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Titre
original |
Hysteria |
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Titre français |
Oh My God ! |
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Réalisation |
Tanya Wexler |
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Scénario |
Stephen Dyer & Jonah Lisa Dyer |
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Sur une idée de |
Jonah Lisa Dyer, Stephen Dyer & Howard Gensler |
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Interprétation |
Maggie Gyllenhaal (Charlotte Dalrymple), Hugh Dancy (Mortimer Granville), Jonathan Pryce (Dr. Robert Dalrymple), Rupert Everett (Edmund St John-Smythe), Ashley Jensen (Fannie), Felicity Jones (Emily Dalrymple), Sheridan Smith (Molly), Dominic Borrelli (Homme chez Edward), Kim Criswell (Mme Castellari), Elisabet Johannesdottir (Mme Pearce), Kate Linder (Lady Cherwill), Corinna Marlowe (Lady Perrigott), Catherine Meunier (Patiente), Leila Anaïs Schaus (Tess), Jules Werner (Jack), Jonathan Rhodes (PC Fugate), Teresa Mahoney-Bostridge (Femme qui fait la queue), Anna Chancellor (Actrice), Georgie Glen (Actrice), Gemma Jones (Actrice), Tobias Menzies (Acteur), Malcolm Rennie (Acteur), David Ryall (Acteur), ... |
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Musique |
Christian Henson |
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Photographie |
Sean Bobbitt |
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Pays |
Grande Bretagne, France, Allemagne |
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Année |
2011 |
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Durée |
1h39' |
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Genre |
Comédie romantique |
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Distributeur |
Paradiso Films |
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Cote |
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Sites officiels |
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Bande annonce |
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Affiche 01 / 02 / 03 / 04 |
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Photos |
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Dossier de presse |
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Feuillet du film distribué aux séances |
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La projection aura lieu à IMAGIX - Mons - Plan d'accès |
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Le Jeudi 15 décembre 2011 |
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Le film est projeté en version originale anglaise sous-titrée en français |
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Le film est projeté sans entracte ni publicité |
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Les séances : |
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- 17h00 et 20h00
avec présentation et feuillet sur les films à
chaque séance
- 14h30 et 22h30
sans présentation et feuillet sur les films à
chaque séance
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Le nouveau film de Tanya Wexler, familière de Freud et qui a étudié la psychologie sur les "stéréotypes du genre", célèbre sur le ton de la comédie l’histoire authentique de l'invention du vibromasseur en un temps, où la moitié des femmes de Londres, corsetées dans les préjugés de leur temps, se voyaient diagnostiquées comme "hystériques".
Dans l’Angleterre Victorienne, Mortimer Granville, jeune et séduisant médecin entre au service du Dr Dalrymple, spécialiste de l’hystérie féminine. Le traitement préconisé est simple mais d’une redoutable efficacité : donner du plaisir pour soulager les troubles ! Le docteur Mortimer y met toute sa ferveur mais bientôt une vilaine crampe à la main l’empêche de pratiquer ... Avec la complicité de son meilleur ami, un passionné de nouvelles technologies, il met au point un objet révolutionnaire : le premier vibromasseur ...
Pour Hugh Dancy, qui incarne l'heureux inventeur, "la véritable source de la comédie, c'est que des hommes de médecines aient pu, sérieusement et sans ironie aucune, diagnostiquer une maladie qui n'existait pas, sans jamais réaliser qu'il puisse s'agir de sexualité ! C'est estomaquant". D'autant plus qu'à la fin, le film indique que ce n'est qu'en 1952 que le diagnostic de l'hystérie a été officiellement rayé des livres de médecine en Angleterre. ( Canoe.ca) |
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Tanya Wexler, née le 5 août 1970 à Chicago, Illinois (Etats-Unis).
Tanya Wexler étudie la psychologie à Yale, puis le cinéma à la Columbia University School for the Arts, où elle réalise quelques courts-métrages.
En 1998, la cinéaste signe son tout premier film, Finding North, road movie mettant en scène un homosexuel, déprimé par la perte de son compagnon mort du Sida, et d'une femme, ancienne conseillère de banque, récemment licenciée.
En 2001, elle tourne Ball in The House, qui suit l'itinéraire d'un jeune garçon de 17 ans, essayant de s'adapter à sa nouvelle vie, après être passé par un centre de réhabilitation.
Elle fait son retour en 2011, avec Oh My God, film d'époque sur la création du vibromasseur, utilisé au XIXe siècle, à des fins thérapeutiques.
