Ciné-club éducatif & culturel de Mons (CCEC)
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J. Edgar réalisé par Clint Eastwood
    
Titre original J. Edgar
Réalisation Clint Eastwood
Scénario Dustin Lance Black
 Scripte Mable Lawson McCrary
Interprétation
Leonardo DiCaprio (J. Edgar Hoover), Naomi Watts (Helen Gandy), Armie Hammer (Clyde Tolson), Josh Lucas (Charles Lindbergh), Judi Dench (Anne Marie Hoover), Josh Hamilton (Robert Irwin), Geoffrey Pierson (Mitchell Palmer), Cheryl Lawson (Femme de Palmer), Kaitlyn Dever (La fille de Palmer), Brady Matthews (L'inspecteur), Gunner Wright (Dwight Eisenhower), David A. Cooper (Franklin Roosevelt), Ed Westwick (Agent Smith), Kelly Lester (La secrétaire en chef), Jack Donner (Le père d'Edgar), Dylan Burns (J. Edgar Hoover jeune), Jordan Bridges (Avocat ministère du Travail), Jack Axelrod (Caminetti), Jessica Hecht (Emma Goldman), Josh Stamberg (Stokes), Christian Clemenson (L'inspecteur Schell), Michael Rady (Agent Jones), Ken Howard (Harlan F. Stone), Scot Carlisle (Agent Williams), Geoff Stults (Raymond Caffrey), Allen Nabors (Charles Appel), Ryan McPartlin (Lawrence Ritchie), William Bebow (Walters), Jeffrey Donovan (Bobby Kennedy), Joseph Culliton (Directeur du crédit), Tom Archdeacon (Bill Mahon), Dermot Mulroney (Colonel Schwarzkopf), Zach Grenier (John Condon), Denis O'Hare (Albert Osborne), Damon Herriman (Bruno Hauptmann), Kahil Dotay (Elmer Irey), Lea Coco (Agent Sisk), Ernest Harden Jr. (James Crawford), Roberta E. Bassin (Secrétaire de Roosevelt), Christopher Lee Philips (William), Stephen Root (Arthur Koehler), Gary Werntz (Procureur général), David Clennon (Le sénateur Friendly), Michael O'Neill (Le sénateur McKellar), Eric Larkin (Fred Hunter), Manu Intiraymi (Alvin Karpis), Eric Frentzel (William Mahan), Michael Klinger (Harry Brunette), Emily Alyn Lind (Shirley Temple), Jamie Labarber (Ginger Rogers), Lea Thompson (Lela Rogers), Amanda Schull (Anita Colby), Jenny Phagan (La femme de Baker), Adam Driver (Walter Lyle), Eric Matheny (Docteur Ferguson), Ary Katz (Agent Owens), Aaron Lazar (Wilentz), Ernest Heinz (Président du Jury), Teresa Hegji (Anna Hauptmann), Robert Fleet (Médecin mère d’Edgar), Joe Keyes (Frère d’Edgar), Christopher Shyer (Richard Nixon), Larkin Campbell (H.R. Haldeman), Mark Thomason (Conseiller de Nixon), ...
Musique Clint Eastwood
Photographie Tom Stern
Pays USA
Année 2011
Durée 2h15'
Genre Biopic, Drame
 Distributeur 20th Century Fox / Warner Bros
 Cote
     3,6 (5.289 votes)
Site officiel  
Bande annonce  
Affiches 01 / 02
Photos  
 Dossier de presse
 Feuillet du film distribué aux séances
 
 
 
 La projection aura lieu à IMAGIX - Mons - Plan d'accès
Le Jeudi 19 Janvier 2012
Le film est projeté en version originale anglaise sous-titrée en français
Le film est projeté sans entracte ni publicité
Les séances :
 
  • 17h00 et 20h00 avec présentation et feuillet sur les films à chaque séance
  • 14h30 et 22h30 sans présentation et feuillet sur les films à chaque séance
 
 

J. Edgar Hoover s'est imposé comme l'homme le plus puissant des États-Unis. Directeur du FBI pendant près d'un demi-siècle, il était prêt à tout pour protéger son pays. Alors qu'il a côtoyé huit présidents et traversé trois guerres, Hoover s'est insurgé contre toutes sortes de menaces, qu'elles soient réelles ou fantasmées, et n'a pas hésité à contourner les lois dans l'intérêt de ses compatriotes. Ses méthodes, à la fois brutales et héroïques, lui ont valu l'admiration du monde entier qu'il convoitait par-dessus tout.

Hoover avait le culte du secret, particulièrement ceux des autres, et ne craignait pas d'utiliser ces informations confidentielles pour infléchir en sa faveur les rapports de force avec les dirigeants du pays. Conscient que les êtres de pouvoir maîtrisent le savoir et jouent avec la peur, il se servait des deux pour étendre son influence et se bâtir une réputation d'homme redoutable et infaillible.

Il était aussi discret sur sa vie privée qu'il l'était en public et n'accordait sa confiance qu'à un petit cercle de privilégiés. Son plus proche collègue, Clyde Tolson, était aussi celui qui passait le plus de temps à ses côtés. Sa secrétaire, Helen Gandy, sans doute la personne la mieux informée des stratégies de Hoover, lui est restée loyale jusqu'au bout … et même au-delà. Seule sa mère, qui était à la fois sa source d'inspiration et sa conscience, l'a abandonné : sa disparition a anéanti le grand homme qui a passé sa vie à rechercher son amour et son approbation.

J. Edgar explore le parcours et la vie privée d'un homme, capable de déformer la vérité comme de l'ériger en principe intangible, un homme qui s'est employé à défendre sa conception bien particulière de la justice, mais qui s'est aussi laissé contaminer par la part d'ombre du pouvoir ...

 
 
 National Board of Review 2011
 
 Golden Globes 2012
 
 Satellite Awards 2011
 
 Broadcast Film Critics Association Awards 2012
 
 Screen Actors Guild Awards 2012
 
 American Film Institute (AFI Fest) 2011
 
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Clint Eastwood, né le 31 mai 1930 à San Francisco, Californie (Etats-Unis). De son vrai nom Clinton Eastwood Jr., aussi connu sous le nom Clint Eastwood.

Acteur, Créateur, Réalisateur, Producteur, Producteur exécutif, Compositeur, Musicien, Acteur, Scénariste.

Figure emblématique du cinéma américain, Clint Eastwood accomplit depuis quatre décennies un parcours d'acteur, réalisateur et producteur qui lui a valu d'innombrables succès critiques et populaires. Depuis quarante ans, il a occupé les sommets du box office et cumulé les fonctions de producteur, interprète et réalisateur sur une quinzaine de films ( Million Dollar Baby, Créance de sang, Space Cowboys, Jugé coupable, Les Pleins Pouvoirs, Sur la Route de Madison, Impitoyable, Chasseur blanc, coeur noir, Le Maître de guerre, Pale Rider, Le Retour de l'inspecteur Harry, Honkytonk Man et Firefox) et celles de réalisateur/interprète sur une dizaine de films : Un Monde parfait, La Relève, Bronco Billy, L'Épreuve de force, Josey Wales, hors-la-loi, L a Sanction, L'Homme des hautes plaines et Un Frisson dans la nuit. Eastwood a tourné en vedette dans de nombreux films, signés Sergio Leone, Don Siegel, John Sturges, Wolfgang Petersen, etc ...

