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Titre
original |
Intouchables |
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Réalisation |
Eric Toledano et Olivier Nakache |
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Scénario |
Eric Toledano et Olivier Nakache |
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Scripte |
Nathalie Vierny |
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Dialogues |
Eric Toledano et Olivier Nakache |
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Interprétation |
François Cluzet (Philippe), Omar Sy (Driss), Alba-Gaïa Kraghede-Bellugi (Elisa), Anne Le Ny (Yvonne), Audrey Fleurot (Magalie), Christian Ameri (Albert), Clotilde Mollet (Marcelle), Cyril Mendy (Adama), Grégoire Oestermann (Antoine), Marie-laure Descoureaux (Chantal), Christian Ameri (Albert), ... |
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Musique |
Ludovico Einaudi |
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Photographie |
Mathieu Vadepied |
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Pays |
France |
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Année |
2011 |
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Durée |
1h52’ |
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Genre |
Comédie |
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Distributeur |
Victory Productions |
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Cote |
N.A. |
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Sites officiels |
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Bande annonce |
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Affiche |
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Photos |
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Dossier de presse |
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Feuillet du film distribué aux séances |
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La projection aura lieu à IMAGIX - Mons - Plan d'accès |
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Le jeudi 03 novembre 2011 |
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Le film est projeté en version originale française |
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Le film est projeté sans entracte ni publicité |
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Les séances : |
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- 17h00 et 20h00
avec présentation et feuillet sur les films à
chaque séance
- 14h30 et 22h30
sans présentation et feuillet sur les films à
chaque séance
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Les réalisateurs de " Tellement proches", "Nos jours heureux", "Je préfère qu'on reste amis", nous livrent une pure comédie sensible, poignante, intelligente, débordant d’humanité et hilarante, basée sur l’histoire vraie de Philippe Pozzo di Borgo, qui ne voulait pas que son histoire débouche sur un film axé sur la pitié et la compassion.
A la suite d’un accident de parapente, Philippe, riche aristocrate, engage comme aide à domicile Driss, un jeune de banlieue tout juste sorti de prison. Bref la personne la moins adaptée pour le job. Ensemble, ils vont faire cohabiter Vivaldi et Earth Wind and Fire, le verbe et la vanne, les costumes et les bas de survêtement ... Deux univers vont se télescoper, s’apprivoiser, pour donner naissance à une amitié aussi dingue, drôle et forte qu’inattendue, une relation unique qui fera des étincelles et qui les rendra ... Intouchables.
C'est le visionnage d'un documentaire qui a donné aux deux réalisateurs l'envie de faire ce film. Intitulé "A la vie, à la mort", ce dernier évoquait le cas d'un jeune de banlieue embauché pour s'occuper d'un homme tétraplégique, Philippe Pozzo di Borgo. Avant de se lancer dans l'aventure, les réalisateurs ont rencontré Philippe Pozzo di Borgo au Maroc, où il vit et où il s’est remarié. Une rencontre décisive, qui a vu leur envie de faire ce film se décupler tant le discours tenu par leur hôte était émouvant et sincère. Philippe a pu leur donner une multitude d'indications et de conseils sur chacune des scènes du film. ( AlloCiné.com) |
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Eric Toledano
Eric Toledano né le 3 juillet 1971 à Paris (France). Acteur, Réalisateur, Scénariste. Etudiant en lettres et en sciences politiques à la Sorbonne, Eric Toledano est diplômé d'un DEA en sociologie politique. En 1995, le jeune homme co-réalise son premier court métrage, Le jour et la nuit, avec Olivier Nakache. Dès lors le duo de réalisateurs ne se quitte plus. Dans leur second court métrage, Les petits souliers, ils dirigent Jamel Debbouze, Gad Elmaleh, Atmen Kelif et Roschdy Zem. Cette comédie remporte le Prix du meilleur court métrage au Festival de Paris 1999. Puis, ils réalisent Ces jours heureux, un court métrage avec Omar Sy et Fred Testot.
En 2005, le tandem passe à la réalisation d'un premier long métrage. Toledano et Nakache n'abandonnent pas leur goût pour la comédie. Avec Je préfère qu'on reste amis, ils signent la rencontre entre Gérard Depardieu et Jean-Paul Rouve formant un duo de personnages opposés en quête de l'âme soeur. Affirmant, encore d'avantage leur intérêt pour la comédie et leur goût du collectif, les deux hommes mettent ensuite en images leurs souvenirs de colonies de vacances, dans Nos jours heureux, qui connaît un joli succès public. Ils y dirigent à nouveau Jean-Paul Rouve et Omar Sy. En 2009, sort sur les écrans leur troisième film, Tellement proches, un portrait de famille avec Isabelle Carré et Vincent Elbaz. En 2011, Toledano réalise, toujours avec Olivier Nakache, Intouchables, avec François Cluzet et Omar Sy. |
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Olivier Nakache
Olivier Nakache, né le 14 avril 1973 à Suresnes, Hauts de Seine (France). Acteur, Réalisateur, Scénariste, Auteur. Olivier Nakache a successivement suivi des études de kiné, d'économie et enfin d'arts du spectacle. Il débute dans le cinéma en 1995 avec son compère Eric Toledano en réalisant leur premier court métrage Le Jour et la nuit, récit d'un médecin de nuit amoureux, puis un second trois ans plus tard avec Les Petits souliers, pour lequel ils recevront le prix du public au Festival de Paris.
