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Titre
original |
Contagion |
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Réalisation |
Steven Soderbergh |
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Scénario |
Steven Soderbergh & Scott Z. Burns |
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Interprétation |
Matt Damon (Thomas Emhoff), Kate Winslet (Dr. Erin Mears), Jude Law (Alan Krumwiede), Marion Cotillard (Dr. Leonora Orantes), Gwyneth Paltrow (Beth Emhoff), Laurence Fishburne (Dr. Ellis Cheever), Bryan Cranston (Haggerty), Jennifer Ehle (Ally Hextall), Sanaa Lathan, John Hawkes, ... |
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Musique |
Cliff Martinez |
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Photographie |
Steven Soderbergh |
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Pays |
USA, Emirates Arabes Unis |
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Année |
2011 |
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Durée |
1h45' |
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Genre |
Thriller, Action, Science fiction |
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Distributeur |
Warner Bross |
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Cote |
| Cote du fiilm : |
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3,7 (5.961 votes) |
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Site officiel |
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Bande-annonce |
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Affiche(s) 01 / 02 / 03 / 04 / 05 / 06 / 07 / 08 / 09 |
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Photos |
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Feuillet du film distribué aux séances |
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La projection aura lieu à IMAGIX - Mons - Plan d'accès |
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Le jeudi 20 octobre 2011 |
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Le film est projeté en version originale anglaise, quelques dialogues en mandarin et en cantonais sous-titrée en français |
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Le film est projeté sans entracte ni publicité |
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Les séances : |
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- 17h00 et 20h00
avec présentation et feuillet sur les films à
chaque séance
- 14h30 et 22h30
sans présentation et feuillet sur les films à
chaque séance
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Steven Soderbergh ( L’Anglais, Erin Brockovich, Traffic, The Good German, Che, The Informant !, etc ... ) s’attaque désormais à un genre qu’il n’avait pas encore exploité, celui des "films à virus". Le styliste réalisateur devrait nous éblouir une fois de plus avec ce film plus conventionnel,qui questionne la valeur de l'Homme face à l'adversité ..
"Contagion" suit la rapide progression d’un virus mortel, qui tue en quelques jours. Alors que l’épidémie se propage à grande vitesse, la communauté médicale mondiale tente, dans une course effrénée contre la montre, de trouver un remède et de contrôler la panique qui se répand encore plus vite que le virus. Les gens eux se battent pour survivre dans une société qui se désagrège ...
Le récit réalisé de mains de maître ne laisse aucune place au hasard. La mise en scène est claire, précise, découpée au scalpel. Le cinéaste enchaîne à la perfection ses plans, changeant constamment de pays, jouant habilement des histoires et différentes tranches d'existence… (…) Le réalisateur a toujours su s'entourer d'excellents comédiens et il se surpasse une nouvelle fois. Tous les interprètes sont justes, de Matt Damon en père éploré, à Gwyneth Paltrow en victime ravagée par la maladie, en passant par Jude Law qui amène une bonne dose de cynisme en blogueur incontrôlable. Laurence Fishburne se détache du lot, étant plus sobre que d'habitude. Tout comme l'exquise Marion Cotillard et l'incroyable Kate Winslet. ( LeCinema.ca) |
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Steven Soderbergh, né le 14 janvier 1963 à Atlanta, Géorgie (Etats-Unis). Créateur, Producteur exécutif, Acteur, Réalisateur, Producteur, Scénariste, Chef monteur, Monteur, Acteur voix, Chef opérateur, Acteur.
Figure essentiel du cinéma indépendant moderne américain, Steven Soderbergh propose, à partir du milieu des années 90, une nouvelle façon de concevoir, produire et distribuer des films. Au-delà de cet aspect, Steven Soderbergh s'impose à chaque film comme un formaliste inventif, fantaisiste, étant à l'aise dans tous les genres. Simple faiseur pour les uns, génie pour les autres, et juste sympa pour ceux qui restent, il reste un cinéaste boulimique, cadrant et éclairant lui-même ses films depuis Erin Brokovitch (sous le pseudo " Peter Andrews "). C'est un bosseur, un vrai, le terme " auteur " pour un cinéaste américain n'ayant jamais été aussi bien employé que pour cet homme-là.
