Ciné-club éducatif & culturel de Mons (CCEC)
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La guerre des boutons (War of the Buttons) réalisé par Yann Samuell
    
Titre original La guerre des boutons
 Titre anglais War of the Buttons
Réalisation Yann Samuell
Scénario Yann Samuell
 D'après Le roman La Guerre des boutons écrit en 1913 de Louis Pergaud
Interprétation Eric Elmosnino (Maître Merlin), Mathilde Seigner (La mère de Lebrac), Fred Testot (Le Curé), Alain Chabat (Labru), Vincent Bres (Lebrac), Salomé Lemire (Lanterne), Théo Bertrand (L'Azte), Tristan Vichard (Tigibus), Tom Rivoire (Grangibus), Nathan Parent (Camus), Victor Le Blond (Bacaillé), Arthur Garnier (Lacrique), June Maitre (Octavie), Paloma Lebeaut (La petite soeur de Lebrac), Theo Fernandez (Papier maché), Antonio Tavares (Migue la Lune), Matéo Faye (Le verlan prisonnier), Christian Hecq (Zephirin), Arno Feffer (Le père de Lanterne), Bastien Bouillon (Tintin), Aristide Demonico (Le maraicher), Emmanuelle Grönvold (L'inspectrice), Sabine Heraud (La mère de l'Aztec), ...
Musique Klaus Badelt
Photographie Julien Hirsch
Pays France
Année 2011
Durée 01h35’
Genre Comédie familiale
 Distributeur Lumière
 Cote N.A.
Site officiel  
Bande annonce  
Affiche  
Photos  
 Dossier de presse
 Feuillet du film distribué aux séances
 
 
 
 La projection aura lieu à IMAGIX - Mons - Plan d'accès
Le jeudi 15 septembre 2011
Le film est projeté en version originale française
Le film est projeté sans entracte ni publicité
Les séances :
 
  • 17h00 et 20h00 avec présentation et feuillet sur les films à chaque séance
  • 14h30 et 22h30 sans présentation et feuillet sur les films à chaque séance
 
 
A propos du film : Adapté du bestseller français éponyme de Louis Pergaud, au succès international, "La Guerre des Boutons" est une comédie familiale tendre, drôle et poignante, qui traite avec finesse et profondeur les thèmes de l’indépendance et de la solidarité, des petites et grandes batailles de l’enfance, et du passage à l’âge adulte.

1960, un village dans le sud de la France. Une bande de garçons, âgés de 7 à 14 ans, menée par l’intrépide Lebrac, est en guerre contre les enfants du village voisin, leurs ennemis jurés. Une guerre sans merci, qui dure depuis des générations. On se bat pour l’honneur et la fidélité et, pour gagner, tous les moyens sont bons. Même, s’il le faut, combattre nu comme un ver, ou pire, accepter l’aide de Lanterne - une fille ! - la nouvelle recrue de la bande, pleine de panache et d’ingéniosité. Mais il n’est pas facile d’être une armée de petits hommes sans se faire attraper par Papa et Maman ! Quand, après la bataille, on rentre à la maison, les vêtements en lambeaux et des boutons en moins, mieux vaut se faire discret ...

Sur les quatre films réalisés par Yann Samuell, trois abordent le thème de l’enfance : la réconciliation enfant/adulte avec "L’âge de Raison", la persistance de l’enfance sur une vie adulte avec "Jeux d’enfants", et même l’après-vie d’un enfant fantôme avec "The Great GhostRescue", en cours de finition. Il lui fallait conclure dans un ultime opus : la république des enfants. Comment les enfants perçoivent-ils la responsabilité, la société et l’égalité ?
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Yann Samuell sur tout le cine
Yann Samuell né le 7 juin 1965. Réalisateur, Scénariste, Scénariste (Adaptation)

Après des études au Conservatoire Libre du Cinéma Français de Paris, Yann Samuell effectue quelques storyboards et réalise plusieurs courts métrages. C'est en 2003 qu'il réalise son premier long métrage Jeux d'enfants, le conte d'une histoire d'amour perverse et destructrice. Dans un univers poétique et graphique entre réalité et imaginaire, Marion Cotillard et Guillaume Canet jouent à "Cap ou pas cap?".

En 2008, il dirige son deuxième film, My Sassy Girl, un remake d'une comédie romantique coréenne du même nom. En 2010, il signe son troisième long métrage, L'âge de raison, dans lequel il dirige Sophie Marceau.

