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Pourquoi tu pleures ? réalisé par Katia Lewkowicz
    
Titre original Pourquoi tu pleures ?
Réalisation Katia Lewkowicz
Scénario Katia Lewkowicz, Marie Ducret (Scripte), Marcia Romano (Scénariste)
Interprétation Benjamin Biolay (Arnaud), Emmanuelle Devos (Cécile), Nicole Garcia (Claude), Valérie Donzelli (Anna), Sarah Adler (Léa), Hannah Laslo (Mathilda), Eric Lartigau (Paco), Nadir Legrand (Laurent), Jean-Noël Cnockaert (Jean Noël), Rodolphe Dana (Eric), Haim Bouzaglo (Haim), Françoise Lépine (La dame de l'agence), Marc Bodnar (Le chef de chantier), Monica Abularach (Maria), Mika Tard (Un ami de Léa), ...
Musique Benjamin Biolay & Marc Chouarain
Photographie Laurent Brunet (Directeur de la photographie ) & Céline Nieszawer (Photographe de plateau)
Pays France
Année 2011
Durée 1h39'
Genre Comédie, Romance
 Distributeur Les Films de l'Elysée
 Cote
      N.A.
Site officiel  
Bande annonce  
Affiche  
 Dossier de presse
 Feuillet du film distribué aux séances
 
 
 
 La projection aura lieu à IMAGIX - Mons - Plan d'accès
Le Jeudi 23 juin 2011
Le film est projeté en version originale française
Le film est projeté sans entracte ni publicité
Les séances :
 
  • 17h00 et 20h00 avec présentation et feuillet sur les films à chaque séance
  • 14h30 et 22h30 sans présentation et feuillet sur les films à chaque séance
 
 
Pour ses débuts dans le long métrage, Katia Lewkowicz bat en brèche les clichés et entremêle inspiration formelle, humour emballant, profondeur existentielle et direction d’acteurs épatante. (…) Au final, un premier film qui tord avec plaisir les clichés de l’intimisme à la française. Plaisir partagé. (Evene.fr).

A quelques jours de son mariage, un jeune homme qui n’en a pas l’habitude se retrouve confronté à des décisions cruciales. Face à sa fiancée qui a disparu, face à la fille qu’il vient de rencontrer, face à sa belle-famille dont il ne comprend pas la langue, face à sa mère, sa sœur, ses potes et même aux ouvriers sur le chantier de son futur appartement, il doit trancher. Mariage ou passion, passé familial ou futur conjugal, pétales ou dragées, tout va y passer.

Nicole Garcia, dont c’est la deuxième collaboration avec Emmanuelle Devos, après "L’Adversaire" (2001) nous livre : "Le film est beaucoup plus drôle et plus cruel que je ne le pensais. La cruauté c’est le choix impossible dans lequel est placé le personnage de Benjamin. Ce sont les incertitudes du coeur ou ses intermittences, comme on veut. C’est une autre lecture des "Confessions d’un enfant du siècle". J’ai pensé à Musset en regardant Biolay. Je n’avais pas imaginé tout ça." (AlloCiné.com)
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 Semaine de la Critique de Cannes 2011
 
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Katia Lewkowicz
Katia Lewkowicz, Actrice, Réalisatrice, Scénariste.

Katia Lewkowicz commence sa carrière en tant qu'actrice.

Elle apparaît pour la première fois au cinéma dans Du Bleu Jusqu'en Amérique (1999), de Sarah Lévy, dans lequel on retrouve en tête d'affiche Marion Cotillard et Albert Dupontel.

La carrière de l'actrice sera jalonnée de seconds rôles mais lui offrira aussi de jolis personnages comme dans La maison de Nina (2005) de Richard Dembo ou encore dans la comédie romantique Prête-moi ta main d' Éric Lartigau.

En 2008, Katia Lewkowicz passe derrière la caméra et réalise un épisode de 11 minutes de la série diffusée sur Canal + : Écrire pour un chanteur. Elle en signe aussi le scénario et fait jouer Benjamin Biolay, ainsi que Valérie Donzelli.