Mystic River qui connut une triomphale première au Festival de Cannes 2003, a totalisé six nominations à l'Oscar (meilleur film, meilleur réalisateur, meilleur acteur, meilleur acteur dans un rôle secondaire, meilleure actrice dans un rôle secondaire, meilleur scénario) et raflé deux Oscars : meilleur acteur ( Sean Penn) et meilleur acteur dans un rôle secondaire ( Tim Robbins).

En 1993, son western " révisionniste " et crépusculaire, Impitoyable, remporta l'Oscar de la mise en scène, du meilleur film, du meilleur acteur secondaire et du meilleur montage et fut également sélectionné dans les catégories meilleur acteur, meilleur scénario, meilleurs décors et meilleur son. Le film remporta en outre le Director's Guild Award, le Golden Globe de la mise en scène, quatre prix de la National Society of Film Critics (meilleur film, meilleur réalisateur, meilleur acteur secondaire, meilleur scénario), le New York Film Critics Award du meilleur acteur secondaire, deux citations de la British Academy of Film and Television Arts (meilleur film, meilleur réalisateur), le ShoWest Award du réalisateur de l'année.

Cité au César du meilleur film étranger pour Sur la Route de Madison, Eastwood a également remporté le Douglas Sirk Award des American Cinema Editors et de la Publicists Guild (1992), le California Governor's Award for the Arts (1992), le titre d'Homme de l'Année de la Hasty Pudding Theatrical Society de Harvard (1991), le Cecil B. DeMille Career Achivement 1988 de la Hollywood Foreign Press et le Golden Globe 1971.

Président du Jury du Festival de Cannes en 1994, Eastwood y a présenté : Pale Rider, Bird (qui rapporta le prix du meilleur acteur à Forest Whitaker), Chasseur blanc, coeur noir et Mystic River.

Clint Eastwood entretient également une longue relation avec le Museum of Modern Art de New York, qui présenta la première rétrospective de son œuvre en 1980 et une seconde en 1993. La Cinémathèque française (1985), le Walker Art Center de Minneapolis (1990) et le British Film Institute (dont il est membre) lui ont également rendu hommage.

Clint Eastwood fait son apprentissage à la Universal, puis tient pendant sept ans le second rôle de la série Rawhide. Au milieu des années soixante, trois succès mondiaux de Sergio Leone : Pour une Poignée de dollars, Et pour quelques Dollars de plus, Le bon, la brute et le truand, l'imposent parmi les plus grandes stars internationales.

De retour aux États-Unis, Eastwood fonde la société Malpaso et entame une amicale et fructueuse association avec Don Siegel, d'où sortiront notamment Les Proies et le premier volet de la saga de l' Inspecteur Harry Callahan, figure bientôt légendaire du cinéma d'action. Œuvrant à cette époque dans des genres étroitement codifiés, Clint Eastwood se plaît à en détourner subtilement les conventions, n'hésitant pas à placer ses héros dans des situations inconfortables et à leur attribuer des défauts qui leur donnent un surcroît de relief et de vérité humaine.

Devenu réalisateur en 1971, Clint Eastwood tourne, à l'écart des modes, des films tour à tour virils et nonchalants, lyriques et désenchantés, d'une étonnante liberté narrative. Économe de ses effets, le réalisateur sait mettre en place une situation en quelques instants et prendre le temps de la développer jusqu'à son terme logique dans des mises en scène classiques et dépouillées. Fort de son charisme naturel, l'acteur Eastwood peut aussi s'offrir le luxe de rester en marge de l'action, de dessiner " en creux " certains de ses rôles, avec un sens aigu de la litote et de la suggestion.

La philosophie du " struggle-for-life ", véhiculée par les premiers films d'Eastwood et qui avait suscité à l'époque bien des malentendus, s'efface alors graduellement, au profit d'une vision plus sereine. Le héros eastwoodien apprend à composer avec la vie, affiche une tolérance croissante à l'égard des faiblesses humaines et devient un homme de son temps, qui de film en film poursuit une lutte obstinée contre la complaisance, un cheminement patient vers plus de lucidité.

Clint Eastwood sut Tout Le Cine
Eastwood est un passionné de jazz, qui joua comme pianiste dans les boîtes d'Oakland et vécut des moments inoubliables dans les concerts de Charlie Parker et autres légendes musicales. Son premier film, Un Frisson dans la nuit, rendait hommage au standard " Misty " d' Erroll Garner, et contenait le thème romantique The First Time Ever I Saw Your Face, chanté par une Roberta Flack encore inconnue. Les cinq Dirty Harry contiennent tous des partitions jazz (trois d'entre elles sont signées Lalo Schifrin, également compositeur de L'Évadé d'Alcatraz et L'Épreuve de force). L'opulente bande originale de Bird intégrait les morceaux originaux de Charlie Parker, orchestrés et remixés par Lennie Niehaus.

Le documentaire d'Eastwood Piano Blues, produit par Bruce Ricker, conclut en 2003 la série de Martin Scorsese " The Blues ", présentée par la chaîne PBS et sortie depuis en salles. Dans ce film, Eastwood évoque sa passion de toujours pour le piano blues et présente des documents d'archives rares sur Art Tatum et Professor Longhair, associés à de nouvelles interviews et prestations de Ray Charles, Pinetop Perkins, Dave Brubeck, Marcia Ball, Jay McShann, Dr. John et Pete Jolly. Les albums des films de Clint Eastwood ont également connu les faveurs du public, qu'ils soient orientés jazz (Bird, Sur la route de Madison, Minuit dans le jardin du bien et du mal), country ( Honkytonk Man, Bronco Billy, Doux, dur et dingue, Ça va cogner) ou de styles variés ( Clint Eastwood Live at Carnegie Hall).

Clint Eastwood habite Carmel (Californie), dont il a été le maire de 1986 à 1988. Marié le 31 mars 1996 à Dina Ruiz Eastwood, il en a eu une fille, Morgan, née le 12 décembre 1996. En 2005, il a obtenu pour la deuxième fois les Oscars du meilleur film et du meilleur réalisateur pour Million Dollar Baby. Le film a également rapporté l'Oscar à Hilary Swank (meilleure actrice) et Morgan Freeman (meilleur second rôle masculin) et obtenu des nominations dans trois autres catégories : meilleur acteur (Eastwood), meilleur montage, meilleur scénario.

En 2006 il s'attaque à la réalisation d'un dyptique sur la bataille d'Iwo Jima lors de la Seconde Guerre mondiale, une vision américaine pour Mémoires de nos pères et une vision japonaise dans Les Lettres d'Iwo Jima. Le premier sera nommé deux fois aux Oscars et le second en remportera un. En 2008, le cinéaste signe L'échange, un drame porté par Angelina jolie, et enchaîne la même année avec Gran Torino, un autre drame dans lequel Clint Eastwood interprète un vétéran de la guerre de Corée quelque peu raciste. En 2009 il tourne et sort Invictus, qui relate le début du premier mandat de Mandela en tant que Président d'Afrique du Sud joué par Morgan Freeman, qui veut unifier le pays en le réunissant via le sport.

En 2011, Clint Eastwood change de registre, il passe au fantastique avec Au-delà. Le réalisateur n'a encore jamais abordé ce genre de film, et pour sa première fois il choisit le thème de la mort.

