qui tente de trouver sa place dans le monde moderne, entre innocence et désillusion.

The Tree of Life sera présenté en avant-première au Festival du Film de Cannes et sortira en France le 18 mai, et aux Etats-Unis, en Russie et dans le reste de l'Europe la semaine du 26 mai.

Avec 20 ans de silence entre ses films La Balade sauvage (1973), Les Moissons du ciel (1978) et La Ligne rouge (1998), le réalisateur culte Terrence Malick mise sur la qualité plutôt que la quantité.

Site Web : http://www.twowaysthroughlife.com
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Le Festival de Cannes mercredi 11 mai, avec la projection de Minuit à Paris de Woody Allen. Comme chaque année, une multitude de stars viendront fouler le tapis rouge et monter les marches.

Mais une des œuvres les plus attendues de ce cru 2011 est sans conteste The Tree of Life, de Terrence Malick avec Brad Pitt, Sean Penn et Jessica Chastain. La troupe sera présente au Festival le lundi 16 mai à 19h pour défendre ce film.

Le long-métrage était déjà attendu l'an passé mais Malick n'avait pas réussi à finir le montage de son cinquième bébé. Cette année il sera en compétition, l'occasion pour Brad Pitt de revenir sur sa participation à cette expérience particulière ...

"Avec Terrence, les thèmes sont divers mais toujours intimement liés. Quand la nature crée, l'homme détruit. Et quand l'homme détruit, un autre tente quand même de se construire. C'est aussi un film sur la tragédie et la violence de la mort. The Tree of Life évoque l'infiniment grand et l'infiniment petit, la splendeur suprême et la petite déviance. Quand Terrence offre dans le film sa "version", si je puis dire, de la création de l'univers, c'est sûrement aussi pour mieux illustrer l'inclinaison humaine pour l'autodestruction. Il y a, dans la majesté de la nature, toutes les racines du drame qui est en train de se nouer dans cette famille.", explique l'acteur.

Mais Brad n'a pas fini: "C'est un film que Terrence a toujours voulu faire. Il y travaille depuis trente ans. (...) Lorsque j'ai lu le scénario, la réflexion philosophique et ésotérique sur la création m'a vraiment marqué. Ce n'est pas tant qu'il s'agissait d'une suite de scènes, mais il s'agissait d'un texte réfléchi et global. Dans le scénario donc, Terrence évoquait très précisèment la notion du micro et du macro. Lorsque vous regardez dans un microscope, vous pouvez voir des cellules. Et lorsque vous regardez dans un télescope, vous voyez finalement exactement la même chose. Cela ouvre des champs à l'infini. Comment est-ce possible? Et qu'est-ce que cela nous dit ?"

Source : Startv
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Les origines
 

Terrence Malick a toujours signé des œuvres singulières et propices à la réflexion, dont la splendeur visuelle et l'intensité émotionnelle qui s'en dégagent sont empreintes de mystère et de profondeur. The Tree of Life est sans doute son film à la fois le plus intime et le plus ample. Car cette épopée nous plonge dans plusieurs époques, passant de l'Amérique urbaine d'aujourd'hui au Texas des années 50, de l'apparition de la vie sur terre jusqu'aux confins de l'univers – dans une quête de vérité, d'éternité et d'infini.

L'histoire se déploie comme une symphonie musicale en plusieurs mouvements – ou comme les branches d'un arbre – et s'attache au parcours d'un homme, Jack O'Brien qui tente, depuis longtemps, de répondre à des questions obsédantes sur le tempérament colérique de son père, l'amour de sa mère et la mort de son frère et qui se débat avec ses propres démons : le sens de la vie et la foi. Mais l'histoire de Jack s'inscrit dans l'immensité de l'univers et dans son rythme inexorable. Ses combats personnels font désormais corps avec le pouvoir créateur et destructeur du cosmos : Jack sent sa destinée liée à la poussière des étoiles et aux dinosaures qui peuplèrent autrefois la terre. The Tree of Life est donc une histoire d'amour qui raconte comment la vie donne naissance à l'amour et l'amour à la vie.

Entraînant le spectateur dans des contrées encore inexplorées, le film est une expérience cinématographique inédite qui s'avère inoubliable. Grâce à Malick, qui mêle à la fois les souvenirs d'enfance d'un être, la préhistoire et la galaxie, The Tree of Life plonge tour à tour dans l'intimité du cœur humain et dans l'immensité du cosmos.