En 2011, l'apprentie réalisatrice sort son premier long-métrage, Pourquoi tu pleures?, dans lequel on retrouve à nouveau Biolay et Donzelli, cette fois-ci accompagnés d' Emmanuelle Devos, Nicole Garcia ou encore Éric Lartigau. L'histoire d'un homme qui a quatre jours pour se décider : a-t-il réellement envie de se marier?

Source : Tout le cine

Toute la filmographie de Katia Lewkowicz sur IMDB en tant que :
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tout le cine
 

Coup d'essai

Pourquoi tu pleures ? est le premier long-métrage mis en scène par Katia Lewkowicz. Auparavant, elle n'avait réalisé qu'un seul court-métrage, C'est pour quand ?, dans le cadre de la série diffusée sur Canal+ : Écrire pour un chanteur.

Changement de carrière

Avant de réaliser, Katia Lewkowicz était surtout actrice. Elle n'avait tourné que de petits rôles et s'est tournée vers la mise en scène depuis sa participation à la série Écrire pour un chanteur. Elle est par exemple créditée au casting de Jeu de cons, La Maison de Nina, Prête-moi ta main, Le serpent, ou encore Secret Défense en 2008. Elle a aussi joué dans la série française sur l'univers du porno, Hard.

Confiance

La cinéaste Katia Lewkowicz semble avoir personnellement choisi les acteurs de Pourquoi tu pleures ?, Benjamin Biolay et Valérie Donzelli, puisque c'était déjà ce duo qui interprétait sa première réalisation : l'épisode C'est pour quand ? de la série Écrire pour un chanteur.

  Source : Tout le cine
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Interview de Katia Lewkowicz
 

Comment en êtes-vous arrivée à mettre en scène ?

J’aime raconter des histoires. Mais je ne trouvais pas de "sujet" qui puisse me passionner. Je sais le temps et l’implication qu’exige une réalisation – il faut des années pour porter un film à l’écran alors qu’en tant que comédienne, on s’embarque aux côtés de quelqu’un pendant quelques mois.

La première étincelle est venue d’une rencontre avec Benjamin Biolay. J’ai été surprise par le décalage entre sa personnalité et l’image que l’on peut avoir de lui.

Peu de temps après, Canal + a lancé un appel d’offres pour des courts métrages sur le thème "Écrire pour un chanteur". Benjamin figurait dans la liste des artistes et j’ai eu envie d’écrire pour lui. Son image est tellement forte qu’il est très facile d’en jouer. J’ai imaginé C’est pour quand ?, l’histoire d’un homme qui, en arrivant à un goûter d’anniversaire d’enfants, rencontre une jeune femme – Valérie Donzelli, déjà – pour qui il a le coup de foudre. Malgré son désir, il ne partira pas avec elle, parce qu’il a vu à travers cette fête très animée à quoi un simple baiser pourrait les conduire. L’envie de comédie, l’idée d’aborder des choses sérieuses avec légèreté étaient déjà là. Ce court a été bien accueilli et Jean-baptiste Dupont m’a proposé de développer un long dans le même esprit.

Je ne connaissais pas grand-chose à la technique, c’était une grosse pression pour moi, mais la tentation de continuer à travailler sur les thèmes que nous avions commencé à mettre en place avec Benjamin était là. J’avais envie de le voir jouer ce garçon que l’on découvre à quelques jours de son mariage et que l’on suit, en le voyant se révéler peu à peu à travers ses rapports avec ses proches, face aux passages obligés et aux doutes. C’est l’histoire d’un homme qui n’a jamais vraiment décidé de sa vie, et qui est à la veille de son plus grand engagement. Je voulais utiliser tous les codes de la comédie romantique américaine, avec l’idée de maintenir le doute sur l’issue, en sachant que, comme dans la réalité, à chaque moment, on peut passer à côté de sa vie...

L'écriture

La vie quelques jours avant le mariage, c’est un sujet très souvent traité et pourtant, vous réussissez à le réinventer complètement. Quel a été votre angle d’approche ?