En 2012, il s'attaque à un biopic du fondateur et directeur du FBI J.E. Hoover intitulée J. Edgar, avec Léonardo DiCaprio dans le rôle-titre.

Source : Tout le cine

Toute la filmographie de Clint Eastwood sur IMDB en tant que :

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Tout le cine
 

Changement de rôles

Comme dans toute grosse production, les rumeurs sur le casting sont allées bon train. Ainsi, on aurait parlé de l'acteur Joaquin Phoenix pour incarner le personnage de Clyde Tolson, rumeur démentie par la production, le rôle ayant été confié à Armie Hammer. De même, le personnage de Helen Gandy aurait dû être incarné par Charlize Théron, avant que la belle ne change d'avis et ne file sur le tournage de Blanche-Neige et le chasseur. Un temps considérée, Amy Adams dut finalement laisser la place à Naomi Watts.

Ironie du sort

L'acteur Armie Hammer, qui incarne Clyde Tolson dans le film, est l'arrière petit fils du magnat du pétrole Armand Hammer. Or, celui ci a été pendant très longtemps sous étroite surveillance de l'administration Hoover, car suspecté de liens avec l'Union Soviétique.

Toujours présent

Eastwood sait s'entourer. Il retrouve ainsi son chef opérateur habituel, l'excellent Tom Stern, son chef opérateur attitré depuis 2002 et Créance de sang. Parmi les fidèles, notons aussi la présence au générique de son monteur Joel Cox, qui le suit depuis 1982 et Honkytonk Man, ainsi que de son compositeur favori : lui même ...

Les archives du FBI

Figure mythique dans le paysage américain, Hoover a bien entendu été incarné plusieurs fois au cinéma. La première date de 1959, dans le film La police fédérale enquête, avec James Stewart, ou il apparait sous les traits de Will J. White. On le voit aussi dans des films moins sérieux comme Bananas de Woody Allen en 1971 ou Chaplin de Richard Attenborough, incarné par Kevin Dunn. Souvent représenté s'opposant aux figures du banditisme US, comme Ma Baker dans un téléfilm ou plus récemment face à John Dilinger dans le Public Enemies de Michael Mann, dans lequel, sous les traits de Billy Crudup il fait face à Johnny Depp, l'ancien directeur du FBI n'avait jusqu'à présent fait l'objet que d'un seul biopic : Hoover, de Rick Pamplin en 2000, ou on le voyait sous les traits de Ernest Borgnine. Citons également un téléfilm, Citizen Cohn dans lequel, sous les traits de Pat Hingle, il apparaissait sous un jour nouveau, et assez peu à son avantage ...

Les Pleins Pouvoirs

Durant sa longue carrière, Hoover a connu plusieurs présidents des Etats-Unis, parmi lesquels les plus connus sont Eisenhower, Roosvelt, Kennedy et Nixon, tous présents dans le film sous les traits respectivement de Gunner Wright, David A. Cooper, Jeffrey Donovan et Christopher Shyer. C'est la première fois qu'une telle brochette de présidents figurera au casting du même film. A noter pour la petite histoire que le dernier film dans lequel figuraient à la fois Kennedy et Nixon était ... Transformers 3.

  Source : Tout le cine
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  • A 70 ans passés, il fait de bons ou d'excellents films avec la constance d'un ouvrier en usine. ( The New York Times ) (Clint Eastwood)
  • Ce qui frappe à Cannes, c'est l'enthousiasme, la cinéphilie. (Clint Eastwood)
  • Ce n'est peut-être que mon opinion,mais à mes yeux il n y pas d'art original purement américain en dehors du western et du jazz (Clint Eastwood)
  • Il est évident qu'une part de vous-même se glisse dans vos personnages, je ne me préoccupe pas de moi-même. Je joue des personnages, ils sont reliés à moi, c'est obligatoire (Clint Eastwood)
  • Il n'y a qu'une seule façon d'avoir un mariage heureux, et dès que je la connaîtrai, je me marierai à nouveau. (Clint Eastwood)
  • Il y a encore des gens qui viennent me voir et me demandent de leur signer un autographe... sur leur flingue ! (Clint Eastwood)
  • Il faut peu de caméras, sinon cela prouve que l’on n’est pas metteur en scène puisqu’on ne sait pas où la poser (Clint Eastwood)
  • Je ne gagnerai jamais d'Oscars, et tu sais pourquoi ? Premièrement parce que je ne suis pas juif. Deuxièmement, parce que je gagne trop d'argent pour tous ces vieux schnoques de l'Academy. Et troisièmement, le plus important, parce que je n'en ai rien à foutre. (Clint Eastwood)
  • J'aime autant diriger qu'être dirigé (Clint Eastwood)
  • Je me suis toujours efforcé de travailler à partir d'histoires solides ayant pour armature des scénarios dynamiques. Certains de mes films ont comporté leur dose de sexe et de violence. Mais en comparaison avec ce qu'on peut voir aujourd'hui, "L'inspecteur Harry" paraît bien anodin. Je ne suis qu'un parmi d'autres. J'espère avoir diverti le public, fait rire quelques-uns. J'espère avoir attiré l'attention sur certains sujets et avoir provoqué la réflexion. Voilà c'est tout. Vous savez, le cinéma ne va pas résoudre les crises dans le monde ni la famine en Afrique. Contrairement à ce que certains aimeraient bien faire croire, le cinéma ne possède pas ce pouvoir. (Ciné live, septembre 2000, à l'occasion du festival de Deauville) (Clint Eastwood)
  • J'ai toujours été fasciné par les victimes, y compris dans mes films d'action, y compris dans l'Inspecteur Harry. Par la façon dont un incident a pu déterminer le cours de leur existence et les conduire là où ils ont abouti. (au sujet de Mystic River) (Clint Eastwood)
  • La beauté du cinéma, c'est de pouvoir tenter quelque chose de différent. (Clint Eastwood)
  • La vérité comme l'art est dans l'oeil du spectateur (Clint Eastwood)
  • Moi, je ne suis pas un extrémiste. Je peux être très libéral pour certaines choses et il m'arrive d'être très conservateur pour d'autres (Clint Eastwood)
  • Moins un homme est sûr de lui, plus il risque d'être bourré de préjugés. (Clint Eastwood)
  • on engagement va plus loin que simplement jouer ou réaliser. J'aime tous les aspects de la création d'un film et je suppose que je me dévouerai toute ma vie au cinéma (Clint Eastwood)
  • Quand j'ai réalisé mon premier film, Un frisson dans la nuit (1971), on ne me prenait pas au sérieux. Pour le studio, c'était un peu : "Laissez-le jouer avec son argent de poche, il reviendra pour les affaires sérieuses. (Clint Eastwood)
  • Quel que soit le succès, je le dois à beaucoup d''instinct et un peu de chance (Clint Eastwood)
  • Si vous voulez une garantie, achetez un toaster (Clint Eastwood)
  • si je ressemble un jour à un basset et bien je jouerai les bassets (Clint Eastwood)
  • Un film peut coûter 30 millions de dollars... Avec autant d’argent j’aurais de quoi envahir un pays ! (Clint Eastwood)
  • Vous avez remarqué comme parfois on peut tomber sur le genre de personne qu'il vaut mieux pas faire ch... ?... C'est moi ! (Clint Eastwood)
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Evene
 

L'humour de Clint

Il a avoué : "Blanche Neige" me fait craquer. C'est pourtant un peu trop violent pour moi à la fin !"

