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Tu as entre 17 et 23 ans ?
Tu as entre 17 et 23 ans*, alors participe au concours et tu auras une chance de partir pour le Festival International du Film de Cannes en mai 2012 pendant 5 jours.
Pour cela, viens voir "Les Géants" de Bouli Lanners au Ciné-Club Educatif et Culturel à Imagix Mons le jeudi 01 décembre 2011.
Séances à :
- 14h30 (sans présentation et feuillet sur les films à chaque séance)
- 17h (avec présentation et feuillet sur les films à chaque séance)
- 20h (avec présentation et feuillet sur les films à chaque séance)
- 22h30 (sans présentation et feuillet sur les films à chaque séance)
Autres prix à gagner :
- Les 10 premiers lauréats recevront des DVD et des livres offerts par WBI, le Centre du Cinéma et de l'Audiovisuel de la Fédération Wallonie-Bruxelles et La Libre Belgique.
*Attention tu dois avoir entre 17 et 23 ans ET avoir au moins 18 ans en mai 2012.
concours organisé par Cinergie.be |
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La projection aura lieu à IMAGIX - Mons - Plan d'accès |
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Le Jeudi 01 décembre 2011 |
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Le film est projeté en version originale française |
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Le film est projeté sans entracte ni publicité |
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Les séances : |
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- 17h00 et 20h00
avec présentation et feuillet sur les films à
chaque séance
- 14h30 et 22h30
sans présentation et feuillet sur les films à
chaque séance
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Bouli Lanners conserve sa griffe artistique toute personnelle pour décrire à merveille l'adolescence avec ses moments d'ennui, son désir de franchir les limites et son goût pour les aventures farfelues. Pas de grands discours mais beaucoup d'humour et de génie visuel pour ce très beau film, au coeur de la nature ardennaise magnifiée. (Art et Essai Tournai)
C’est l’été, Zak et Seth se retrouvent seuls et sans argent dans leur maison de campagne. Les deux frères s’attendent encore une fois à passer des vacances de merde. Mais cette année là, ils rencontrent Danny, un autre ado du coin. Ensemble, à un âge où tout est possible, ils vont commencer la grande et périlleuse aventure de leur vie ...
Pour parler de ce moment incroyable où l'on sort de l'enfance, où l'on bascule dans le monde des géants, l'errance de trois enfants sauvages traduit subtilement les violences, les précarités et les manques de la vie. B. Lanners relève joliment ces défis en filmant avec une infinie tendresse trois gamins un peu largués qui vont se la jouer mi-Far West, mi-jungle dans la nature wallonne ... ( Le Soir ***)
Ce film a remporté deux récompenses à la Quinzaine des Réalisateurs du Festival de Cannes 2011 : Le Prix SACD (Société des auteurs et compositeurs dramatiques, ainsi que l'Art Cinéma Award de la Confédération Internationale des Cinémas d'Art et d'Essai ( CICAE).
Ainsi que 3 autres prix et 8 nominations dans divers Festivals. |
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Bouli Lanners né le 25 mai 1965 à Moresnet-Chapelle (Belgique). De son vrai nom Philippe Lanners, aussi connu sous le nom Bouli Lanners. Acteur, Réalisateur, Scénariste, Acteur voix.
Féru de peinture et de cinéma, le jeune Bouli Lanners suit des études à l'Académie des Beaux-Arts de Liège, puis expose ses œuvres picturales dans de nombreuses galeries. Dans le même temps, il travaille à la télévision comme décorateur et accessoiriste. Mais le jeune artiste n'en reste pas là et on le retrouve à la fin des années 1980, devant les caméras de Canal+ Belgique, à l'occasion de l'émission comique proposée par la troupe d'humoristes des Snuls.