En 2011, Yann Samuell réalise une nouvelle adaptation au grand écran du roman La guerre des boutons, de Louis Pergaud, avec Eric Elmosnino, Alain Chabat et Mathilde Seigner.

Source : Tout le cine

Toute la filmographie de Yann Samuell sur IMDB en tant que :
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En cette rentrée scolaire et cinéma, nous ne pouvions passer à côté d'un petit chef d'oeuvre que vous avez sûrement déjà vu ... Si je vous dis "petit Gibus" ou "mon pantalon est décousu" ... Vous me dites ?! ... La guerre des boutons bien sûr. Après la très belle et émouvante réalisation d'Yves Robert de 1961, l'année 2011 est placée sous le sceau des remakes. C'est une première dans l'histoire du cinéma ... Yann Samuell, à qui nous devons "Jeux d'enfants" et Christophe Barratier, le père des "Choristes" sortent tous les deux leur propre version du film culte "La guerre des boutons". Le premier, le 14 septembre et le second, le 21 septembre. Samuell vs Barratier ... la guerre est déclarée !

La guerre des boutons, 1961 ... version noir et blanc par Yves Robert

Avec ce film, Yves Robert n'en est pas à sa première adaptation littéraire... Avant cela, Ni vu ni connu, Signé Arsène Lupin et La Famille Fenouillard ... En 1912, sort le roman de Louis Pergaud, La guerre des boutons, un coup de cœur pour le réalisateur qui voit en ce texte l'occasion de se remémorer ses souvenirs d'enfance ... "J'ai surtout voulu traiter l'œuvre avec la plus grande liberté possible envers Pergaud; ne pas rester prisonnier du texte mais donner de l'air. Je crois que toute adaptation littéraire doit se libérer le plus possible de la lettre. Le roman est d'ailleurs différent du film. Dans celui-ci, nous avons établi une construction dramatique absente du livre." (Yves Robert, réalisateur)

La guerre des boutons est déclarée

Pour réaliser son film, Yves Robert a dû faire face à de nombreuses portes closes. La comédie qu'il propose alors aux sociétés de production ne comporte aucune tête d'affiche ce qui lui vaut le refus de la plupart d'entre elles. Pour financer son film, il décide donc de créer avec son épouse, Danièle Delorme, sa propre société de production "La Guéville". Grâce à cette structure, il va pouvoir lancer son projet de comédie, réaliser d'autres films qui le rendront célèbres dont Le château de ma mère et La Gloire de mon père mais également aider d'autres cinéastes à se lancer comme Jean-Luc Godard avec La Chinoise, Bertrand Tavernier avec Que la fête commence ou encore Jacques Doillon avec La femme qui pleure. Ce film français n'a pas eu la confiance des sociétés de production et de distribution locales ... direction donc les Etats-Unis et la Warner qui accepte immédiatement de suivre La guerre des boutons ...

"J'ai gardé en mémoire le bruit des galoches cloutées qui résonnaient sur le chemin gelé de l'école. J'ai fait "mes humanités" à la communale. Les bandes et les bagarres, je connais. La lutte des classes, la lutte pour la différence, la lutte pour une vieille et sombre histoire du passé. Il y a toujours eu ça et il y a encore ça, pas seulement de village en village mais de trottoir à trottoir... J'ai bien peur qu'aujourd'hui, dans certaines banlieues, "la guerre des boutons" soit plus violente. C'est peut-être là la vraie différence . Avec l'auteur de ce chef d'oeuvre sur l'enfance, Louis Pergaud, je me sens chez moi, je suis un des enfants de cette guerre et je crois bien que tout le monde s'y retrouve en voyant le film. Pour moi la guerre des boutons, c'est la République des enfants ..." (Yves Robert, réalisateur)

A la recherche des petits boutons

Pour trouver ses jeunes comédiens, Yves Robert a photographié près d'un millier d'enfants parcourant les centres aérés des journées entières. Il n'en retiendra qu'une centaine dont les petits-fils du photographe Jacques Henri Lartigue, François et surtout Martin qui alors âgé de 4 ans lui offrira une belle interprétation de "Pti Gibus". Sur un air de "Nos jours heureux", le tournage est une véritable colonie de vacances où par groupe de 10, les jeunes acteurs non professionnels sont encadrés par des instituteurs. Nous retrouvons également Jean Richard, Jacques Dufilho, Pierre Tchernia, Michel Galabru, Paul Crauchet ... pour les adultes, et généralement, les parents des enfants dans le film.