Diplômé de l'Université de Louisiane, se faisant la main sur du matériels de seconde main (caméra 16mm, etc...), le jeune Soderbergh monte à Hollywood pour se lancer comme monteur free-lance. Il constate rapidement son échec et revient chez lui, tout en continuant à réaliser de petits courts-métrages. Finalement, il se retrouve à la réalisation d'un documentaire sur le groupe de rock progressif Yes, dont il filme la totalité d'un concert, alors nommé aux Grammy 1986. L'année suivante, il réalise un autre court-métrage, Winston, prototype de la thématique développé dans Sexe, Mensonge et Vidéo, sur l'attraction sexuelle.
Sexe, Mensonge et Vidéo, donc. Ce premier long-métrage fait de lui le plus jeune lauréat de la Palme d'Or à Cannes, en 1989. Réalisé avec peu de moyens, traitant du lien entre voyeurisme et sexualité, Sexe, Mensonge et Vidéo est aussi un succès public, projetant, du jour au lendemain, le jeune intellectuel aux cheveux longs comme le golden boy le plus en vue d'Hollywood.
Le début des années 90 est beaucoup compliqué à négocier, s'attachant à des films à l'esthétique beaucoup plus sophistiqué. Ainsi, Kafka, en 1991, propose des références très marquées à l'expressionnisme allemand. Cet austère et stylisé biopic de l'auteur du Procès est une déception tant public que critique. Il en est de même pour le film suivant King of the Hill (1993), portant sur la Grande Dépression post-1929. Pour le coup, celui-ci a semblé très modeste, formellement parlant. Soderbergh s'attaque ensuite au film noir dans A Fleur de Peau (1995), un autre film post-moderne, à la Bogdanovitch, une esthétique rétro dans le moindre cadre et manière d'éclairer, mais moderne dans le propos. Encore un échec public. Il intéresse tellement peu de monde au milieu des années 90, qu'il sort un film anonyme Schizopolis, en 1996. Personne n'est crédité, ni au début, ni à la fin. Ce film est une expérience radicale, expérimentale, absurde. Mais c'est drôle et frais, pour peu qu'on se laisse embarquer dans ce délire, amorçant l'ouverture du cinéma de Soderbergh, qui joue lui-même dans son film. Il a coupé ses cheveux. |
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Le " réveil " de Soderbergh intervient en 1998. Avec Hors d'atteinte, il devient un cinéaste " cool ". Foncièrement plus classique et funky que précédemment, d'une lecture moins tarabiscotée, Hors d'Atteinte cherche à séduire à chaque plan, et ça marche, car le film devient le plus grand succès critique et commercial de son auteur, depuis Sexe, Mensonge et Vidéo. Adapté d'un roman d' Elmore Leonard, Hors d'Atteinte propulse deux acteurs, pas encore bien installé, au rang de stars: George Clooney et Jennifer Lopez. A partir de ce moment, plus rien n'arrête Soderbergh, qui a trouvé la bonne manière de fonctionner avec les studios, en alternant films ouvertement " fun " et films plus expérimentaux, mais autant personnels dans les 2 cas.
