Ciné-club éducatif & culturel de Mons (CCEC)
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Ma première fois réalisé par Marie-Castille Mention-Schaar
    
Titre original Ma Première fois
Réalisation Marie-Castille Mention-Schaar
Scénario Marie-Castille Mention-Schaar
 Scripte Virginia Bach
Interprétation Esther Comar (Sarah), Martin Cannavo (Zachary), Vincent Perez (Judith El Zein), Lilly-Fleur Pointeaux (Pauline), Lolita Chammah (Anne Loiret), Xavier Maly, ...
Musique Erwann Kermorvant
Photographie Myriam Vinocour
Pays France
Année 2011
Durée 1h34'
Genre Drame, Romance
 Distributeur Les Films de l'Elysée
Site officiel  
Bande annonce  
Affiche  
Photos  
 Dossier de presse
 Feuillet du film distribué aux séances
 
 
 
 La projection aura lieu à IMAGIX - Mons - Plan d'accès
Le Jeudi 19 Janvier 2012
Le film est projeté en version française
Le film est projeté sans entracte ni publicité
Les séances :
 
  • 17h00 et 20h00 avec présentation et feuillet sur les films à chaque séance
  • 14h30 et 22h30 sans présentation et feuillet sur les films à chaque séance
 
 

Mieux connue en tant que scénariste et productrice, Marie-Castille Mention-Schaarsigne son premier opus en tant que réalisatrice, tiré d’une histoire et de sentiments personnels. Ce très beau film bouleversant, où chacun se retrouvera, est également le "Coup de cœur" des internautes de Première qui ont pu le voir en avant première.

Zachary a 20 ans. Sombre et indépendant, il collectionne les conquêtes amoureuses et les échecs scolaires. Sarah a 18 ans. Première de la classe, fragile, elle comble ses manques affectifs grâce à une maîtrise parfaite de sa vie. Rien ne devrait les rapprocher et pourtant, l’année du bac, durant six mois, ils vont vivre un amour contre lequel on ne peut rien, le vrai, le grand, celui qui marque une vie pour toujours ...

On soulignera le jeu simple, posé et efficace de Vincent Pérez dans le rôle du beau-père de Sarah, ainsi que la prestation de Martin Cannavo (dans le personnage de Zachary) dont c’est le premier rôle à l’écran.

Marie-Castille Mention-Schaar débute au cinéma en tant que productrice. Elle commence à produire en 2003, "Monsieur N." d'Antoine De Caunes, puis "Tu vas rire, mais je te quitte" (2004) de Philippe Harel, "Emmenez-moi" (2005) d’Edmond Bensimon, "Désaccord Parfait" (2006) d'Antoine De Caunes, "La Première Etoile" (2008) de Lucien Jean-Baptiste, dont elle signe également le scénario, et "Le Caméléon" (2010) de Jean-Paul Salomé (Tout le cine.com)

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Marie-Castille Mention-Schaar sur Tout Le Cine
Marie-Castille Mention-Schaar. Réalisatrice, Productrice, Scénariste.

Marie-Castille Mention Schaar débute au cinéma en tant que productrice avec ses sociétés Loma Nasha Films et Vendredi Films.

Elle commence à produire en 2003, Monsieur N. d' Antoine De Caunes, puis Tu vas rire mais je te quitte (2004) de Philippe Harel, Emmenez moi (2005) de Edmond Bensimon, Désaccord Parfait (2006) d'Antoine De Caunes, La Première étoile (2008) de Lucien Jean-Baptiste, dont elle signe également le scénario, et Le Caméléon (2010) de Jean-Paul Salomé.

En 2011, Marie-Castille signe sa première réalisation avec Ma première fois, comédie romantique de deux adolescents, tombant amoureux l'un de l'autre, alors que tout les oppose.

Source : Tout le cine

Toute la filmographie de Marie-Castille Mention-Schaar sur IMDB en tant que :
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tout le cine
 

De la production à la réalisation

Marie-Castille Mention Schaar a produit d'abord des long-métrages, tels que Monsieur N, La Première étoile, Désaccord Parfait, avant de passer derrière la caméra avec Ma Première fois.