Fort de cette nouvelle notoriété, Bouli Lanners devient alors une figure récurrente d'un certain cinéma belge et français, burlesque, décalé, et humaniste (dont Benoît Poelvoorde fut la figure de proue), sans toutefois accéder à des premiers rôles. Il devient ainsi l'entraîneur dans Les Convoyeurs attendent de Benoît Mariage - qu'il retrouve en 2004 dans L'Autre, puis en 2007 pour Cowboy -, le crooner finlandais de l'inclassable Aaltra ou le caporal Chardolot d'Un long dimanche de fiançailles.
Parallèlement à sa carrière active de comédien, Bouli Lanners s'essaye à la réalisation avec plusieurs courts métrages dont Muno (2001), satire sociale présentée dans de nombreux festivals. En 2005 l'artiste passe au long avec Ultranova, comédie douce-amère empreinte de poésie et de tendresse sur le quotidien grisâtre de jeunes paumés en Belgique. Cette première expérience s'avère concluante et, après une incursion dans l'univers déjanté d' Albert Dupontel ( Enfermés dehors) puis le cinéma stylisé de Samuel Benchetrit ( J'ai toujours rêvé d'être un gangster), l'artiste touche-à-tout revêt à nouveau la casquette de réalisateur avec la comédie dramatique Eldorado. Dans ce road-movie décalé, il incarne un receleur de voitures qui se prend d'affection pour un jeune cambrioleur amateur. L'occasion d'une promenade onirique dans le plat pays qui est le sien. Son Eldorado figure au programme de la Quinzaine des réalisateurs en 2008.
En 2011, Bouli Lanners s'attelle à un nouveau long métrage, Les Géants, une comédie dramatique mettant en scène les pérégrinations de trois adolescents délaissés par leurs familles, en pleine crise de rébellion.
Source : Tout le cine
Toute la filmographie de Bouli Lanners sur IMDB en tant que :
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tout le cine |
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Troisième réalisation
Bouli Lanners réalise avec Les Géants son troisième long métrage après Ultranova en 2005 et Eldorado en 2008.
Tournage
Le tournage a eu lieu du 9 août 2010 au 2 octobre 2010, en Belgique et au Luxembourg.
Le monde des ados
Le cinéaste explique son intérêt de mettre en scène des adolescents: "ce qui m’intéresse c’est le début, la coupure du cordon ombilical. Le moment où ils larguent les amarres, quand ils font un truc qu’on a tous envie de faire. Et à 14 ans, tout est possible. J’aime l’adolescence, c’est l’âge que je voudrais toujours avoir. J’aimerais bien vivre leur aventure."
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Source : Tout le cine |
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"J’aime que ce soit beau, mais pas esthétisant.
C’est un combat perpétuel sur le plateau ; ne pas tomber dans la complaisance.
Mais mon côté peintre aime que ce soit harmonieux". (Bouli Lanners)
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france 2 |
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Bouli Lanners et ses "Géants" triomphent à la Quinzaine des Réalisateurs
Le cinéaste belge Bouli Lanners est le grand vainqueur de cette Quinzaine des Réalisateurs. Son film Les Géants a remporté deux prix lors de la soirée de clôture de cette section parallèle du Festival de Cannes. D’abord, le Prix SACD (Société des auteurs et compositeurs dramatiques) qui récompense un film francophone parmi les films sélectionnés par la Quinzaine. Ensuite, le Art Cinéma Award de la Confédération Internationale des Cinémas d’Art et d’Essai (CICAE), qui a pour but d’aider les films à trouver leur public dans le réseau des salles d’art et d’essai internationales en apportant une aide à la diffusion.
Pendant l’été, Zak et Seth rencontrent Dany, un autre ado du coin. "Ils évoluent dans les bois comme dans les contes et ils s’allient pour tuer le loup comme le font les trois petits cochons. (…) Donner au film la forme d’un conte me permettait d’aborder d’une manière détournée des thématiques comme l’absence parentale ou le manque d’affection et de raconter différemment l’histoire d’une amitié plus forte que tout."
