Ciné-club éducatif & culturel de Mons (CCEC)
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Midnight in Paris (Minuit à Paris) réalisé par Woody Allen
    
Titre original Midnight in Paris
 Titre français Minuit à Paris
Réalisation Woody Allen
Scénario Woody Allen
Interprétation Owen Wilson (Gil), Rachel McAdams (Inez), Michael Sheen (Paul), Marion Cotillard (Muse), Kathy Bates (Gertrude Stein), Carla Bruni (Guide du musée), Nina Arianda (Carol), Tom Hiddleston (F. Scott Fitzgerald), Alison Pill (Zelda Fitzgerald), Corey Stoll (Ernest Hemingway), Kurt Fuller (John), Mimi Kennedy (Helen), Léa Seydoux (Gabrielle), Adrien Brody (Salvador Dali), Gad Elmaleh (Détective Tisserant), David Lowe (T.S. Eliot), Lil Mirkk (Jake Henson), Daniel Lundh (Juan Belmonte), Yves Heck (Cole Porter), Adrien de Van (Luis Buñuel), Sonia Rolland (Joséphine Baker), Marcial Di Fonzo Bo (Pablo Picasso), Yves-Antoine Spoto (Henri Matisse), Laurent Claret (Leo Stein), Vincent Menjou Cortes (Henri de Toulouse-Lautrec), Olivier Rabourdin (Paul Gauguin), François Rostain (Edgar Degas), Marianne Basler (Reine à Versailles), Michel Vuillermoz (Roi à Versailles), ...
Photographie Darius Khondji & Johanne Debas
Pays USA
Année 2011
Durée 01h34'
Genre Comédie , Romance
 Distributeur Paradiso Films
 Cote
     4,0 (14.994 votes)
Site officiel  
Bande annonce  
Affiche  
Photos  
 Dossier de presse
 Feuillet du film distribué aux séances
 
 
 
 La projection aura lieu à IMAGIX - Mons - Plan d'accès
Le jeudi 22 septembre 2011
Le film est projeté en version originale anglaise, espagnole, française sous titrée en français
Le film est projeté sans entracte ni publicité
Les séances :
 
  • 17h00 et 20h00 avec présentation et feuillet sur les films à chaque séance
  • 14h30 et 22h30 sans présentation et feuillet sur les films à chaque séance
 
 
A propos du film : Voici un vrai moment de plaisir, signé Woody Allen au mieux de sa forme. Magicien, enchanteur, romantique, fantasque et espiègle, nous offrant sa lettre d'amour à Paris en guise de 42ème long-métrage. C'est jubilatoire, intelligent, farfelu, romantique à souhait. (…) Mieux qu'un tour-opérateur, Midnight in Paris ? Affirmatif ! (Mad Le Soir.be)

Un jeune couple d’américains dont le mariage est prévu à l’automne se rend pour quelques jours à Paris. La magie de la capitale ne tarde pas à opérer, tout particulièrement sur le jeune homme amoureux de la Ville-lumière et qui aspire à une autre vie que la sienne ...

Dans ce nouveau film, sorte de conte de fée moderne, Woody Allen convie le spectateur à une découverte de la ville lumière, au cœur des années 20 et de cette époque, toujours évoquée avec un brin de nostalgie. Hemingway, Matisse, Degas, Fitzgerald, Dali ou encore Picasso, autant de personnages rencontrés dans cette véritable déclaration d'amour à Paris. Jubilatoire, drôle et poétique, Midnight in Paris est un bijou d'originalité et d'inventivité, touché par la grâce d'un réalisateur incomparable. Immanquable ! (Art et Essai Tournai)

(…) La Ville Lumière inspire à Woody Allen un film de sa meilleure veine. Celle de "La rose pourpre du Caire". (La Libre Cinéma)
 
 
 Festival international du film De Cannes
 
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Woody Allen, Né le 1er décembre 1935 à New York (Brooklyn), New York (Etats-Unis). De son vrai nom Allan Stewart Konigsberg, aussi connu sous les noms Woody Allen, The Dudley Moore Trio. Acteur, Réalisateur, Scénariste, Compositeur, Auteur, Acteur voix, Scénariste.

"Je n'ai pas peur de mourir... je ne veux juste pas être là quand cela arrivera" dixit le plus célèbre hypocondriaque new-yorkais du cinéma. Scénariste, réalisateur et interprète de la plupart de ses films, il ploie sous les récompenses. Mais c'est avant tout un des rares auteurs-réalisateurs à retrouver un public fidèle à chacun de ses films. Woody Allen est un autodidacte. Il commence par vivre de son humour en vendant ses gags. A ses débuts, il est payé 100 dollars par semaine, pour 50 gags ...

Ces premiers gains lui permettent de s’inscrire à l’université, mais il se fera très rapidement renvoyer. Très vite, il est recherché pour ses one-liners, qui feront sa marque : des réflexions courtes, acerbes, qui vont droit au but. Il se produit dans différents spectacles de cabaret et des universités, seul en scène. En 1964, le producteur Charles Feldman, l’ayant remarqué dans l’un de ses spectacles, lui demande de travailler sur le scénario de Quoi de neuf Pussycat ?, dans lequel il fera une brève apparition. Il retravaille ensuite le script de Casino Royale, dans lequel il obtient un petit rôle, celui du neveu de James Bond. 1969 marque ses débuts de réalisateur : il coécrit et met en scène Prends l'Oseille et tire-toi, une peinture caricaturale de la délinquance. Satire politique ( Bananas), vision fantaisiste du sexe ( Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le Sexe (sans jamais oser le demander)), Allen ne craint rien.

Avec Annie Hall, il signe le premier de ses films autobiographiques et gagne la reconnaissance de ses pairs. Il y conte sa liaison avec Diane Keaton, rencontrée après son divorce. Le film remporte trois Oscars : ceux du meilleur réalisateur, du meilleur film et du meilleur scénario. Woody est également nommé pour son interprétation d’un écrivain de Manhattan, dépressif, anxieux et névrosé, un personnage caractéristique de son oeuvre.

Pourtant, il oublie la comédie pour se plonger entièrement dans le drame avec Intérieurs, où il dévoile son admiration pour Bergman dans une tragique saga familiale. Le film est cité à l’Oscar du meilleur réalisateur et à celui du meilleur scénario original. Dès lors, Woody Allen se montre comme un réalisateur très prolifique, alternant comédies et tragédies au rythme d’un film par an. Allen renoue avec son personnage d’intellectuel tourmenté dans Manhattan. Il y dépeint ce milieu new-yorkais qui lui est si cher et passe avec virtuosité du rire à l’émotion en dépeignant une fois de plus des personnages d’une grande profondeur psychologique. Il incarne ensuite un cinéaste juif new-yorkais dans Stardust Memories et livre une profonde réflexion sur les motivations d’un comique, son rôle et ses limites morales. Comédie érotique d'une nuit d'été marque son retour à la satire, il y ridiculise avec joie les êtres humains à travers leurs chassés-croisés amoureux et leurs difficultés sentimentales, saluant au passage Shakespeare et Bergman.
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Il reçoit en 1985 une autre citation pour le scénario de La Rose pourpre du Caire, qui mêle le rêve à la réalité. Il remporte l’Oscar pour le script de Hannah et ses Soeurs, nouvelle saga familiale et amoureuse de trois soeurs, qui est aussi citée aux titres de meilleur film et meilleur réalisateur.

