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Titre
original |
The beaver |
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Titre français |
Le complexe du castor |
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Réalisation |
Jodie Foster |
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Scénario |
Kyle Killen |
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Interprétation |
Mel Gibson (Walter Black), Jodie Foster (Meredith Black), Jennifer Lawrence (Norah), Anton Yelchin (Porter Black), Jon Stewart (Lui-même), Michelle Ang (La traductrice japonaise), Riley Thomas Stewart (Henry Black), Zachary Booth (Jared), Michael Rivera (Hector), Jeff Corbett (Le père volontaire), Kris Arnold (Serveur), Lorna Pruce (L'infirmière psychiatrique), John Bernhardt (Le père volontaire), Ernest E. Brown (Le batteur de la fanfare), Yosef Herzog (Coursier du Today Show), ... |
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Musique |
Marcelo Zarvos |
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Photographie |
Hagen Bogdanski |
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Pays |
USA |
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Année |
2011 |
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Durée |
1h30' |
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Genre |
Drame |
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Distributeur |
Belga Films |
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Cote |
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Site officiel |
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Bande annonce |
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Affiches 01 / 02 / 03 / 04 / 05 |
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Dossier de presse (français) |
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Dossier de presse (anglais) |
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Feuillet du film distribué aux séances |
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La projection aura lieu à IMAGIX - Mons - Plan d'accès |
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Le jeudi 02 juin mai 2011 |
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Le film est projeté en version originale anglaise sous-titrée en français |
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Le film est projeté sans entracte ni publicité |
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Les séances : |
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- 17h00 et 20h00
avec présentation et feuillet sur les films à
chaque séance
- 14h30 et 22h30
sans présentation et feuillet sur les films à
chaque séance
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Aidée par un scénario d’une formidable finesse et par de sacrés seconds rôles, JF réalise une tranche de vie pleine de douleur et d’amour rentré. Le rire y est acide, la révolte amoureuse et l’espoir fragile ... avec un Mel Gibson absolument prodigieux ... (Studio Ciné Live)
La vie de Walter n'est plus ce qu'elle était. Déprimé, vivant au ralenti, il s'éloigne de sa famille et de ses proches. Sa femme finit par le chasser de la maison pour le bien de leurs enfants. Touchant le fond, il s'accroche malgré lui à une marionnette de castor trouvée un soir par hasard. Par jeu ou par désespoir, il utilise cette marionnette pour extérioriser toutes les choses qu'il n'ose pas dire à sa famille et ses collègues. La marionnette devient alors comme une nouvelle personnalité, un nouveau Walter, plus positif et sûr de lui. Rapidement il reprend le contrôle de sa vie mais découvre peu à peu qu'il ne peut plus vivre sans son castor ...
(…) Un tel scénario aurait pu tourner à la catastrophe. Mais Jodie Foster s’attache aux subtilités de l’intrigue, et nourrit le film avec ce qu’il faut d’émotion pour que ça fonctionne, parvenant à rendre juste et émouvante l’idée de départ qui était assez dingue. Mel Gibson livre une performance sans fausse note, d’abord effrayant en homme en complète dépression, puis parvenant à suggérer, lentement, un nouvel appétit de vivre. (Les Grignoux.be)
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Jodie Foster, née le 19 novembre 1962 à Los Angeles, Californie (Etats-Unis). De son vrai nom Alicia Christian Foster, aussi connue sous le nom Jody Foster, Jodi Foster. Actrice, Actrice voix, Réalisatrice, Productrice, Productrice exécutive, Coproductrice.
Ancienne élève du lycée français de Los Angeles, Jodie Foster a suivi un programme éducatif destiné aux enfants surdoués et figure parmi les rares actrices américaines bilingues. De même, Jodie Foster révèle très tôt la détermination et le professionnalisme marquants de sa carrière, qui commence par ailleurs à l'âge de 2 ans, dans des spots publicitaires. Celle-ci s'illustre rapidement dans des séries télévisées comme Gunsmoke, Bonanza ou encore Perry Mason.
Entre la télévision et une licence de littérature de Yale obtenue en 1985, ce petit génie tourne dans son premier film à l'âge de 10 ans dans une production Disney intitulée Napoleon and Samantha, dans lequel elle tient un rôle important aux côtés de Michael Douglas. Après plusieurs autres films, où elle incarne des rôles très secondaires mais tourne de façon régulière, Martin Scorsese la dirige dans Alice n'est plus ici, et la reprend sur le tournage de Taxi Driver, où elle donne la réplique comme une grande à Robert de Niro et Harvey Keitel, dans la peau d'Iris Steensma, un rôle qui lui vaut une première nomination aux Oscars dans un second rôle : elle a seulement 14 ans.
L'actrice entretient des liens étroits avec la France, un pays dont elle comprend parfaitement la langue, ce qui lui permet de tourner avec des cinéastes comme Claude Chabrol, dans Le Sang des autres, dans lequel elle interprète le rôle principal, une femme française mariée, amoureuse d'un Allemand en pleine Seconde Guerre mondiale. Le défi de la composition difficile et du cinéaste exigeant étant relevé, la jeune femme est ensuite recherchée par Jean Yanne et Bernard Giraudeau, dans une course poursuite à travers champs ( Moi, Fleur bleue).