Ainsi, suit L'Anglais, un autre succès critique, moins facile qu'Hors d'Atteinte, à la beauté formelle glaçante, réhabilitant un acteur anglais culte des années 60, Terence Stamp, et un autre américain, de la même période, Peter Fonda. En 2000, il enfonce le clou de son succès avec Erin Brokovitch, seule contre tous, réhabilitant cette fois-ci Julia Roberts, alors en perte de vitesse. Son projet le plus ambitieux arrive la même année, avec Traffic, avec un budget de 50 millions de dollars. Film choral, gargantuesque dans le développement des personnages, proposant les meilleurs performances de certains acteurs ( Catherine Zeta-Jones et Benicio Del Toro en tête), il permet à Soderbergh d'être le premier réalisateur à être nommé plusieurs fois, pour 2 films différents, la même année aux Oscars, avec Erin Brokovitch: 1 reçu pour Julia Roberts (meilleure actrice), 4 autres pour Traffic.
La suite pour Soderbergh répond à la logique citée plus haut. En 2001 et 2002, avec sa " muse " George Clooney, il sort coup sur coup deux adaptations de classiques du cinéma: Ocean's eleven ( L'Inconnu de Las Vegas) et Solaris (d'après celui de Tarkovsky). Un film cool, un autre pas. Avec Clooney, il fonde le studio " indépendant " Section 8, rattaché à Warner. Celui-ci devient la plate-forme tournante des 2 amis, mettant à profit leur image de marque pour faire la vitrine de projets marginaux, politiquement engagés. Ils inaugurent ainsi, en tant que producteur et réalisateur, le renouveau du cinéma hollywoodien de gauche, avec Syriana, Good Night and Good Luck, Michael Clayton, etc ...
De petits films expérimentaux continuent de sortir dans l'anonymat, malgré des qualités mises en exergue par la critique. Il y a Full Frontal, en 2002, sur la démultiplication des points de vue, tournés avec 4 caméras numériques simultanément, et The Bubble, directement sorti sur internet en 2005. Soderbergh tourne aussi un épisode de Eros, film à sketche avec la dernière réalisation de Antonioni. Il sort fréquemment un Ocean (le 12 en 2004, et le 13 en 2007).
Il retrouve George Clonney dans The Good German (2006), film hommage avoué, appliqué, des films de Michael Curtiz ( Casablanca) et à l'imagerie noir et blanc des films des 50's. En 2008, il sort enfin son dyptique sur Che Guevara, avec Benicio Del Toro, The Argentine et Guerrilla. Puis, le cinéaste revient à l'exercice de style avec The Girlfriend Experience, sur la vie d'une call girl.
En 2011, Soderbergh réalise son nouveau long-métrage, Contagion.
Source : Tout le Cine
Toute la filmographie de Steven Soderbergh sur IMDB en tant que :
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En un temps record !
Kate Winslet, qui occupe l'un des rôles principaux du film, a enregistré toutes ses scènes en dix jours.
Une première pour Steven !
Pour le réalisateur d' Ocean's Eleven, Steven Soderberg, il s'agit du premier film à sortir en format IMAX au cinéma.
Vous allez contracter le virus !
Le docteur Ian Lipkin, consultant pour le film et Directeur de la Santé Publique de l'Université de Columbia, affirme que le virus créé pour le film adopte plusieurs traits caractéristiques du virus Nipah, qui a ravagé les fermes de Malaisie à la fin des années 90.
Affiche originale
Le titre russe du film, Zarazhenie, contient neuf lettres, comme le titre international. L'affiche du film met en exergue le nom de plusieurs villes mondiales, dont une lettre de chacune est en surbrillance; chacune de ces lettre mises bout-à-bout forme le titre du film. On retrouve ainsi, kaZan, atlAnta, san fRancisco, pariZH (Paris), gEneva, loNdon, tokIo (Tokyo), pErm. A préciser bien entendu que Kazan et Perm sont deux villes de Russie.
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| Source : Tout le cine |
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Origines
Steven Soderbergh est un réalisateur américain né le 14 janvier 1963 à Atlanta en Géorgie. Il a des ancêtres suédois (le nom de sa famille était, Söderberg mais il fut changé en Soderbergh lorsque ses ancêtres émigrèrent vers les États-Unis).