En 1989, Woody Allen écrit et met en scène une comédie brillante et percutante sur le destin : Crimes et délits, et remporte deux nouvelles citations à l’Oscar, pour le scénario et en tant que réalisateur. Il retrouve Mia Farrow pour la troisième fois, dans la comédie de mœurs Alice, citée à l’Oscar du meilleur scénario. Il multiplie les scénarios. Meurtre mystérieux à Manhattan est une pure comédie policière, Coups de feu sur Broadway évoque avec nostalgie l’âge d’or du théâtre new-yorkais. Ce film lui vaudra, une fois le plus, d’être cité à l’Oscar du meilleur réalisateur et à celui du meilleur scénario original ...

Parmi ses réalisations, scénarios et interprétations récents : Maudite Aphrodite, Tout le monde dit : I Love You, où il s'essaie à la comédie musicale, Harry dans tous ses Etats, Accords et désaccords, Escrocs mais pas trop... Ces dernières années, Woody Allen a frappé avec Match Point, drame sur l'opportunisme et la chance, avec Scarlett Johansson. Actrice qu'il retrouve d'ailleurs dans Scoop, une de ses comédies policières dont il a le secret. Puis il termine sa trilogie londonienne avec Le Rêve de Cassandre, ou quand l'argent mène au drame ...

Après avoir planté le décor en Espagne pour Vicky Cristina Barcelona où il retrouve à nouveau sa nouvelle égérie, Scarlett Johansson, il rentre au pays et réalise Whatever Works ou la relation tendancieuse d'un vieux misanthrope et d'une fraiche jeune fille. De retour à l'incontournable Notting Hill de ses premiers films, il tourne Vous allez rencontrer un bel et sombre inconnu, interprété par Antonio Banderas. Woody Allen n'en finit pas de nous surprendre et associe l'acteur hispanique à la plantureuse Naomi Watts.

Après Barcelone et Londres, Woody Allen choisit Paris comme décor pour son nouveau film Minuit à Paris sorti en 2011. Une comédie romantique qui relate l’histoire d’une famille qui est forcée de se confronter à de nombreux problèmes après être montée sur la capitale française pour ses affaires. Le film est sélectionné pour faire l'Ouverture du 64ème Festival de Cannes.

Source : Tout Le Cine

Toute la filmographie de Woody Allen sur IMDB en tant que :
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tout le cine
 

Casting prestigieux

Le cinéaste réunit une fois de plus un casting impressionnant autour de lui: autant international comme Rachel McAdams, Adrien Brody, Owen Wilson que national avec Marion Cotillard, Léa Seydoux, Gad Elmaleh et Carla Bruni pour la première fois sur grand écran.

Paris, je t'aime

Après Londres ( Match Point, Vous allez rencontrer un bel et sombre inconnu) et Barcelone ( Vicky Cristina Barcelona), Woody Allen déclare sa flamme à notre capitale, Paris.

Affaire de famille

Letty Aronson, de son vrai nom Ellen Konigsberg et productrice attitrée de Woody Allen n'est autre que la soeur du réalisateur. Depuis 1994, elle a produit notamment, Coups de feu sur Broadway, Tout le monde dit I love you, Harry dans tous ses états, Accords et désaccords, Melinda et Melinda et les derniers films du cinéaste dont Minuit à Paris.

Salaire de présidente

Sûrement en raison de son statut social, Carla Bruni-Sarkozy n'a touché que 150 euros par jour de tournage. Autrement dit : à peine mieux qu'un figurant.

Un nouvel essai

Woody Allen avait déjà tenté de faire ce film en 2006 mais avait finalement abandonné le projet pour des raisons financières.

  Source : Tout le cine
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 evene - François Aubel et Etienne Sorin
 

Woody Allen a tenu à ce que l'intrigue de son nouveau film soit préservée jusqu'au bout. Il a bien fait. Le plaisir n'en est que décuplé de découvrir sa nouvelle comédie sur fond de voyage dans le temps, au cœur de la ville de Paris dont le réalisateur sublime les clichés. Son meilleur film depuis "Match Point".

Robert Guédiguian n'ira pas voir "Minuit à Paris", présenté ce matin hors compétition au festival de Cannes, quelques heures avant sa sortie en salles. Il l'écrit dans Libération, méditant sur une photo de Manhattan : "Aujourd'hui, en regardant cette image que j'ai tant aimé, je me demande ce que Woody Allen pense de la France et des Français ? Est-ce qu'il pense aux smicards français ? Aux chômeurs français ? Aux Français qu'on qualifie selon leurs origines religieuses comme au temps glorieux de Pétain (…) Je me demande s'il a pensé à ce genre de choses en serrant la main du président de la République venu saluer sa Carla chérie sur son tournage. Des centaines d'actrices auraient pu le dispenser de penser à tout cela. Faites ce que vous voulez, pour ma part je n'irai pas voir ce dernier film." Thanks Bob. Mais, voilà, le métier de critique est un boulot de chien. Impossible d'y couper. S'il faut absolument commenter la prestation de Madame la Présidente dans ses trois saynètes, reconnaissons que cette panouille politico-people ne gâche en rien le plaisir à la vision du meilleur Woody Allen depuis "Match Point", applaudi par les journalistes du festival, sourire aux lèvres en quittant la salle.

Une romance de Paris

Autant l'avouer, on était resté sur notre faim avec le dernier Allen, 'Vous allez rencontrer un sombre et bel inconnu'. Outre les névroses habituelles du réalisateur, ses interrogations sur la vie de couple et la sublime plastique de Freida Pinto, il y avait là comme un sentiment de coïtus interromptus. Et le prologue de ce "Minuit à Paris", dixième film présenté à Cannes par le réalisateur américain, avait de quoi inquiéter. Une photo jaunie sur un air de jazz "New-Orleans". Et tous les clichés de carte postale défilant comme dans ces appareils vendus au pied des lieux touristiques : le Sacré-Cœur, la tour Eiffel, le Grand Palais, la perspective des Champs Élysées et ces petits coins de Montmartre où le Parisien à béret se promène forcément avec sa baguette sous le bras.