J’ai décidé d’utiliser une histoire "vieille comme le monde" pour que le spectateur puisse toujours être en phase avec ce que le jeune homme ressent. Et qu’il puisse s’interroger en même temps que lui. J’avais envie de jouer avec cette base de données sensorielles collective. À travers la comédie, je souhaitais qu’à un moment ou un autre, chacun puisse se dire : "j’ai connu ça", "j’ai murmuré ces phrases", "je comprends cette colère". Envie de raconter des histoires qui fassent écho. Je savais qu’avec ce sujet, tout le monde avait des références, ne serait-ce que par les films.

Puis je me suis appuyée sur des "clichés" – la belle-famille d’une autre culture, la robe de mariée, les copains, les choix qui sont aussi des renoncements – je souhaitais ainsi, en m’acharnant à trouver un point de vue personnel à chaque fois, mettre en place le point de vue du futur marié. Le film parle aussi de ces traditions que l’on respecte finalement tous plus ou moins suivant nos cultures, sans se demander vraiment pourquoi. On a tous la sensation d’avoir une opinion personnelle et construite sur notre vie.

On est quand même très nombreux à penser que la fidélité, c’est bien ; qu’une demande en mariage est une preuve d’amour ; qu’il faut faire une fête pour enterrer sa vie de jeune fille ou de jeune homme, et qu’il ne faut surtout pas que le marié voie la robe de sa femme avant le mariage.

Toutes les certitudes que l’on se construit peuvent être balayées. C’est pourquoi le film contient une proposition et son contraire. Quel que soit le sujet, il n’y a pas de vérité, uniquement des points de vue.

  Suie sur Comme au cinema
   
Interview de Benjamin Biolay
 

Comment avez-vous rejoint le projet ?

Voilà quatre ans, Katia avait réalisé un court métrage pour Canal + dans lequel je jouais, et nous avions sympathisé. Elle m’avait écrit un "non-sujet" très malin, traité avec humour et humanité. Mieux vaut parler brillamment de ce "rien" qu’est le quotidien plutôt que de parler mal de grandes choses !

On la sentait déjà très à l’aise en tant que metteur en scène. Elle avait déjà sa méthode, un bordel organisé où les choses se passent de manière réaliste sur un canevas très écrit. J’ai été très heureux qu’elle veuille faire son long métrage avec moi. Je savais qu’elle écrivait pour moi et j’en étais touché. Entre sa vie privée et ma tournée musicale, il a fallu un peu de temps pour trouver un créneau, mais cela a aussi permis au projet de décanter.

Je suis d’abord musicien, et le cinéma est un prolongement que je prends sans prétention, comme un plaisir et une chance. Je peux mettre la musique de côté un moment, mais je ne me vois pas l’abandonner pour le cinéma. Dès que j’ai lu le scénario de Katia – fin, amusant, ambitieux – j’ai eu envie de bien faire ce travail, et aussi, après des années quasi obsessionnelles dans la musique, de trouver du plaisir dans ce changement d’activité.

Comment voyez-vous votre personnage ?

Avec humour, Katia arrive à parler de choses intimes, importantes, avec une part d’autobiographie qui lui est propre et n’écrase cependant pas le propos. Je joue donc un homme qui va se marier après avoir beaucoup subi les femmes de sa vie, avec un matriarcat un peu violent, un père absent puis mort. Ayant atteint la trentaine, il est à une période charnière où on se dit, juste avant le mariage, que s’engager c’est renoncer, mais aussi découvrir d’autres choses. Sans accepter forcément tout ce qu’on lui impose, il n’ose pas dire non. Vivant dans un milieu bourgeois, il est un peu coincé par les mœurs, les codes et le fonctionnement de la famille française. Ces quelques jours mouvementés vont l’aider à devenir adulte.

Vous sentez-vous proche de votre personnage ?

Pas du tout. J’étais déjà un adulte très structuré lorsque j’ai fait le choix de me marier. C’est assez loin de moi. En filigrane, le film esquisse un peu tout ce que ce type aurait pu être. On devine qu’il a été à deux doigts de tout lâcher – comme ces gens qui envisagent d’aller creuser des puits au Niger ou planter des carottes en Ardèche et n’y vont jamais. J’étais donc au service du rôle. Au cinéma, faire ce que quelqu’un veut m’intéresse.