Peintre, autodidacte, Bouli Lanners est passé par tous les métiers sur les plateaux de tournage. En 2005, il réalise son premier film. Ultranova est primé au Festival de Berlin. Trois ans plus tard, il est à Cannes avec son deuxième long métrage : un road-movie drôle et émouvant. Eldorado récolte trois prix à la Quinzaine des Réalisateurs. Décidément, cette sélection cannoise lui réussit ...
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Source : France 2 |
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Cinergie - Anne Feuillère |
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Trois gamins dans l’adolescence, trois mousquetaires abandonnés à eux-mêmes en quête de divertissements, de rires et de chaleur. Mais le monde qui s’ouvre à eux, s’il est beau et vaste, est profond comme la forêt ... Les Géants sont des petits Poucet, poussins, ou trois petits cochons dont même la maison en brique se fera souffler ... Mais il y a toujours un chemin dans les forêts. Avec beaucoup de finesse, le troisième long métrage de Bouli Lanners construit, à petits pas, un conte initiatique, un beau film noir, mais lumineux, sur l’enfance et la liberté.
Deux gosses se morfondent à la campagne. Une mère au téléphone confirme qu’elle ne pourra pas venir les chercher de sitôt (un mariage, entend-on vaguement à travers le portable). Bientôt, ils n’ont plus d’argent. Au volant d’une bagnole qui pétarade un peu, sur une route déserte de campagne, ils font face, dans un joli duel de western, à l’un des leurs, qui pousse sa bécane. Il n’en faut pas plus pour sceller des amitiés. De deux, les voilà trois, comme les mousquetaires de l’histoire. Et Zach, Seth et Danny partent à l’aventure, ou à l’abordage, en quête de joints, de frics, de divertissements. On pique ici dans la cave du voisin, on chope de l’herbe ailleurs, on fout le boxon dans une maison de vacances déserte.
Et les gamins bien d’aujourd’hui, impertinents, joyeux, qui s’amusent à jouer aux hommes, à roter, se baffrer de pizzas ou parler branlette. On se croirait chez Tom Sawyer. Dans ces paysages horizontaux, filmés en Scope comme pour les ouvrir encore, couverts de forêt et semés de rivières, les gosses, avec leurs chemises à carreaux et leurs casquettes, semblent sortir de la campagne américaine de Mark Twain. C’est encore du côté de l’Amérique que le cinéaste emprunte quelques figures stylistiques, du western au film d’épouvante (Angel ne déparerait pas un film de Carpenter) en passant par le polar (Bœuf ou la gueule du mafieux).
En avançant, le ton du film, d’abord léger et plus ou moins joyeux, devient de plus en plus grinçant. À partir du moment où ils n’ont plus ni argent, ni voiture, ni toit sur le tête, soufflé par le grand méchant Bœuf, les trois garçons doivent tout inventer, et leurs moyens sont pauvres. Peu à peu, dans une vulnérabilité qui va grandissante, ces aventures les entraînent dans un autre monde, bien loin de l’enfance. On passe alors des balades de Tom à la fuite de Huckleberry Finn traqué sur son radeau. Et l’histoire s’épaissit d’épisodes qui viennent construire, sur les situations et les personnages, des archétypes. Le réalisme du film, justement parce qu’il s’est légèrement stylisé ou décalé, en vient à faire résonner d’autres paysages plus allégoriques vers lesquels il glisse peu à peu.
Finement tissée, la toile narrative de Géants dérive doucement, comme la barque sur la rivière, vers un autre univers, plus sombre, plus trouble, parfois au bord du rêve diurne. Au fil de multiples sédimentations de références, de symboles et d’éléments narratifs, le film évolue lentement du road movie potache et réaliste vers le conte initiatique légèrement onirique (magnifique séquence des enfants dans la forêt, guidés par une lumière lointaine), en passant par quelques notes grinçantes et de plus en plus noires.