Mais voilà bien la première force de Woody Allen : il assume pleinement ces clichés. Pour mieux les transcender. Il a besoin d'un Paris fantasmé, ville d'art et de lumière, pour y projeter toute sa petite troupe. A commencer par l'excellent Owen Wilson qui interprète un scénariste hollywoodien, Gil Pender, mué par le désir d'écrire sinon une œuvre, du moins un roman digne de son talent. Bref, un poète nostalgique affublé de chemises à carreaux… Un être incompris dans un monde qui ne semble pas taillé pour lui. Qui aurait pu être l'auteur de cette réplique de "Maris et Femmes" (1992) : "Tant que vous n'avez pas été embrassée par une pluvieuse après-midi parisienne, vous n'avez jamais été embrassée".

Faille spatio-temporelle

En choisissant Owen Wilson pour alter ego, le réalisateur se donne, comme à son habitude, le beau rôle. Sans doute ce qu'il fait de mieux. Avec filmer ces femmes qu'il est recommandé de ne pas épouser, les venimeuses ou les dindes. Inès, future femme de Gil jouée par Rachel McAdams, appartient à cette deuxième catégorie. Elle rêve de vivre à Malibu. Lui, dans une mansarde à Paname. Ce n'est pas nouveau chez Allen, mais la vision de ses compatriotes est ici particulièrement acide : les beaux-parents sont des richards conservateurs et républicains obsédés par l'argent. Des habitués des Tea parties. D'où le besoin de notre héros de prendre l'air, la nuit à Paris, selon le bon vieux cliché que ces balades nocturnes, stimulent l'inspiration. C'est au cours de l'une d'elles que, sur les coups de minuit, Gil Pender est invité à monter dans une vieille Peugeot, version 1920 du carrosse de Cendrillon. L'écrivaillon débarque dans une fête en costumes années folles. Sauf que ce n'est pas une soirée costumée mais une faille spatio-temporelle où tout le gratin américain de la génération perdue fait la noce en l'honneur de Jean Cocteau. Francis Scott Fitzgerald et Zelda batifolent. Ernest Hemingway, lui, conseille à Pender de faire lire son manuscrit à Gertrude Stein (Kathy Bates). Et chaque nuit, Pender retourne dans ce passé fantasmé où Paris est une fête. Une fête pleine d'humour et de dérision. Woody Allen ne se contente pas d'animer un Musée Grévin des artistes de l'entre-deux-guerres. Il joue de l'anachronisme avec des situations et des dialogues savoureux. Ainsi, quand Pender raconte ses voyages dans le temps à Bunuel, Man Ray et Dali (génial Adrien Brody), l'Américain trouve ça parfaitement normal. "C'est vrai, vous êtes Surréalistes", percute-t-il. Avant de proposer un valium ("la pilule du futur") à Zelda sur le point de se jeter à la Seine par dépit amoureux. Le tout avec une mise en scène élégante, "invisible" justement parce qu'elle est élégante.

Autrefois, l'herbe était plus verte ?

La rencontre de Pender avec la belle Adriana (Marion Cotillard), muse de Modigliani et de Picasso, le mène ensuite à la Belle Époque. Il y croise Toulouse-Lautrec, Degas et Gauguin. Il y découvre surtout que ce ne sont pas les années 2000 qui sont décevantes et ennuyeuses. C'est le présent de tous les âges. La nostalgie n'est plus ce qu'elle était… Quel rapport entretenons-nous avec l'histoire, l'art, le plaisir ? Sont-ce des notions caduques à l'heure de Facebook. Au "c'était mieux avant", il répond, avec un humour teinté de douce mélancolie, que c'était pareil et qu'il faut bien s'en accommoder. On a lu ça et là que ce film était une lettre d'amour à Paris. Si Allen a les yeux de Chimène, c'est d'abord pour son œuvre qu'il revisite avec son ironie légendaire, procédant à la synthèse réussie de "La rose pourpre du Caire" et de "Tout le monde dit I love you". Auto-référencement qui chez tant d'autres pourrait devenir stérile et qui, chez ce diable de Woody Allen, ne cesse décidément de nous surprendre.

  Source : Evene
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 evene
 
  • Un petit mot sur la contraception orale. J'ai demandé à une fille de coucher avec moi et elle a dit "non".
  • Je ne veux pas atteindre l'immortalité grâce à mon oeuvre. Je veux atteindre l'immortalité en ne mourant pas.
  • L'éternité, c'est long, surtout vers la fin.
  • La dernière fois que j'ai pénétré une femme, c'était en visitant la statue de la Liberté.
  • J'ai été expulsé du lycée pour avoir triché pendant un examen de métaphysique ; je lisais dans les pensées de mon voisin.
  • Pour vivre centenaire, il faudrait abandonner toutes les choses qui donnent envie de vivre centenaire.
  • Quand j'ai été kidnappé, mes parents ont tout de suite agi : ils ont loué ma chambre.
  • Rien de ce qu'il est bon de savoir ne peut être compris avec l'esprit.
  • Et si tout n'était qu'illusion et que rien n'existait ? Dans ce cas, j'aurais vraiment payé mon tapis beaucoup trop cher.
  • Mon cerveau ? C'est mon second organe préféré.
  • Je ne mange pas d'huîtres. Je veux que mes aliments soient morts. Ni malades, ni blessés... morts.
  • J'ai pris un cours de lecture rapide et j'ai pu lire "Guerre et Paix" en vingt minutes. Ca parle de la Russie.
  • Selon les astronomes modernes, l'espace est limité. Voilà une pensée très réconfortante, particulièrement pour les gens qui ne se rappellent jamais où ils ont mis les choses. (Extrait de Destins tordus)
  • Si seulement Dieu pouvait me faire un signe ! Comme faire un gros dépôt à mon nom dans une banque suisse. (Extrait du journal New Yorker - Novembre 1973)
  • Ses baisers laissaient à désirer... son corps tout entier.
  • Le sexe apaise les tensions. L'amour les provoque.
  • Le sexe entre deux personnes, c'est beau. Entre cinq personnes, c'est fantastique ...
  • La différence entre le sexe et la mort, c'est que mourir, vous pouvez le faire seul, et personne ne se moquera de vous. (Extrait du journal New York Herald Tribune - 1975)
  • Je ne crois pas en l'au-delà mais j'emmènerai quand même des sous-vêtements de rechange.
  • Je suis abasourdi par le nombre de personnes qui veulent "connaître" l'univers alors qu'il est déjà suffisamment difficile de se repérer dans le quartier chinois de New York.
  • Hé ! Ne te moque pas de la masturbation ! C'est faire l'amour avec quelqu'un qu'on aime ... (Dialogue du film Annie Hall)
  • La première fois que j'ai vu une femme nue, j'ai cru que c'était une erreur.
  • Une auto-stoppeuse est une jeune femme, généralement jolie et court vêtue, qui se trouve sur votre route quand vous êtes avec votre femme.
  • L'avantage d'être intelligent, c'est qu'on peut toujours faire l'imbécile, alors que l'inverse est totalement impossible.
  • Je tiens beaucoup à ma montre, c'est mon grand-père qui me l'a vendue sur son lit de mort.
  • Les ennuis, c'est comme le papier hygiénique, on en tire un, il en vient dix.
  • Je préfère l'incinération à l'enterrement et les deux à un week-end avec ma femme. (Extrait de Destins tordus)
  • L'avenir contient de grandes occasions. Il révèle aussi des pièges. Le problème sera d'éviter les pièges, de saisir les occasions et de rentrer chez soi pour six heures. (Extrait de Destins tordus)
  • J'aurais voulu être espion, mais il fallait avaler des microfilms et mon médecin me l'a interdit.
  • Pour ma part, je suis hétérosexuel. Mais il faut le reconnaître, le bisexuel a deux fois plus de chances le samedi soir.
  • Tant que l'homme sera mortel, il ne sera jamais décontracté.
  • On n'a jamais vu un aveugle dans un camp de nudistes.
  • La réponse est oui. Mais quelle était la question ?
  • Ce ne serait pas si mal la réincarnation si je pouvais revivre comme éponge !
  • La plupart du temps, je ne rigole pas beaucoup. Et le reste du temps je ne rigole pas du tout.
  • Quand j'écoute trop Wagner, j'ai envie d'envahir la Pologne.
  • Nous vivons une société beaucoup trop permissive. Jamais encore la pornographie ne s'était étalée avec une telle impudeur. Et en plus, les films sont flous ! (Extrait de Mon Allocution)
  • Un conducteur dangereux, c'est celui qui vous dépasse malgré tous vos efforts pour l'en empêcher...
  • J'ai des questions à toutes vos réponses.
  • La célébrité m'a apporté un gros avantage : les femmes qui me disent non sont plus belles qu'autrefois.
  • L'intelligence artificielle se définit comme le contraire de la bêtise naturelle.
  • J'ai rencontré Isocèle. Il a une idée pour un nouveau triangle. (Extrait de Destins Tordus)
  Source : Evene
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comme au cinema
 