Le tandem se rencontre à l'âge de 18 ans lors d'une colonie, et rend hommage à leur expérience commune de colons, de monos et de directeurs, avec le court Ces jours heureux qui annonce le long, Nos jours heureux, dans lequel on retrouve Omar Sy. Aussi, les réalisateurs tournent de nouveau avec Jean-Paul Rouve après Je préfère qu'on reste amis... avec Gérard Depardieu sorti un an plus tôt.
En parallèle, Olivier co-réalise avec Yvon Marciano La Part de l'ombre et apparaît dans de petits rôles, notamment sous la direction de Laetitia Colombani dans le court Une Fleur pour Marie. En 2009, le duo tourne Tellement proches!, une comédie chorale avec Vincent Elbaz, Isabelle Carré, François-Xavier Demaison, et pour la troisième fois avec Omar Sy. En 2011, Nakache réalise, avec son compère de toujours, Eric Toledano, Intouchables, avec François Cluzet et Omar Sy.
Source : Tout le Cine Toledano & Nakache
Site Web de Toledano & Nakache : Toledano Nakache
Toute la filmographie d'Eric Toledano en tant que :
Toute la filmographie d'Olivier Nakache en tant que :
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tout le cine |
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Adaptation en vue
La Weinstein Company s'intéresse au cinéma français ; elle a en effet acquis les droits de disribution des films The Artist, avec Jean Dujardin et de Intouchables, avec François Cluzet et Omar Sy : un film dont la compagnie entend également développer le remake américain.
Inséparables
Olivier Nakache et Eric Toledano signent déjà leur quatrième collaboration. Ils retrouvent également pour une troisième fois Omar Sy, après Tellement proches et Nos jours heureux.
Inspirés de faits réels
Le film s'inspire de l'histoire vraie de Philippe Pozzo di Borgo, un homme handicapé aidé par un jeune de banlieue. C'est après une rencontre avec celui ci que les réalisateurs se sont lancés dans l'aventure, émus par son discours sincère. A noter aussi que François Cluzet, toujours prêt à s'investir à 100% dans ses projets, a passé du temps auprès de lui afin de s'en rapprocher au mieux dans son interprétation.
Investissement maximal
Si François Cluzet est connu pour son engagement total dans ses rôles, Omar Sy n'est pas en reste. Il a ainsi choisi de perdre 10 kilos pour mieux coller à son personnage de jeune de banlieue difficile.
Dans un fauteuil
Les rôles de paralytiques sont toujours difficiles à interpréter. On peut aussi citer Mathieu Amalric dans Le Scaphandre et le papillon, Sylvie Testud dans Lourdes ou encore Sophie Marceau dans L'homme de chevet ...
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Source : Tout le cine |
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rtl - AFP |
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La comédie française "Intouchables", réalisée par Olivier Nakache et Eric Toledano, a été largement applaudie lors de sa projection au festival de Saint-Sébastien, dont elle a clôturé la soirée la 59e édition.
Le film, présenté en première mondiale dans la sélection hors compétition, a conquis le public avec l'histoire d'une amitié qui naît entre un millionnaire tétraplégique et un jeune de banlieue, tout juste sorti de prison, qu'il engage pour s'occuper de lui.
"C'est un film très fort, sur comment on peut être diminué physiquement" alors que "quand l'esprit fonctionne, tout fonctionne", raconte Eric Toledano, qui s'est inspiré de l'histoire vraie de Philippe Pozzo di Borgo, devenu tétraplégique après un accident de parapente.
"Philippe nous avait donné l'autorisation d'adapter à l'écran sa vie, uniquement si on pensait à une comédie, c'était ça son désir", ajoute Olivier Nakache, complice de toujours d'Eric Toledano, avec qui il a réalisé "Je préfère qu'on reste amis ..." avec Gérard Depardieu ou encore "Nos jours heureux" avec Jean-Paul Rouve.
L'acteur François Cluzet joue le rôle de Philippe, l'artistocrate, tandis qu'Omar Sy (du duo de comiques Omar et Fred) incarne Driss, l'immigré sénégalais qui va prendre soin de lui.
"Nous avions à coeur de rester fidèles à la réalité", explique Eric Toledano, et "ce qu'il y a de fort dans cette relation c'est qu'ils s'élèvent l'un à l'autre", grandissant de cet échange entre deux mondes radicalement opposés. (...)
La compétition officielle oppose 16 films, qui tenteront de décrocher la "Concha de Oro" (Coquillage d'Or). Le jury est présidé par l'actrice américaine Frances McDormand, récompensée en 1996 par un Oscar pour son rôle dans "Fargo".