Sarah Green, également productrice du Nouveau monde, avait hâte de découvrir le nouveau projet du cinéaste. "Terrence m'avait montré un traitement et je me suis alors dit qu'il fallait que ce film se fasse, et que je mettrais tout en œuvre pour y parvenir," se souvient-elle.

"Le titre même est particulièrement évocateur," ajoute-t-elle. "Le symbole de l'arbre de vie est au cœur des grandes religions et de la théorie darwinienne. Le titre évoque la nature et la spiritualité. Tout le monde se sent concerné par ces thèmes-là."

"Terry possède un langage cinématographique qui lui est propre," signale le producteur Grant Hill, qui a collaboré avec le réalisateur sur La Ligne Rouge. "Personne d'autre que lui ne parle cette langue dont il est, pour ainsi dire, l'inventeur. Il a ce don unique de vous plonger dans son univers et de vous rendre ses personnages intimes. Avec The Tree of Life, il a donné une dimension nouvelle à ce langage qui lui permet d'entraîner le spectateur dans un périple hors du commun, de le faire adhérer à son univers et de l'amener à identifier sa propre vie à l'intrigue du film – un film qui retrace à la fois le parcours d'une famille et la naissance du cosmos."

Par la suite, le scénario a évolué et s'est progressivement enrichi, en se nourrissant de l'imagination foisonnante de son auteur. Il n'a pas tardé à attirer l'attention d'autres producteurs qui suivaient le travail de Malick depuis plusieurs années : Bill Pohlad de River Road et Brad Pitt et Dede Gardner, associés au sein de Plan B.

"C'était un texte magnifique, mais qui n'était pas rédigé comme un scénario classique," affirme Bill Pohlad. "En réalité, cela se rapprochait davantage d'un poème. Je ne sais pas trop à quoi je m'attendais quand j'ai commencé à le lire, mais il m'a profondément bouleversé. C'était à la fois l'histoire intimiste et forte d'une famille et un récit à la dimension épique."

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La famille O'Brien
 

Le choix des comédiens est aussi varié que les thèmes du film puisqu'il réunit aussi bien Brad Pitt, cité à l'Oscar, et Sean Penn, oscarisé, que de nouveaux visages comme Jessica Chastain et trois jeunes garçons du Texas qui n'avaient jamais tourné auparavant.

"En réalité, on n'a eu aucun mal à trouver nos acteurs parce que tous ceux qui ont le lu scénario ont été emballés par la beauté, la poésie et la force du texte," explique Sarah Green. "Nous avons donc réussi à mobiliser des comédiens extrêmement talentueux."

Brad Pitt s'est engagé dans l'aventure peu après que son associée Dede Gardner et lui-même aient accepté de financer le projet. Il campe M. O'Brien, personnage autoritaire et psychorigide, extrêmement exigeant vis-à-vis de ses enfants, tout en aimant profondément sa famille. Homme sanguin, il est convaincu que pour affronter le monde, il faut faire preuve de dureté et de force sans faille, et que ce sont des valeurs à transmettre à ses enfants.

"M. O'Brien pourrait très bien apparaître comme un type dont la dureté est purement gratuite, mais Brad en fait un homme qui aime sa famille et dont on perçoit les démons intérieurs et l'aveuglement," signale Dede Gardner. "L'interprétation de Brad est vraiment d'une grande précision, subtile et humaine."

"Le parcours de M. O'Brien est stupéfiant," reprend Grant Hill. "Son histoire est racontée de manière extrêmement fragmentée, typique de Malick, ce qui nous rend le personnage profondément attachant. Progressivement, il s'ouvre aux autres, ce qui fait qu'on comprend qu'il a été hanté par des fantômes toute sa vie, et qu'il est encore hanté aujourd'hui. Brad n'avait encore jamais joué un rôle pareil."

L'acteur, qui travaille avec Malick pour la première fois, a dû s'habituer aux méthodes de travail peu orthodoxes du cinéaste. "Brad était toujours prêt à se lancer," souligne Bill Pohlad."Il avait entière confiance en Terrence et était disposé à relever tous les défis."