Devise

Pour lui : "Il y a deux façons de vivre dans ce monde. L'une consiste à ramper, lécher les bottes, écrire des fins heureuses, signer des contrats de longue durée, ne jamais quitter Hollywood ... "
Musique !

Fan de jazz, il a réalisé une biographie de Charlie Parker en 1988 intitulée "Bird" et a su transmettre sa passion à son fils qui est contrebassiste.

Prix en cascade

Outre les oscars qu'il a reçus, Clint Eastwood reçoit en 1998 un césar d'honneur et en 2000 un Lion d'or, au Festival de Venise, pour l'ensemble de sa carrière. En 2004, il reçoit l'oscar du Meilleur réalisateur pour son film "Million Dollar Baby" (également césar 2006 du Meilleur film étranger).

Pleurez !

"Sur la route de Madison", en 1995, reste à ce jour l'un des films d'amour les plus emblématiques. Acteur et réalisateur, il donne ici la réplique à Meryl Streep, les deux acteurs incarnent une passion mature et sereine.

Tapis rouge

"L’Echange" est en compétition au Festival de Cannes en 2008. L’acteur et réalisateur reçoit également le prix Spécial du 61e Festival pour l’ensemble de sa carrière cette même année.

  Source : Evene
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Hoover âgé
 
J. Edgar Hoover était un personnage complexe et charismatique qui a fasciné l’Amérique et dont la présence flotte encore aujourd’hui dans les bâtiments du FBI qui portent son nom. Il a été l’instigateur des méthodes modernes d’expertise médico-légales et a mis en place tout un arsenal de lois fédérales dont l’influence se fait toujours sentir aux États-Unis de nos jours. À la fois craint et admiré, l’homme était une énigme dont la vie publique et privée suscitait rumeurs et calomnies, mais qui a su préserver sa véritable identité grâce à son culte du secret. Clint Eastwood, qui a grandi sous son règne, avait envie d’explorer son parcours à travers le cinéma : "Hoover était un grand flic, ou un "super agent" comme on disait à l’époque, mais je ne savais pas grand-chose de lui", confie-t-il. "C’était un homme qui s’affichait souvent en public, avec des stars hollywoodiennes et des écrivains célèbres, mais qui est resté énigmatique à bien des égards".

Autant dire que lorsque le scénario de J. Edgar a atterri sur son bureau, le cinéaste s’est montré pour le moins intrigué : "Je me demandais bien comment le scénariste, Dustin Lance Black, s’y était pris", dit-il. "C’était une véritable étude psychologique. Et j’ai beaucoup aimé la manière dont l’histoire était écrite". Leonardo Dicaprio, qui tient le rôle-titre, acquiesce : "Lance a écrit un scénario formidable qui nous a tout de suite intéressés, Clint et moi. Hoover a toujours été un personnage à la fois mythique et emblématique de l’histoire américaine, tout en conservant une part de mystère dans son parcours politique et sa vie privée. C’était un vrai pari de s’attaquer à l’histoire de sa vie, et Lance en a tiré un récit d’une grande profondeur émotionnelle". "C’est un film qui parle de relations humaines", poursuit le réalisateur. "Des rapports intimes entre Hoover et son entourage, qu’il s’agisse de ses proches, Clyde Tolson, Helen Gandy et sa mère, ou de Robert Kennedy et d’autres personnages politiques influents, y compris des présidents. S’il s’était agi d’un banal biopic, je crois que ça ne m’aurait pas intéressé. Ce que j’aime, ce sont les films qui parlent de relations humaines : j’aime m’interroger sur les raisons qui ont poussé, ou qui poussent, les gens à prendre telle ou telle décision dans leur vie". Eastwood souhaitait également tourner avec DiCaprio. "Leo est un garçon très intelligent qui aime les rôles inattendus, susceptibles de stimuler son imagination", souligne-t-il. "Je savais que ça lui demanderait beaucoup d’efforts, à la fois intellectuels et physiques, mais il s’est donné sans compter, et je pense que cela se voit dans son jeu". "En lisant le scénario, je me suis dit que c’était l’un des rôles les plus complexes qu’on m’ait jamais proposés", indique DiCaprio, précisant que le scénario s’attache à l’ensemble du parcours de Hoover. "Le film commence en 1919, au moment de l’invasion bolchévique, à une époque où les idées communistes gagnaient le territoire américain. Aux yeux de Hoover, le communisme était proche d’un mouvement terroriste et il l’a combattu toute sa vie, ainsi que d’autres menaces imaginaires. Lance a brossé son portrait à différents âges de la vie, et l’a étudié sous plusieurs angles". "Comme je venais d’écrire Harvey Milk, j’avais vraiment envie de me pencher sur la personnalité de Hoover", explique le scénariste. "J’avais le sentiment qu’il était l’exact opposé de Milk, autrement dit, un homme au pouvoir politique considérable, mais extrêmement secret dès lors qu’il s’agissait de sa vie privée".

C’est par l’intermédiaire du producteur Brian Grazer, qui avait déjà collaboré avec Eastwood et souhaitait renouveler l’expérience, que le projet est arrivé entre les mains de Black. "Je voulais tourner un film sur J. Edgar Hoover, non pas un documentaire, mais un véritable long métrage de fiction", reconnaît-il. "Ce qui m’intéressait, c’était le fait que le pouvoir et la corruption sévissaient dans son monde et qu’il en était le plus souvent l’instigateur, même s’il était un vrai patriote". Black et Grazer ont convenu d’axer le film sur quelques éléments narratifs cruciaux, comme l’enlèvement de Lindbergh et la création du Federal Bureau of Investigation, le FBI.

"Je me demandais vraiment comment cet homme qui, animé des meilleures intentions du monde, a fondé le FBI et a mis hors d’état de nuire les gangsters les plus redoutables du pays, a pu devenir aussi paranoïaque et, à en croire certains, proprement diabolique", souligne Grazer.

"Ce qui ressortait de mes toutes premières recherches, c’est qu’il était, soit considéré comme un héros national, à qui nous devons l’ensemble des dispositifs de protection et de sécurité, soit comme un salaud qui agissait de manière sournoise et faisait régner la terreur dans le pays", précise le scénariste. "Tout cela m’a semblé bien excessif, et je me suis dit que la vérité devait être entre les deux". Grazer partageait le même avis : pour lui, il fallait "raconter l’histoire du point de vue de Hoover, en laissant le soin au grand homme, pour ainsi dire, de donner sa propre version des faits", note le producteur.
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Hoover âgé
 
Ce qui compte ici, c'est de clarifier la différence entre méchant et héros

J. Edgar Hoover s’est consacré entièrement à servir l’État, écartant toutes relations personnelles qu’il aurait pu nouer, dans le souci constant de l’intérêt général. Uniquement soucieux d’affermir son autorité et de gagner la vénération du public, il y est parvenu en s’imposant comme la figure emblématique de la lutte contre la criminalité, et en devenant un héros du peuple.

"Quand il était jeune, Hoover était d’une ambition hallucinante", note Leonardo Dicaprio, qui a campé le personnage de l’âge de 20 à 77 ans. "Il était extrêmement motivé pour faire sa place à Washington, avant tout pour satisfaire les attentes très fortes de sa mère. Son père n’était pas arrivé à devenir un homme politique d’envergure, et Annie souhaitait que son fils redore le blason de la famille en donnant au nom de Hoover toute la notoriété qu’il méritait, sans se soucier des propres désirs d’Edgar. Il s’est transformé en justicier implacable et stoïque, contraint de garder le mystère sur sa vie privée. Il s’est mis à développer un vrai culte du secret".