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Source : RTL Info |
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l'express - Fabrice Leclerc et Thierry Chèze |
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Intouchables , d'Eric Toledano et Olivier Nakache, avec Francois Cluzet et Omar Sy, devrait faire l'objet d'un remake américain.
Nouveau succès pour le cinéma français à l'international. Après The artist de Michel Hazanavicius qu'il compte emener aux Oscars, l'un des plus grand producteur hollywoodien, Harvey Weinstein (Les seigneur des anneaux, Le discours d'un roi, Kill Bill) a de nouveau craqué pour un film français. Il vient en effet d'acquérir les droits de distribution d'Intouchables, la nouvelle comédie du duo Nackache/Toledano (Tellement proches) avec Francois Cluzet et Omar Sy.
Cette histoire d'amitié entre un jeune black et un riche tétraplégique, a toutes les chances de devenir le succès français surprise de l'automne (il sort le 2 novembre). Un film à la fois touchant et drôle. En plus des droits de distribution US, les frères Weinstein auraient également optionné des droits de remake auprès de Gaumont et de Quad, producteur du film. On ne connait pas le montant financier de cet accord.
Interrogés par Studio Ciné Live, le duo Nackache/Toledano réagit a cette annonce : "C'est la première fois qu'un gros producteur hollywoodien s'intéresse ainsi à un de nos films. On en est donc tout particulièrement fiers. Tout est parti en fait d'un extrait du film qu'on a montré à Cannes aux acheteurs potentiels du monde entier. Des collaborateurs d'Harvey Weinstein l'ont vu et lui ont recommandé de voir le film une fois terminé. Patrick Wachsberger de Summit était aussi sur les rangs. Weinstein a fait le déplacement à Londres pour voir le film dans une version pas encore totalement définitive. On a évidemment traversé la Manche pour le rencontrer. Et c'est là qu'il a fait une offre pour acheter le film et le distribuer aux Etats- Unis et dans bon nombre de territoires anglo- saxons."
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Source : Lexpress |
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Entretien avec Olivier Nakache et Eric Toledano |
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Comment est née précisément l’idée d’Intouchables ?
Olivier Nakache : Elle remonte à 2004. On est tombé un soir sur un documentaire qui nous a tous les deux marqués : A La Vie, A La Mort. On y découvrait la rencontre hautement improbable entre Philippe Pozzo di Borgo, devenu tétraplégique après un accident de parapente et Abdel, un jeune de banlieue embauché pour s’occuper de lui. A l’époque, on venait de tourner Je Préfère Qu'On Reste Amis. On n’était sans doute pas assez mûrs pour s’attaquer à ce sujet-là, mais ce documentaire est resté en nous. On l’a souvent revu… Et après Tellement Proches, on s’est dit que c’était peut-être le bon moment pour aborder cette histoire.
Eric Toledano : Il y avait en fait une conjoncture particulière après ce film dans lequel Omar tenait le rôle d’un médecin. On a pris tellement de plaisir à le voir devenir acteur à nos côtés dans Nos Jours Heureux, on avait donc naturellement envie de poursuivre cette aventure avec lui. Selon nous Omar n’avait pas encore été utilisé au maximum de son potentiel au cinéma. Et cette relation entre Philippe et Abdel nous est revenue comme un boomerang, comme une évidence. On a donc montré le documentaire à Omar pour voir si cela pouvait l’intéresser. Et à sa réponse positive, on a définitivement compris que cette histoire contenait tout ce qu’on recherchait : une histoire incroyable, un sujet fort, plein l’humour et on savait que sur ce thème on aurait des choses à exprimer.
Une fois que vous avez eu l’accord d’Omar, comment avez-vous alors agi ?
O.N. : Avant de nous lancer dans l’écriture du scénario, on a voulu rencontrer Philippe Pozzo di Borgo à Essaouira, au Maroc où il vit et où il s’est remarié. Pour vérifier si notre envie de faire un film sur son histoire allait être décuplée par la rencontre.
Eric Toledano : On a pu le contacter facilement car il donnait son mail à la toute fin du livre qu’il avait écrit, Le Second Souffle. Et il nous a tout de suite répondu en disant que ce n’était pas la première fois que des réalisateurs voulaient porter à l’écran son histoire, qu’il avait même déjà lu des scénarios mais qu’il acceptait volontiers de nous rencontrer.
Olivier Nakache : Et cette rencontre a été décisive !
Eric Toledano: Car là il nous a en fait raconté la fin de l’histoire, tout ce qui n’était pas dans le documentaire. Et plusieurs de ses phrases nous ont profondément marqués. Philippe parle peu mais quand il parle, c’est puissant… Il nous a ainsi dit : "Si vous faites ce film, il faut que ce soit drôle. Car cette histoire doit passer par le prisme de l’humour ". Et on était forcément heureux et rassurés d’entendre ça. Puis il a ajouté : "Si je n’avais pas rencontré Abdel, je serais mort. ". Cette conversation nous a permis d’ouvrir plusieurs pistes et questionnements. Par exemple, comment à travers Philippe et Abdel, deux strates de la société française, qui a priori ne se rencontreraient jamais, lorsqu’elles se percutent génèrent des rapports et des sentiments nouveaux. Ces deux hommes, l’un frappé d’un handicap physique, l’autre victime d’un handicap social ont une espèce de complémentarité étrange et inattendue qui leur a permis cet échange.