Comment avez-vous réagi en apprenant qu’Emmanuelle Devos serait votre grande sœur et Nicole Garcia votre mère ?

Jouer avec des comédiennes si généreuses, avec un tel esprit de troupe – comme toute l’équipe – était vraiment une chance. Dans le jeu, je m’efforce de penser que je vis vraiment tout ce que je suis en train de faire. Je joue avec deux comédiennes très techniques dotées d’un remarquable sens de la précision. Comme dans un match, on joue beaucoup mieux face à des gens qui jouent bien. Jouant avec des comédiennes très à l’aise, très actives, j’ai l’impression d’avoir fait des progrès. Dans la vie, j’ai une vraie complicité avec les deux. J’étais l’acteur principal, mais ma mère et ma sœur étaient les stars. Jouer avec ces deux immenses actrices était vraiment une expérience géniale.

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Interview d'Emmanuelle Devos
 

Qu’est-ce qui vous a donné envie de participer à ce film ?

Je l’ai tout de suite trouvé remarquablement écrit, il avait le don de revisiter des choses que tout le monde connaît, mais de manière complètement originale. J’ai été séduite par le côté pris sur le vif, par tous ces petits moments dont se dégage une atmosphère assez bouillonnante mais derrière laquelle se cache un agencement très pensé. J’ai aimé la construction et le fait que, tout en étant très précise, son écriture laisse une vraie liberté d’interprétation aux comédiens. J’ai aussi apprécié qu’elle ne nomme pas ses personnages, qu’il y ait le jeune homme, sa sœur, leur mère. Je pense que cela facilite l’identification et laisse encore plus de place à l’imaginaire du spectateur. D’un point de vue plus personnel, j’ai eu envie de jouer ce personnage, cette grande sœur toujours à deux doigts d’exploser, que l’on découvre dans l’action et que l’on apprend à connaître au fil de l’intrigue, peu à peu, en découvrant sa personnalité.

Comment présenteriez-vous votre rôle ?

Celle que l’on surnomme Coin-coin est un peu loufoque, et c’est l’un des aspects qui me tentaient. Bien que le personnage me semble assez proche de moi, c’est un rôle comme on ne m’en propose jamais. Même si elle ne dit rien de drôle, elle est toujours dans la comédie, c’est un personnage souvent en réaction et il y avait de belles situations.

J’adore aussi les rapports frère/sœur, ce lien particulier, peu abordé au cinéma sauf par quelques metteurs en scène comme Sautet. J’aimais d’autant plus les exprimer que mon partenaire était Benjamin Biolay. Katia a écrit des personnages vivants. Elle essaie de ne pas prendre les choses au sérieux, même si ce qu’elle aborde est très profond. Elle le fait par la comédie, de façon légère et pertinente. Son humour et son regard ont du sens. C’est parfois grinçant, souvent touchant. C’est une façon de voir la vie.

Comment avez-vous abordé votre personnage ?

Je n’ai fait qu’incarner ce rôle déjà bien écrit. Je m’y suis tenue car je n’ai pas d’expérience personnelle des rapports entre frère et sœur au quotidien. Je construis dans l’énergie de l’instant à partir du texte.

Le film a un côté comédie générationnelle, les enfants trinquant pour les erreurs faites par leurs parents. Ce frère et cette sœur ne peuvent pas se passer l’un de l’autre dans cette famille recomposée où règne le brassage des cultures. Mais je ne m’attache pas trop au côté sociétal d’un film.

Benjamin et moi pouvions vraiment incarner le frère et la sœur à qui nous ressemblons un peu. Je suis une nonchalante plutôt speed. Cette grande sœur a toujours vécu un peu dans l’ombre de son petit frère – en tout cas aux yeux de la mère, dont il est le préféré. Par ailleurs, ces personnages ne trimballent pas des drames absolus, mais des petites failles.

Comment travaillez-vous votre jeu ?

Katia n’aime pas répéter pour que les comédiens se retrouvent au milieu de quelque chose de vivant, de foisonnant. L’ambiance du tournage ressemblait à celle du film. Il fallait y aller ! Cette méthode de travail me convient aussi bien que d’autres, à condition qu’il y ait une cohérence, et c’était le cas. Il faut simplement maîtriser son texte pour être rapide, avoir ce degré de précision tout en ayant l’air spontané.