Même pour ceux qui ne sont jamais allés à Paris, le seul nom de cette ville est bien plus qu’une métaphore de la magie – elle en est presque l’incarnation. Et Woody Allen n’aurait pas pu choisir de meilleur endroit que Paris pour y situer sa nouvelle comédie sentimentale. Vantée pour la beauté de ses rues et de ses jardins, comme pour la splendeur de ses musées, la ville est connue pour ses sites légendaires et son patrimoine architectural. Qu’il s’agisse de son histoire politique et culturelle, ou encore de la réputation de ses restaurants et cafés, Paris séduit les visiteurs du monde entier. Le passé prestigieux de la Ville-lumière est toujours palpable, ce qui en faisait le cadre idéal pour l’histoire d’un homme dont les sentiments sont soudain ranimés et qui réfléchit au sens de sa vie.

Si je n’habitais pas à New York, je vivrais à Paris

Minuit à Paris est la déclaration d’amour de Woody Allen à la capitale française qu’il considère comme la plus belle ville du monde, à l’égal de New York. "Bien entendu, je ne suis pas objectif s’agissant de New York parce que j’y suis né et que j’y ai grandi, affirme-t-il. Mais si je n’habitais pas à New York, je vivrais à Paris." C’est d’ailleurs la deuxième fois que le cinéaste y pose sa caméra, après y avoir tourné quelques scènes pour Tout Le Monde Dit I Love You. "J’adore livrer au spectateur ma vision de Paris, ajoute-t-il. Tout comme je filme New York à ma façon, et que d’autres réalisateurs la filment à leur façon, un autre metteur en scène que moi donnerait de Paris une image très différente. Moi, ce qui m’intéresse, c’est de filmer cette ville, en y projetant les sentiments qu’elle m’inspire."

Allen est tombé amoureux de Paris à l’époque du tournage de Quoi De Neuf, Pussycat ? (1965), qu’il a écrit et interprété au début de sa carrière. Tout comme Gil, protagoniste de Minuit à Paris, il regrette de ne pas s’être installé dans la Ville-lumière : "Cela aurait été trop risqué pour moi à l’époque, dit-il. Mais avec du recul, je me dis que j’aurais pu y vivre, ou au minimum, j’aurais pu y prendre un appartement et me partager entre les deux villes. Or, je ne l’ai pas fait, et je le regrette."

Gil est un scénariste hollywoodien qui avait l’ambition de devenir un grand écrivain quand il était plus jeune. Il adorait les romanciers américains tels que Hemingway et Fitzgerald et souhaitait s’inscrire dans cette tradition littéraire-là. Mais Gil s’est un peu perdu en découvrant qu’il avait un don pour l’écriture de scénario : il a alors accepté de prendre un travail rémunérateur qui ne l’épanouit pas et s’est installé dans une aisance matérielle qui le met un peu mal à l’aise. "Il me fait penser à cette vieille blague populaire à Hollywood, précise Woody Allen. Je me suis allongé au bord de ma piscine… et quand je me suis relevé, dix ans avaient passé."

Au début du film, Gil et sa fiancée Inez accompagnent les parents de cette dernière, John et Helen. Homme d’affaires aux idées conservatrices, John est à Paris pour conclure un contrat important. Il ne cache pas son hostilité à l’égard de Gil qu’il considère comme un type médiocre et peu fiable, indigne de sa fille. Le fait que Gil soit totalement mobilisé par l’écriture de son roman, et qu’il se désintéresse de son métier de scénariste, beaucoup plus lucratif, achève de le rendre frivole aux yeux de John.

En se retrouvant à Paris, Gil se souvient qu’il avait, il y a longtemps, des ambitions littéraires. "Gil a vécu à Paris quand il avait une vingtaine d’années, et la ville est pour lui symbole de romantisme, explique Wilson. C’était l’époque où sa carrière ne faisait que commencer et où il réfléchissait à son avenir. C’était aussi le moment où il s’est retrouvé à la croisée des chemins. Du coup, en revenant à Paris, il repense à cette époque et aux choix qu’il n’a pas faits."

Au départ, Woody Allen avait conçu Gil comme un intellectuel new-yorkais, mais en parlant avec Owen Wilson, le cinéaste et sa directrice de casting Juliet Taylor ont changé d’avis. "Je savais qu’Owen serait à la fois drôle et charmant, mais je craignais qu’il ne soit pas vraiment new-yorkais dans l’âme" précise le réalisateur. Woody Allen a alors réécrit le rôle, en faisant de Gil un type originaire de Californie, ce qui rendait le personnage plus intéressant encore : en voyant ces changements, Owen Wilson n’a pas hésité une seconde à donner son feu vert.

"Owen est un acteur-né, indique le metteur en scène. On n’a pas l’impression qu’il joue car, sur le plateau, on dirait tout simplement quelqu’un qui parle de manière naturelle, et ça, ça me plaît. Il a un formidable sens de l’humour et un instinct comique très différent du mien, mais génial dans son genre. Il incarne le héros populaire type, blond aux yeux bleus, le soldat héroïque qu’on voit sur les vieilles photos de guerre, tout en étant très drôle. C’est un mélange rare, et je me suis dit qu’Owen serait formidable."