Ne disposant que de très peu d’informations sur la vie personnelle du personnage, DiCaprio s’est lancé dans de vastes recherches pour camper un Hoover crédible à l’écran. "C’était un vrai défi d’incarner cet homme qui était une telle énigme", renchérit-il. "J’ai découvert que c’était un grand manipulateur et un grand charmeur. Il pouvait séduire n’importe quel interlocuteur, tout en lui faisant peur. Il aimait attirer l’attention, mais il consacrait tellement de temps à son travail que pour comprendre sa véritable identité, ses valeurs morales et le sens de ses décisions, il faut le faire à travers le prisme de la sphère professionnelle. J’hésite à employer le terme de prêtre le concernant, car Hoover n’avait rien à voir avec un prêtre, mais il considérait certainement le FBI comme sa paroisse". "Leo est un grand professionnel qui arrive sur le plateau, parfaitement préparé pour son rôle", signale Eastwood. "D’emblée, j’ai vu qu’il s’était beaucoup documenté, qu’il avait énormément réfléchi au personnage, et qu’il était intéressé par ma vision des choses. Il m’a impressionné par sa capacité de concentration, et je pense que cela se voit à l’écran".

L’acteur était enchanté à l’idée de travailler avec le cinéaste. "Sa méthode de travail est géniale parce qu’il se fie à ses intuitions et à son instinct", dit-il. "Il y a comme une belle évidence dans sa manière de fonctionner. Il a une vision très claire des choses, ce qui m’a facilité la tâche. Il me fait penser à un coach : c’était comme si je me rendais sur le ring et qu’il était là, pour me soutenir. Et je pense que cette confiance et ce soutien qu’il vous accorde se retrouvent dans le film".

La confiance était vitale pour J. Edgar Hoover, même s’il ne l’a accordée qu’à une poignée d’individus, à ceux-là même dont il pensait qu’ils lui étaient fidèles. Pour brosser le portrait du personnage dans ses multiples dimensions, et comprendre quel genre d’homme il était, il fallait évoquer les relations qu’il entretenait avec ses proches, à commencer par son collègue et ami, Clyde Tolson. "C’était une relation de complicité et de joies partagées, mais aussi très sclérosante", précise Grazer "Ils étaient tous les deux le produit de leur époque". "Ils déjeunaient et dinaient ensemble tous les jours, et ils partaient en vacances ensemble", ajoute DiCaprio. "Quant à savoir si leurs rapports allaient plus loin que ça ... eh bien, personne ne le sait. Dans le film, leur relation s’apparente à une forme d’amour à sens unique, mais qui, malgré tout, a duré".

Armie Hammer, qui campe Clyde Tolson, explique : "Quelles que soient leurs relations, Clyde était toujours fidèlement aux côtés du Directeur. C’était véritablement son bras droit. C’est comme cela qu’ils fonctionnaient". "Armie est formidable en Tolson", s’enthousiasme Grazer. "Il a apporté au personnage à la fois raffinement et énergie, et l’alchimie a vraiment pris entre lui et Leo". Malgré le manque d’informations existantes sur Tolson, Hammer s’est efforcé de bien cerner son personnage. "J’ai fait appel à une chercheuse professionnelle qui a réuni tous les documents qu’on puisse trouver sur lui, y compris son album de photos de lycée", souligne l’acteur. "D’après les témoignages d’anciens du FBI, il était très observateur et d’une grande finesse d’esprit. On l’avait surnommé ‘l’ordinateur humain’ car il avait une mémoire photographique. Du coup, sans même parler d’une éventuelle attirance de Hoover à son égard, on peut comprendre pourquoi le grand homme se reposait autant sur lui".

La secrétaire de Hoover, Helen Gandy, était une autre complice du patron du FBI, à la fidélité indéfectible. "C’est Helen qui, d’une certaine façon, dirigeait l’agence", souligne le réalisateur. "Quand on parle avec les vieux de la vieille, dès qu’on voulait savoir quelque chose, c’est à elle qu’il fallait le demander. Elle en savait bien plus que n’importe qui d’autre". "La fidélité d’Helen envers Edgar était sans faille", déclare Naomi Watts qui incarne la jeune femme. "Je crois qu’au départ, il l’a impressionnée et qu’elle l’a trouvé intelligent et charismatique, mais tout ce qui l’intéressait, c’était sa carrière. C’est la collaboratrice qui a passé le plus de temps à ses côtés : elle a connu des bouleversements géopolitiques extra ordinaires, et elle a été présente auprès de lui jusqu’au bout".

Pour la comédienne australienne, interpréter une Américaine profondément patriote dans un film sur l’un des personnages les plus controversés du pays était exaltant. "Je ne savais rien sur mon personnage, et guère plus sur Hoover, quand j’ai accepté le rôle", affirme-t-elle. "Comme je n’ai pas grandi aux États-Unis et que je n’ai pas connu cette époque, c’était l’occasion de m’ouvrir l’esprit".

"Naomi a été épatante", ajoute Lorenz. "C’est un rôle tout en retenue, mais d’une grande importance, et elle a tiré le meilleur parti de chaque séquence, en sublimant le personnage, ce qui, d’ailleurs, correspondait à la place qu’occupait Helen Gandy dans la vie de Hoover". En revanche, Annie Hoover, la mère du protagoniste, n’était pas encline à rester en retrait. Femme autoritaire, elle a exercé une grande influence sur son fils et incarné son modèle en matière de valeurs morales. Hoover vivait avec elle et la consultait dès qu’il avait besoin d’un conseil, jusqu’à sa disparition : il avait alors 43 ans. C’est la grande comédienne anglaise Judi Dench qui l’interprète : "Grâce à elle, on l’aime et on a peur d’elle tout à la fois, sans qu’elle ait jamais besoin de crier", note Grazer. "C’est le genre de mère dont on se passerait bien volontiers", relève l’actrice. "Elle était très catégorique et incroyablement possessive avec Edgar, alors même qu’elle avait trois autres enfants. Je pense qu’elle voulait non seulement ce qu’il y avait de mieux pour lui, mais qu’elle vivait sa réussite professionnelle par procuration. Elle m’a un peu fait penser à Lady Macbeth. Elle voulait fréquenter les plus grands hommes du monde. Edgar n’avait aucune chance de lui résister". C’est la première fois que Clint Eastwood collabore avec Judi Dench. "C’est un cinéaste mythique", dit-elle, ravie d’avoir été contactée pour le rôle. "Quand je pense qu’il aura fallu que j’attende d’avoir 75 ans !"
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Hoover Jeune
 

Imaginez que chaque citoyen soit identifiable par sa carte, son code, les empreintes de ses doigts... Imaginez à quelle vitesse nous retrouverions les criminels

J. Edgar Hoover a vécu toute sa vie à Washington. Mais lorsque la production a entamé les repérages pour le film, elle a constaté que l'essentiel pouvait être tourné en Californie. "ll n'y a qu'un seul décor qui nous obligeait à venir filmer à Washington : la Library of Congress", souligne Lorenz. "Je la connaissais, mais je ne l'avais jamais détaillée de près. Du coup, quand j'ai vu qu'elle figurait dans le scénario, et que je me suis un peu documenté, j'ai compris pourquoi Lance Black avait choisi de situer la scène où Hoover tente d'impressionner Helen Gandy dans cet endroit précis. C'est un bâtiment magnifique". "C'est tellement beau qu'on a envie de le photographier", ajoute Eastwood. "Dès qu'on y est entrés, on s'est dit qu'il fallait essayer d'y tourner, même si on ne nous autorisait pas l'accès à l'ensemble du bâtiment".