Benjamin et moi avons de nombreuses scènes communes que nous n’avions pas vraiment travaillées à l’avance, même si nous nous sommes rencontrés avant de tourner. L’approche de nos rôles était naturelle, nous nous sommes retrouvés face à face et les choses ont tout de suite fonctionné. Certaines scènes – comme celle où nos personnages évoquent leurs surnoms, Coin- coin et Cui-cui – étaient surréalistes, jouées au premier degré, et ont provoqué quelques beaux fous rires.

Le travail se fait aussi par la manière de filmer, qui influe sur le jeu des comédiens. Dans le film, peu de scènes sont anodines. Toutes révèlent, dessinent, renvoient à nos propres expériences. On est finalement dans un fouillis très organisé. Sur le plateau, je me demandais parfois ce que Katia allait faire de tout ce qu’elle tournait. Nous ne savions jamais où était la caméra, ça bougeait dans tous les sens et je pensais que le montage serait compliqué. En fait, le résultat ressemble à son écriture, très précis, très maîtrisé, tout en paraissant complètement naturaliste. Malgré le mouvement permanent, les plans sont très beaux, bien filmés, bien éclairés. Le chef opérateur a été brillant.

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Interview de Nicole Garcia
 

Qu’est-ce qui vous a tentée dans ce projet ?

Katia est venue me proposer le scénario alors que j’étais en montage de mon film, Un Balcon Sur La Mer. Sa conviction, son enthousiasme ont été déterminants, elle me donnait l’impression que je lui étais "nécessaire". Ce projet était aussi pour moi l’occasion de n’être "que" comédienne, de goûter la volupté, la paresse de celle qui se laisse emporter par la force de cette conviction, justement.

Pouvez-vous nous parler de votre personnage ?

Elle est très seule dans une existence qui n’a pas tenu toutes ses promesses et elle a reporté sur ses enfants toute l’affection qu’elle n’a pas eue. Elle leur est complètement inféodée, surtout à ce fils dont elle est amoureuse. Tant qu’on a peur pour elle. On ne sait pas sur quels arrières elle pourrait s’appuyer en cas d’abandon.

Elle porte à l’excès tout ce qu’on connaît chez les mères amoureuses, et chez les amoureuses en général. Sur ce schéma classique, Katia réussit à éviter les lieux communs. Quand je vois cette femme, je la trouve émouvante et pathétique, fragile et pleine d’une énergie qui lui laisse accessibles le pire et le meilleur. Elle porte parfaitement une des dimensions du film, la cruauté de la vie. Car elle incarne cette "relation barbare" entre mère et enfants. Pour eux, la nécessité de se détacher, pour elle, l’inconsolable du chagrin. Katia le dit de manière forte et drôle.

Vous retrouvez-vous dans certains aspects de sa personnalité ?

Vis-à-vis de mes enfants, je peux ressentir les mêmes choses, mais jamais je ne me permettrais de me laisser aller comme cette mère le fait avec aussi peu de retenue. Katia m’a souvent dit : "Cette femme, c’est toi !". Pourtant, je me vis comme quelqu’un de plus réservé, plus secret, plus fier aussi. J’étais étonnée que Katia voie en moi un personnage aussi dominé par ses émotions, débordé par ses excès, et aussi peu inhibé.

En tout cas, je me suis amusée. Avec ce film, j’ai retrouvé le jeu de la comédie que j’avais oublié. Lorsque j’étais au Conservatoire, on me définissait comme "jeune première de fantaisie". Par la suite, j’ai acquis, au cours des films une image, plus romanesque, plus dramatique aussi. Je n’ai rien travaillé du personnage avant de me retrouver sur le plateau avec Katia.

Comment les choses se sont-elles passées avec votre "fille", Emmanuelle Devos, et votre "fils", Benjamin Biolay ?

Depuis longtemps, je connais Emmanuelle, avec qui j’ai travaillé il y a quelques années dans L'Adversaire. Mais j’ai découvert Benjamin Biolay comme partenaire (un excellent partenaire). J’ai subi son charme. Toutes les femmes sont un peu amoureuses de Benjamin Biolay, non ? Autour de Katia, il y avait beaucoup de personnalités d’acteurs très originales.