Rachel Mcadams campe Inez, la fiancée de Gil. "Inez n’en fait en général qu’à sa tête, indique la comédienne. Elle sait parfaitement ce qu’elle veut. Elle aime Gil – ou en tout cas, elle croit l’aimer – et ne se pose pas trop de question sur l’état de leur relation. Elle pense que Gil est un type bien, et un bon parti, et que c’est un garçon stable tant qu’il écrit des scénarios et que, du coup, ils pourront avoir une vie confortable aux États-Unis. Elle le soutient dans son désir de se remettre à l’écriture d’un roman – à condition que ça ne l’accapare pas jour et nuit. Mais je ne crois pas qu’elle comprenne qu’il s’agit du rêve de toute une vie, et elle se dit qu’il ne devrait pas y consacrer trop de temps." "Inez veut simplement que Gil gagne suffisamment d’argent pour qu’ils puissent s’étourdir dans des fêtes et élever leurs enfants, renchérit Woody Allen. Je ne vois rien à redire à ce type d’aspirations, mais ce ne sont pas celles de Gil."

Le réalisateur ne tarit pas d’éloges sur l’actrice : "Rachel est d’une incroyable vivacité, dit-il. Elle est drôle quand il faut qu’elle soit drôle, et sérieuse quand il faut qu’elle soit sérieuse. Elle est d’une très grande justesse, et ne surjoue jamais. Elle crève l’écran." "Grâce à l’interprétation de Rachel, j’ai compris comment Inez pouvait manipuler Gil en utilisant sa sexualité" précise Owen Wilson.

Après Serial Noceurs (2005), c’est la deuxième fois que Rachel Mcadams et Owen Wilson forment un couple à l’écran. "J’étais très heureuse de retravailler avec Owen car on s’était vraiment amusés quand on a tourné ensemble. Et comme nous avions ici des rapports beaucoup plus orageux que dans Serial Noceurs, j’étais curieuse de voir comment les choses allaient se dérouler. Et si nos personnages ne s’entendent pas bien, nous on s’est de nouveau très bien entendus." "J’ai adoré pouvoir retravailler avec Rachel, signale Wilson. Elle est arrivée sur le plateau à mi-parcours du tournage, et je pense qu’elle nous a apporté son énergie et nous a tous redynamisés pour nous préparer à la fin du tournage."

Il y a toujours eu ces femmes hors du commun que les artistes aimaient peindre, ces femmes qui vivaient avec eux et qui leur faisaient beaucoup de bien

À Paris, Gil fait la connaissance d’Adriana, ravissante jeune femme qui aimerait devenir styliste et qui a été la maîtresse et la muse de plusieurs artistes célèbres. "Adriana ne sait pas bien où elle en est et elle cherche sa place, souligne Marion Cotillard qui l’interprète. Elle admire les artistes parce qu’ils sont libres et que leur imagination les emmène dans des contrées merveilleuses. Elle a besoin de rêver." "Il y a toujours eu ces femmes hors du commun que les artistes aimaient peindre, ces femmes qui vivaient avec eux et qui leur faisaient beaucoup de bien, reprend Woody Allen. Adriana est non seulement adorable, mais elle est aussi très intelligente. Elle les inspire et les stimule intellectuellement, elle leur remonte le moral et les encourage quand ils en ont besoin, et elle n’hésite pas à leur dire parfois qu’ils se fourvoient. Dans la plupart des cas, c’est très enrichissant pour un artiste."

Le rôle d’Adriana va comme un gant à Marion Cotillard. Il suffit de la regarder pour se convaincre qu’elle peut incarner un objet de désir pour beaucoup d’hommes brillants : "Marion est douée d’un charisme naturel, relève le cinéaste. Elle rend piquants les situations et les dialogues les plus banals car elle est elle-même une actrice passionnante. Et elle a un visage à la fois ravissant et intéressant : je ne me lasse jamais de le regarder. J’ai aussi remarqué qu’elle est capable de mobiliser toutes sortes d’émotions en un temps record."

Dès qu’Adriana entend les premières phrases du roman que Gil est en train d’écrire, elle se sent attirée par lui. "Elle a toujours eu le sentiment de ne pas bien appartenir à son époque, et elle croit comprendre que Gil est comme elle, poursuit la comédienne. Elle se reconnaît en lui." Bien qu’il soit sur le point de se marier, Gil est enchanté d’avoir attiré l’attention d’une si belle femme, et se sent flatté d’être admiré par la muse d’immenses artistes.

Et tandis que Gil s’éprend d’Adriana, il s’interroge de plus en plus sur sa relation avec Inez. "Si Gil est encore très amoureux d’Inez, il est aussi conscient qu’ils ne sont pas d’accord sur le choix de leur lieu de vie, et sur ce qu’il souhaite faire" reprend Owen Wilson. D’une certaine manière, Gil et Inez sont prisonniers de leurs illusions : il rêve d’être ailleurs, tandis qu’elle espère un statu quo qui n’existe peut-être pas. "Je pense qu’ils ne se voient plus, indique Rachel Mcadams. Ils se contentent d’avancer, sans se poser de questions, car aucun des deux ne veut remettre leur couple en cause. Mais je pense qu’ils se sont considérablement éloignés l’un de l’autre."

Alors que Gil s’intéresse à une autre femme, Inez aime passer du temps avec Paul, élégant intellectuel de passage à Paris accompagné de sa femme Carol. Si Inez voit en Paul – pour qui elle a un petit faible depuis ses études – un type aussi charmant que brillant, Gil le trouve pontifiant et détestable, et ne le supporte pas. Comme Gil est de plus en plus absorbé par son livre et par Adriana, Paul se met à draguer Inez. Bien que Gil considère Paul comme un type suffisant, celui-ci est en réalité assez cultivé : "Michael Sheen a dû jouer à la fois le pseudo-intellectuel, le véritable intello, le type pédant – et il s’en est très bien tiré d’entrée de jeu" précise Woody Allen.

C’est sans doute dans la séquence où il s’engage dans une discussion avec la guide du musée Rodin que Paul est au sommet de sa morgue. Woody Allen a proposé le rôle à la Première Dame comme une quasi boutade à l’occasion d’un petit déjeuner auquel il était convié par Nicolas Sarkozy. En discutant avec Carla Bruni, le cinéaste a trouvé cette dernière charmante, si bien qu’il lui a spontanément offert le rôle. "Je lui ai dit que cela ne lui prendrait pas beaucoup de temps, qu’elle n’aurait pas besoin de répéter et qu’il lui suffisait de se présenter sur le plateau pour deux-trois jours et de tourner la scène, indique le réalisateur. Et elle m’a répondu : "Parfait, l’idée me plaît bien. J’aimerais pou- voir dire plus tard à mes petits-enfants que j’ai tourné dans un film, juste pour en avoir fait l’expérience." Woody Allen ajoute : "Elle s’est révélée très bonne actrice et je crois que si je lui avais confié un rôle plus conséquent, elle s’en serait tout aussi bien tirée, mais je ne pense pas que cela aurait été pratique pour elle de bloquer sept semaines dans son emploi du temps pour tourner un film."