Source : Tout Le Cine
Toute la filmographie de Tanya Wexler sur IMDB en tant que :
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cinemovies |
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Le godemiché a toujours existé. Durant l’Antiquité, sur des poteries grecques ou romaines et sur des fresques égyptiennes, on peut apercevoir les ancêtres des godemichés actuels. Les Grecs, au sage raffinement, en faisaient un véritable art de vivre et en Afrique noire, statuettes priapiques et phallus totémiques étaient sculptés comme symboles de la fécondité.
A la Renaissance, l’objet est baptisé gaude mihi (réjouis-moi en latin médiéval), qui donnera godemichés. On en trouve partout, jusque dans les coffres des dames de la cour, si bien que Ronsard reprochera à Hélène, qu’il courtise en vain, de le repousser parce qu’elle préfère sa main et son godemiché.
Ce sont les médecins du XIXe siècle qui, pour soigner les femmes de l’hystérie (notion vague à l’époque englobant la maladie réelle, mais également l’irritabilité et l’insatisfaction sexuelle), ont conseillé une sorte de thérapie par l'orgasme. Pratique acceptée et médicalisée, puisqu’il était bien entendu reconnu que les femmes ne pouvaient éprouver de plaisir clitoridien et qu’il ne pouvait y avoir qu’un type d’orgasme, celui vaginal intervenant lors de la pénétration par un homme. C’est en 1883, alors que cette pratique se démocratise, que le Dr Joseph Mortimer Granville invente le premier vibromasseur électromécanique, objet révolutionnaire pour l’époque et qui améliore le rendement de son cabinet (6 patientes à l’heure au lieu d’une seule).
Toute une collection de vibromasseurs à fil et sous secteur seront exposés à Paris lors de l’Exposition Universelle de 1900 et avec l’apparition de marchands de godemichés en occident, il devient possible de se faire confectionner des modèles sur mesure par des artisans spécialisés. Ces précurseurs du sex-shop proposaient en complément des ceintures de chasteté contre la masturbation en général, et pour maris jaloux en particulier, un large éventail d'articles jouissifs.
Avec l’avènement de l’industrie cinématographique au début du siècle dernier, ces appareils vont quitter le cabinet médical pour être utilisés dans les films pornographiques. Relégués aux domaines des maisons closes et des sex-shops, c’est à ce moment-là qu’ils acquièrent cette réputation sulfureuse et dérangeante.
Après-guerre, le sex toy comme objet d’émancipation et de découverte, gagne du terrain. En Europe du sud, l’objet a moins de succès que dans les pays du nord et aux Etats-Unis, où les féministes l’ont chargé d’assurer l’indépendance de la femme vis-à-vis de l’homme.
On retrouve le godemiché dans plusieurs domaines artistiques tout au long du XXe siècle. Au cinéma tout d'abord avec l’archer des Mille et une nuits de Pasolini, dans un tableau de Salvador Dali avec Le pain anthropomorphe et enfin en sculpture avec L'objet désagréable d'Alberto Giacometti et L'objet-dard de Marcel Duchamp.
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Source : Cinemovies |
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Mon Cinema Cyberpresse |
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S’il est possible de faire un film sobre sur l’invention du vibrateur, Hystéria a relevé le défi
Cela n’empêche pas les créateurs de s’inquiéter au sujet de la sortie en salles du film, qui est présenté en première au Festival international du film de Toronto.
Le film sera-t-il réservé aux personnes âgées de 13 ans et plus? De 16 ans et plus? 18 ans et plus?
"Je passe beaucoup de temps à me demander comment nous serons classés", a affirmé la réalisatrice Tanya Wexler lors d’une entrevue, jeudi.
"Je n’arrive pas à le prédire."
"Il n’y a pas de langage vulgaire, pas de nudité. Il n’y a rien. (Mais) il est évident qu’un orgasme féminin peut à lui seul faire en sorte que le film soit réservé aux 13 ans et plus ... Je ne pense pas qu’il devrait hériter d’un classement 18 ans et plus, mais on ne sait jamais ..."
Basé sur des événements réels, le film met en vedette l’acteur Hugh Dancy dans le rôle d’un médecin londonien qui travaille pour un autre médecin (Jonathan Pryce) se spécialisant dans le traitement de l’"hystérie", un terme fourre-tout qui était employé pour caractériser l’état des femmes souffrant de symptômes allant de la nervosité à l’insomnie.