Record à Cannes
A seulement 26 ans Steven Soderbergh devient pour son film "Sexe, mensonges et vidéo" le plus jeune réalisateur a avoir remporté la Palme d’or à Cannes.
Encore et toujours à Cannes
Steven Soderbergh est présent à Cannes en 2007 avec son film "Ocean’s 13", présenté hors compétition pour ce 60e Festival. Il y revient l’année suivante pour présenter "Che", son film historique sur Ernesto Guevara.
George Clooney
Steven Soderbergh a fondé la maison de production Section Eight et a tourné sept films avec l'acteur George Clooney.
Pseudos
Il utilise parfois les pseudonymes de Mary Ann Bernard (le nom de jeune fille de sa mère) et Peter Andrews (son père s'appelait Peter Andrews Soderbergh) pour faire le montage ou la photographie de ses propres films.
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| Source : Evene |
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Steven Soderbergh arrête le cinéma pour se mettre à la peinture
A croire que c'est la mode. Quelques jours seulement après l'annonce par Ettore Scola de sa fin de carrière, Steven Soderbergh fait de même. Sauf que contrairement à la légende vivante du cinéma italien de 80 ans, le réalisateur de Sexe, mensonges et vidéo n'a pas vraiment l'âge de la retraite. A 48 ans, c'est même l'un des cinéastes les plus prolifiques d'Hollywood, capable d'enchaîner deux films par an, comme récemment en 2009, avec The Girlfriend Experience et The Informant. Faut-il prendre au sérieux cette annonce ? Comme les frères Gallagher avec Oasis ou Jay-Z, Soderbergh est passé maître dans le faux départ à la retraite. Mais on ne met pas en cause sa bonne foi, tant l'homme semble pétri de contradictions. Il a déja évoqué sa retraite cinématographique à plusieurs reprises, dont une fois en 2009. Dans cette interview donnée aux Inrocks, il se disait agaçé par les rumeurs colportées sur son départ, tout en reconnaissant qu'il envisageait sérieusement de mettre un terme à sa carrière.
En mars 2011, lors d'une émission de radio, Soderbergh refaisait le coup : "Quand on en arrive au point où, si je dois monter dans une camionnette pour faire des repérages, j'ai juste envie de me tirer une balle, c'est que le moment est venu de laisser quelqu'un d'autre monter dans la camionnette. (...) Ces trois dernières années, j'ai refusé tout ce qui m'arrivait, donc vous ne verrez plus Steven Soderbergh traîner dans le coin." Vous aurez remarqué que Steven a décidé de parler de lui a la 3e personne, ce qui n'est pas forcément bon signe. Puis Matt Damon s'est récemment permis de préciser dans une interview que Soderbergh voulait se reconvertir dans la peinture. Ce qui a passablement énervé le réalisateur d'Ocean's Twelve. Incapable de garder pour lui une "conversation bien arrosée", l'acteur serait "aussi discret qu'une ado de 14 ans" selon les mots de Soderbergh, vexé sans doute de n'avoir pu exprimer de sa propre voix son changement d'orientation professionnelle.
Choix qu'il s'est finalement décidé à confirmer lors de la promo de son nouveau film avec Matt Damon, Contagion. "J'ai envie d'explorer une autre forme artistique pendant que j'en ai encore le temps et la capacité, a-t-il confié au New York Times. "Je serai la première personne à remarquer si je n'en suis pas capable et une fois fauché je reviendrai faire une nouvelle suite d'Ocean's". Parmi les tableaux qu'il a montrés au NY Times, des toiles abstraites et un portrait de la peintre Agnes Martin. Si Ocean's Fourteen sort un jour, on saura ce qu'ils valaient (aux yeux du marché du moins).