Owen Wilson a été impressionné par la simplicité de Carla Bruni-sarkozy : "Elle a été vraiment agréable et sympa avec moi et toute l’équipe, dit-il. C’est une grande ambassadrice pour la France."

Comme dans tous ses films, Woody Allen a réuni de formidables comédiens pour les seconds rôles, comme Adrien Brody et Kathy Bates, pour les plus chevronnés, Corey Stoll, Nina Arianda, Tom Hiddleston, Alison Pill, et Léa Seydoux, pour les moins connus du grand public.

C’était aussi le moment où il s’est retrouvé à la croisée des chemins. Du coup, en revenant à Paris, il repense à cette époque et aux choix qu’il n’a pas faits

Le film a été tourné dans plusieurs sites mythiques de Paris et de ses environs, comme la librairie Shakespeare & Co, la Galerie des Glaces du château de Versailles, les jardins de Monet à Giverny, le Musée de l’Orangerie, qui abrite les Nymphéas de Monet, le Musée Rodin, le Musée des Arts Forains, le marché aux puces Paul Bert, la rue de la Montagne Sainte-Geneviève, le jardin Jean XXXIII de la cathédrale Notre-Dame (où la guide du musée sert d’interprète à Gil), la place Dauphine, le restaurant Chez Maxim’s, les bouquinistes du quai de la Tournelle, le pont Alexandre III, et les restaurants Le Grand Véfour, Les Lyonnais et Lapérouse. "C’était un vrai bonheur de se retrouver dans ces endroits qui sont en général assaillis par les touristes, et d’y être en tout petit comité, avec une équipe technique très légère et quelques acteurs qui arpentaient les lieux comme s’ils étaient chez eux, rapporte Rachel Mcadams. C’était vraiment magique."

Woody Allen répète souvent qu’il aime donner énormément de liberté à ses acteurs sur le plateau. À propos de Minuit à Paris, il déclare, avec peut-être un rien d’emphase : "Je n’ai jamais eu à diriger qui que ce soit." Alors qu’Owen Wilson avait entendu d’autres comédiens lui dire que Woody Allen était "assez en retrait", il n’a pas eu cette impression. "Il avait des idées très précises sur la mise en scène, confie-t-il. Ce qui ne veut pas dire qu’il était pointilleux ou qu’il exigeait de nous qu’on respecte le scénario à la lettre – bien au contraire, on pouvait se permettre de modifier des dialogues pour mieux se les approprier." Owen Wilson a constaté que Woody Allen aimait tourner des scènes de trois minutes en une seule prise, contrairement à la plupart des réalisateurs qui découpent les séquences en une succession de plans. "Ça vous donne une décharge d’adrénaline, comme quand on fait du sport, poursuit l’acteur. On sait qu’il faut être juste et qu’on n’aura pas forcément la possibilité de se rattraper à la prise suivante. Cela vous oblige à vous concentrer davantage." Rachel Mcadams reprend : "L’atmosphère était très détendue, et j’apprécie le fait que Woody sache ce qu’il veut, ce qui me donne confiance en moi et me permet de savoir où je vais. Pour autant, il est très ouvert aux suggestions des autres et il sait travailler en équipe." Marion Cotillard se considère comme "chanceuse" d’avoir été choisie par le cinéaste : "Woody Allen est un type brillant dans son approche de la vie et des gens, dit-elle. Il y a chez lui énormément d’intelligence, de tendresse et d’humour."

Si les comédies de Woody Allen sont toujours empreintes de gravité, le ton de Minuit à Paris est plus enlevé que d’habitude. "Je crois bien qu’il y aura toujours de la gravité dans mes films car ma vie et ma manière de penser sont parcourues par des idées noires, indique le cinéaste. Mais s’agissant de Minuit à Paris, la gravité est présente en mode mineur. Le ton et l’ambiance sont surtout romantiques et insouciants."

Ce film est extrêmement optimiste. Cet optimisme vient aussi du fait que Paris donne l’impression que tout y est possible. Et le film ne parle que de ça

Minuit à Paris évoque la trajectoire hors du commun de Gil. Chemin faisant, il commet beaucoup d’erreurs, et son comportement n’est pas toujours irréprochable, mais, globalement, il s’améliore. "Gil a tendance à s’ouvrir aux autres, plutôt qu’à se recroqueviller sur lui-même, explique Rachel Mcadams. Il se prend par la main et il change l’ordre établi." Grâce à Adriana, Gil revient sur son idée qu’il serait plus heureux en changeant de vie, et il comprend que cela entraîne son lot de difficultés. "Je crois qu’il doit trouver le moyen d’être heureux là où il est" note l’acteur. Woody Allen ajoute : "S’il veut être un véritable artiste et, plus généralement, un type bien, il a intérêt à voir la réalité en face et à accepter l’idée que le bonheur et la sérénité mentale dont on a besoin pour avancer dans la vie se trouvent en soi. Du coup, je crois que le film est optimiste, dans la mesure où Gil en vient à la conclusion qu’il vaut mieux ne pas se bercer d’illusions, car même si c’est plus agréable, et moins douloureux, il est quand même préférable de ne pas le faire." "Je trouve que ce film est extrêmement optimiste, conclut Wilson. Cet optimisme vient aussi du fait que Paris donne l’impression que tout y est possible. Et le film ne parle que de ça."

  Source : Comme au cinema
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 Cannes: "Midnight in Paris" de Woody Allen en ouverture
 
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Midnight in paris interview
 
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À l'affiche de "Midnight in Paris", Marion Cotillard nous parle de Woody Allen et de son rôle de future maman
 

J'aimerais mener une double vie

L’actrice égérie de la maison Dior est tiraillée entre une carrière internationale exceptionnelle et un engagement humanitaire qu’elle souhaite plus important. Le mois de mai lui donne d’autres raisons d’être heureuse : elle attend un enfant, et Midnight in Paris, un film de Woody Allen où elle joue une muse parisienne, ouvre le prochain festival de Cannes.