Bref, tout le monde veut Jodie Foster et, bientôt, l'Américain Jonathan Kaplan l'arrache aux mangeurs de grenouilles pour la jeter entre les griffes d'une bande de violeurs sans scrupules dans Les Accusés, un rôle de victime pour lequel elle remporte l'Oscar de la meilleure actrice en 1989, âgée d'à peine 30 ans. |
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C'est au début des années 1990, que le public la consacre dans Le Silence des agneaux, en stagiaire du FBI, chargée d'enquêter sur une série de cadavres plutôt décharnés, aidé par le séducteur cannibal Anthony Hopkins : un duo/duel qui fonctionne si bien que les deux acteurs remportent chacun un Oscar en 1991. Dès lors, sa carrière prend un tournant, puisque Foster tourne à raison d'une fois par an et s'illustre aussi bien dans le rôle de l'épouse désemparée de Richard Gere, transformé par la guerre civile (Sommersby), ou encore dans celui d'une joueuse de poker aguicheuse dans un western revu par Richard Donner ( Maverick).
La comédienne revient au petit écran dans un épisode de la série " X-Files ", et continue d'entendre des voix extraterrestres avec lesquelles elle cherche à entrer en Contact, derrière l'objectif attentif de Robert Zemeckis. L'astronome revient vite sur Terre pour apprendre l'anglais aux cinquante-huit enfants du roi de Siam, retraçant à travers le film (Anna et le Roi), l'existence d'Anna Leonowens, confrontée à la culture asiatique. Après avoir donné quelques leçons de langue anglophone, Jodie Foster montre qu'elle sait aussi jouer dans un drame signé Jean-Pierre Jeunet, Un Long Dimanche de fiançailles, dans lequel elle aide Audrey Tautou à garder espoir.
Mais les années 2000 sont davantage marquées par ses rôles de super-héros, dans des films d'action musclés qui demandent une préparation physique de taille. Du haut de son mètre soixante et un, l'imprévisible Foster relève le défi de s'enfermer dans le thriller angoissant de David Fincher, Panic Room, séquestrée par trois cambrioleurs. Apparemment les délires claustrophobiques des cinéastes ne lui font pas peur puisqu'elle joue les mères paranoïaques à 11 000 mètres d'altitude ; persuadée que sa fille a disparu en plein vol, elle élabore un véritable Flight Plan pour la retrouver. Action ! Dans Inside Man : l'Homme de l'intérieur, elle assiste au hold up d'un grande banque new-yorkaise et doit faire face à des braqueurs très intelligents. Ce n'est qu'en 2007, après avoir subi une série d'agressions au cours de toute sa filmographie, que Neil Jordan lui offre l'occasion de se venger à sa façon dans A Vif. Apaisée, la comédienne prend alors des vacances bien méritées en compagnie de Gerard Butler sur L'Île de Nim, un film d'aventure pour enfants, dans lequel elle incarne une romancière agoraphobe, forcée de vivre une aventure extraordinaire.
Notons également que Jodie Foster passe derrière la caméra et réalise Le Petit Homme et Un Week-end en famille. Elle produit même certains films, dans lesquels elle tourne ( Nell ; A vif) ou pas ( Le Fantôme de Sarah Williams).
En 2011, Jodie Foster revient derrière la caméra et fait parler Mel Gibson à une marionnette en forme de castor dans Le Complexe du castor où elle joue également le rôle de sa femme.
Source : Tout le cine
Toute la filmographie de Jodie Foster sur IMDB en tant que :
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Les rapport du castor et de la famille black
La direction d’acteurs était tout aussi empreinte de réalisme. La réalisatrice a beaucoup insisté sur le naturalisme, la spontanéité et la justesse des sentiments avec ses comédiens. Ce qui a conduit à une réflexion autour du symbole du castor et à son rôle dans l’intrigue.
"Pour moi, la métaphore du castor est présente dans la vie de tous les jours, indique Golin, il arrive parfois, quand on est sous la douche, qu’on soit préoccupé et qu’on se parle à soi-même pour s’encourager, en se disant : “tu sais bien qu’il faut surmonter ce problème et que tu dois faire un effort supplémentaire.”" "Je crois que les gens ont tendance à se créer une sorte d’alter-ego, poursuit- il, et ce que raconte le film n’est qu’une exacerbation de ce phénomène : la marionnette du castor n’est au fond que la manifestation concrète de cet instinct tout simplement humain."
"Je connais pas mal d’exemples de gens qui s’inventent une personnalité différente et se dédoublent, en quelque sorte, pour faire face à une situation qui les dépasse, renchérit la réalisatrice, on voit ça tous les jours : il y a des choses qu’on ne peut tout bonnement pas assumer et on trouve donc un dérivatif."
Si Killen a eu envie d’écrire le scénario après avoir eu l’idée de la marionnette, il ne se souvient pas bien de l’origine du castor : il a cru, dans un premier temps, qu’elle venait d’un recoin de son inconscient. Jusqu’à ce qu’il fasse lire le scénario à sa mère... "elle m’a dit : “Je crois que ça remonte à l’année où tu étais en 4ème et où tu avais pris la voix de Kermit la Grenouille, explique le scénariste, tu t’es exprimé comme ça pendant des mois et cette voix est devenue comme une seconde nature. Et puis, tu as arrêté.”"
"Cela m’a un peu éclairé car j’ai écrit un scénario dans lequel mon père se transforme en castor, ajoute-t-il, cela me rappelle vraiment quelque chose, même si, au fond, c’est un peu fou." Fou ou pas – Golin s’est montré particulièrement impressionné par la manière dont Mel Gibson s’est approprié l’invention du scénariste.
"En campant le personnage de Walter, et la voix du castor, je trouve que Mel a fait preuve de beaucoup de créativité, indique-t-il, il a fait un boulot extraordinaire sur la voix et la langue."
"Dans le scénario, lorsque Walter fait la voix du castor, il prend un accent anglais, et mel a pris un accent cockney presque musical, ce qui est génial, souligne-t-il encore, Mel n’improvise jamais, mais il réussit à rendre le castor insolent et un peu plus sarcastique que dans le script, et toujours visionnaire. Cela a enrichi le scénario, et permet au spectateur de croire d’autant plus facilement au concept du castor."