Sean Penn, qui avait incarné le sergent Welsh, officier endurci par la vie, dans La Ligne rouge, interprète ici un rôle très différent : il joue Jack O'Brien adulte, brillant architecte qui se sent perdu dans l'univers urbain d'un quartier d'affaires hérissé de gratte-ciels de verre et d'acier. Il se souvient de son enfance, mais se rend compte que des pans entiers lui échappent.

"En peu de mots, Sean nous fait sentir les états d'âme de son personnage grâce à sa gestuelle," relève Grant Hill. "Il nous permet de saisir l'évolution du mode de vie entre les années 50 et aujourd'hui, ce qui est fondamental dans The Tree of Life. Puis, il nous entraîne dans un incroyable périple émotionnel vers la fin du film."

"Sean n'a pas eu beaucoup de jours de tournage, mais c'est lui qui nous sert de guide à travers le parcours des personnages," souligne Sarah Green.

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Le style visuel
 

Pour les besoins de son film, Terrence Malick a tourné des images du chaos et de la naissance du monde qui défient l'imagination humaine.

Il s'agissait donc de mettre en scène le big-bang qui s'est produit il y a 14 milliards d'années, la création de la Terre, la nébuleuse solaire qui a donné naissance à la Terre il y a 4,5 milliards d'années, l'apparition des premiers organismes unicellulaires de l'ère protérozoïque, l'époque des dinosaures qui régnèrent sur la Terre pendant 160 millions d'années, et la fin de l'univers qui devrait advenir d'ici plusieurs milliards d'années lorsque le soleil ne sera plus qu'une "naine blanche" et que la Terre sera réduite en poussière.

Pour y parvenir, le cinéaste a donc dû faire appel – pour la première fois de sa carrière – à de nombreux effets visuels. Mais la production a dû tenir compte de la sensibilité esthétique du cinéaste et mêler des effets picturaux à l'ancienne avec des technologies numériques de pointe pour que ces images d'événements spectaculaires suscitent une émotion sincère.

Il y a plusieurs années, alors même que le projet en était à un stade embryonnaire, Malick a consulté Douglas Trumbull, maître des effets spéciaux qui s'est fait connaître grâce à 2001, l'Odyssée de l'Espace de Stanley Kubrick. Il a ensuite collaboré à Rencontres du troisième type de Steven Spielberg, Blade Runner de Ridley Scott, le premier film de la saga Star Trek, puis a lui-même réalisé Silent Running et Brainstorm.

Bien qu'il n'ait plus travaillé à Hollywood depuis longtemps, Douglas Trumbull a été séduit par le projet de Malick. Ce dernier souhaitait d'ailleurs que chaque plan semble réaliste, ce qui impliquait de faire très peu appel à l'infographie et d'utiliser au contraire les techniques "non informatiques", selon le mot de Douglas Trumbull.

"Nous avons, Terrence et moi, le même point de vue sur les effets visuels qui, à notre avis, doivent sembler réalistes," signale Douglas Trumbull. "On cherche tous les deux à repousser les limites du cinéma. Ce n'est pas tant qu'on ne voulait pas recourir à l'informatique – on s'en est pas mal servi et certains plans infographiques sont épatants – mais, par exemple, quand on voit des dinosaures, ils ont l'air de créatures réelles et on les a ensuite incrustés dans un monde complètement réel. Ce n'est donc pas un univers virtuel dans lequel on aurait incrusté une créature virtuelle. Seuls 10 à 20% de ces images relèvent de l'infographie, mais il est impossible de distinguer, au sein de chaque plan, ce qui est virtuel de ce qui est réel et qui correspond à la vision du monde de Terrence."

Alors qu'il travaillait sur Star Trek : le film, Douglas Trumbull est tombé amoureux de la vision de la nature propre à Malick dans Les moissons du ciel. "Ce qui est incroyable, c'est que ce film m'ait autant marqué," dit-il. "C'est un film poétique et expérimental qui a révolutionné le langage cinématographique. Terrence cherche constamment à élargir ses connaissances, ce que je trouve très stimulant."

Après avoir lu le scénario de The Tree of Life, Trumbull a compris que le film pouvait donner lieu à de multiples expérimentations visuelles. "À partir de l'histoire d'une famille, Terrence la replace dans le contexte grandiose de la naissance et de la fin de l'univers, et de l'infinité de la vie."