Philippe Pozzo di Borgo vous a tout de suite donné son accord pour que vous puissiez vous lancer dans Intouchables ?
O.N. : Cette rencontre lui a permis de savoir qui on était. On lui a aussi d’ailleurs montré nos films. Ce fut un véritable échange. Et il nous a alors encouragés à nous lancer.
E.T. : Car il a tout de suite compris que bien évidemment on lui ferait tout lire. Il était d’ailleurs en demande de cela, il avait envie d’en parler avec nous ... Il a été généreux et extrêmement courtois dans l’accueil comme dans les mails qu’il n’a dès lors jamais cessé de nous envoyer.
O.N. : Il nous a fait confiance. Et rencontrer une telle personne laisse des traces.
E.T. : Il nous a fait des pages de notes à chaque nouvelle version de scénario. Il nous indiquait par exemple les situations qui étaient impossibles techniquement dans son état. En fait, il a donné une forme de vérité au film en nous décrivant parfois une réalité encore plus dingue et drôle que ce qu’on écrivait. Il y a en permanence chez lui un côté normal dans cette situation anormale. Et cette faculté à nous faire oublier son état nous a guidés tout au long de notre film. C’est aussi pour cela qu’une fois qu’Omar et François Cluzet étaient partants pour l’aventure, on a organisé ce "séminaire d’intégration ". On est repartis voir Philippe à Essaouira avec eux. Et il nous a là encore livré des réflexions majeures.
O.N. : C’est à ce moment-là que François a commencé à s’inspirer de lui, en observant comment il vit, comment il bouge, comment il parle. Avant de le recréer dans le film. A la fin de ces trois jours, François nous a simplement dit : "je porterai le drapeau ". Il est tellement intense et investi dans les rôles que cette rencontre l’a bouleversé.
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Suite sur Comme au Cinema |
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Entretien avec François Cluzet |
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Qu’est-ce qui vous a séduit à la première lecture du scénario d’Intouchables ?
Le fait qu’il s’agisse d’une histoire de duo, de naissance d’une amitié. Une histoire d’hommes, tout simplement. Or moi, je n’aime rien tant que jouer pour mon partenaire. Et j’ai tout de suite vu, une fois sur le plateau, qu’Omar fonctionnait comme moi et jouait aussi pour moi. Il y a des regards qui ne trompent pas. Intouchables lui doit vraiment beaucoup : c’est un mec exceptionnel. J’ai vraiment eu le sentiment qu’il portait le film. Je lui disais souvent : "N’oublie pas, tu joues pour nous deux, je ne peux rien faire… " (rires). On a eu une extrême complicité.
Avez-vous envisagé ce rôle de tétraplégique comme un défi ?
Oui parce que je suis un acteur qui n’aime pas les dialogues et adore jouer muet. Ce qui signifie que j’ai habituellement besoin de mon corps pour exprimer les choses à la place des mots ! Or là, évidemment, il ne pouvait pas y avoir de corps. Alors quand il n’y a pas de corps, j’écoute, je participe, je prends ce qu’il y a à prendre, je ris à ce qui est drôle. Cette complicité entre Philippe et Driss naît de cette façon. D’un côté, un personnage mobile. De l’autre, un personnage immobile. Driss devient en quelque sorte mon corps. Quand il danse, c’est un peu moi qui danse. Quand il plaisante, c’est un peu moi qui plaisante. C’est parce qu’ils sont aussi différents qu’ils sont faits pour s’entendre. Et chacun va faire un pas vers l’autre.
Avec Omar et vos deux réalisateurs, vous avez été à la rencontre de Philippe Pozzo di Borgo qui a inspiré votre personnage chez lui, à Essaouira. Quel souvenir en gardez-vous ?
Ce furent des moments bouleversants. Cette rencontre a servi à mon engagement sur le film, au cœur que j’ai mis à l’ouvrage. Si mon rôle avait été un tétraplégique sans visage, ça aurait été forcément plus compliqué pour moi. Voir cet homme dans son quotidien et l’entendre nous raconter sa vie a joué un rôle fondamental.
A partir de là, comment vous êtes-vous préparé à devenir Philippe ?