Les répliques cultes

- Je peux marcher comme ça, moi ! J'ai pas la trouille, moi !
- Si j'aurais su, j'aurais pas v'nu
- Tu fais honte aux pauvres Lebrac, c'est pas républicain ça
- Et dire que quand on sera grands, on sera aussi bête qu'eux

Petite anecdote

En 1936, La Guerre des gosses un remake de La guerre des boutons mettait déjà en scène un affrontement sans merci entre les enfants de deux villages voisins. Parmi les acteurs du film, un certain Charles Aznavour, alors âgé de 12 ans.

La guerre des boutons, 2011 ... version couleur par Yann Samuell et Christophe Barratier!!

La première question que nous nous posons c'est bien sûr ... Pourquoi sortir deux "La guerre des boutons" à une semaine d'intervalle. Pourquoi prendre le risque que l'un deux passe au second plan voire les deux ?

Une partie de la réponse se situe dans l'année de parution du livre de Louis Pergaud ... 1912 !! En effet, fin 2010, les droits du roman sont tombés dans le domaine public, laissant donc libre cours à l'imagination et à la plume des réalisateurs du moment pour nous pondre un scénario digne de Robert ou encore meilleur. Seul problème pour Yann Samuell, obtenir l'accord de Danièle Delorme, la femme d'Yves Robert pour l'utilisation de la célèbre réplique "Si j'aurais su, j'aurais pas venu", qui ne figure pas dans le livre.

 

La guerre des boutons version Yann Samuell

Les prémices de l'adaptation ont émergé dans la tête du producteur Marc Du Pontavice lorsqu'il découvre que le livre de Louis Pergaud fait désormais partie intégrante du programme scolaire au collège.

Il souhaitait également tourner un film sur la liberté accordée aux enfants d'une autre époque : "Les parents, notamment à la campagne, laissaient les enfants partir pendant des heures sans s’inquiéter. Ces enfants en liberté sont beaucoup plus autonomes. Ils ont ce temps et cet espace pour créer une sorte de microsociété avec leurs règles, leurs codes et leurs rituels." (Marc du Pontavice, producteur)

Avec ce film, Yann Samuell conclut un cycle de réalisation sur le thème de l'enfance ... Après L'Age de raison et Jeux d'enfants, il s'attaque à la "république des enfants". L'idée était pour lui de "restituer à l’enfance le goût des plaisirs authentiques au contact d’un monde que seule leur volonté et leur candeur façonnent".

A défaut de pouvoir insérer la réplique culte de Petit Gibus, Yann Samuell s'est consolé en incluant des parts d'autobiographie. Lui - même dit avoir vécu ces batailles à l'encontre des enfants d'un village ennemi au sien au coeur de la Bourgogne ... Le film se déroule donc dans les années 60, et non au 19ème comme le voudrait le livre.

Tout comme Yves Robert, Yann Samuell a cherché l'authenticité dans son casting d'enfants. Au lieu de les dénicher dans les écoles de théâtre, il a parcouru la campagne et vu pas moins de 2500 enfants qui peuvent grimper aux arbres sans aucune difficulté, guider des vaches dans les champs, imiter les cris des oiseaux ... Qui mieux que des gamins habitués à la ruralité pour accomplir de tels gestes? Pour les adultes, le casting est des plus renommés ... A l'affiche Alain Chabat, Eric Elmosnino, Mathilde Seigner ...

 

La guerre des boutons version Christophe Barratier

"Vois sur ton chemin gamins oubliés ...." ... Un air bien connu du film de Christophe Barratier, Les Choristes qui nous revient cette année avec La nouvelle guerre des boutons histoire de ne pas faire comme tout le monde.

En plus du nom choisi pour son film, le père de Morange se démarque de Yann Samuell par la situation temporelle qu'il place dans les années 50 pendant l'occupation allemande. Une toile de fond historique qui a sa charge émotionnelle bien à elle.

Pour le casting, Christophe Barratier a procédé comme le font la plupart des réalisateurs pour un film. Il a lancé un appel public à candidature le 10 février dernier. Les personnages principaux de Lebrac, Micheline et de Petit Gibus étaient concernés, mais aussi plein d’enfants âgés entre 9 et 14 ans.