Peu après, les deux hommes ont émis plusieurs hypothèses sur les séquences visuelles du film. "On a évoqué la possibilité de créer les images intergalactiques à l'ancienne, autrement dit, en utilisant des toiles peintes et des caméras à haute vitesse," explique Trumbull.

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Le décor
 

Le chef décorateur Jack Fisk, qui collabore avec Malick depuis La Balade sauvage et a récemment signé les décors de There Will Be Blood de Paul Thomas Anderson, a également fait partie de l'aventure.

Fisk savait depuis longtemps que le cinéaste travaillait en secret sur un projet de grande ampleur ayant trait à l'histoire de l'univers, mais Malick a tardé à lui montrer un scénario. "Je crois que je travaillais sur Mulholland Drive quand j'en ai entendu parler la première fois," explique-t-il. "Terrence est venu me voir avec une vingtaine de pages de scénario. Il disait que c'était un film intimiste qui parlait d'une famille – et il s'est écoulé pas mal de temps avant que je comprenne que cette entreprise allait mobiliser d'importants effets spéciaux et des plans de paysages naturels. Mais j'allais déjà être bien occupé avec les scènes de prises de vue réelles. Je savais que Terrence souhaitait que l'ensemble soit filmé de manière originale et réaliste."

Alors que la date du tournage approchait, Fisk s'est mis à la recherche d'une petite ville du Texas qui évoque l'atmosphère tranquille des années 50 : il a trouvé ce qu'il recherchait à Smithville, située à une soixantaine de kilomètres d'Austin. Fondée au milieu du XIXème siècle, Smithville se trouve à l'est de la grande forêt de pins de l'État (Lost Pines), en bordure du fleuve Colorado. Avec ses charmantes rues arborées, ses maisons de styles "Queen Anne", néoclassique et victorien, et ses grandes pelouses où s'ébattent les enfants, Smithville semble nous faire remonter le temps de plusieurs décennies.

"On dirait que la ville n'a pas changé depuis un demi-siècle," précise Dede Gardner. "Et Terrence tenait à ce qu'il n'y ait ni camions de tournage, ni caravanes, pour qu'on puisse arpenter n'importe quelle rue et tourner librement. Quand on s'y baladait, on apercevait des vélos abandonnés sur une pelouse, des chiens errant dans le quartier et des jouets dans les jardins – c'est un lieu extraordinaire."

Fisk a commencé par imaginer la maison de la famille O'Brien et son jardin, où les trois garçons font l'apprentissage de la vie et s'intéressent à l'arbre que plante leur père. "Ce que je voulais faire, c'était créer une petite ville indéterminée, atemporelle, qui évoque un souvenir d'enfance que beaucoup d'entre nous pourraient s'approprier," affirme le chef décorateur.

"Du coup, j'ai surtout mis l'accent sur les couleurs et la lumière," poursuit-il. "Je travaille toujours les décors comme des sculptures et comme une œuvre en évolution constante. Je ne m'accroche pas à une idée fixe."

"Pour la maison des O'Brien, je me suis inspiré de mes propres souvenirs d'enfance," dit-il encore. "Dans les films de Terrence, la terre et la nature ont une grande importance et j'essaie donc d'intégrer l'environnement à mes décors. S'il y a bien une chose que j'ai apprise auprès de Terrence, c'est de savoir apprécier ce qui nous entoure."

Le cadre urbain d'Houston dans lequel évolue Jack O'Brien, devenu adulte, est un univers de gratte-ciels d'acier et de verre évoquant la finance et la grande entreprise qui incarne l'exact opposé de Smithville. "Le contraste entre la petite bourgade et la grande métropole moderne témoigne de l'évolution du mode de vie d'une génération à l'autre," reprend-il. "Quand on voit qu'à Houston les arbres sont dans les halls d'accueil des grands immeubles, et non plus dans les jardins, l'image est éloquente."

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 La musique
 

Mais le cinéma n'est pas seulement visuel – il est aussi sonore et, dans The Tree of Life, la musique et les effets sonores sont tout aussi fondamentaux que les couleurs, les matières et l'atmosphère. Les voix-off se fondent dans la partition symphonique d'Alexandre Desplat, et inversement, et composent un environnement sonore où les bruits du quotidien et ceux de la nature ont la même importance, et procurent, eux aussi, un sentiment d'émerveillement et de mystère.