Dès lors que je suis emballé par le talent d’Omar et que, par ricochet, la raison pour laquelle mon personnage le choisit apparaît comme une évidence, mon travail consiste à essayer de m’oublier. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle j’ai choisi ce métier. Il me permet de m’abandonner. Je n’ai jamais à chercher à être plus beau ou plus généreux. Ce n’est pas mon boulot ! Et il y a dans mon personnage cette quête d’ordinaire, bien qu’il soit dans une situation extraordinaire. Même quand Driss lui propose des choses limites, Philippe les accepte parce qu’il ne les connaît pas et que, comme un enfant, il veut tout découvrir… Avec Intouchables, j’ai fait un travail d’abnégation qui me plaît beaucoup. Le film revenait à accepter que le personnage de Driss ait tellement de cœur qu’il bouge pour deux, qu’il vanne pour deux. Et, moi, petit à petit, je devais essayer de devenir son partenaire, de lui donner la réplique, de le faire marrer puisqu’il me fait marrer, de lui rendre la vie légère puisqu’il me rend la vie légère. Tout cela jusqu’à oublier le handicap pour arriver à dire : je suis heureux quand je suis avec lui. J’insiste sur cette notion d’abnégation car elle est pour moi essentielle dans notre boulot. Il ne faut pas toujours vouloir que les choses passent par soi. La chance c’est lorsqu’elles passent par un partenaire. C’est humainement passionnant. Et j’ai eu l’impression de sortir plus serein du tournage.
Est-ce que cette complicité avec Omar a été évidente ou s’est créée au fur et à mesure ?
Au départ, quand Eric et Olivier m’ont appris qu’Omar allait jouer Driss, j’ai jeté un coup d’œil plus attentif sur ses prestations dans le SAV. Et ça m’a plu : le spectre proposé est assez large. Mais attention, ce sont des sketchs donc pas le même boulot qu’un film comme Intouchables ! Ensuite, j’ai regardé Tellement Proches et là je l’ai trouvé remarquable et je m’aperçois à quel point Eric et Olivier l’aiment pour lui offrir ce vrai contre-emploi. Il y est formidable car dans son jeu il n’y a pas le moindre commentaire. Il est à fond, il n’essaie pas d’être plus intelligent que le rôle. C’est vraiment un superbe acteur. Donc j’étais vraiment rassuré avant de commencer l’aventure. Et puis, une fois qu’on s’est rencontré, même si Omar est assez pudique, j’ai senti assez vite qu’il avait confiance en moi. Je voulais vraiment faire un duo. Qu’on ait un engagement d’homme à homme, d’acteur à acteur. Finalement, nous ne sommes que deux gars qui s’amusent dans une cour de récré et qui sont heureux quand ils ont un bon partenaire. La chance que j’ai eue, je le répète, est d’être tombé sur un prince. Quelqu’un de très sain, très droit et très généreux.
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Suite sur Comme au Cinema |
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Entretien avec Omar Sy |
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Racontez-nous votre première rencontre avec Olivier Nakache et Eric Toledano
C’était en 2001, à l’occasion d’un court métrage Ces jours heureux qui allait donner naissance plus tard à Nos Jours Heureux. Ils sont venus me voir alors qu’on écrivait à l’époque avec Fred pour CANAL + Idées. Je leur avais répondu que je n’étais pas du tout comédien et que pour l’instant j’essayais déjà de faire au mieux pour écrire des blagues et que ça me suffisait amplement. Mais ils ont insisté en m’expliquant qu’eux aussi démarraient, qu’on allait faire ce film et donc apprendre ensemble. Et ils m’ont parlé avec un tel naturel et une telle simplicité que j’ai finalement accepté. On s’est vraiment bien marré sur le tournage. Puis ils m’ont rappelé pour le long et tout s’est enchaîné ...
Quel souvenir gardez-vous de votre collaboration sur Nos Jours Heureux ?
Je garde le souvenir de la première colo de toute ma vie. Car je n’en avais jamais fait plus jeune ! (rires) Et puis j’aime leur manière de travailler : ils dirigent avec beaucoup de finesse puisqu’on se sent en permanence très libre. En fait, ils vous poussent sans que vous ne vous en rendiez compte.
Vous avez été surpris qu’ils vous rappellent pour jouer un médecin dans Tellement Proches ?
En fait quand ils m’avaient rappelé pour faire Nos Jours Heureux, j’ai compris que ces mecs-là étaient très fidèles. Une vraie relation d’amitié s’est installée entre nous au fur et à mesure et elle ne cesse depuis de grandir.
Quand vous ont-ils parlé pour la première fois d’Intouchables ?
Très peu de temps après la fin du tournage de Tellement Proches. Ils m’ont parlé du documentaire sur Philippe Pozzo di Borgo et Abdel en m’expliquant qu’ils avaient envie d’en faire un film. Or, quelle que soit l’idée qu’ils me proposent, j’ai très envie de les suivre. C’était déjà vrai après Nos Jours Heureux, encore plus après Tellement Proches ...
Qu’avez-vous ressenti en découvrant ce documentaire ?
J’ai tout de suite vu que ça pourrait faire un film intéressant, en particulier avec le style, la finesse, la justesse, l’humour sur le fil et la profondeur d’Eric et Olivier. Le mariage pouvait être vraiment parfait s’ils trouvaient le bon équilibre entre émotion et humour.