"On voyait le castor comme un personnage venant d’un milieu populaire, reprend la réalisatrice, son côté bourru le rend attachantcontraire de Walter. Walter vient d’une famille riche et il a grandi dans une banlieue chic. il a une fragilité en lui que n’a pas le castor. Du coup, il choisit naturellement un personnage qui est aux antipodes de lui, afin de fuir cet être qu’il était et qui l’a beaucoup déçu."
"Le personnage de Jodie, Meredith, fait mine d’aller dans le sens de Walter parce qu’elle aime son fils cadet, Henry, et qu’elle se fait du souci pour lui, rapporte Golin, Henry a toujours été renfermé sur lui et a vécu loin des autres. Quand le castor débarque dans leur vie, il s’ouvre au monde et supplie sa mère de laisser le castor habiter avec eux. il est assez logique qu’une mère fasse tout pour que son fils s’épanouisse."
"Quant aux employés de l’entreprise de jouets, ils ont tout intérêt, sur le plan financier et professionnel, à accepter le castor." dit-il encore. "Porter est le seul personnage qui rejette le castor, et va même jusqu’à raconter à son petit frère que le castor n’existe pas, signale-t-il, Porter est consterné par l’attitude de son père, comme le seraient la plupart des jeunes de son âge. Il redoute terriblement de devenir comme son père, et de finir fou comme lui, et n’a pas la moindre compassion à son égard."
"Comme la plupart des ados, porter est un garçon rebelle qui ne veut pas chercher à comprendre ses parents, note Mel Gibson, Anton Yelchin a vraiment bien joué. C’est un formidable acteur. Il rend palpable la souffrance de ce jeune homme qui prend son père pour un ringard."
"Porter ne veut surtout pas ressembler à Walter et veut éviter, plus généralement, d’avoir une personnalité affirmée parce qu’il craint de finir comme lui, relève Anton Yelchin, d’une certaine manière, il essaie de disparaître. mais bien entendu, lui et son père se ressemblent à plus d’un titre, et ça, il ne peut pas l’admettre."
"Je crois que les trois hommes de la famille ont pas mal de choses en commun, dit-il, ils ont tous les trois un côté "castor" en eux, et cherchent à censurer certains aspects de leur personnalité et à se protéger du monde extérieur. Du coup, c’est assez logique que Walter se soit trouvé un alter ego dans cette marionnette."
"A première vue, Le Complexe Du Castor est l’histoire d’un type qui enfile une marionnette sur sa main, mais c’est surtout celle d’un fils qui ressemble terriblement à son père, et qui préférerait ne rien avoir en commun avec lui." conclut Foster. |
| Source : Dossier de presse du film |
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tout le cine |
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Jodie derrière la caméra
Jodie Foster signe avec Le Complexe du castor le troisième long métrage qu'elle dirige. En 1992, la cinéaste tourne son premier bébé, Le petit homme, l'histoire d'un enfant hors du commun puis Week-end en famille en 1996, un psychodrame familial où Holly Hunter doit affronter sa famille le jour de Thanksgiving.
Equipe du film
Jodie Foster s'entoure à nouveau de Lynzee Klingman, la chef monteuse de ses 2 premiers films.
Cast(or)ing
Jim Carrey et Steve Carell étaient pressentis pour jouer le rôle principal qui est finalement tenu par Mel Gibson. A noter aussi que c’est la seconde fois que Jodie Foster et Mel Gibson se réunissent à l’écran, après Maverick, sorti en 1994.
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Source : Tout le cine |
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Je n'ai pas besoin d'être Tom Cruise. J'ai besoin de travailler éternellement. (Jodie Foster)
On n'aspire pas à être normal, c'est plutôt quelque chose dont on veut sortir. (Jodie Foster)
Les enfants vous prennent pour ce que vous êtes et pas pour ce que vous représentez. (Jodie Foster)
Un film, c’est la fête d’anniversaire du metteur en scène. C’est lui qui choisit ses invités et la musique, qui décide si l’on porte des chapeaux ou pas ... (Jodie Foster)
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Consécration
Jodie Foster reçoit en 2007 un Sherry Leadership Award pour saluer l'ensemble de sa carrière.
Polyglotte
Jodie Foster parle couramment l'italien et le français.
Casting pour The Beaver
Le nom de Jim Carrey a été évoqué pour le rôle principal. Jay Roach a été un moment pressenti pour réaliser le film avec Steve Carell dans le rôle principal.
Jodie Foster, présidente des César 2011
L'actrice américaine, actuellement dirigée par Roman Polanski à l'occasion du tounage de Dieu du carnage, a présidé la 36e cérémonie des César 2011. A l'instar du Festival de Cannes 2011 qui vient d'offrir le "poste" de président du jury à Robert De Niro, l'académie des César a donc donc réalisé un joli coup. Elle a profité de la présence de l'actrice à Paris venue tourner Le Dieu du carnage, l'adaptation de la pièce de Yasmina Reza par Roman Polanski.
Doublage
Parce qu'elle est passée par le lycée français de Los Angeles, la comédienne assure le doublage dans notre langue de tous ses films. Et elle semble apprécier le cinéma hexagonal puisqu'elle a joué devant la caméra de Claude Chabrol (Le Sang des autres, 1984) d'Eric Le Hung (Moi, fleur bleue en 1977) et de Jean-Pierre Jeunet (Un long dimanche de fiançailles en 2004).
Jodie Foster se lance dans la SF
Pour son prochain film, elle aimerait bien se lancer dans la science fiction. Et elle en a quelque peu parlé ...