Maggie Gyllenhaal incarne la fille du docteur, qui possède un franc-parler inhabituel pour l’époque dans laquelle elle est élevée. Elle s’est questionnée, jeudi, à savoir si le film était vraiment approprié pour un large public.
"Je pense qu’il faut permettre aux personnes âgées de 13 ans et moins de connaître le sujet du film", a-t-elle néanmoins jugé.
Les artisans du film attendaient évidemment avec impatience la projection du film, prévue pour jeudi soir |
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Source : Mon Cinema Cyberpresse |
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canoe |
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Les femmes de l'Angleterre victorienne souffraient mille petites morts quand un bon docteur songea à leur administrer un peu de joie, raconte Hysteria, le film de Tanya Wexler dont la bande-annonce fut la plus téléchargée sur le site du festival de Toronto.
Hysteria célèbre sur le ton de la comédie l'invention du vibromasseur en un temps, autour de 1880, où la moitié des femmes de Londres, corsetées dans les préjugés de leur temps, se voyaient diagnostiquées comme "hystériques".
"Peut-être est-ce simplement que leur mari ne sait pas s'intéresser à elles, ou pas assez souvent", hasarde la suffragette de service (Maggie Gyllenhaal) lors d'un procès où elle manque d'être condamnée à subir une hystérectomie.
Londres 1880, le jeune Dr Mortimer Granville (Hugh Dancy) se met ses pairs à dos en prônant la lutte contre les infections qui tuent les malades. Désespéré, il trouve à s'employer chez le Dr Dalrymple (Jonathan Pryce), dont la pratique ne s'adresse qu'aux femmes et chez lesquelles il diagnostique invariablement l'hystérie.
Un mal qu'il traite en leur administrant, manuellement, un peu de joie en un point précis de leur anatomie. Granville devient son associé: c'est lui, en raison d'une crampe tenace à la main droite, qui "automatise" la pratique en développant un genre de robot ménager avec l'aide d'un huluberlu passionné par l'électricité (Rupert Everett).
La chose et les modèles qui suivent ressemblent généralement à un séchoir à cheveux mais remplissent leur mission.
Le vibromasseur est né, premier pas vers la libération des femmes, semble dire la réalisatrice. "Aujourd'hui c'est un objet courant, vendu dans les centres commerciaux, les pharmacies", relevait-elle jeudi en conférence de presse à Toronto. "Mais c'est beaucoup plus subversif de faire un film sur le vibromasseur qu'un porno sur internet!"
La réalisatrice américaine, qui a suivi des études de psychologie sur les "stéréotypes du genre" et s'avoue "familière de Freud", rapporte que l'énoncé de son sujet suscitait généralement beaucoup d'intérêt pendant le tournage, mais peu de questions de la part de ses interlocuteurs. Et que les premières actrices anglaises auditionnées étaient "intimidées" lors des essais.
Quand elle tournait à Londres, elle a également embarrassé des agents d'un aéroport car, sur le tournage, raconte-t-elle, elle "distribuait des vibromasseurs à tout le monde".
"Quand mon bagage est passé aux rayons-X, un agent m'a mise de côté: "Vous avez 20 à 30 petits appareils électroniques dans votre sac? + - Oui, ce sont des vibromasseurs (elle chuchote) ... Le type a juste dit ... Allez-y:" rit-elle en mimant un geste pressé de la main.
Jonathan Pryce évoque également des réactions du type, "Oh, intéressant! et aussi beaucoup de rires nerveux".
Mais pour Hugh Dancy, qui incarne l'heureux inventeur, "la véritable source de la comédie, c'est que des hommes de médecines aient pu, sérieusement et sans ironie aucune, diagnostiquer une maladie qui n'existait pas, sans jamais réaliser qu'il puisse s'agir de sexualité! C'est estomaquant".
D'autant plus qu'à la fin, le film indique que ce n'est qu'en 1952 que le diagnostic de l'hystérie a été officiellement rayé des livres de médecine en Angleterre.
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Source : Canoe |
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comme au cinema |
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L’histoire tourne autour de deux personnages. Mortimer Granville, un jeune médecin bien à sa place dans les conventions rigides de l’Angleterre victorienne. Et son opposé absolu, Charlotte Dalrymple, une femme émancipée qui rêve de changer la société.