Leur scénario vous a tout de suite conquis ?
Oui. Sa lecture a totalement confirmé cette première impression. Je suis vraiment client de leur écriture, bourrée d’humour, d’humanité et de vérité. Et avec ce sujet-là, leur style prend encore une dimension supplémentaire.
Comment avez-vous travaillé le rôle de Driss ?
J’ai d’abord beaucoup discuté en amont avec les réalisateurs. Et puis il y a eu ce qu’ils ont baptisé le séminaire d’intégration : un voyage à Essaouira avec François Cluzet pour rencontrer Philippe Pozzo di Borgo. C’est là que le groupe s’est formé, soudé, que la rencontre s’est opérée. Ça a été le vrai démarrage du film. C’était vraiment un moment incroyable. Le contact s’est d’ailleurs fait rapidement et un rapport simple s’est installé entre nous. On a donc découvert Philippe Pozzo, un homme hyper intelligent, plein de vie et d’humour avec un regard extrêmement puissant. J’ai été tout particulièrement frappé par l’amour avec lequel il parlait d’Abdel, dont Driss est inspiré. Sa seule manière de prononcer son nom était en elle-même hyper touchante. On sent d’emblée la relation très forte qui unit les deux. Et on est tous repartis de cette rencontre avec une responsabilité et une pression, nourries par le respect qu’impose cet homme. Faire le plus beau film possible était le seul moyen de respecter son histoire.
Comment avez-vous construit la relation avec François Cluzet ?
On ne se connaissait pas vraiment avant ce projet, on s’était juste croisés. Et quand j’ai appris que c’était lui qui allait jouer Philippe, j’étais à la fois très heureux et impressionné. J’appréhendais un peu sans pour autant me prendre la tête et j’ai tout de suite senti chez lui une envie de jouer avec moi aussi grande que celle que j’avais de jouer avec lui. Entre nous, tout s’est alors fait très naturellement, sous le regard évidemment bienveillant d’Eric et Olivier. Mes appréhensions ont vite volé en éclat. François est très ouvert, très généreux. Une fois qu’il a ouvert la porte, il ne la referme plus. Il aurait pu me mettre la pression en m’expliquant qu’il allait falloir assurer. Or il a fait exactement le contraire. Il m’a tout de suite dit : "ce film, on le fait ensemble. C’est ce qui va se passer entre nous qui est important ". Je me suis senti porté par son regard et ses encouragements. On s’est nourri, on s’est porté l’un l’autre.
Avez-vous eu plus d’appréhension que sur vos deux précédentes collaborations avec Eric et Olivier ?
Avoir déjà travaillé avec eux me rend plus à l’aise, tout comme l’idée de faire un duo puisque je travaille toute l’année en duo ! Pour autant, Intouchables était particulier à mes yeux. Eric et Olivier misent un peu plus sur moi à chaque fois, donc la pression va forcément en augmentant. J’ai à cœur d’être digne de leur confiance.
Y a-t-il eu une large part laissée dans les dialogues à votre verbe et à votre phrasé ?
Oui et c’est pour ça aussi que j’aime autant travailler avec eux deux. Avant le tournage, on a bien mis les choses en place en multipliant les lectures. Et puis, sur le plateau, ils m’ont toujours laissé la liberté d’essayer des choses. Ils nous y incitent même et gèrent le résultat au montage. On ne se sent jamais cloisonné. Même pendant les prises, ils peuvent se mettre à parler car ils ont tout d’un coup une idée nouvelle qui leur traverse la tête. En fait, on continue à chercher sur le tournage pour trouver l’humanité et la vérité indispensables au propos et éviter le pathos comme les vannes lourdes.
Comment se répartit le travail entre Eric et Olivier ?
Il n’y a pas vraiment de méthode. Ils parlent tous les deux aux comédiens et à la technique. Je ne saurais pas vous dire qui fait quoi. Mais ils font et ils sont très complémentaires. On sent que leur complicité ne date pas d’hier.
Les premières scènes du film montrent Driss dans son univers, celui de la banlieue, dont le cinéma a souvent du mal à rendre l’atmosphère sans la caricaturer. Comment jugez-vous leur regard à eux ?
Ces scènes sont importantes pour savoir d’où vient Driss. Et je pense qu’elles le sont encore plus pour moi car je viens de là-bas. Donc je me sens responsable : si j’en parle, il faut que j’en parle bien. Et Eric et Olivier le savent. En me proposant ce film-là, ils avaient forcément d’ailleurs cette idée-là en tête. Je leur faisais confiance, je trouve que dans le cinéma français, on n’a jamais parlé de la banlieue avec autant de poésie et de finesse. Ils n’appuient sur rien, ils racontent. C’est à la fois hyper neutre et hyper fort. Eric et Olivier n’imposent jamais leur point de vue, ils traduisent en images ce qu’ils ont pu observer. Et je sais que je suis très fier d’avoir fait Intouchables aussi pour ça.
Y a-t-il des scènes que vous redoutiez de tourner ?