Elle sera co-scénariste et avec Matt Damon & William, mais aussi donnera la réplique à Matt Damon dans le film Elysium le nouveau long-métrage de Neill Blomkamp, le réalisateur de District 9.
"Ce sera une histoire de famille mais surtout un film de genre. J’ai envie de le faire parce que c’est un registre que je connais en tant qu’actrice mais je n’ai jamais franchi le pas en tant que réalisatrice. Je n’écris pas le scénario, je le réécris. Alors je suis à la merci de ces auteurs qui ont un énorme talent et qui, par chance, ont des obsessions pour les mêmes thèmes que moi."
Jodie Foster souhaite prendre sa retraite
"Je n'ai plus vraiment envie de jouer" C'est au détour d'une interview au magazine américain Hollywood Reporter qui lui consacre sa Une, que l'actrice américaine s'ouvre sur sa lassitude, face au métier qu'elle exerce depuis de nombreuses années : "J'en suis arrivée à un point où je suis beaucoup plus intéressée par le fait de mettre un frein à ma carrière, après 45 ans en tant qu'actrice."
"C'est long de toujours faire la même chose toutes ses années", observe-t-elle, manifestement lucide sur elle-même, puisqu'elle confie également souffrir de dépression, depuis de nombreuses années. "La dépression est une partie de ma vie que j'accepte", livre l'actrice du Silence des Agneaux, expliquant : "Vous pensez à quelque chose, et puis vous y pensez encore, et encore, en revenant sur les moments tragiques et dramatiques, pour essayer de les comprendre, sous différents angles." "C'est ça, la dépression, ne pas être capable de sortir de ce processus de pensées douloureuses", analyse la comédienne, soulignant : "C'est une partie importante de ma vie et je dois embrasser cette part de moi-même"
Jodie Foster explique, de même, au magazine vouloir se consacrer entièrement à la réalisation de films. A 48 ans, elle en a réalisé quatre, dont le dernier, Le complexe du Castor avec Mel Gibson.
Si Jodie Foster rappelle qu'elle sera, néanmoins, à l'affiche du film Elysium, elle avoue, sans ambages, que si elle devait recommencer sa vie, elle "n'aurait pas choisi d'être actrice". "Je n'ai pas la personnalité pour cela", conclut l'artiste, multi récompensée, notamment aux Oscars et aux Golden Globes.
En choisissant son ami Mel Gibson pour héros du Complexe du castor, son troisième film, l’ex-enfant star assume des choix audacieux. Un thème difficile, la dépression, et un acteur condamné pour ses dérives personnelles. Confidences d’une passionnée.
Anti-diva absolue, elle arrive seule au volant de son monospace familial, qui a oublié de passer au lavage. Dans ce petit hôtel discret de la chaîne Luxe, à l’écart de Beverly Hills et de ses palaces opulents, taillés sur mesure pour les interviews de stars, l’héroïne du Silence des Agneaux est accueillie comme chez elle. En jean délavé, pull à col V chiné gris et écharpe en coton rayé, à peine maquillée, Jodie Foster assume son allure juvénile de quadra décontractée.
Son regard bleu glacier, d’une intelligence proverbiale, hypnotise dès qu’elle retire ses Ray-Ban Aviator. Sa dernière réalisation, le Complexe du castor, sélectionnée au Festival de Cannes, est un drame dans lequel Mel Gibson incarne un quinquagénaire suicidaire, qui adopte une marionnette de rongeur pour soigner son mal. Elle s’y est réservé le rôle de l’épouse du héros. Débit assuré, mots choisis, Jodie défend son film atypique et la réputation de " l’un de ses amis les plus fidèles", Mel Gibson, ternie par ses dérapages violents.
Jodie Foster ou la loyauté chevillée au cœur.
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Une histoire familiale |
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Dans tous les films qu’elle a réalisés, Jodie Foster n’a cessé de parler de la famille et des rapports familiaux. Alors que le producteur Steve Golin était en quête d’un metteur en scène pour Le Complexe du Castor, plusieurs réalisateurs hollywoodiens de tout premier plan, vivement intéressés par le sujet, l’ont contacté. Mais Golin souhaitait confier le projet à Jodie Foster car ses deux premiers films, Le Petit Homme et un Week-end En Famille , témoignaient des qualités qu’il recherchait. "Jodie m’a appelé et on s’est rencontrés," explique Golin.
"Le scénario l’avait passionnée. Elle m’a beaucoup impressionné et étonné par sa proximité avec le sujet et ses idées de mise en scène."
"J’ai adoré le scénario mais, à l’époque, un autre réalisateur était pressenti, signale foster, même si le script nécessitait encore pas mal de travail, je sentais que cela pouvait donner lieu à un film magnifique. Du coup, j’ai dit à Steve : “Si, pour une raison ou pour une autre, tu n’as plus de réalisateur, rappelle-moi.” Et c’est exactement ce qui s’est passé."
Le producteur était particulièrement sensible à l’approche des rapports familiaux par le scénario. "Au fond, malgré les étranges rebondissements et coups de théâtre de l’intrigue, Le CompLexe Du CAstor est avant tout un drame familial – l’histoire d’un père et de son fils qui raconte, sans détour, comment une famille brisée trouve le moyen de s’en sortir. Cela ne se passe pas comme dans la plupart des films, mais de manière très originale."
"Jodie a incarné des rôles très forts, et elle a parfaitement cerné les personnages du film et leur parcours," poursuit-il. "et elle m’a dit qu’elle connaissait des gens qui souffraient de dépression et qu’elle avait constaté que cela avait des conséquences sur leur vie et sur leur entourage." "Les réalisateurs auxquels j’ai fait appel pour les autres films que j’ai produits venaient du vidéo clip ou de la pub, et avaient un univers visuel très fort, signale-t-il encore, pour moi, c’était fascinant de travailler avec quelqu’un qui s’intéressait en priorité à la psychologie des personnages, et qui avait une approche émotionnelle du sujet en se plaçant du point de vue de l’acteur. Après avoir discuté avec Jodie, j’ai compris que c’était son regard qu’il fallait pour ce type d’histoire et qu’elle était la personne idéale pour réaliser le film."