L’Angleterre victorienne, période de grands bouleversements sociaux et technologiques, est le décor idéal pour développer cette relation et poser avec humour la question centrale du film: est-il possible de rester fidèles à nous-mêmes, à nos idées ? Et à ceux qui nous sont chers, hommes ou femmes ? Ou laissons-nous les habitudes et les conventions prendre le pas sur nos convictions? Ces questions se posaient alors, elles se posent toujours aujourd’hui.
Oh My God ! y répond à travers l’évolution du personnage de Mortimer. Jeune médecin désintéressé qui veut aider son prochain grâce à la science moderne, il va être tenté de renoncer à sa vocation en échange du confort de la vie bourgeoise. Mais l’amour le ramène à sa vocation, plus fort et plus convaincu que jamais par ce qu’il a appris. C’est Charlotte qui lui ouvre les yeux, en lui faisant comprendre que soigner une maladie, l’hystérie, qui se résume au simple fait de ne pas être un homme, revient à considérer les femmes comme des êtres inférieurs.
Oh My God ! parle de l’amour, de la découverte des réalités sociales et du vaste courant d’émancipation qui a bouleversé la vie des femmes, et donc des hommes, à partir de la fin du 19e siècle. Plus les personnages découvrent la réalité du monde qui les entoure, plus ils ont envie d’en savoir davantage, et plus ils s’émancipent et s’épanouissent.
"La société a toujours voulu apprendre aux femmes ce qui était bon pour elles. Les corsets, les bonnes mœurs et même les codes rigides d’un certain féminisme ont été autant de manières d’obliger les femmes à se conformer aux modèles qu’on voulait leur imposer. Il s’est toujours trouvé quelqu’un pour décider ce qui n’allait pas dans leur vie et leur expliquer ce qu’elles devaient faire pour trouver le bonheur.
Mais pourquoi les femmes ne pourraient-elles pas décider par elles-mêmes de ce qu’elles aiment, de ce qu’elles désirent et de ce qu’elles attendent de la vie ? Voilà le sujet de Oh My God ! Les femmes ont-elles droit au plaisir et à la liberté sans condition, ou devront-elles toujours rendre des comptes ?
Basé sur des faits réels, Oh My God ! raconte l’histoire d’un jeune homme qui renonce malgré lui à ses principes mais finit par retrouver le droit chemin grâce à l’amour ... et au progrès technique. L’émergence du féminisme, la naissance de la médecine moderne, la sexualité, la technologie, les rôles sexuels, les médias et la publicité, l’électricité et, bien sûr, l’amour, sont les ingrédients de ce film.
Tanya Wexler
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Source : Comme au cinema |
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le blog de trop |
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Tanya Wexler, la réalisatrice, signe ici une comédie romantique purement british où la qualité du comique de mot et de situation est irrésistible.
Malgré des allusions au sexe permanentes, il n’en reste pas moins que que le sujet du film est abordé avec tant de finesse qu’il en deviendrait presque bon enfant. Ce film est la preuve qu’avec un bon doigté, on peut aborder tous les thèmes possibles sans tomber dans la vulgarité ...
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Source : Le blog de trop |
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cloneweb |
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Pendant un peu plus d’une heure et demi, on va suivre les aventures d’un médecin anglais, dans un Londres Victorien, incarné par le sympathique Hugh Dancy (bientôt à l’affiche de Martha Marcy May Marlene). A cette époque, les femmes (alors vouées à rester à la maison pour s’en occuper et ne bénéficiant pas du droit de vote) était coutumière d’un mal étrange : l’hystérie.
Lourdeur, maux de ventres, agitations, nervosité, cris en tout genre étaient des symptômes qu’on trouvait à l’époque et qui était soignés … par l’orgasme !
C’est en utilisant de la comédie que Tanya Wexler choisit de raconter son sujet. Aucune sensualité ni sexualité dans son film, mais des situations qui prêtent à rire (souvent d’ailleurs) et des dialogues savoureux, ainsi qu’un casting adapté à la situation. On appréciera aussi la présence au casting du trop rare Ruppert Everett en inventeur du vibromasseur.
En effet, l’histoire va tout doucement amener notre héros à ne plus pouvoir se servir de sa main à longueur de journée. Alors, quand son ami amateur de technologie, mettra au point un outil pas du tout portatif mais terriblement vibrant, ils deviendront à la fois riches et célèbres.