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 Les Citations de Presse
 

"Une comédie d’une drôlerie inédite" (LE MONDE)

"Un film drôle et mélancolique" (LE FIGARO)

"Savoureux" (LE PARISIEN)

"Le film à l’humour le plus misanthrope qu’on ait vu depuis Another Year de Mike Leigh" (LIBE)

"On est embarqué par l’énergie du film, conquis par son humour à rebrousse-poil» (LES INROCKS)

"Une belle dose d'humour décalé" (LE NOUVEL OBSERVATEUR)

"Un premier film singulier, au charme entêtant" (POSITIF)

"Biolay révèle un potentiel comique insoupçonné" (PREMIERE)

"Une belle dose d'humour décalé" (LE NOUVEL OBSERVATEUR)

"Ceci est une comédie. Une vraie. (...) Juste et rafraichissant" (MARIE-CLAIRE)

"Un excellent premier film, drôle, émouvant, désespéré sans jamais être désespérant, avec des acteurs parfaits." (GLAMOUR)

"Ces noces barbares filmées vues à la fois du côté des garçons et des filles sont une très bonne surprise" (MADAME FIGARO)

"Pour son premier grand rôle au cinéma Benjamin Biolay révèle un véritable potentiel comique" (BIBA)

"Une jolie comédie "anti-romantique" qui confirme le talent de comédien de Biolay. Bluffant" (QUESTIONS DE FEMMES)

  Source : Le pacte
   
 evene - Olivier De Bruyn
 

Un premier film français qui prend pour sujet la crise de la trentaine … A priori, le programme de "Pourquoi tu pleures ?", présenté en séance spécial de la Semaine de la Critique cannoise, n’a rien, vraiment rien, d’original. Oui, mais voilà : si les bons sujets ne font pas les bons films, les rebattus n’en font pas forcément de mauvais. La preuve avec Katia Lewkowicz qui, pour ses débuts dans le long métrage, bat en brèche les clichés et entremêle inspiration formelle, humour emballant, profondeur existentielle et direction d’acteurs épatante. Plus que pas mal pour une entrée dans la carrière.

Un trentenaire s’apprête à convoler en "justes noces" et passe les quatre jours et nuits précédant son mariage sans sa future épouse. Forcé et contraint, il navigue entre ses amis régressifs et trop prévenants, sa belle famille venue de très loin et hantée par des superstitions bizarres, sa sœur un tantinet hystérique, sa mère qui, comme on dit, n’a jamais vraiment coupé le cordon… Il cohabite surtout avec ses propres doutes, exacerbés par une rencontre avec une fille qui le touche en plein cœur.

Katia Lewkowicz évite tous les pièges de la chronique psy. Le scénario, habilement construit, joue la carte du détournement de situations conventionnelles et d’un humour joliment anxieux pour donner à voir les hésitations du personnage principal, traversé par des élans et pulsions contradictoires. Autour de ce dernier, remarquablement interprété par Benjamin Biolay (déjà très en vu dans le Stella, de Sylvie Veyrhede), les autres protagonistes, en premier lieu la sœur (Emmanuelle Devos) et la mère (Nicole Garcia), sont eux aussi déclinés à la première personne du très singulier et ne s’abiment jamais dans la caricature. Même inspiration du côté de la mise en scène, nerveuse et inventive, qui excelle à incarner le dialogue improbable entre les personnages. Au final, un premier film qui tord avec plaisir les clichés de l’intimisme à la française. Plaisir partagé.