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Suite sur Comme Au Cinema |
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Voici l’histoire de walter black |
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Le scénariste Kyle Killen a imaginé le personnage de Walter Black, patron d’une entreprise de jouets qui sombre dans la dépression, puis qui retrouve le goût de vivre en s’exprimant à travers une marionnette de castor.
Au départ, killen, diplômé de l’école de cinéma de la university of Southern California, s’était dit que l’histoire de Walter Black pouvait donner lieu à une nouvelle. "J’en ai eu l’idée quand ma femme est tombée enceinte de nos deux jumeaux et qu’on est reparti vivre à Austin," explique le scénariste qui a grandi autexas. "mais, au lieu de me contenter d’une nouvelle, je me suis mis à écrire des centaines et des centaines de pages, si bien que j’ai envisagé d’en faire un roman. mais au final, j’ai décidé d’en tirer un scénario."
Killen ne s’était pas trompé : après avoir remis le script finalisé à son agent, il n’a récolté que des louanges. "et pourtant, c’est une histoire des plus insolite," indique Killen. "J’ai été surpris. Et ravi." Le scénario n’a pas tardé à faire le tour d’hollywood et à susciter les convoitises. Plusieurs sociétés de production avaient manifesté leur intérêt pour Le Complexe Du Castor, avant même que celui-ci ne se retrouve en tête de la liste – établie par l’enquête Black List, en 2008 – des meilleurs scénarios encore sans producteurs.
Mais le scénario était dès lors entre les mains de Steve Golin, fondateur de Propaganda films et aujourd’hui à la tête d’Anonymous Content. Réputé pour ses projets audacieux, comme Dans La Peau De John Malkovich de Spike Jonze et Eternal Sunshine Of The Spotless Mind de Michel Gondry, Golin n’a pas hésité à s’engager dans Le Complexe du Castor. "J’ai trouvé que c’était un scénario extraordinaire, déclare-t-il, bien sûr, c’est une histoire délirante et singulière, puisqu’il s’agissait d’un type qui fuit la réalité et qui communique à travers une marionnette de castor. Mais c’est une histoire qui – étrangement – fonctionne très bien."
"Walter Black a vraiment touché le fond, reprend le producteur, il ne sait plus comment faire face et, alors qu’il n’a plus rien ni personne vers qui se tourner, il est sauvé par une marionnette de castor."
Walter découvre la marionnette dans une benne à ordure devant chez le caviste où il s’approvisionne en alcools, et l’enfile sur sa main gauche. Alors qu’il était plongé dans un état d’hébétude inquiétant, il se met à communiquer à travers la marionnette, d’abord en se parlant à soi-même, puis à son entourage. Grâce au castor, Walter reprend goût à la vie. il rétablit le contact avec sa famille, et reprend en main son entreprise de jouets qui battait de l’aile. Mais tout cela a un prix.
"C’était une métaphore très forte, mais elle fonctionnait," affirme Golin. "Je suis habitué à ce genre d’histoires et j’avais le sentiment que ce scénario donnerait lieu à un film captivant."
Le fait que foster signe la réalisation a donné un coup d’accélérateur au projet. il s’agissait ensuite de trouver l’interprète de Walter Black, personnage pour le moins hors du commun. Golin était conscient qu’il lui fallait un acteur de tout premier plan, non seulement en raison de la complexité du rôle, mais aussi pour des considérations d’ordre pratique.
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Suite sur Comme Au Cinema |
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Le tournage |
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Les comédiens ont répété quelques jours avant le début du tournage qui a démarré le 19 septembre 2009 au lycée de White Plains High School et qui s’est poursuivi pendant plusieurs semaines à harrison et à Mamaroneck. Par la suite, l’équipe du film s’est installée à Brooklyn, pour tourner la scène du dîner de Meredith et Walter dans un restaurant chic du quartier DuMBo puis, le lendemain, la virée de Porter et norah dans un "coin chaud" de l’arsenal de la marine de Brooklyn.
Au Rockefeller Center de Manhattan, l’équipe a tourné la séquence-clé oùWalter et son castor participent à l’émission The Today Show sur NBC, animée par Matt Lauer dans son propre rôle. Jodie Foster a ensuite posé sa caméra dans le Bronx – et plus précisément dans la maison Andrew friedman, bâtiment de quatre étages dont l’architecture a été inspirée par le Palazzo della Cancelleria de Rome. Conçu à l’origine comme un refuge pour les familles de la classe moyenne durement frappées par la Grande Dépression, et aujourd’hui reconverti en maison de quartier, le site a été utilisé pour camper un hôpital psychiatrique pour les besoins du film. Après un détour par harrison, où ont été tournées quelques scènes d’intérieur dans la maison de la famille Black, l’équipe s’est fixée dans l’immeuble de bureaux de White Plains pour les séquences de l’entreprise JerryCo. Puis, Jodie Foster et ses collaborateurs ont investi un studio de Greenpoint, à Brooklyn, pour y trouver les décors d’une chambre d’hôtel ainsi que les chambres de la famille Black.