Le casting adulte quant à lui vaut vraiment le détour ... On y retrouve en autre Laetitia Casta, Guillaume Canet, Kad Merad et Gérard Jugnot ...

Source : Lkmagazine
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tout le cine
 

Nouvelle adaptation 1/2

Ce n'est pas la première fois que le roman de Louis Pergaud, La Guerre des boutons, est adaptée au cinéma. La version d' Yves Robert, de 1962, mettait alors en scène plusieurs grands noms du cinéma, tels que Pierre Richard, Michel Galabru ou encore Pierre Tchernia.

Nouvelle adaptation 2/2

Après 50 ans sans adaptation française au cinéma, l'œuvre de Louis Pergaud connaît un renouveau avec deux longs-métrages, dont celle de Christophe Barratier ( Les choristes), qui sortent en septembre 2011. Leur sortie en salle prévue initialement le même jour, La nouvelle guerre des boutons a été décalée au 21 du mois.

Prises de vue

Le tournage a débuté le 13 avril 2011 dans le Limousin pour une durée de 14 semaines.

  Source : Tout le cine
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paperblog
 

Profitant du couché du soleil pour passer inaperçus, les deux frères Gibus pénètrent dans le village de leur ennemis, les Velrans. Lebrac, leur chef à l’origine de ce commando, prépare de son côté et avec le reste de la bande un mauvais coup contre le camp adverse. Parmi les répliques marquantes de cette scène : “A trois, on y va”, propose Grangibus. “Mais on est que deux!” rétorque Petit Gibus, son jeune frère.

Pour l’anecdote : Afin de réaliser cette séquence, les deux jeunes garçons qui interprètent les frères Gibus devaient courir dans une étroite ruelle médiévale et cela tout en évitant les rails du travelling (machine permettant un déplacement de la caméra au cours de la prise de vues) installé au milieu de l’allée. Au final, la scène a été tournée une douzaine de fois : les deux enfants étaient très concentrés et ils ont même réussi à ne pas tomber pendant leur course !

Suite à la réussite de leur commando contre leurs ennemis les Verlans, les Longevernes traversent la forêt qui sépare leur village de celui du camp adverse. Après avoir volé la culotte de l’Aztec, Tigibus l’a hissée en haut de son bâton en signe de victoire. Les enfants de la bande chantent tous ensemble une version réinventée de « La Ballade de Mandrin », un conte qui relate l’histoire d’un brigand.

Pour l’anecdote : Au moment du tournage au mois d’Avril dernier, le soleil brille encore en cette fin de journée et la lumière est parfaite. Sauf qu’il s’agit d’une séquence de nuit…Comme l’ont fait John Ford et Howard Hawks avant lui, le réalisateur Yann Samuell a baissé la lumière en laboratoire pour qu’on ait l’impression que l’image est éclairée par la lune. Le résultat, magnifique, sera au rendez-vous à la rentrée dans les salles de cinéma !

  Source : Paperblog
 
La Guerre (des boutons) ne fait que commencer
 

Nous vous parlions en décembre de cet étrange phénomène qui veut que deux nouvelles versions de La Guerre des boutons (le roman de Louis Pergaud, dont les droits d'adaptation viennent de tomber dans le domaine public) vont sortir coup sur coup au cinéma. Et plus le mois de septembre approche, plus la lutte entre les deux projets s'annonce titanesque.

A ma droite, La Guerre des boutons de Yann Samuell, avec Mathilde Seigner, Eric Elmosnino, Alain Chabat et Fred Testot. Produit par Marc du Pontavice et distribué par UGC Distribution, le film doit sortir le 14 septembre. Ce projet a dégainé le premier, en dévoilant au mois de mai son affiche et une dizaine de photos.

A ma gauche, La Guerre des boutons de Christophe Barratier, avec Gérard Jugnot, Kad Merad, Laetitia Casta et Guillaume Canet. Produit par Thomas Langmann et distribué par Mars Distribution, le film a considérablement avancé la date de son tournage pour ne pas être largué par le projet concurrent. La date de sortie est ainsi fixée au 28 septembre, soit deux semaines après le film de Yann Samuell. Pas encore d'affiche officielle ni de photos pour la version de Christophe Barratier mais un visuel promo qui figurait en bonne place sur un immeuble au dernier Festival de Cannes.