Avant le tournage, j’appréhendais la scène de la confession de Driss, où il commence à se livrer à Philippe. Car c’était un exercice nouveau pour moi. Je redoutais aussi la scène de la vanne "pas de bras, pas de chocolat ". Je me demandais comment on allait faire sur le plateau. Je me suis beaucoup pris la tête en amont. Mais une fois lancé dans le tournage, tout s’est très bien passé. A un moment donné, on ne se pose plus de question. On se laisse juste porter par l’énergie. On se sent libre. On a tout de suite senti qu’on était en train de vivre quelque chose de fort. Et on a pris énormément de plaisir à se retrouver tous les jours. Cela a donné naissance une légèreté qui a évacué toutes les questions que j’ai pu me poser en amont.
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abus de cine - Olivier Bachelard |
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En permanence sur le fil du rasoir
C'était un pari risqué. Oser faire une comédie sur le sujet du handicap physique. Il fallait pour cela une base réelle, pour permettre aux scénaristes de saisir le sujet dans toute sa complexité, et d'en faire une comédie, rythmée, qui n'épargne rien à aucun de ses protagonistes. Abordant le handicap sans concession, "Intouchables ", permet aux auteurs de "Nos jours heureux " et de "Tellement proches ", Eric Toledano et Olivier Nakache, de sortir du cliché sur la dépendance, leur personnage principal refusant quasiment toute forme de pitié. En permanence sur le fil du rasoir, les dialogues les plus osés, placés dans la bouche de Omar Sy, aide à domicile qui traite son patient comme n'importe quel homme, arrivent à faire rire ou sourire, parfois avec les pires remarques ou plaisanteries.
Qui ne connaît pas la fameuse blague "Pas de bras, pas de chocolat " ? Elle marque justement la limite de ce que peut supporter le personnage interprété par François Cluzet, pas vraiment amusé par cette réplique, conscient de sa condition, mais pas prêt à accepter toutes les humiliations. Sa manière d'endurer son traitement, avec dignité, force l'admiration. Mais ce qui étonne le plus, c'est sa volonté de sortir d'un train-train contraignant grâce au contact avec une personne qui l'oblige à se surpasser. Dès les premières scènes, avec l'audition des différents candidats pour le poste d'aide à domicile, on lit dans ses yeux le désir d'avoir en face de lui une personne qui ose le sortir d'habitudes dictées par une médecine trop prudente. Et quoi de mieux comme personnage totalement opposé, qu'un jeune de banlieue qui a du mal à trouver un travail et dont le passé n'est pas des plus clairs.
En étant peu formaté, ni par les règles de convenances, ni même par les tâches qu'il est sensé accomplir (voir les scènes de découverte des bas de contentions, des gants pour "vider le cul " ou des expériences avec le thé brûlant versé sur les jambes, histoire de vérifier si son patient réagit...), le personnage joué par Omar Sy s'avère un parfait pendant agité du personnage de Cluzet. Dressant l'histoire d'une amitié qui ne dit pas son nom, d'un respect mutuel naissant, le scénario de "Intouchables " montre qu'il vaut mieux parfois bousculer pour redonner goût à la vie. Du coup, il n'hésite pas à sortir par moment des sentiers de la comédie, pour mieux émouvoir. (...)
Réussissant quelques scènes de comédie mémorables, de la première fois de Driss à l'opéra, mort de rire devant un ridicule "arbre qui chante ", à la série de différentes coupes de moustaches, les auteurs n'en oublient pas pour autant de dresser le contexte social dans lequel baigne Driss. Et pour cela, ils n'ont pas forcément besoin de forcer le trait. Il leur suffit par exemple de le mettre face aux morceaux classiques que Philippe aime écouter, perplexe, et ne connaissant que peu de choses, puis s'exclamant d'un seul coup : "Ah ça je connais " ! Forcément, car c'est la musique de fond de "Bonjour, vous êtes bien aux ASSEDIC... le temps d'attente est de 20 ans ".
Comme quoi il existe bel et bien de vraies comédies françaises, qui font rire aux éclats... et qui ont aussi quelque chose à dire.
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Source : Abus de Cine |
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excessif - Olivier CORRIEZ |
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Une très grande réussite
"Si vous faites ce film, il faut que ce soit drôle. Car cette histoire doit passer par le prisme de l'humour". Cette phrase est la recommandation de Philippe Pozzo di Borgo à Olivier Nakache et Eric Toledano, les réalisateurs de Intouchables. Le film est inspiré de l'histoire vécue par cet homme devenu tétraplégique à la suite d'un accident de parapente. L'histoire d'une rencontre improbable entre un homme riche mais handicapé et un autre homme venu d'une banlieue difficile. Premier constat, les deux cinéastes ont suivi le conseil à la lettre. Intouchables est un film drôle, émaillé de surprises hilarantes. Mais ce n'est pas seulement cela. Le film n'est pas une comédie de plus dans l'univers du genre en France, il est autre chose, il passe dans une dimension supérieure.