Si les lieux de tournage influencent nécessairement le style visuel du film, ce sont aussi les principaux chefs de poste qui y apportent leur marque : directeur de la photo, chef décorateur et chef costumière. C’est ainsi que la réalisatrice a abondamment discuté de ses ambitions artistiques avec son équipe technique. "Avec Jodie, on s’est accordé sur le fait qu’on devait privilégier un style réaliste et naturaliste, sans effets de manche." affirme le chef-opérateur Hagen Bogdanski. "on n’a pas du tout voulu d’éléments fantastiques dans le film. Ce n’est pas un conte de fée, mais l’histoire émouvante d’un homme et de sa famille et nous avons voulu la raconter avec simplicité. Tout est réel. nous n’avons utilisé aucun effet numérique."
Le chef décorateur Mark Friedberg a, lui aussi, travaillé dans le sens du réalisme. "D’une certaine façon, Le CompLexe Du CAstor est une histoire emblématique qui m’a fait penser à une fable, signale friedberg, le film n’est pas situé géographiquement, mais il se déroule dans une banlieue-type et dans des décors très réalistes. On voulait que tout ait l’air très réel."
Mais réalisme n’était pas synonyme de désordre ou de fouillis. "Jodie souhaitait qu’on reste dans une palette de tonalités assez sombres, ajoute-t-il, c’était l’atmosphère générale du film. elle m’a montré des photos de murs assez dépouillés : elle voulait que les espaces soient aussi peu encombrés que possible car le film est très riche en émotions. Quand les décorssont peu encombrés, ils laissent libre cours à l’imagination du spectateur, à la manière d’un poème."
Pourtant, les décors sont loin d’être vides. "Je n’ai rien installé dans les décors qui échappe au regard de Jodie, rappelle friedberg, elle est très sensible à ce qui est visible dans le champ, et prête beaucoup d’attention à l’univers des personnages. Je pense que le spectateur aura l’impression que les protagonistes sont vraiment dans leur élément. Jodie a interprété beaucoup de personnages dans sa carrière, et elle a vraiment réglé sa mise en scène en s’appuyant avant tout sur les personnages."
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Suite sur Comme Au Cinema |
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Les rapport du castor et de la famille black |
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La direction d’acteurs était tout aussi empreinte de réalisme. La réalisatrice a beaucoup insisté sur le naturalisme, la spontanéité et la justesse des sentiments avec ses comédiens. Ce qui a conduit à une réflexion autour du symbole du castor et à son rôle dans l’intrigue.
"pour moi, la métaphore du castor est présente dans la vie de tous les jours, indique Golin, il arrive parfois, quand on est sous la douche, qu’on soit préoccupé et qu’on se parle à soi-même pour s’encourager, en se disant : “tu sais bien qu’il faut surmonter ce problème et que tu dois faire un effort supplémentaire.”"
"Je crois que les gens ont tendance à se créer une sorte d’alter-ego, poursuit- il, et ce que raconte le film n’est qu’une exacerbation de ce phénomène : la marionnette du castor n’est au fond que la manifestation concrète de cet instinct tout simplement humain."
"Je connais pas mal d’exemples de gens qui s’inventent une personnalité différente et se dédoublent, en quelque sorte, pour faire face à une situation qui les dépasse, renchérit la réalisatrice, on voit ça tous les jours : il y a des choses qu’on ne peut tout bonnement pas assumer et on trouve donc un dérivatif."
Si killen a eu envie d’écrire le scénario après avoir eu l’idée de la marionnette, il ne se souvient pas bien de l’origine du castor : il a cru, dans un premier temps, qu’elle venait d’un recoin de son inconscient. Jusqu’à ce qu’il fasse lire le scénario à sa mère... "elle m’a dit : “Je crois que ça remonte à l’année où tu étais en 4ème et où tu avais pris la voix de Kermit la Grenouille, explique le scénariste, tu t’es exprimé comme ça pendant des mois et cette voix est devenue comme une seconde nature. Et puis, tu as arrêté.”"
"Cela m’a un peu éclairé car j’ai écrit un scénario dans lequel mon père se
transforme en castor, ajoute-t-il, cela me rappelle vraiment quelque chose, même si, au fond, c’est un peu fou." Fou ou pas – Golin s’est montré particulièrement impressionné par la manière dont Mel Gibson s’est approprié l’invention du scénariste.
"en campant le personnage de Walter, et la voix du castor, je trouve que Mel a fait preuve de beaucoup de créativité, indique-t-il, il a fait un boulot extraordinaire sur la voix et la langue."
"Dans le scénario, lorsque Walter fait la voix du castor, il prend un accent anglais, et mel a pris un accent cockney presque musical, ce qui est génial,souligne-t-il encore, Mel n’improvise jamais, mais il réussit à rendre le castor insolent et un peu plus sarcastique que dans le script, et toujours visionnaire. Cela a enrichi le scénario, et permet au spectateur de croire d’autant plus facilement au concept du castor." "on voyait le castor comme un personnage venant d’un milieu populaire, reprend la réalisatrice, son côté bourru le rend attachantcontraire de Walter. Walter vient d’une famille riche et il a grandi dans une banlieue chic. il a une fragilité en lui que n’a pas le castor. Du coup, il choisit naturellement un personnage qui est aux antipodes de lui, afin de fuir cet être qu’il était et qui l’a beaucoup déçu."
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Le castor: un véritable phénomène |
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La marionnette a joué un rôle considérable dans le travail de préparation des acteurs, et notamment de Mel Gibson qui s’est donné à fond dans l’appropriation de son personnage. Au moment du tournage, il était fin prêt pour manier la marionnette et lui prêter une voix fascinante.
"Le fait d’enfiler une marionnette en peluche sur sa main, et de la faire parler, vous donne une certaine liberté, et il y avait là-dedans une part de magie," indique Gibson. "Quand on est suffisamment à l’aise, la marionnette peut briller grâce à vous – à moins que ce ne soit vous qui brilliez grâce à elle."