"Le film peut être interprété comme un requiem pour un fils disparu," affirme Sarah Green. "Et la musique traduit cette idée. Plusieurs morceaux sont des requiems, comme celui de Tavener pour la séquence d'ouverture, celui de Preisner pour la naissance de l'univers ou celui de Berlioz pour la séquence d'anticipation."

Mais l'absence de musique joue également un rôle central pour Malick : "Pour Terrence, le silence est tout aussi fort que la musique," signale Dede Gardner. « Il l'utilise comme un instrument solo en lui donnant l'impact d'un orchestre symphonique."

Alexandre Desplat, connu pour ses partitions sensuelles composées pour Le Discours D'Un Roi ou L'Étrange Histoire De Benjamin Button, a immédiatement été séduit par les thèmes de The Tree of Life.

Dès leurs premières discussions, le compositeur français a compris que le cinéaste souhaitait des accords "fantastiques et méditatifs" et une musique aussi naturelle que les arbres, l'herbe et les mouvements des étoiles. "La consigne la plus importante que Terrence m'ait donnée, c'est que la musique devait couler comme un torrent d'eau," explique Desplat. "Du coup, j'ai tenté de donner un côté aquatique à ma partition. La musique devait sembler naturelle, ce qui fait que l'on n'a utilisé que des instruments traditionnels et surtout pas électroniques. Le piano – à la fois simple et fondamental – domine. Et même si le film est très spirituel, je ne voulais pas que la musique soit d'inspiration New Age. Je voulais qu'elle ait une dimension atemporelle, et que les sonorités semblent surgir de la nature."

Le compositeur a travaillé avec Terrence Malick, qui parle couramment français, de manière peu conventionnelle. "On a évoqué beaucoup de sujets, qui allaient de la philosophie à la poésie, sans oublier la perception de nos regards," dit-il. "On a aussi parlé de la lumière, du silence, de la nature et de l'innocence propre à l'enfance."

Malick avait également choisi des morceaux de plusieurs compositeurs, comme Hector Berlioz – réputé pour son mélange de chaos émotionnel et d'élégance classique – ou encore le Hongrois Gyorgy Ligeti – sans doute connu pour ses musiques utilisées dans 2001, L'Odyssée De L'Espace. Desplat s'est inspiré de leurs œuvres pour composer sa propre musique.

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La guerre ne rend pas les hommes plus nobles ... Elle en fait des chiens ... Elle empoisonne l'âme. (La Ligne rouge)

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allocine
 
Alexandre Desplat nous parle de sa collaboration avec Terrence Malick et de la façon dont ils ont travaillé ensemble sur la musique du film.
  Source : Allocine
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THE TREE OF LIFE PALME D'OR DU 64e FESTIVAL DE CANNES 2011

Au terme du 64ème festival du film de Cannes, The Tree Of Life s'est vu attribué la Palma d'Or du meilleur film.

La Palme d'or du 64e Festival de Cannes a été décernée, dimanche 22 mai au soir, à The Tree of Life de l'Américain Terrence Malick, avec Brad Pitt, Sean Penn et Jessica Chastain dans les rôles principaux. "Nous sommes tombés d'accord pour affirmer que c'était le film qui avait la grandeur, l'ampleur, les intentions et l'impact qui semblent convenir à ce que l'on peut attendre d'une Palme d'or", a expliqué Robert De Niro, le président du jury.

Comparé par beaucoup au mythique 2001, l'Odysée de l'espace de Stanley Kubrick, le cinquième film de Malick sur la genèse de l'humanité avait été particulièrement salué par la critique lors de sa présentation.

Tree of Life est un galvanisant défi de cinema en meme temps qu'un poeme d'amour et de mort - la seule facon d'etre heureux est effectivement d'aimer. (Film de Culte)

L’un des plus beaux films au monde (Le Figaro).

Un trip cosmique new-age et une prière élégiaque grandiose (Libération).

Une œuvre monumentale, métaphysique et poétique (La Croix).

Un délire explosant toutes les règles en vigueur (Les Inrocks).

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