Il n’y a rien dans Les Géants de cet expressionnisme allemand qui faisait la beauté scintillante de La Nuit du Chasseur. Mais si, justement, le chef-d’œuvre de Charles Laughton vient résonner de manière incessante, c’est que Les Géants est aussi un film noir, qui accule ses personnages à des actes désespérés et imposés par la violence de leurs milieux et de leurs trajectoires; que le motif de la rivière, ici comme là, fait voyager les enfants d’un monde à l’autre, et que tous les personnages s’épaississent au fil du récit, pour devenir des archétypes, incarnations de principes vivants - qu’il s’agisse d’Angel, si mal nommé, bras droit du Diable, de Bœuf, image distante du mal ou de la bonne fée Marthe Keller/Lilian Gish. Mais le bien ne triomphe pas ici du mal par son entremise. La question n’est plus qu’il triomphe.
Dans Les Géants, les figures blanches et noires ne s’affrontent pas vraiment. Elles vivent, chacune de leurs côtés, voisinent et s’ignorent. Ce sont les enfants qui vont et viennent entre elles. Et l’innocence, à s’y frotter, vacille d’être trop légère, avant de tomber à l’eau, comme la cabane, dernier refuge qui s’écroulera dans un marais puant. S’ils sont bien victimes, à mains égards, du monde des adultes et de sa violence, Zach, Seth et Danny ne sont pas pour autant ni tout à fait inconscients ni tout à fait innocents. L’enjeu des Géants est ailleurs. Dans le mouvement, le trajet des garçons, qu’ils sortent de la forêt profonde, qu’ils sortent de l’enfance.
Et cela passe par le choix, qui implique justement la responsabilité, la conscience, la liberté. A ce prix.
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Source : Cinergie |
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LES GEANTS - Interview Bouli Lanners |
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Source : Canal Plus |
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LES GEANTS - Interview Bouli Lanners |
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Source : Canal Plus |
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Entretien avec Bouli Lanners |
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Comment est né le projet des Géants ?
J’avais envie de raconter l’histoire de deux frères qui s’assument seuls, en marge de la société et en dehors de la ville. L’idée que ce soit de très jeunes adolescents s’est de suite imposée car je voulais évoquer cette période de la vie où, guidé par un désir de liberté et de changement, tout paraît possible, même si la confrontation avec le monde des adultes y est souvent dure.
Il était important de situer le film en pleine nature ?
La nature permet aux personnages une ligne de fuite qui n’aurait pas été possible dans un contexte urbain. La relation des deux frères, Seth et Zak, avec leur ami Dany se construit en dehors de tout rapport social. Ils évoluent dans les bois comme dans les contes et ils s’allient pour tuer le loup comme le font les trois petits cochons...
Les Géants s’apparente à un conte moderne.
Dans un conte populaire, les enfants sont souvent perdus au fond des bois et la plupart du temps ça se passe quand les parents ne sont pas là, comme dans Les Géants. Donner au film la forme d’un conte me permettait d’aborder d’une manière détournée des thématiques comme l’absence parentale ou le manque d’affection et de raconter différemment l’histoire d’une amitié plus forte que tout.
La rivière tient une place importante dans le film.
La rivière fascine. Elle nous mène vers l’aventure. Elle berce, elle materne. Elle permet aux héros de fuir un monde d’adultes pas très reluisant. J’ai vu toutes les rivières et les lacs du Nord de la France, du Luxembourg, d’Allemagne, et j’ai fini par découvrir celle du film. C’était évident : c’est là qu’il fallait tourner ! Il y a quelque chose de réconfortant dans le fait de se laisser porter par le courant. C’est d’ailleurs comme ça que se termine le film : ils se laissent aller au gré de l’eau dans une petite coquille en se disant « on va vers quelque chose de meilleur ». On ne se dit pas « on va gravir des montagnes » : non, ici on se laisse simplement aller.
Une fin ouverte ?
Oui. Ils partent et j’ai confiance en ce voyage. Je partirais bien avec eux. Souvent, j’ai éprouvé cette envie de me laisser porter par la rivière et de partir loin. Dans le contexte du film, partir c’est aller vers un mieux. Mais chacun y verra ce qu’il veut.