Mais sous ses dehors de film résolument féministe, dénonçant une époque et l’attitude masculine d’alors, Oh My God est aussi une bonne comédie romantique, histoire d’amour cousue de fil blanc entre deux protagonistes. Certes, tout y est absolument prévisible du début à la fin mais on se laisse prendre au jeu tout du long. Je ne peux que vous conseiller de rester également pendant le générique pour y découvrir non seulement le premier vibromasseur que l’on voit dans le film mais également l’évolution technologique de cet outil indispensable à l’émancipation féminine (puisqu’elles ne peuvent pas compter sur les hommes), jusqu’au canard et autres feuilles vibrantes.
Oh My God est un film résolument sympathique. Pari gagné pour Tanya Wexler. Peut-on dire quand une femme parle de son plaisir, elle le fait avec doigté ?
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Source : Cloneweb |
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cinemas-utopia |
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En apprenant le sujet du film, vous allez croire peut-être à un canular, et sa drôlerie paillarde (et néanmoins délicieusement raffinée) vous confirmera dans l'idée que tout ça est né de l'imagination perturbée d'une jeune femme égrillarde … Eh bien, pas du tout : tout ce que raconte ce film est merveilleusement exact et pour être léger, savoureux, coquin et divertissant, il est parfaitement documenté et précis : la première machine à faire jouir les femmes a bien été inventée dans l'Angleterre victorienne quasi en même temps que la machine à vapeur dont le principe a vu là une de ses premières applications, grâce à un appareil compliqué mis au point par Georges Taylor, mais ce fut bien le Joseph Mortimer Granville héros du film qui fit breveter le premier vibrateur électromécanique qui permettait de faire jouir six femmes à l'heure, alors que le malheureux toubib ne parvenait auparavant à ne traiter manuellement qu'une seule femme dans le même temps, au prix de crampes terribles.
Mais revenons au film : Mortimer Granville est un garçon charmant qui rêve d'user de ses diplômes en médecine fraîchement acquis pour soulager les souffrances humaines. Impatient devant le conservatisme criminel de ses employeurs, il peine à trouver durablement une place dans les hôpitaux de la ville. Jusqu'à ce qu'un spécialiste de l'hystérie féminine, le célèbre professeur Dalrymple, ne l'embauche pour l'aider à répondre aux innombrables femmes hystériques qui se pressent dans son cabinet où il s'épuise à apaiser, avec succès, les feux de patientes jeunes ou vieilles, mais non de toutes conditions (la clientèle aisée ne supporterait pas une cohabitation avec des souillons).
Le toubib débutant, joli garçon et fort bien élevé, fera merveille dans le " traitement de l'hystérie par l'orgasme ", mais il a beau plonger sa main dans des seaux de glace, après chaque patiente, rien n'apaise sa propre inflammation. Fort heureusement, son meilleur ami est un allumé de première, qui expérimente toutes sortes de choses autour de l'utilisation de l'électricité et n'est jamais à court d'inventions saugrenues. Voyant souffrir son ami, il va bien entendu orienter ses recherches …
Dalrymple a deux filles. L'une sage et conventionnelle qui massacre Mozart au piano et que son père aimerait bien marier à ce Mortimer qui lui semble être très vite un successeur de choix. Et l'autre, toute dévergondée et impertinente, qui n'a aucun goût pour la soumission aux hommes et a monté une sorte de dispensaire où elle reçoit tout ce que son père ne voudrait surtout pas dans son cabinet : prostituées et pauvresses, se vouant corps et âme dans l'enthousiasme le plus gai, à la libération des femmes … et là, le film est toujours dans le strict respect de l'Histoire : non contente d'inventer la machine à vapeur et de plonger dans une industrialisation galopante, d'étendre son empire, la perfide Albion voyait en effet poindre, entre autre mouvements syndicaux, un vaste courant d'émancipation qui commençait à bouleverser la vie des femmes… et donc des hommes, c'est ce que nous verrons ici dans le cas du beau Mortimer.
Nota bene : ce sont les Grecs qui ont nommé "hystérie" (d'uterus) ce que l'on croyait être une "suffocation de la matrice", Platon lui même attribuant (suivant ainsi Hypocrate) la cause de ces troubles que l'on ne reconnaissait alors qu'aux femmes à un vagabondage de l'utérus : considéré comme une sorte d'animal vivant dans le corps de la femme, l'utérus affamé provoquait chez sa propriétaire toute sorte de troubles qui ne disparaissaient qu'en le nourrissant de caresses … Ahrr ces Grecs !
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Source : Cinemas Utopia |
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