Mais attention, coup de théâtre. Mars Distribution vient d'annoncer une "pré-sortie" dans plusieurs salles de La Guerre des boutons de Christophe Barratier pour le 21 septembre. Le but est clairement d'empêcher le film de Yann Samuell d'occuper seul les salles pendant plus de 7 jours.

On peut d'ores et déjà deviner que la bataille promotionnelle va faire rage à la rentrée. Quel film aura le plus d'affiches aux quatre coins de la France ? Qui sera le plus invité à la télévision ? Qui dévoilera sa bande-annonce en premier dans les salles ? Le cinéma français s'apprête donc à être le lieu d'un combat acharné, où tous les coups seront vraisemblablement permis.

La tonalité de la fin d'été 2011 sera plus que jamais guerrière, puisque La Guerre est déclarée sortira lui le 31 août. Mais le très beau film de Valérie Donzelli se verra lui épargné par la lutte à mort que vont publiquement se livrer les deux Guerre des boutons.

  Source : Fluctuat
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Fred Testot, un prêtre pas comme les autres
 



  Source : Youtube
 
Les encriers
 



  Source : Youtube
 
Module TIGIBUS
 



  Source : Youtube
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 au feminin
 

Près de 50 ans après Yves Robert, Yann Samuell adapte le roman culte de Louis Pergaud et dégaine sa version de La Guerre des Boutons une semaine avant celle de Christophe Barratier, le réalisateur des Choristes. Si vous ne devez choisir qu'un seul des deux films, n'hésitez pas: allez voir celui de Yann Samuell.

(...) L'esprit du livre et du film d'Yves Robert est ici respecté. L'action se concentre vraiment sur la guerre que se livrent les gamins des deux villages rivaux (contrairement à la version de Barratier qui privilégie l'intrigue adulte sur fond de résistance et de seconde guerre mondiale). Résultat : le rythme est enlevé et l'ensemble très divertissant. Le Petit Gibus, emblème du film d'Yves Robert, est parfaitement casté. Le petit Tristan Vichard est attendrissant, candide et espiègle à souhait. On n'a qu'une envie : l'adopter. Eric Elmosnino et Alain Chabat, instituteurs respectifs des Longeverne et des Velrans, reproduisent la guéguerre que se livrent les élèves pour les meilleures séquences comiques du film. On adore. Yann Samuell a eu la bonne idée de créer un personnage de fillette qui intègre ici la bande des Longeverne. De quoi apporter un peu de douceur dans ce monde de jeunes brutes !

A voir avec toute la famille. La Guerre des Boutons est un vrai divertissement pour petits et grands.

On y va si on veut voir l'adaptation la plus réussie parmi les deux qui sortent à une semaine d'intervalle. Celle-ci est mieux jouée, plus drôle et plus fidèle à l'esprit original que La Nouvelle Guerre des boutons de Christophe Barratier.

  Source : Au Feminin
   
 tout le cine - Paul Gevin
 

La guerre des boutons : restauration réussie pour Yann Samuell

La guerre des boutons c'est un classique. Et les classiques en France doivent être traités avec délicatesse, honnêteté, et si possible talent. En tentant de la remettre au goût du jour, Yann Samuell aurait pu se mettre quelques générations à dos en souillant une œuvre mythique. Et alors ? Roulement de tambour. Et bien non. On garde le goût d'hier en y ajoutant la couleur du temps. L'audace, parfois ça paye.

Un casting au poil composé d'imberbes

Pas d'erreur sur le casting. Les 7-14 ans gardent un certain charme enfantin. Un enfant ça joue au quotidien, pour attendrir ou pour réclamer, et ceux là sont rodés à l'exercice. Seul Lebrac sur qui repose le film bénéficie de "l'actor touch". C'est un peu plus qu'un gamin qui joue, c'est un professionnel qui s'affirme. Cela en devient d'ailleurs irritant. Vincent Bres semble avoir eu deux indications : faire comme les grands et ne jamais oublier que le héros ici, c'est lui.