Ressentez-vous une certaine nostalgie de l’adolescence ?
L’adolescence, c’est l’âge de tous les possibles, de toutes les certitudes. Des certitudes fragiles, mais des certitudes quand même ! C’est l’âge que je regrette, c’est l’âge des révolutions. Les révolutions sont toutes adolescentes. On ne change qu’à cette période-là. Elle nourrit l’homme en devenir, c’est là que les choses s’inscrivent. C’est un âge formidable, très décrié aujourd’hui. Mais peut-être l’a-t-il toujours été.
Vos propres souvenirs d’adolescent imprègnent-ils le film ?
Je me souviens que je me réfugiais dans la nature. Je passais la journée dans les bois, je dormais dans les champs.
Quel est le rôle de l’humour dans Les Géants ?
Il insuffle un peu de légèreté, des respirations... L’humour est nécessaire, j’en ai besoin dès l’écriture. C’est un exutoire. C’est toujours plus facile de parler de choses émouvantes ou graves par le biais de l’humour.
Comment s’est déroulé le casting ?
Martin et Zacharie se sont imposés tout de suite pour les rôles des deux frères. Il restait à trouver l’interprète de Dany. Nous étions à trois semaines du tournage, en répétition au Luxembourg. J’étais un peu désespéré mais Aurélie Guichard, notre directrice de casting, a enfin trouvé Paul ! Les trois enfants se sont rencontrés et comme les molécules qui s’attirent, ça a été évident, avant même de répéter. Ils se sont vus et ça a immédiatement collé !
Parlez-nous de la musique du film
En écrivant le scénario, j’avais fait une compilation de différents morceaux dont celui d’un groupe folk sur lequel j’ai totalement flashé. Avec mon producteur Jacques-henri Bronckart, nous avons rencontré Bram Vanparys de The Bony King Of Nowhere. Il a lu le scénario, il est venu sur le plateau avec ses instruments, pour s’imprégner de l’ambiance du film, s’inspirer des décors et il a enregistré dans la nature. L’idée était de faire des maquettes et de rentrer en studio après... Mais les maquettes étaient magnifiques et on n’a pas fait de studio.
Pourquoi " Les Géants" ?
Zak, Seth et Dany choisissent l’amitié et font un sacrifice. Ils grandissent vraiment. Ils sont dans une situation précaire et décident quand même de ne pas mettre quelqu’un d’autre en danger. Ils prennent des responsabilités que nombre d’adultes ne prendraient pas. C’est là qu’ils deviennent véritablement des géants !
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Source : Comme au cinema |
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dhnet - P. L. |
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Un Stand by me wallon ****
Les géants . Deux trophées cannois pour le film de Bouli Lanners
(...) Après le fabuleux Eldorado , porté en triomphe à Cannes, Bouli Lanners revient en force sur les écrans. De nouveau après avoir décroché les deux principaux prix de la prestigieuse Quinzaine des réalisateurs. Mais c’est sans doute le seul point commun entre les deux longs métrages. Les géants se veut plus personnel, presque intime, qu’Eldorado . Ce wood movie ardennais trahit avant tout la fascination qu’exercent les bois et forêts sur Bouli Lanners. Mais aussi sa vision de l’adolescence, faite d’esprit de découverte, de grands pas dans l’inconnu, de coupures avec ces adultes si peu fiables. C’est joli, sensible, intelligent, filmé près des visages pour bien en saisir les moindres expressions. Du grand art, assurément. (...)
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Source : Dhnet |
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univers cine - Guillaume Richard |
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Lauréat de deux prix cette année à La Quinzaine des Réalisateurs, "Les géants", le troisième long métrage de Bouli Lanners, s’affirme comme l’œuvre de référence du cinéaste belge. Un beau film à découvrir (...) sur nos écrans.