Ce qui frappe dans Intouchables, c'est l'équilibre parfait trouvé par Olivier Nakache et Eric Toledano entre humour et émotion. Avec cette histoire forte, le duo de réalisateurs pouvait facilement se laisser déborder mais il maîtrise entièrement le sujet et nous parle droit au cœur en nous offrant un de ces films rares, d'une sensibilité juste et pas calculée. Rien n'est surfait dans Intouchables, tout découle naturellement, sans artifices. C'est subtil et d'une grande finesse d'esprit. Et derrière les mots et les images, nous assistons à une belle leçon d'humanité et de tolérance.
Intouchables est non seulement l'histoire de la rencontre entre deux hommes mais aussi la rencontre entre deux acteurs : François Cluzet et Omar Sy. Ces deux là semblent complémentaires comme les deux personnages qu'ils incarnent, comme s'ils ne formaient qu'un. Une pareille alchimie entre deux comédiens que tout oppose est, là encore, quelque chose de rare. Et on peut s'avancer à dire que sans les présences de François Cluzet et Omar Sy, le film n'aurait certainement pas été le même.
Vous l'aurez compris, Intouchables, de part, entre autres arguments, son histoire, sa sincérité, ses interprètes est une grande, une très grande réussite. Ses qualités sont telles qu'on ne voit pas comment il n'emporterait pas l'adhésion du public.
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Source : Excessif |
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Sartana Cinematador |
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Il est de ces films "écrins", destinés à offrir à un acteur jusque là auto-limité ou limité par les rôles qu'on lui proposait, de jouer un personnage qui va transcender ses performances habituelles, ou lui permettre d'exploiter la quintessence de ce qu'il sait faire de mieux.
Intouchables, s'il confirme l'immense talent de François Cluzet (incroyable jeu de regard), permet donc à Omar Sy, dont le milieu cinématographique pressentait le potentiel sans l'exploiter, de trouver son meilleur rôle à ce jour. Un personnage sympathique et vanneur, débordant d'énergie, à la tchatche inimitable, qui devient peu à peu responsable grâce à un travail régulier et la confiance que lui accorde un homme handicapé.
Ce sujet du handicap, tire-larme sur le papier, est traité de façon admirable par les réalisateurs Eric Toledano et Olivier Nakache, déjà auteurs-réalisateurs de Nos jours heureux et Tellement proches, deux films à l'humour et aux dialogues ravageurs. Déjà dans leur premier court-métrage (qui donnera le film Nos jours heureux), le duo exploitait admirablement le "personnage" Omar Sy. Il n'est donc pas étonnant de le retrouver au générique de ce film.
Hormis une scène "passage obligé" (...) le film reste à la hauteur de son sujet, sans jamais caricaturer et se révèle un film réaliste (et inspiré d'une histoire vraie). La salle est hilare d'entendre le langage qu'elle connait, celui de la rue, celui de tous les jours, avec les vannes en bonus.
Le succès public qui accompagne le film (avant même sa sortie) va avoir deux effets principaux : propulser Omar Sy au rang des "bankables" qui voient les propositions de rôles affluer, et confirmer ses réalisateurs dans leur place d'auteurs à suivre du cinéma français, intouchables et talentueux.
À noter que les frères Weinstein, producteurs américains de renom ont acheté les droits du film en vue d'un remake pour lequel nous n'avons encore aucune autre information.
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Source : Sartana Cinematador |
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cineheroes - Lukishaw |
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Intouchables, c’est un peu le cadeau surprise. (...) Le sujet peut en faire fuir plus d’un : un tétraplégique aristocrate décide de se faire aider quotidiennement par un jeune de banlieue, qui n’a pas la langue dans sa poche. Sujet sensible, inspiré d’une histoire vraie, on aurait très facilement pu tomber dans le mélo-pathos qui cherche à tirer une larme au spectateur à chaque grincement de violons.
Mais non. Absolument pas. Et c’est là qu’entre en jeu le cadeau surprise. Parce qu’Intouchables est un film véritablement drôle, en dépit de son sujet. Magnifiquement bien écrits et interprétés, les dialogues fusent, percutent, rebondissent et permettent au spectateur de passer un moment fort agréable. Omar confirme ses talents de comédien tandis que Cluzet crève magistralement l’écran : un regard, un sourire, un tremblement de lèvre et on attrape toute l’émotion du non-dit.
Mais Intouchables n’est pas qu’un film comique. C’est aussi un film touchant, bouleversant et particulièrement juste. Un temps, on se sent mal à l’aise de rigoler d’un tel sujet. Mais l’honnêteté et la justesse que confèrent Toledano et Nakache à la façon dont ils traitent leur sujet suffit à faire oublier tout malaise. C’est une histoire formidable qu’ils nous livrent là, avec ses côtés fictionnels mais surtout avec ses côtés profondément humains, plus ou moins inhérents au fait que ce soit une véritable histoire. Intouchables est donc une expérience profondément humaine, sur fond comique et touchant, portée par un titre parfait.
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Source : Cineheroes |
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