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| Source : Fluctuat |
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| Evene |
"Un cinéaste se trouve face à trois options : embrasser le système et en devenir l'esclave ; l'ignorer et le combattre ; ou l'utiliser à son avantage" (Steven Soderbergh)
"Il n'y a pas de plus grand mystère qu'un autre être humain" (Steven Soderbergh)
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| Source : Evene |
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CONTAGION - Interview de Steven Soderbergh |
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Source : Canal Plus |
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le cinema.ca - Martin Gignac |
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Steven Soderbergh convoque une horde de vedettes dans "Contagion", un suspense paranoïaque habilement construit sur un virus qui décime peu à peu l'humanité. Peut-être pas la grande fresque attendue, mais un portrait qui glace le sang et qui tient en haleine.
Une épidémie est sur le point de s'étendre sur la planète, obligeant les êtres humains à réagir pour sauver leur peau. Alors que la peur s'installe et qu'elle fait naître des comportements condamnables et insoupçonnables, quelques individus se battent afin d'enrayer la situation.
Revenant à un projet plus "conventionnel", "accessible" et "commercial" (trois qualificatifs qui sont honorables lorsqu'ils sont bien utilisés, comme c'est le cas ici) après son diptyque sur le "Che" et son hilarant "The Informant!", Steven Soderbergh questionne la valeur de l'Homme face à l'adversité. Plusieurs tremblent, s'en remettent à leurs plus bas instincts pour rester en vie pendant que d'autres multiplient les comportements héroïques. Un combat de tous les instants qui, s'il n'est pas manichéen, demeure profondément moral. À ce sujet, c'est avec un certain sourire en coin que le spectateur découvre que la femme adultère qui s'adonne à des jeux de hasard sera punie, tout comme ceux et celles qui mangent de la viande...
Le récit réalisé de mains de maître - et qui évoque "Traffic" du même créateur - ne laisse aucune place au hasard. La mise en scène est claire, précise, découpée au scalpel. Le cinéaste enchaîne à la perfection ses plans, changeant constamment de pays, jouant habilement des histoires et différentes tranches d'existence, suivant la pandémie du début à la fin en la notant selon des jours importants. Un procédé qui n'est pas sans longueur, s'avérant parfois superficiel et artificiel, mais dont l'intérêt ne se démord pas, de l'introduction qui captive rapidement à la conclusion en forme de boutade.
Le réalisateur a toujours su s'entourer d'excellents comédiens et il se surpasse une nouvelle fois. Tous les interprètes sont justes, de Matt Damon en père éploré à Gwyneth Paltrow en victime ravagée par la maladie, en passant par Jude Law qui amène une bonne dose de cynisme en blogueur incontrôlable. Laurence Fishburne se détache du lot, étant plus sobre que d'habitude. Tout comme l'exquise Marion Cotillard et l'incroyable Kate Winslet. (...)
Même s'il évoque parfois "Blindness" et tous les films de zombies, "Contagion" se rapproche surtout d'"Outbreak" qui regroupait également une multitude de stars, dont Dustin Hoffman, Kevin Spacey, Morgan Freeman et Donald Shuterland. Bien que le long métrage de Wolfgang Petersen s'avérait plus divertissant, invraisemblable et sentimental, celui de Soderbergh tranche avec son esprit analytique, plus froid, cérébral et crédible. Voilà peut-être bien l'effort le plus effrayant de l'année.
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Source : Le Cinema |
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sinistremag - Alexandre Duguay |
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Alors qu’on pouvait s’attendre à un suspense dans la tradition d’un Outbreak (1995), voire même espérer un peu de tension à la 28 Days Later, Steven Soderbergh reprend plus ou moins le traitement qu’il avait proposé avec Traffic, interchangeant le milieu de la drogue par celui du monde médical.
Le récit de Scott Z. Burns nous plonge au coeur d’une fiction réaliste, illustrant ce qui peut globalement se produire dans un contexte épidémique. L’apparition d’un nouveau virus de souche inconnue fait rapidement de nombreuses victimes, suscitant de nombreux questionnements. Ce virus est-il le résultat d’une menace terroriste? La science parviendra-t-elle à fournir un vaccin? Le gouvernement cache-t-il la vérité sur la situation? Quels sont les véritables desseins des compagnies pharmaceutiques? La population mondiale survivra-t-elle à cette nouvelle maladie ?