Le bonheur n’appelle aucun commentaire particulier quand il est flagrant. On est face à une Marion Cotillard euphorique, ronde et rieuse, pas maquillée, pas coiffée. Elle va accoucher ces prochains jours et dévore quelques mini-portions dans son restaurant japonais favori. Une nouvelle fois, miss Cotillard a bien géré la situation : sa grossesse arrive à terme, prenant de court les échotiers people. Elle caresse sans arrêt son ventre rond, se réjouit d’une « grossesse de rêve », raconte que ni elle ni « le papa » (Guillaume Canet, NDLR) n’ont voulu connaître le sexe de l’enfant. Voilà pour le jardin privé, dont on n’a pas l’intention de crocheter les serrures. Quand Midnight in Paris (1) ouvrira le 64e Festival de Cannes, mercredi prochain, elle aura peut-être accouché. Dans cette comédie de Woody Allen, elle inspire Owen Wilson, un écrivain en quête d’inspiration dans un Paris de carte postale. En juin, elle commencera le tournage de Batman, de Christopher Nolan, où elle rejoindra Christian Bale et Anne Hathaway. Parallèlement, Marion Cotillard poursuit son aventure en tant qu’égérie Dior, héroïne de la saga du it bag Lady Dior, à travers un concept artistique innovant qui lui laisse carte blanche. Rencontre.

LE BONHEUR ABSOLU

Dans quel état d’esprit vous trouvez-vous ?

Je ne sais pas quel mot employer qui n’ait été utilisé mille fois. Le bonheur absolu. J’ai rarement été aussi zen. Il y a ma grossesse évidemment, mais aussi le fait de redécouvrir Paris et de retrouver des choses qui me manquaient pendant mes voyages. Je profite encore plus de cette ville et de mes amis.

Vous laisse-t-on tranquille ?

Ce n’est évidemment pas agréable d’être photographiée enceinte, le ventre à l’air. C’est même assez violent. Mais en même temps, je prends du recul avec ça. Il n’y a rien à cacher : je suis enceinte, qu’est-ce qu’on peut ajouter ? La situation parle d’elle-même. En revanche, c’est vrai que je n’aime pas commenter mon intimité. Je ne suis pas très à l’aise avec ça, et puis ce sujet qui serait moi-même n’est pas le centre de mes préoccupations.

Est-il difficile pour une actrice au sommet de prendre la décision de ralentir quelque temps pour faire un enfant ?

Non, parce que, à un moment, le désir d’enfant est plus fort que tout. Et puis, j’enchaîne immédiatement avec le tournage de Batman, de Christopher Nolan ; l’occasion de reprendre en douceur : il s’agit d’un petit rôle. Un tournage d’un confort absolu pour mon enfant. Plus tard, j’ai quelques autres projets qui me remplissent de joie. Depuis la Môme, je me suis baladée dans les jardins de grands metteurs en scène avec des seconds rôles magnifiques – Public Enemies, Nine ou les Petits Mouchoirs –, mais j’ai besoin de porter un film entier sur mes épaules. J’aimerais être la personne dont on raconte l’histoire.

Regrettez-vous de ne pas pouvoir vous rendre à Cannes pour y présenter Midnight in Paris ?

Dans mon état, c’est impossible. En même temps, c’était la première fois que j’avais l’occasion de monter les marches pour un film en sélection, et un film signé Woody Allen de surcroît. J’étais hallucinée qu’il me propose un rôle. Je me souviens de notre premier contact au téléphone, j’habitais encore dans mon petit appartement du Marais, à Paris, il y avait des amis dans la pièce d’à côté, et Woody Allen et moi faisions connaissance au téléphone ! C’était une situation assez surréaliste. Je ne l’ai rencontré que quatre jours seulement avant le début du tournage ; du coup, j’étais déstabilisée et j’ai mis un certain temps à m’adapter. Son regard m’a rassurée. C’est un réalisateur extraordinaire, il est toujours plus que ce que l’on imagine : plus drôle, plus brillant, plus tendre, plus ironique ...

J'APPARTIENS A LA VRAIE VIE

Entre vos tournages en continu, vos voyages, vos obligations en tant qu’égérie Dior, vous est-il parfois arrivé de vous sentir dépassée par les événements ?

Je suis frustrée quand j’ai moins le temps de me consacrer à Greenpeace, par exemple. Je pense souvent à des acteurs comme Audrey Hepburn, qui se sont arrêtés parce que, à un moment donné, il y avait un appel plus fort que tout, plus fort que leur carrière. J’ai énormément d’idées et de projets qui n’ont rien à voir avec ce métier. Greenpeace, bien sûr, l’environnement au sens large. Lorsque je m’engage pour protéger une forêt, ce n’est pas seulement pour les arbres, mais aussi pour préserver des gens. J’aimerais me dévouer autrement. En fait, j’aimerais mener une double vie : si j’étais deux fois moi, je ne connaîtrais aucune frustration ...

Vous arrive-t-il d’être fière de vous ?

Vous arrive-t-il d’être fière de vous ? Comme actrice ? Oui, dans la Môme, j’étais fière de nous : le réalisateur, le chef opérateur, le maquilleur. Ce film représente évidemment un accomplissement particulier à mes yeux. J’ai tellement travaillé ! Je m’étais dit que si cela ne marchait pas, je ne pourrais jamais faire mieux. Je travaille beaucoup, je prépare énormément, j’ai trop de respect pour ce métier pour laisser place à l’improvisation. D’ailleurs, si l’on ne travaille pas, on s’appauvrit, on devient vide et inintéressante. En général, je vois mes films une fois et je décortique tout, le moindre mouvement. J’aime bien savoir comment mon travail a été capté et retranscrit.

Appartenez-vous à la fameuse liste A hollywoodienne ?

Je ne suis pas au fond de la liste, mais la liste A est réservée exclusivement aux actrices américaines ultrabankable, comme Angelina Jolie, Sandra Bullock, Jennifer Aniston, ou même l’incroyable Penélope Cruz, qui va faire un carton avec Pirates des Caraïbes. Certes, j’ai joué dans le blockbuster Inception, mais c’est Leonardo DiCaprio qui fait venir les spectateurs. Cela dit, j’ai été merveilleusement accueillie par les Américains, dont j’aime sincèrement le cinéma. Mon rêve ? (Elle rit !) Jouer dans une comédie avec la bande de Will Ferrell, à qui je voue un culte. J’ai participé à un épisode parodique de Funny or Die, un programme qu’il coproduit, j’étais comblée !

Comment avez-vous réussi à garder la tête froide dans le tourbillon de vos succès américains ?

Beaucoup d’acteurs veulent croire ce qu’on leur dit et se coupent de la réalité. J’en ai vu éliminer de leur entourage les personnes honnêtes, les personnes qui avaient un regard juste sur eux, et se retrouver avec un cercle de courtisans. Il faut se montrer extrêmement vigilant avec soi-même, être très bien entouré et ne pas avoir peur de dire : « Attention, vous ne me regardez plus d’une manière juste ! » Si l’on alimente son propre désir de regard et de reconnaissance, on tourne en boucle sur soi-même et on devient complètement débile. Voir partir des gens dans une spirale de soi est totalement flippant. On doit certainement pouvoir passer sa vie dans cette non-réalité, mais je ne pense pas que cela rende heureux.

Vous n’avez jamais connu de moments d’ivresse ?