De surcroît, Gibson est passé maître dans l’art de coordonner les mouvements de sa main en fonction des répliques, des expressions et de la gestuelle du castor. Progressivement, la marionnette a pris vie. "mel est devenu un véritable marionnettiste, s’enthousiasme foster, je n’arrêtais pas de lui dire de ne pas trop s’embêter avec le maniement de la marionnette, car ça n’avait pas à être parfait, mais en fin de compte, c’est lui qui avait raison : tandis que son travail de ventriloque s’améliorait, on en oubliait que le castor n’est pas un être vivant, ce qui été très bénéfique au résultat final."
Mais dans l’intrigue, c’est surtout sur Walter que le castor produit ses effets les plus spectaculaires. Selon les propres termes de Kyle Killen, une fois que Walter "remet les compteurs à zéro" et renaît sous la forme du castor, "il reprend sa vie en main et lui donne une nouvelle direction : d’un type dépressif, il redevient un homme d’affaires talentueux doublé d’un père aimant." "Le castor incarne un chaînon manquant, reprend Gibson, il joue un rôle de porte-parole qui exprime toutes les choses que Walter n’arrive pas à formuler."
Walter est un homme neuf qui a de nouveau confiance en lui. L’énergie que lui insuffle le castor fascine son fils cadet, Henry, qui sort de sa coquille et apprend à couper du bois. Meredith, de son côté, est ravie de voir que son mari reprend goût à la vie et qu’il se rapproche de l’homme qu’elle a connu autrefois. Porter, le fils aîné, demeure imperturbable et, plus que jamais, cherche à l’éviter, voire à le répudier.
Le castor joue aussi un rôle positif au travail. il remet l’entreprise JerryCo d’aplomb en supprimant certaines gammes de jouets, trop désuètes, et en créant la panoplie de "M. Bûcheron le Castor" qui devient un phénomène mondial. La production – et les bénéfices – de JerryCo s’envolent. |
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La direction d'acteurs |
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Sur le plateau du Complexe du Castor, comédiens et techniciens étaient concentrés, créant un climat de convivialité propice à la créativité. "L’ambiance était vraiment agréable sur le tournage grâce à notre réalisatrice, confie Cherry Jones, Jodie est littéralement née dans le cinéma et elle a énormément de respect pour tous, acteurs et techniciens, et elle n’hésite pas à nous le montrer."
"Grâce à sa mise en scène, elle va toujours au fond des choses, et ne se contente pas de les affleurer," poursuit-elle.
"mel est l’acteur le plus simple avec qui j’aie jamais travaillé," reprend Golin. "C’est aussi un formidable cinéaste et il a beaucoup soutenu Jodie dans sa démarche artistique".
"mel et Jodie m’ont fasciné, et ça a été une expérience incroyable d’avoir eu l’opportunité de les côtoyer rappelle Anton Yelchin, tout a commencé pendant les répétitions. mel avait un regard passionnant sur son personnage, et c’était important pour moi car Porter et Walter sont très liés. Au fond, ils doivent affronter les mêmes difficultés et je sentais donc mon personnage prendre forme rien qu’à l’écouter et à l’observer. Ecouter Jodie était tout aussi passionnant, renchérit-il, elle a su trouver l’équilibre entre tragique et comique, et elle a parfaitement su cerner mon personnage. et comme elle est, par ailleurs, une comédienne merveilleuse, elle sait exactement de quoi les acteurs ont besoin à chaque instant. elle nous encourage à chercher en nous- mêmes les ressources nécessaires à l’incarnation de nos personnages."
Jennifer Lawrence, qui campe norah, abonde dans son sens. "Je ne crois pas avoir jamais rencontré quelqu’un pour qui j’ai autant d’estime que Jodie, dit-elle, d’abord, c’est la personne la plus intelligente que je connaisse et, plus encore, elle sait établir le dialogue avec les acteurs et leur venir en aide."
"sur le plan de la mise en scène, c’est un vrai génie, ajoute-t-elle, elle manie la caméra avec dextérité, elle maîtrise le montage et sait parler de ces techniques aux comédiens et aux techniciens. elle est hallucinante."
L’équipe de tournage a également beaucoup apprécié le fait de voir Jodie Foster endosser les deux casquettes – de réalisatrice et de comédienne. "Jodie a énormément enrichi le personnage de meredith, explique Golin, dans le scénario, meredith n’est définie que comme ‘l’épouse’, mais Jodie lui a donné beaucoup plus d’épaisseur. elle est tellement douée que ça semble simple. Je sais bien que ce n’est pas le cas, mais c’est l’impression qu’elle donne." Au bout de neuf semaines, le tournage s’est achevé le 20 novembre 2009 dans
les studios Cinema World de Brooklyn.
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Interview de Jodie Foster |
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Source : Canal Plus |
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Madame le figaro - Christelle Laffin |
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Jodie Foster, confidences d'une surdouée : "Mel est un ami fidèle"
Dans le Complexe du castor, Mel Gibson traite sa dépression en faisant parler une marionnette qu’il emporte partout avec lui. Comment avez-vous appréhendé ce sujet si particulier ?
Jodie Foster. Je pense que nous sommes tous susceptibles de basculer dans la folie. La difficulté pour moi résidait dans le ton de cette parabole, entre gravité et humour noir. Comment éviter le sentimentalisme tout en rendant le concept réaliste ? Chef d’entreprise, mari, père de deux enfants, Walter est à l’heure du bilan où l’on se dit : est-ce tout ce à quoi j’ai droit ? Tout est déjà programmé jusqu’à la fin ? Bipolaire, il se sent emprisonné, avec pour seule issue notre peine de mort commune. J’ai connu ces interrogations. Par où commencer pour retrouver goût à la vie ? Que changer ? Dans son cas, le castor est un remède inattendu, mais un adjuvant efficace aux médicaments et au désir de se reconnecter aux siens, essentiel à la guérison.