Ce nouveau film est probablement le meilleur des trois. Il raconte l'histoire de deux frères, abandonnés par leur mère, qui se retrouvent dans l’obligation de survivre seul. Ils se lient d’amitié avec un autre ado livré à lui-même. Ensemble, ils vont chercher à s’en sortir mais atteindre leur rêve s’annonce plus difficile que prévu ...
"Les géants" étonne par sa force tranquille et par sa poésie minimaliste qui exprime une forme de nostalgie de l’adolescence. On le sait, Bouli Lanners est très attaché à cet âge de la vie. Son film exprime clairement un sentiment personnel, quelque chose de très fort qu’il a vécu et qui stimule sa création artistique. Le plus beau, dans "Les géants", sont ces moments poétiques où transparait la sensibilité de Lanners, où les images parlent d’abord d’un vécu enfoui qui s'exprime timidement.
Bouli Lanners filme une nouvelle fois le passage d'un âge à un autre. Ces trois gamins vont quitter l'enfance pour devenir des jeunes adultes. Une petite cabane sur l’eau, des champs noyés dans les rayons du soleil ou des monts boiseux à perte de vue sont autant de traces du souvenir perdu de l’adolescence, si chère au cinéaste, et qui apparaît ici comme un trésor sacré auquel on pardonne tout.
Bouli Lanners signe donc un troisième film réussi, aussi drôle que sensible. Il offre au spectateur des images qui résonnent avec leur propre histoire. Ainsi, le film éveille le souvenir étrange des plus beaux moments de l'adolescence tout autant que la perte de celle-ci. Qu’un film réussisse à faire cela, sans en faire trop, est déjà une raison suffisante pour l’aimer.
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Source : Univers Cine |
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Wallimage |
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La presse s’incline devant Les Géants
Les Géants, troisième long métrage de Bouli Lanners, est sorti ce mercredi en Belgique ... et nul ne l’ignore plus ! Pour une fois, l’accueil médiatique est à la hauteur de l’évènement. Le film suscite un enthousiasme énorme en Belgique : presque tous les critiques ont tiré de leur écrin les adjectifs les plus chaleureux pour fêter cette aventure hors norme, tendre et drôle, filmée dans des décors beaux à pleurer. Rarement une revue de presse aura été aussi agréable à réaliser. Et finalement aussi difficile à mettre en forme… tant nous avions l’embarras du choix.
Dans Moustique , Jérome Colin pointe d’ailleurs avec beaucoup de pertinence l’importance de l’enjeu: " On parle beaucoup des Géants de Bouli Lanners. Et c’est tant mieux, car c’est un très beau film. Mais aussi parce qu’à l’instar des Barons de Nabil ben Yadir il y a deux ans, notre cinéma belge a besoin d’un vrai succès populaire. Car si tout le monde s’accorde à dire que le cinéma belge a d’immenses qualités, il faut avouer que le public continue de le bouder, préférant les blockbusters américains et les comédies qui tachent à la française. C’est une erreur. Car ce 7e art dont nous sommes si fiers ne pourra survivre que s’il rencontre bien plus massivement le public."
L’accueil réservé aux Géants de Bouli Lanners dans les différents médias francophones est en tout cas on ne peut plus excitant. Il s’agira peut-être d’un phénomène marginal, d’une réaction sans lendemain, mais n’empêche… Impossible de ne pas y goûter avec délectation. Alors, plongeons dans les pages et sur les sites des journaux et magazines et réjouissons-nous pour Bouli, ses ados, son équipe ... En espérant que le public suivra ...
"L’adolescence, ce n’est pas toujours une partie de plaisir. Encore moins quand on vit dans le fin fond des Ardennes et que nos parents n’en ont que le nom." 7 sur 7 débute son article consacré aux Géants de Bouli avec un pitch simple, direct, efficace et juste. Le film, tout entier, tire son sens et son énergie de cette observation.