Bien que l'institution soit accessible au public, le chef décorateur James J. Murakami a été surpris qu'on autorise l'équipe à y tourner. "C'est un chef d'œuvre d'architecture", dit-il. "C'était extraordinaire de pouvoir travailler là-bas car cela avait une vraie résonance historique. Les dossiers qui se trouvaient sous la mezzanine contenaient réellement des fiches annotées par Hoover lui-même". La production a également eu accès au FBI et au ministère de la Justice qui abritait le Bureau à l'époque de Hoover. "Le FBI et le ministère nous ont beaucoup soutenus et nous ont aidés à réunir toute l'information que Hoover avait rassemblée tout au long de sa carrière", explique Lorenz. "On aurait sans doute pu obtenir une autorisation de filmer dans les bureaux de Hoover, mais on avait énormément de scènes à y tourner. Cela aurait été beaucoup trop contraignant pour les gens du ministère de nous laisser occuper les lieux aussi longtemps. Mais nous avons tourné quelques prises de vue depuis son balcon pour montrer ce qu'il voyait de son bureau".

Pour replonger le spectateur dans l'époque de Hoover, le superviseur Effets visuels Michael Owens et son équipe ont reconstitué Pennsylvania Avenue (l'artère sur laquelle donnait le bureau du grand homme) à différentes époques, et ont ainsi recréé les cortèges d'investiture des présidents Franklin D. Roosevelt et Richard Nixon. "Le style visuel s'appuie sur nos recherches", précise Owens. "Nous avons pris des photos des lieux réels, puis nous les avons modifiés. Nous avons ainsi transformé ces décors de manière infographique, ce qui était beaucoup plus simple que si nous avions dû construire tout un décor". Pour les lieux dans lesquels Hoover a passé le plus de temps, Murakami et son équipe ont, en revanche, bâti de véritables décors en dur. Il s'agit notamment de l'immense entrée et de plusieurs bureaux du ministère de la Justice, construits sur le vaste plateau n°16 des studios Warner. "Le couloir fait 4 mètres de large, avec une hauteur sous plafond de 5 mètres 50, et devait mesurer environ près de 40 mètres de long pour les besoins du tournage". Mais ce n'était pas le défi le plus complexe qu'ait dû relever le chef décorateur. "On ne pouvait pas recréer le sol en granit du ministère car ce sont des matériaux beaucoup trop coûteux, et on a donc eu recours à un nouveau dispositif numérique. Nous avons photographié le véritable sol, puis nous l'avons reproduit sur du contreplaqué de type MDF". Murakami a mené des recherches approfondies pour reconstituer les bureaux dont la décoration, de surcroît, a dû être aménagée en fonction des différentes époques évoquées par le film : de 1919 au début des années 70. L'équipe de Murakami s'est focalisée sur les détails qui ont été logiquement modernisés au fil des années, à l'image des luminaires qui sont passés d'un fonctionnement à incandescence à un dispositif fluorescent. "Nous avons pris quelques libertés en cas de nécessité, mais nous avons essayé de rester aussi fidèles à la réalité que possible", signale le chef décorateur. En repeignant les murs, en ajoutant de nouveaux meubles ou en déplaçant des cloisons, l'équipe de Murakami a utilisé certains plateaux pour plusieurs décors. Par exemple, le plateau qui accueille le bureau de Robert Kennedy a ensuite servi pour un bureau plus modeste du FBI, puis pour le laboratoire médico-légal. La maison de Hoover, où il a vécu toute sa vie, était un élément de décor crucial pour la production car plusieurs scènes importantes s'y déroulent. "Il gardait tout", indique Murakami. "Sa maison était remplie de bibelots, de statues et de paravents chinois, et de tas d'autres objets qui appartenaient à sa famille depuis qu'il était petit".

Pour les scènes de courses hippiques, auxquelles assistent Hoover et Tolson à toutes les époques, l'équipe Décoration a d'abord visionné des images des centres hippiques de Pimlico à Baltimore, dans le Maryland, et de Del Mar dans le sud de la Californie, puis ont reconstitué quelques loges en gradins, apportant les aménagements nécessaires en fonction des styles de chaque site. Le chef-opérateur Tom Stern a filmé les comédiens en plan serré et en plan moyen pendant qu'ils "regardaient" la course : ils jouaient devant un fond vert, permettant ensuite d'y incruster des images infographiques. Plusieurs quartiers de Los Angeles ont également servi de décors au film. Le Restaurant Cicada, près de Pershing Square, dans le centre, campe le célèbre Stork Club de New York. Comme il fallait un orchestre, le réalisateur a fait appel à son fils Kyle Eastwood et à plusieurs amis musiciens pour interpréter le seul morceau de musique non illustrative du film.

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Evolution du personnage de Hoover
 

De l’autre côté de la pièce, derrière un bureau en acajou, on découvre un vieil homme corpulent au nez épaté portant un costume trois-pièces. C’est Hoover, près de quarante ans plus tard, désormais connu sous le nom de J. EDGAR HOOVER

J. Edgar se déroule sur plus de soixante ans, du début du XXème siècle à 1972. La chef costumière Deborah Hopper a donc dû imaginer des costumes qui reflètent l’évolution du style vestimentaire. Leonardo Dicaprio avait ainsi environ 80 tenues différentes, ce qui représentait un défi exaltant à relever pour Deborah Hopper. "Hoover était tiré à quatre épingles", déclare la chef costumière. "Même s’il n’avait pas énormément de vêtements au début de sa carrière, il était déjà très soigné et il tenait à ce que ses agents en fassent de même. Il était très attaché à l’image du FBI". La création de costumes pour les nombreux comédiens du film et les différentes époques a nécessité un grand sens de l’organisation. "Il y a des scènes qui se déroulent à peu près à chaque décennie, mais le film n’est pas construit de manière chronologique", note Hopper. "Du coup, il fallait non seulement concevoir des costumes adaptés à chaque époque, mais donner des repères au spectateur pour qu’il sache à quel moment de la vie de Hoover telle ou telle scène se situe". La chef costumière a ainsi mis au point un nuancier précis pour fourni de subtiles indications sur les époques évoquées. "Je me suis dit que ce serait plus simple d’avoir une palette de couleurs propre à chaque période", ajoute-t-elle. "Des matières rugueuses dans les bruns pour les années 20, des tons de gris et de bleu marine et des rayures pour les années 30, et puis, des tissus doux et robustes dans les bleus marine, gris et marron foncé pour les années 60. Les tenues nous ont donc permis de contribuer à raconter l’histoire".