(...) Quant aux plus de 40 ans, ils donnent un alibi aux parents pour accompagner leur progéniture. Respectivement Maître Merlin (Merlan frit) et Maître Labru (L'abrutit), Eric Elmosnino et Alain Chabat semblent avoir passé leurs plus jeunes années adossés au radiateur du fond de classe, saisissant les mimiques de leurs professeurs pour mieux les imiter à la récré. Aujourd'hui, ils y greffent l'expérience qu'ils ont acquis et l'once de folie qu'ils ont refusés d'abandonner. Mathilde Seigner, mère exigeante de Lebrac, est froide, bornée et d'une insatiable injustice. Elle punit sans sourciller, crie sans faiblir et provoque chez le spectateur des envies de beugler "Mais mamaaan !" pour mieux filer dans sa chambre en claquant la porte. Enfin, Fred Testot nous sert un prêtre progressiste qui tente farouchement d'entretenir les enfants dans une innocence depuis longtemps disparue. il censure les galoches du 7ème art et s'insurge mollement face aux bikinis de Bardot. Un prêtre à coté de la plaque qui semonce à qui mieux mieux sans qu'une oreille n'y porte la moindre attention. Fred Testot est un acteur convaincant, même en soutane.

(...) Tourné dans le Limousin, La guerre des boutons offre des images de carte postale. La campagne française se dévoile par l'intensité de ses couleurs et la charmante humilité de ses panoramas. Les batailles de lance pierre se déroulent dans des champs de blés dorés, dans des ruisseaux que l'on est certain d'avoir connu au détour d'une "épuisette party", sur la verdure d'une herbe qui donne des envies de maquis. Sur ce sol bercé de tendre insouciance, les jurons fusent. L'insulte n'est là que pour palper la conviction de l'adversaire avant de lui mettre sa pâtée. Rien de vulgaire, juste des associations de mots pleines d'inventions qu'on aimerait garder dans un coin de la tête pour les ressortir à son neveu.

La guerre des boutons est donc une réussite. L'adulte y redécouvre une facette de son passé tandis que son enfant réalise que ses vieux vivaient plutôt bien en 50 Avant R.T (René la taupe). L'occasion de glisser un petit Charles Trenet à des têtes blondes qui baissent la garde.

  Source : Tout le cine
   
 cinema - Assia Hamdi
 

(...) Définitivement attendrissante, la Guerre des Boutons de Yann Samuell atteint le but qu'il s'était probablement fixé : divertir son public et lui arracher de naifs sourires. Le film s'impose comme une comédie, certes sans grande surprise, mais assez originale pour captiver le jeune public tout en s'imposant comme une très agréable madeleine de Proust pour les parents.

(...) La Guerre des Boutons n'est pas seulement une histoire de bambins se bagarrant pour l'honneur. Yann Samuell, qui a déjà réalisé par le passé trois films sur l'enfance (L'Age de raison, Jeux d'enfants, The great ghost rescue) a réussi à ne pas se laisser enfermer dans la thématique de l'insouciance enfantine qui offre au film son intrigue principale. Au delà des bisbilles entre les deux bandes ennemies, on fait connaissance avec une communauté de villageois haute en couleurs, en caractère et dont les responsabilités sont à l'image de la société du début des années 60.

Le rôle principal du long-métrage est incarné par William, dit Lebrac, chef touchant de la bande de Longeverne. Celui-ci mène les hostilités contre la bande de Velrans et joue à la fois le rôle du grand frère et celui du père puisqu'il doit gérer ses devoirs et les travaux agricoles qu'il exerce bien malgré lui, suite à l'absence de son père. Les instituteurs de chaque ville (Eric Elmosnino et Alain Chabat) campent les meilleurs ennemis de La Guerre des Boutons. Leurs chamailleries nous font d'emblée penser qu'ils sont faits pour ne pas s'entendre...mais tout au long du film on se demande en fait ce qui les différencie réellement... On retiendra aussi le rôle de Fred Testot dans le rôle du Père Simon, personnage rempli de bonne foi, et dont la naïveté nous ferait presque oublier les maladresses. Enfin, les deux personnages féminins s'avèrent plutôt attendrissants, à l'image de Lanterne (interprétée par Salomé Lemire), la fille de la bande, qui va devoir se faire sa place dans leur petit monde. Enfin, la mère de Lebrac (Mathilde Seigner), femme courage, éleve seule ses trois enfants. Une peinture de l'époque qui se garde à chaque instant de tomber dans le larmoyant, pour privilégier l'émotion sincère.

Edulcorée et attendrissante, cette Guerre des Boutons survole avec sourire et légèreté son époque pour se focaliser sur les éternelles valeurs universelles d'amitié, d'entraide, et de respect. A première vue assez naif, le film de Yann Samuel n'est pas sans rappeler ses Jeux d'enfants, s'impose comme une réalisation sincère et rafraîchissante. On n'en demandait pas plus.

  Source : Cinema
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