Même enthousiasme dans Le Soir où Fabienne Bradfer amorce la théorie du conte qui est au centre de nombreux articles cette semaine : "Après Ultranova et Eldorado, Bouli creuse de mieux en mieux son sillon de cinéaste et réussit un pas de géant dans l’approche de sa mise en scène. Dans son conte, il y a la forêt, des cabanes abandonnées, une rivière. On croise une brute épaisse, un fou, un substitut de mère. On se perd, on se cherche et on rêve à tous les possibles. Ce qui s’y passe est infiniment petit et infiniment grand. Comme la vie."
Sur ce même sujet, 7 sur 7 précise que "Le conte de Bouli n’a rien d’un conte de fées. La réalité est dure comme une bise de novembre. Mais comme poussés par l’énergie du désespoir, les trois jeunes vont parfois trouver un moyen de sourire, voire même de s’esclaffer franchement, face à leurs problèmes. On pense ainsi à ce fou rire grandissant à l’écran et s’emparant des spectateurs quand ils se réveillent les cheveux teints en blond platine après avoir passé une soirée animée dans une belle villa sans autorisation. Le rire, l’absurde et leur impertinence sont la carapace qui les protège de ce que la vie leur sert de pire."
De l’avis général, Les Géants est donc bien un conte. Bouli n’en fait d’ailleurs pas mystère et s’en explique à Patrick Laurent dans La DH : “Ce n’est pas un film social, mais un conte, dans un univers magnifié, loin de la réalité. On ne voit pas de voiture : toute la logistique de la vie y est absente. Comme dans un conte : il y a trois enfants, perdus, dont on ne sait rien, si ce n’est que leurs parents ne sont pas là. C’est les trois petits cochons. Angel, c’est le loup. Bœuf, l’usurier. Sa femme, c’est la sorcière. Marthe Keller, c’est la fée. Et les déménageurs sont un peu comme les chasseurs dans Pierre et le loup. Ce sont les archétypes du conte. Sur une thématique qui aurait pu amener un film social. À savoir l’absence ou la démission parentale. Mais je voulais rester au niveau des adolescents.”
De l’émotion, un peu de frissons et beaucoup d’éclats de rire: la recette fonctionne. Portée, il est vrai, par une photographie sublime qui a emporté la mise à Namur et un travail absolument formidable sur le son (nous y reviendrons avec une interview de Bouli la semaine prochaine). Sans oublier les jeunes acteurs qui ont décroché un prix collectif au FIFF namurois : "les trois ados qui interprètent les rôles principaux portent littéralement le film et sont d’un naturel désarmant", pointe Jérome Colin dans Moustique.
Tout aussi dithyrambique est l’accueil de Jean-François Pluygers dans Le Vif qui offre aux Géants sa cote maximale, quatre étoiles donc. Nous ne résistons pas au plaisir de citer in extenso son paragraphe de conclusion. Il dit tout, il l’écrit bien. Ça donne envie. "S’il suggère encore par endroits un Stand By Me sous le ciel de Wallonie, le film porte avant tout la marque de son auteur. S’agissant d’une œuvre aquatique qui plus est, on ne s’étonnera pas du caractère flottant d’une narration osant des lignes de fuite, ce en quoi elle rejoint les opus antérieurs de Bouli Lanners, encore qu’insensiblement, le propos semble s’y resserrer. À la parenté thématique s’en ajoute une autre, esthétique, où les plans apparaissent comme autant de compositions picturales ayant le don de sublimer l’environnement naturel, alors que la musique, hantée, de The Bony King of Nowhere achève d’inscrire Les Géants dans un horizon incertain. On s’y glisse avec bonheur à la suite de son attachant trio de gamins, pour un voyage riche en péripéties et guère moins en questions en suspens, et dont la seule certitude voudra que demain ne soit pas comme avant -perspective enivrante, jusqu’au vertige."