Au fur et à mesure de l’ascension de Hoover, son style vestimentaire a changé, notamment après sa rencontre avec le sophistiqué Clyde Tolson. "Quand il était jeune, et qu’il privilégiait les teintes marron, on l’a fait porter des costumes droits", dit-elle. "Et puis, dans les années 30, Tolson a emmené Hoover voir son tailleur chez Garfinkel. Pour la première fois, J. Edgar porte un costume croisé, taillé sur mesure et conçu par Tolson". Bien entendu, Hopper a dû imaginer le style de Tolson qui, selon la chef costumière, "était un peu plus raffiné. On a utilisé davantage de rayures, des boutons de manchettes, des épingles de cravates, des pochettes, et des montres à gousset, qui ont tous été accessoirisés. Hoover et Tolson étaient obnubilés par leur image et étaient très soignés".

Deborah Hopper a également habillé Naomi Watts : "Dans les années 20, quand elle fait la connaissance de Hoover, elle est assez séductrice, elle a un style féminin et elle porte de la dentelle", dit-elle. "Au fil des années, elle s’habille de manière plus stricte et, dans les années 60, elle ne porte plus que des tailleurs". "Deborah a fait un boulot magnifique", rapporte Eastwood, "mais c’est toujours le cas. Je pense qu’elle y a pris du plaisir car elle a non seulement eu l’occasion de concevoir de nombreux costumes en fonction des décennies, mais il s’agit aussi des époques les plus brillantes de l’histoire américaine".

Au cours de ses recherches, la chef costumière a d’abord déniché d’authentiques vêtements d’époque dans des friperies de Los Angeles pour trouver son inspiration. Mais comme il n’existe que peu de pièces authentiques, Hopper et son équipe ont dû travailler à partir de tissus modernes, en les adaptant pour qu’ils s’accordent aux vêtements d’époque. "On ne voulait pas que les tenues aient l’air usé. Nous les avons seulement assouplies pour donner le sentiment que les personnages les portaient depuis un moment".

Tout comme les vêtements, il s’agissait de vieillir les comédiens grâce au maquillage et à certains accessoires pour montrer le passage des années. "On a utilisé du rembourrage pour les tenues d’Armie et de Naomi lorsque leurs personnages prennent de l’âge", affirme Hopper. "Pour Leo, nous avons moulé du latex autour de son corps, pour donner le sentiment qu’il s’agit de son propre corps. Il en porte un peu dans les années 30 et un peu plus encore dans les années 60, notamment au niveau des bras. Bien entendu, nous avons dû adapter les costumes à son nouveau physique. Hoover attachait beaucoup d’importance à son image, et nous avons donc consacré pas mal d’énergie à déterminer son style à chaque étape de sa vie". "C’était un défi intéressant pour nous de donner à un comédien l’apparence d’un jeune homme de 25 ans puis de le faire vieillir jusqu’à 70 ans", souligne la chef maquilleuse Sian Grigg. "On ne pouvait pas faire de Leo un sosie de Hoover car ils ont des traits de visage tout à fait différents, mais je me suis dit qu’on pouvait lui donner une certaine ressemblance qui nous permette de croire au personnage. Il porte des lentilles de contact pour que ses yeux soient plus foncés.

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le monde - Thomas Sotinel
 

Dans un monde parfait, on remonterait le temps. On alpaguerait un spectateur à la sortie de Dirty Harry, en 1972, et on lui dirait : "Dans quarante ans, Clint Eastwood réalisera un film sur un couple homosexuel. Ah oui, l'un des deux amoureux sera J. Edgar Hoover. Mais si, vous savez bien, le patron du FBI." Même en 2011, J. Edgar déconcerte. Plus encore que Invictus ou Au-delà, les deux derniers films d'Eastwood, qu'on n'attendait pas non plus de ce réalisateur que le temps rend de plus en plus imprévisible. Mais contrairement à ses prédécesseurs, J. Edgar est une réussite, un film tourmenté et fascinant surgi des replis les plus ténébreux de l'histoire et de la psyché américaines.

Mettant pour la première fois à contribution Leonardo DiCaprio, Clint Eastwood permet à l'ex-passager du Titanic de prouver qu'il n'est pas l'homme d'un seul metteur en scène (Scorsese, en l'occurrence). On pourra s'amuser, plus tard, à comparer les portraits d'Howard Hughes et d'Hoover qu'a composés DiCaprio, histoire de déterminer les apports respectifs de l'acteur et des cinéastes. En attendant, il faut se plonger dans l'étrange destin de J. Edgar Hoover.

Le film commence par un plan de la façade de l'immeuble du FBI à Washington. Une voix monocorde qui scande son discours avec une application impressionnante explique que le SCLC est une organisation contrôlée par les communistes. La Southern Christian Leadership Conference était une association confessionnelle dont le dirigeant le plus éminent était Martin Luther King. La voix off ment, délire. Voilà qui est établi dès le premier plan. Plus tard, Clint Eastwood nous égarera délibérément dans les méandres de la mémoire d'Hoover, mais, à l'entrée de ce labyrinthe, cette tirade est comme un panneau qui proclame "Attention, mensonge !"

(...) Leonardo DiCaprio est vieilli de manière spectaculaire - il ressemble vraiment au vieil Hoover, il a pris ce physique de petit bouledogue dont on n'imagine qu'à grand-peine qu'il a pu séduire. Hoover dicte ses Mémoires à une succession de jeunes et beaux agents du FBI et ces dictées déclenchent des retours en arrière qui illustrent le souvenir que veut laisser le vieil homme.

On gagnera sans doute à réviser quelques épisodes de l'histoire américaine avant d'aller voir un film souvent allusif : la grande panique rouge qui saisit les Etats-Unis au lendemain de la révolution russe et les "raids Palmer" menés par l'attorney général du même nom aux sièges des organisations révolutionnaires ; l'enlèvement du bébé de Charles Lindbergh ; la création du FBI.

Clint Eastwood et le scénariste Dustin Lance Black jouent avec les faits, établis ou non, pour dresser la carte d'état-major de la mémoire d'un homme au soir de sa vie, dans laquelle se tressent vérités et mensonges. Le vieux cinéaste et le jeune scénariste font chatoyer les souvenirs, les assemblent et les disjoignent jusqu'au vertige. Ce pourrait être un exercice de style futile si J. Edgar n'était pas aussi profondément ancré dans l'histoire et - surtout - dans le cinéma.

Depuis longtemps, Clint Eastwood est fasciné par la construction des mythes, peut-être parce qu'il a puissamment contribué à mettre à bas celui de la conquête de l'Ouest, au temps des westerns de Sergio Leone. Après La Mémoire de nos pères, qui revenait sur l'icône des marines à Iwo Jima, J. Edgar dissèque une légende plus noire et va en chercher les racines dans l'intimité de son sujet. (...)

Entre les séquences qui montrent les souvenirs frelatés d'Hoover, tournées dans des couleurs désaturées, comme une version désenchantée des mythes hollywoodiens, et les avancées dans la vie intime d'Hoover, photographiées avec encore moins de lumière que le chef opérateur Tom Stern n'en avait mise dans les tunnels d'Iwo Jima, se dessine l'image incertaine et fascinante d'un homme qui voulut être grand et ne fut que terrible.