Pendant près de deux heures, nous sommes alors témoins des différents enjeux que suscitent l’inquiétante situation en suivant bon nombre d’individus de différents milieux, diverses professions et classes sociales. Nous assistons à la rapide perte de contrôle des citoyens à travers les yeux d’un père de famille (Matt Damon), aux enjeux politiques vus par un polémiste (Jude Law), un général et un bureaucrate. La situation nous est également présentée sous l’angle scientifique avec médecins, chercheurs et épidémiologiste (Fishburne, Cotillard, Winslet, Ehle) sur plusieurs continents.
Il faut admettre que Contagion est (..) près du réel donnant l’impression de revivre le récent scénario hyper médiatisé que nous avons tous vécus avec le H1N1 (...). Les (...) instants de tensions et de chaos se trouvent également atténués par tous ces échanges (souvent par cellulaire) entre un nombre impressionnant d’intervenants. Jouant sur une peur bien ancrée dans nos sociétés, Soderbergh choisi de démarrer son film au jour 2 de la crise, permettant ainsi de tenir en haleine le spectateur afin de découvrir uniquement en fin de parcours, la source de cette pandémie meurtrière.
Enrobée d’une musique omniprésente (on passe étrangement d’arrangements électroniques à des interventions jazzées dignes de thriller des années 70), cette production explore un nombre élevé d’éléments (...). Par exemple, l’anarchie qui règne dans les villes suite aux frustrations et à la panique grandissante de la population aurait pu être d’avantage exploitée. (...)
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Source : Sinistremag |
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excessif - Romain LE VERN |
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Après la science-fiction (le remake de Solaris), Steven Soderbergh, le cinéaste qui tourne plus vite que son ombre, s'attaque au film catastrophe et s'inspire clairement de l'actualité. En l'occurrence, de la grippe A(H1N1). Dans Contagion, c'est exactement la même infection par un virus qui résulte de phénomènes de recombinaisons à partir de virus de porc, humain et aviaire, et qui se transmet d'homme à homme. Soderbergh en tire également son film de «fin du monde» - c'est tendance - en écho à des préoccupations très contemporaines même si sa version est plus audacieuse et moins nihiliste. Le premier quart d'heure fait idéalement monter la tension en multipliant les points géographiques afin de résumer l'ampleur d'une épidémie qui se transmet aussi bien par la voie aérienne (la dissémination dans l'air du virus par la toux, l'éternuement, les postillons) que le contact rapproché avec une personne infecté (il suffit de lui serrer la main).
Comme d'habitude, Soderbergh refuse les conventions du genre. En surface, il reprend la structure de la chronique polyphonique déjà explorée dans Traffic (2000), avec sa sempiternelle «subversion» consistant à malmener les stars. Une manière comme une autre de s'exprimer aux antipodes des conventions Hollywoodiennes, d'affirmer son identité et donc son indépendance. Ainsi, Jude Law n'a jamais paru aussi fadasse et c'est volontaire : au cas où on ne l'aurait pas compris, ce n'est pas un sex-symbol mais un e-journaliste antipathique, arriviste et vaguement amoché (un problème avec ses dents). A travers lui, Soderbergh sous-tend que la menace du virus vient aussi d'Internet et de ses réseaux sociaux. (...) La piste avec Kate Winslet, dont le personnage est contraint d'abandonner les recherches plus tôt que prévu, est plus intéressante. Mais c'est Matt Damon qui s'en tire le mieux, enfin crédible pour jouer les pères de famille dépassés par le chaos, et il n'a pas perdu les kilos pris pour le précédent Soderbergh, The Informant. La conclusion tente de provoquer la même stupéfaction que le prologue (efficacité totale de la musique et du montage). (...)
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Source : Excessif |
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