Non, car je ne me suis jamais identifiée à une image supposée de moi. J’appartiens à la vraie vie, et la vie, c’est un mouvement permanent. On est emporté dans un flot, tout bouge, tout change, rien n’est acquis, et c’est ainsi pour tout le monde. Et puis, je suis très attachée au respect d’autrui, en tant que femme mais aussi en tant qu’actrice : si l’on ne respecte pas l’autre, qui est notre matière première, il y a un vrai problème. J’aime les rapports sains et je défends la simplicité dans une vie qui n’est pas simple, une vie où trop de désirs ardents peuvent parfois conduire à la frustration. Le chemin est long et je m’améliore. En attendant, j’essaie d’être en accord avec les choses et les gens que j’aime.

  Source : Madame Le figaro
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lesoir - Fabienne Bradfer
 

Jubilatoire, romantique, vif, intelligent, farfelu. Woody déclare sa flamme à la Ville-Lumière avec des audaces d’espace-temps savoureuses sur un air de saxo ou d’accordéon. Il filme Paris en couleurs chaudes et invite Hemingway, Picasso, Dali, Scott Fitzgerald, Lautrec, Cole Porter et bien d’autres à passer dans le cadre. La gravité allenienne est présente mais en mode mineur au profit du romantisme et d’une certaine insouciance. Malgré ses origines texanes, Owen Wilson est le parfait clone de Woody Allen. On y croit, on craque. C’est beau cette ville la nuit ou sous la pluie !

Même si son rôle est mini, Carla ne fait pas une figuration. Guide du musée Rodin, elle explique qui était la femme et la maîtresse du maître à un Américain pédant. Ce rôle très neutre, en fait, lui permet d’avoir trois courtes scènes dans le film. Elle pourra dire à ses petits-enfants qu’elle a tourné avec Woody Allen, preuve à l’appui.

  Source : Le soir
 
 rtbf - Hugues Dayez
 

Avec "Midnight in Paris", Woody Allen signe une comédie charmante sur la nostalgie et rend hommage à des artistes qu’il admire. Woody Allen, lui, dit ne s'être "jamais considéré comme un artiste". Il l'a "toujours désiré" mais ne pense "pas avoir la substance, la profondeur, le don suffisant pour être un véritable artiste. Kurosawa est un artiste, Bergman est un artiste, Buñuel, Fellini, aussi". Il sait "faire des films. Certains réussis, d’autres extrêmement bons ou encore totalement ratés". Woody Allen se "considère surtout comme très chanceux d’avoir mené pendant toutes ces années ma carrière de cinéaste".

Dans "Midnight in Paris", Carla Bruni tient un petit rôle de guide de musée. Comme on pouvait s’y attendre, en fin diplomate, Woody Allen n’a pas tari d’éloges sur le talent de la première dame de France.

  Source : Rtbf
 
L’Express - Emmanuel Cirodde
 
Woody Allen fait [... ]de "Minuit à Paris" une justification de son travail, conjurant l'expression "Woody Allen, c'était mieux avant". Le réalisateur y oppose la dimension relative de la notion d'âge d'or, s'appuie pour cela sur l'exemple des génies infatigables que croise Gil, et prouve que, cinématographiquement parlant, il est encore bien vivant.
  Source : Evene
Le Figaro - Olivier Delcroix
 
Le cinéma est une machine à rêver. Et ce nouveau film, le moins névrotique de l'auteur de Annie Hall, se pare de magie et de romance. Un peu comme dans La Rose pourpre du Caire, Woody Allen oublie sa paranoïa, met au placard son hypocondrie, et nous sert une comédie romantique des plus réussie. Le climat parisien lui va bien au teint, qu'il pleuve, qu'il vente ou que le soleil brille.
  Source : Evene
 
tout le cine - Laetitia Santos
 

Minuit à Paris : la ballade savoureuse de Woody Allen

Une musique de guinguette, des plans de carte postale serrés sur des pavés, des ponts dorés, la Seine, des terrasses de café, la tour Eiffel, des escaliers de pierre, le Sacré Cœur, des restaurants chics, des bouquinistes, le Moulin Rouge, des parcs fleuris, des fontaines romantiques, Woody Allen s'en donne à cœur joie durant plusieurs minutes sur les premiers plans de Minuit à Paris.

On soupçonnait le réalisateur new-yorkais, avant ce matin, d'avoir transposé ses fantasmes parisiens et ses images de bohème sur sa dernière pellicule et ça n'a pas loupé, à ceci près que les clichés sur notre capitale, il les taquine avec l'humour et la fraîcheur qui le caractérisent si bien, les assume et les contrebalance par le même temps.

Si le film dévoile petit à petit ses acteurs vedettes, Owen Wilson et Rachel McAdams forment le duo phare de ce voyage à Paris d'un couple d'Américains bourgeois. Elle est fille de bonne famille, venue avec papa/maman à l'occasion d'une fusion de l'entreprise du paternel avec un groupe français, lui est écrivain en mal d'une époque bohème révolue. Mais voilà qu'après les journées ensoleillées passées à arpenter les allées de Versailles ou celles du musée Rodin, après des dîners chics dans les bistrots les plus courus de la capitale et des séances de shopping où chauffe la gold, Gil (Owen Wilson) est happé dans le passé quand sonnent les douze coups de minuits. Une vieille Peugeot le transporte en plein dans les années 20 et voilà qu'il y fait la connaissance de ses maîtres, Scott et Zelda Fitzgerald, Pablo Picasso ou encore Ernest Hemingway ! Le décalage entre l'esprit poétique et rêveur de Gil et la modernité et le matérialisme d'Inez (Rachel McAdams) est savoureux, truffé de répliques comme seul Allen sait nous en écrire. On rit de la position du pauvre Gil dans ce monde doré et on respire la fraîcheur tout du long distillée. Envolés les clichés, le réal s'en amuse en les accumulant et prouve que sa vision n'a rien de celle du touriste de base !

La grande force de Minuit à Paris aussi, ce sont ses seconds rôles : Michael Sheen en pédant de premier choix est une petite délectation tout comme Adrien Brody dans le rôle du déjanté et surréaliste Salvador Dali. Les figures féminines quant à elles– Carla Bruni, Marion Cotillard et Léa Seydoux – viennent donner le meilleur du charme à la française. Dire que le nom de la première dame au casting a fait tout un foin alors qu'elle n'y apparaît que de brèves minutes dans le rôle d'une guide de musée… L'enchaînement des références artistiques finit par devenir un poil lourdingue mais le message est clair : à chaque époque ses génies !

Voilà qui nous fait donc sourire quand vient l'écran noir de fin et que l'on se demande naturellement si l'on a aimé Minuit à Paris où si Woody Allen, c'était mieux avant… Non pas que le réal ait influencé notre jugement ici mais nous, on a dégusté la pellicule plan par plan comme l'on dégusterait un mille-feuilles crémeux étage après étage ! Savoureux.

  Source : Tout le cine
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