Reste à cette aventure à se trouver un public. Quel public? Mais tous les publics sont susceptibles d’aimer Les Géants : depuis les quadras nostalgiques qui revivront leurs escapades d’ados (sur un ton moderne) jusqu’aux plus jeunes spectateurs qui ne se déplacent habituellement que pour voir des blockbusters.
Dans Moustique encore, Jérome Colin met d’ailleurs violemment le doigt ... là où ça fait du bien : " ... Les Géants a toutes les qualités d’un film d’auteur capable de séduire le grand public. C’est un film qui n’a rien à envier au cinéma américain ou aux grosses productions à la française. La photo est aussi belle (en fait, elle l’est bien plus), les personnages aussi travaillés, le rire et l’émotion aussi présents. Pour faire simple, Les Géants est un film dont on sort avec un merveilleux sentiment de bien-être. Un "feel good movie" comme ils disent là-bas."
Vous n’avez pas envie d’être heureux, vous ?
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Source : Wallimage |
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cinemovies - Emilie Bablée |
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Bouli Lanners nous revient au cinéma cette semaine après l'excellent Eldorado ! C’est pas mal parfois de se rendre en salle sans savoir ce que l’on va voir. C’est l’expérience faite aujourd’hui avec le film Les Géants dont je ne savais rien, sinon le nom du réalisateur ...
Pas forcément motivée donc et au final une très très belle surprise, un film vraiment séduisant de par sa simplicité et son évocation nostalgique de l’adolescence, au travers d‘un appel à la liberté.
L’histoire est plutôt simple alors que l’on suit deux frères Seth, 15 ans (Martin Nissen), et Zack, à peine 14 ans (Zacharie Chasseriaud), délaissés par leur mère, livrés à eux-mêmes dans la maison du grand-père décédé où ils passent les étés. Problème : Seth et Zack n’ont plus de ressources. Ils font la connaissance de Danny (Paul Bartel), un garçon de leur âge qui a éventuellement quelques solutions mais pas forcément des idées lumineuses…
Le fait de placer ces enfants dans le contexte de la campagne et non de la ville était pour le réalisateur Bouli Lanners un moyen de leur permettre une ligne de fuite. En milieu urbain, ils auraient été rapidement en perdition. Et tant mieux car cette nature devient le quatrième personnage du film, magnifiquement filmée. Dans un style différent de Terrence Malick avec The Tree of Life, Bouli Lanners parvient au même résultat, évoquer des sensations d’enfance.
Le fond étant assez rude, ces gamins étant vraiment livrés à eux-mêmes, Bouli Lanners a apporté la juste dose d’humour qui nous permet de dédramatiser les situations. Il est infiniment plaisant de voir ces enfants acculés, s’amuser finalement d’un rien.
Le film ne manque pas du charme du cinéma belge, si singulier. (...) L’humour arrive comme un élément salvateur car nous ne sommes vraiment pas dans la légèreté. Abandon parental, absence d’affection, violence et déviances de certains adultes, le tableau n’est pas reluisant. On est ainsi d’autant plus fasciné par le lien qui unit les trois garçons, les frères d’abord, mais également l’élément rapporté qui va devenir un compagnon évident. Fasciné également de redécouvrir l’adolescence comme chemin de tous les possibles…
Si le ton est différent, Les Géants peut être rapproché du film The Dynamiter vu à Deauville. Décidément ces adolescents livrés à la nature sont séduisants et nous ramène à un must du genre, Stand By Me. On notera d’ailleurs que la musique folk des Géants, de Bram Vanparys, est somptueuse et fait de ce film une œuvre très aboutie, avec de jeunes acteurs exceptionnels et une photographie magnifique signée Jean-Paul De Zaeytijd.
Pourquoi ces jeunes adolescents nous séduisent autant, sans doute parce qu’ils ont encore la fraîcheur, la sincérité de leurs sentiments, de leurs émotions. Et s’ils boivent déjà de l’alcool et fument déjà de l’herbe, ils ont un sens de l'amitié et une moralité à toute épreuve ...
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Source : Cinemovies |
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