  Source : Evene
   
 marie claire - Christophe Carrière
 
Ceci est une comédie. Une vraie. Où l’on sourit, et rit même, à l’absurdité de scènes tout ce qu’il y a de plus réalistes. Ici, chacun se reconnaît, chaque réplique et situation évoquent forcément un souvenir. A la fois juste et rafraîchissant. A voir si … vous cherchez un film d’auteur drôle – une denrée rare.
  Source : Marieclaire
   
lemonde
 

"Pourquoi tu pleures ?" : la peur de l'homme, à quelques pas du mariage

Benjamin Biolay ne fait rien pour forcer la sympathie. Au cinéma, on l'a vu essuyer les verres au fond d'un café, l'air revêche (Stella, La Meute). Pour son premier premier rôle, de jeune premier, en plus, le musicien fait acteur ne change pas d'attitude. Son personnage jamais nommé a beau être à la veille du plus beau jour de sa vie, il fait quand même la tête. En cent minutes, Katia Lewkowicz, qui signe son premier long-métrage, le fait passer par tous les états prénuptiaux répertoriés, et Dieu sait que le cinéma - particulièrement hollywoodien - s'est penché sur le sujet.

C'est le miracle de cette comédie au triste héros et au motif éculé que de susciter une impression de nouveauté, de drôlerie inédite. (...)

  Source : Le monde
   
lexpress - Julien Welter
 

Une bande de comédiens formidables tire le film vers le haut.

Il est question de mariage dans le premier film de Katia Lewkowicz. De celui d'un trentenaire avec une femme qui joue les invisibles mais aussi de celui du cinéma d'auteur avec le divertissement populaire. Au travers des hésitations d'un ancien bourreau des coeurs, à quatre jours de la cérémonie, la réalisatrice met en scène l'union du psychodrame et de la comédie. On passe des clichés de l'un (atermoiement en chambre de bonne) aux scènes obligées de l'autre (préparations rocambolesques avec la belle-famille) dans un même élan doux-amer. Même si la réalisation n'a rien d'époustouflant, l'ensemble réussit à rester drôle et touchant, car la cinéaste a pour elle une troupe de comédiens formidables qui tirent chaque scène vers le haut. Valérie Donzelli, Emmanuelle Devos, Nicole Garcia, et, surtout, Benjamin Biolay. Dans le rôle principal, le chanteur dandy trimballe une nonchalance très attachante. Rien que pour lui, Pourquoi tu pleures ? vaut le détour.

  Source : L'express
   
lafermedubuisson
 
Avec Pourquoi tu pleures ?, la comédienne Katia Lewkowicz signe un premier long-métrage jouissif et émouvant. Brillamment écrit sans que le scénario n’étouffe toute liberté de mise en scène, intelligemment dialogué sans tomber dans la démagogie du bon mot, formidablement interprété sans histrionisme, le film évite nombre de pièges qui le guettaient. Une comédie hilarante (dans la lignée de la comédie classique romantique américaine) au rythme rapide, qui contient sa part de mélancolie et d’émotions.
  Source : La ferme du buisson
   
flagey
 

Pour lancer les festivités, Benjamin Biolay viendra présenter le premier long métrage de Katia Lewkowicz, Pourquoi tu pleures ?, dans lequel il tient le rôle principale au coté d'Emmanuelle Devos, Nicole Garcia et Valérie Donzelli.

Un film qui mixe mariage, passion, passé familial et futur conjugal sans avoir peur de secouer le cocotier romantique !

  Source : Flagey
   
le telegramme - André Rivier
 

On retrouve un peu de la liberté de ton de la Nouvelle Vague dans «Pourquoi tu pleures?» de Katia Lewkowicz. Et c'est un compliment à une époque où le formatage est la règle au royaume de la plupart des comédies à la française.

Ce premier long-métrage de Katia Lewkowicz, une jeune comédienne devenue réalisatrice pleine de talent, a été présenté au Festival de Cannes dans le cadre de la Semaine de la critique, et ce coup d'essai se révèle un coup de maître. Le ton de liberté et de modernité n'est en effet pas sans rappeler certains films de Jean Eustache («La maman et la putain»). Le chanteur Benjamin Biolay y fait, lui aussi, des débuts et surprend par de réelles qualités d'acteur. L'histoire est pourtant simple, «vieille comme le monde», souvent traitée au cinéma, mais ici avec une grâce toute personnelle. À quelques jours de son mariage, un jeune homme (Benjamin Biolay), indécis et charmant, habitué à subir l'influence d'une soeur (Emmanuelle Devos) ou d'une mère (Nicole Garcia), voire de sa bande de fidèles copains, se retrouve face à des choix à la faveur d'une rencontre inattendue avec une autre jeune fille (Valérie Donzelli). Cette comédie romantique, qui revisite avec bonheur les «clichés» des comédies américaines, est constamment racontée et vue à travers le personnage de ce garçon, poétique et attachant, et filmée caméra à l'épaule (pas de plans fixes, pas de caméra posée), avec des dialogues à la fois très modernes et très écrits, incisifs et sensibles, mélancoliques et doux-amers.