Vous sentez-vous proche de Walter ?
Au fond de moi sommeille un homme de 50 ans qui déprime ! Réaliser revêt une fonction thérapeutique. Je m’identifie à tous les personnages, même au petit garçon de 7 ans surdoué du Petit Homme. J’ai besoin de ressentir leurs motivations et leurs émotions, d’instiller une dose de légèreté dans les drames qu’ils traversent. Certainement parce que je les façonne à mon image. J’ai souffert dans mon enfance et mon adolescence, mais j’ai trouvé l’équilibre à l’âge adulte. Je suis une " ruminatrice obsessionnelle ". Je ressasse des idées en permanence, je décortique tous les cas de figure d’une situation donnée, par passion pour la psychologie. Et je vois la tension dramatique en tout. C’est un trait de caractère qui prédispose à la dépression, mais aussi à la créativité. Je préfère ça plutôt qu’aller faire un jogging pour oublier mes problèmes.
La sortie du Complexe du Castor n’est-elle pas assombrie par les trois ans de mise à l’épreuve pour violences conjugales dont Mel Gibson vient d’être l’objet ?
Peut-on dissocier sa vie personnelle de sa performance ? C’est aux spectateurs ... et aux journalistes d’en juger. Mel a apporté toute une vie d’épreuves à Walter. Son bagage, ses regrets, ses démons ... Son sens de l’autodérision aussi. Le film repose sur ses épaules. Sans lui, il ne se faisait pas. Il y a mis tout son coeur. C’est un aspect magnifique de sa personnalité que je voulais partager avec le public.
Vous êtes devenus proches sur le tournage de Maverick en 1993, et vous ne cessez de le défendre. Pourquoi ?
Je ne connais personne qui puisse en dire du mal à Hollywood après avoir travaillé avec lui. Mel est un ami fidèle, et on ne lâche pas ses amis dans la tourmente ! Il est d’une intelligence féroce, extrêmement généreux. Certes complexé et torturé, mais, comme beaucoup d’artistes, ses névroses le rendent talentueux. J’ai su, quand je l’ai rencontré que je l’aimerais toujours. |
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Source : Madame le figaro |
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tvanouvelles - Isabelle Hontebeyrie |
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Pas facile de se dégager du "scandale Mel Gibson" avant d'aller voir Le complexe du castor (The Beaver). Et pourtant, dès les premières images, on oublie tout.
Jodie Foster a ceci de particulier - mis à part le fait d'être, comme Woody Allen, une Américaine à l'esprit européen - qu'elle a réussi à se développer un créneau très particulier. Tous ses films, autant ceux dans lesquels elle joue que ceux qu'elle réalise, ont ceci de commun qu'ils traitent de douleurs psychologiques et de difficultés d'insertion dans la société.
Le complexe du castor, qu'elle réalise et dans lequel elle joue, s'insère parfaitement dans la lignée des films " Le silence des agneaux ", Nell, Contact, et même Plan de vol ou L'île de Nim. Le personnage principal en est Walter Black (Mel Gibson), patron d'une usine de jouets qui a sombré dans une profonde dépression.
Alcoolique, séparé de sa femme, Meredith (Jodie Foster) et détesté de son aîné (Anton Yelchin), Walter tente en vain de se suicider. Entre en scène une marionnette, celle d'un castor, qui prend littéralement possession de cet homme désespéré. Car, une fois qu'il l'enfile sur sa main, il devient capable de verbaliser, au travers du castor, tout ce qu'il refoule depuis tant d'années.
La métamorphose est impressionnante. De muet, Walter devient volubile. D'asocial, Walter amuse la tablée familiale. De légume, Walter apprend à son cadet (Riley Thomas Stewart) l'art de travailler le bois. Et d'absent, Walter devient un mari attentionné et passionné.
Le malaise s'installe rapidement dans la mesure où ce castor devient de plus en plus omniprésent au point que ce qu'on imagine être la véritable personnalité de Walter s'estompe peu à peu. Le castor et Walter ne font-ils qu'un ou la liberté que procure cette marionnette est-elle en train de contrôler Walter ?
Jodie Foster, comme réalisatrice et par sa manière de filmer les scènes par des gros plans et d'alterner entre le castor et Walter, et Mel Gibson, qui rappelle ici qu'il est un acteur consommé capable de bien plus que d'incarner les flics ou les justiciers, jouent tous deux sur cette fine ligne psychologique.
Et le résultat est passionnant. Bien rythmé, englobant des intrigues secondaires, mais non moins intéressantes (relation père-fils, passage d'un adolescent à l'âge adulte, poids assumé par les familles des personnes dépressives), " Le complexe du castor " ne peut laisser indifférent. Et si l'on aime - ce qui est mon cas - cette touche unique de Jodie Foster, on apprécie énormément ce film qui échappe à toute classification.
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Source : Tvanouvelles |
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marie claire - Christophe Carrière |
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C’est raconté avec une aisance déconcertante. Et c’est cet aplomb qui transforme un postulat improbable en idée géniale. "Le complexe du castor", c’est "Fight Club" version Tatayet, ou la schizophrénie thérapeutique comme remède au désespoir.
Mais au-delà de l’originalité d’un projet diablement dans l’air du temps, il y a Mel Gibson dans un emploi qu’il maîtrise parfaitement depuis "L’arme fatale", sombre pitre sujet aux crises existentielles. Il est si bon qu’on en oublie ses frasques.
A voir si ... si vous allez mal et que vous voulez aller mieux.
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Source : Marie claire |
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