  Source : Le Monde
 
cyberpresse - Marc-André Lussier
 
On ne s’étonnera pas que Clint Eastwood, qui choisit toujours des thèmes liés à l’américanité, ait voulu fouiller dans le vieux placard passablement encombré de Hoover. Les rumeurs croustillantes entourant la vie de ce « vieux garçon » ayant vécu sous le joug d’une mère omniprésente (formidable Judi Dench) sont notoires. Le scénario de Dustin Lance Black (Milk) y fait écho, mais n’insiste pas trop sur les aspects plus spectaculaires. Multipliant les allers-retours entre les différentes époques, le récit tente plutôt de circonscrire la personnalité complexe d’un homme dont les propres zones d’ombre – à commencer par son homosexualité réprimée – ont forcément eu un impact dans sa vie publique. Le personnage étant opaque, Black et Eastwood tentent d’éclaircir le mystère à travers trois personnages clés. Il y a d’abord la mère, qui, soupçonnant les désirs inavouables de son fils, lui tient un discours épouvantablement cruel et homophobe ; la fidèle secrétaire Helen Gandy (formidable Naomi Watts), qui préférera contracter avec lui un mariage professionnel plutôt que personnel ; et son second, Clyde Tolson (Armie Hammer), l’ami intime de qui il est clairement amoureux. La matière est très riche. Clint Eastwood en tire un film intéressant. (...)
  Source : Mon Cinema Cyberpresse
 
evene - Jean-Christophe Ferrari
 

(...) J. Edgar va sans doute décontenancer (...). S’attendait-on à une vie de Hoover ? À un portrait au vitriol du méchant boss du renseignement U.S ? Voilà qu’Eastwood nous offre un faux biopic aux accents christiques ! Le film, pourtant, se présente comme le récit de l’existence de J.E.Hoover, le fondateur du F.B.I. Il retrace les différentes étapes du développement de la police secrète. Il dépeint le personnage privé. Mais on sent que ce n’est pas ce qui intéresse le cinéaste.

Ce qui le passionne avant tout, c’est de montrer un homme écrivant son testament, c’est-à-dire tentant de transmettre à la postérité une certaine image de lui-même et de son action. Ce qui ne va pas sans refoulé ni mauvaise foi : il y a ce qu’on préfèrerait ne pas léguer et peut-être oublier soi-même. Eastwood se souvient de la leçon de L’homme qui a tué Liberty Valance de John Ford : ce n’est jamais l’Histoire qu’on représente mais seulement une histoire fantasmée, trompeuse.

S’appuyant sur la gestuelle évasive de DiCaprio, Eastwood filme Hoover comme un spectre puisque un homme rédigeant son testament n’est rien d’autre qu’un fantôme : un être qui erre quelque part entre la mort et la vie, un être absent à lui-même. Enfin – c’est sans doute ce qui surprendra le plus – Eastwood regarde celui qui se flattait d’être un “ faiseur de rois” autant comme un bourreau que comme une victime : la victime d’une quête d’amour déçue, la victime d’une névrose destructrice (la paranoïa anti-communiste).

Or personne aujourd’hui ne sait jouer la blessure névrotique comme Leonardo DiCaprio. Espérons que ces deux-là collaboreront encore pour un nouveau chef d’oeuvre.

  Source : Evene
melty - Jeremy
 

L'action du film se déroule en fait sur plus de 60 ans, du début du 20ème siècle à 1972. Clint Eastwood alterne donc de façon subtile ces deux périodes. Dans un premier temps on découvre J. Edgar Hoover déterminé à créer une police d'élite qui deviendra la police moderne, puis on le découvre jusqu'à la fin en 1972 où celui-ci est pris de paranoïa, créant des dossiers sur tout le monde et voyant des complots de partout. La confrontation de ces deux personnalités de J. Edgar nous permet alors de découvrir l’extrême complexité du personnage.

Au final, le film n’est pas tant sur ce qu’a fait J. Edgar Hoover mais beaucoup plus sur ce qu’il est en tant que personne. Le film est donc largement centré sur la psychologie du personnage. Et pour approfondir ce personnage, Clint Eastwood a choisi d’enchaîner les flashbacks nous permettant de découvrir Hoover à 30 ans et Hoover à 70 ans. Le nombre assez conséquent de flashback et retour flashback demande d’ailleurs beaucoup d’attention, il faut suivre et ne pas se perdre, ce qui n’est pas toujours évident sur 2 heures de film.

Mais au niveau du fond, il y avait de quoi faire puisque en plus de contourner les lois pour promouvoir le FBI et ses intérêts personnels, Hoover a dû faire face à de nombreuses rumeurs d’homosexualité, rendues encore plus compliquées par la relation étouffante qu'il entretient avec sa mère homophobe qui n'hésite d'ailleurs pas à lui sortir une réplique dure et sans pitié "Je préfèrerais voir mon fils mourir plutôt qu'il soit une tapette". Hoover aurait notamment entretenu une liaison avec Clyde Tolson, le directeur adjoint du FBI qui ne le quittait jamais. Il y avait également la rumeur qui disait qu’il aimait se travestir. Dans le film, Clint Eastwood arrive parfaitement à retranscrire ces faits sans prendre parti à aucun moment, tout est très bien amené, et cela se fait tout en délicatesse et suggestion.

Mais au-delà du scénario maîtrisé de bout en bout, c’est surtout la performance exceptionnelle de Leonardo DiCaprio qui retient surtout notre attention. Si DiCaprio ne décroche pas un oscar pour sa prestation dans ce film (qui serait son premier !), ce serait tout de même assez incroyable … Car bien au-delà de son jeu d’acteur réglé à la perfection, Leonardo DiCaprio a donné de sa personne pour ce rôle puisqu’il a notamment fait des recherches très approfondies sur J. Edgar afin d’incarner de la façon la plus juste qui soit son rôle. De plus pour arriver à le vieillir, il a dû supporter un moulage en plâtre sur l'ensemble de son visage, a dû porter des lentilles de contact, des postiches grisonnants, un appareil dentaire ainsi qu'une prothèse nasale. Il s'est également fait teindre les cheveux en brun et s'est même fait arracher quelques cheveux au niveau du front pour que son implantation capillaire soit plus régulière au moment où il portait son faux cuir chevelu !! D’ailleurs, pour la petite anecdote, lors des premiers jours de tournage, Clint Eastwood est passé devant Leonardo DiCaprio maquillé en J.Edgar version âgé sans le reconnaître. Ce qui est plutôt amusant et prouve l’extrême réalisme du maquillage. Du moins pour ce qui est de celui de Leonardo DiCaprio … car il faut avouer que celui de Armie Hammer (l'acteur révélé par The Social Network, et qui ici interprète le directeur adjoint et supposé amant de J.Edgar) est beaucoup moins bien réussi, et pas aussi naturel.

Leonardo DiCaprio réussit donc parfaitement sa mission de rentrer dans la peau de J.Edgar, le rendant de ce fait parfaitement crédible et réaliste à nos yeux. Si le scénario et les acteurs sont très bons, il faut également souligner le travail de la lumière effectué sur ce film. On le sait, Clint Eastwood accorde une extrême importance à l’esthétisme des plans et des scènes, et J.Edgar ne déroge pas à la règle, nous offrant un jeu de contrastes et de lumières dans une même scène assez incroyable. Nous pouvons donc dire que le film J.Edgar marque le retour au sommet de Clint Eastwood qui s’était un peu perdu avec son dernier film «Au-delà». Même si J.Edgar souffre un peu de certaines longueurs (le film dure 2h15), et contient peut-être un peu trop d’explications voix-off au lieu de faire simplement parler les images, il n'en reste pas moins que le film est à la hauteur de nos attentes et figure sans aucun doute parmi les films notables de Clint Eastwood. (...)

  Source : Melty
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