Musique composée par Benjamin Biolay

Une musique (composée par Benjamin Biolay) discrète et envoûtante ponctue ces atermoiements et égarements du corps et du coeur dans une «carte du tendre», contemporaine, ironique et cruelle. Car derrière la légèreté et l'humour, la recherche du bonheur et de l'amour, affleure le désenchantement et la tragédie en de délicates touches émouvantes et décapantes. Comme dans une pièce de Musset. Tous les personnages, petits ou grands rôles, créent autour du héros une troupe chorale sympathique et baroque, qu'il s'agisse de la famille française ou de celle venue d'Israël pour le mariage. Jamais de sensiblerie ou de cynisme. Juste des coeurs à nu et qui, parfois entre deux rires et deux caresses, osent et savent pleurer. Comme tous ceux qui aiment.

  Source : Le telegramme
   
excessif - David Rich
 

Dans ce film, qui aurait pu s’appeler Tanguy se marie, Notre grand dadais de héros est un trentenaire attardé qui a gardé la naïveté d’un gamin. Il trompe sa copine qu’il est sur le point d’épouser sans remord aucun comme s’il s’agissait d’un jeu sans conséquence. Il faut que sa grande sœur le prenne la main dans le sac pour qu’il commence à se poser des questions comme un enfant pris en faute. Le spectateur éprouve tantôt une forme d’empathie et d’attendrissement à son égard, tantôt une sacrée envie de lui mettre une bonne paire de claques.

Coté casting, le duo de frère et sœur Benjamin Biolay Emmanuelle Devos fonctionne à merveille. On sent une vraie complicité entre les deux acteurs à tel point qu’on leur verrait presque un air de famille. Nicole Garcia elle aussi trouve sa place dans cette folle équipe. Un rôle à contre emploi de mère fantasque et un brin cruelle qui lui va comme un gant.

(...) On ne peut résister à ce premier long métrage gentiment loufoque qui multiplie les bonnes répliques et surprend par son coté décalé.

  Source : Excessif
   
elle - Ophélie Meunier
 

Pour son premier long métrage, Katia Lewkowicz retrouve Benjamin Biolay qu’elle avait déjà dirigé dans son court "C’est pour quand ?". Le pitch ? Il est un jeune trentenaire sur le point de se marier mais sa fiancée a disparu et une rencontre risque de bousculer le cours de son destin. Un film faussement léger sur l'engagement.

On y va pour ...

Le rythme. Soutenu, avec des dialogues très écrits, les répliques fusent en finesse avec humour. Humblement, la profondeur et la fragilité des sentiments sont joliment restituées.

Benjamin Biolay. Le film a été écrit pour lui, ça se voit. Le chanteur -qui a composé la musique du film - excelle dans le rôle du futur marié trentenaire, cynique, mal dans sa peau mais qui cherche malgré tout à bien faire. Pudique mais sincère, il crève l'écran.

Les seconds rôles. Nicole Garcia, Valérie Donzelli et Emmanuelle Devos - au top de sa forme - mais aussi tous les potes du futur marié donne au film une envergure de film choral réussi.

La justesse du propos. Il est rare de voir des comédies dramatiques dans lesquelles les situations sont réelles et dans lesquelles les personnages ne sont pas tous si beaux et si lisses qu'ils ne sont que fiction. Les acteurs sont beaux justement parce qu'ils ne le sont pas. On y croit. (...)

Un énième film sur le mariage, la peur de l'engagement, avoir 30 ans et avoir peur de passer à côté de sa vie certes…mais joliment traité avec des répliques qui restent et des acteurs de qualité. Un bon film du dimanche soir.

  Source : Elle
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