  Source : Tout le cine
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Entretien avec Marie-Castille Mention-Schaar
 

Quel est votre parcours et d’où vous vient votre envie de cinéma ?

Au départ, j’étais journaliste d’investigation en agence aux États-Unis, mais à Los Angeles, le reportage de société ne se vendait pas trop. Par contre, les interviews clés autour d’un film répondaient à une demande. Du coup, j’ai commencé à faire des interviews. Je suis rentrée au Hollywood Reporter, et j’ai découvert l’industrie du cinéma. J’ai rencontré des producteurs, des scénaristes… et des histoires sur lesquelles j’ai eu envie de travailler. C’est une approche très émotive, sans aucune stratégie.

Après douze ans là-bas, je suis rentrée en France. J’avais fait du développement, travaillé pour des producteurs français, canadiens et pour un studio. Quand je suis revenue, je ne connaissais rien à l’industrie française, mais je suis entrée chez un producteur français que j’avais rencontré à Los Angeles et qui m’a proposé de produire pour lui Golden Boy de Jean-Pierre Vergne, avec Jacques Villeret et Martin Lamotte. J’ai tout appris sur ce film. J’ai toujours aimé produire. J’adore agencer, mettre des talents en contact, découvrir, pousser les gens à leur maximum, être au début d’un projet, d’une idée et tout faire pour qu’elle devienne un film. Mais je n’ai jamais produit en vue de réaliser.

La PremiÈre Étoile de Lucien Jean-Baptiste a changé les choses parce que cela a été ma première expérience de scénariste. Être scénariste change tout car lorsqu’on écrit, on voit encore plus le film que quand on produit. On visualise les scènes, avec des idées très précises.

Qu’est-ce qui vous a poussée à écrire ?

L’histoire elle-même me plaisait. Lucien ne voulait et ne pouvait pas écrire ce film seul. En l’aidant, j’ai découvert autre chose. Au départ, on s’était dit qu’on allait simplement écrire quinze pages, fabriquer une histoire à partir de ses souvenirs, d’anecdotes qu’il avait à raconter. Ensuite, j’ai contacté un ou deux scénaristes que je connaissais et qui me semblaient à même de traiter ce sujet. L’un d’eux nous a suggéré d’écrire nous-mêmes le scénario, puisque nous avions déjà toute l’histoire. On s’est lancés et le film a eu le succès que l’on connaît ...

Comment est né Ma Première Fois ?

C’est une histoire qui m’est proche puisqu’elle raconte beaucoup de choses de ma première histoire d’amour – ma grande histoire d’amour. Je suis une absolue romantique, j’ai beaucoup de mal avec le cynisme de notre époque. Je me souviens encore des émotions éprouvées en découvrant des films comme Love Story, Mayerling, Sissi, toutes ces histoires romantiques et fleur bleue mais qui font du bien. Ma fille me demandait souvent pourquoi je n’écrivais pas quelque chose sur mon histoire d’amour à moi, celle que j’avais vécue avec son père, mort très jeune. L’histoire de Ma PremiÈre Fois est simplement inversée. J’ai effectivement connu un garçon dont j’ai été très amoureuse dans un internat, et qui est décédé. Je crois que les histoires d’amour sont essentielles, fondatrices. Parfois, on a la chance d’en vivre une grande.

Le personnage de Zachary, c’est mon mari – son contexte, son côté rebelle sans être un mauvais garçon, sa relation très mauvaise avec son père et très tendre avec sa mère. Lui et moi nous sommes rencontrés dans cet internat où j’aurais voulu tourner, à Juilly, en Seine-et-Marne. Nous étions au lycée, dans la même classe de première. Nous avions la même relation que les personnages du film, un peu chien et chat, une fascination teintée d’irritation entre la première et le dernier de la classe. Lui sortait tous les soirs alors que nous étions en internat, il allait à Paris… Nous étions les deux extrêmes d’un monde. Et puis il s’est fait renvoyer – il avait giflé le censeur – et on ne s’est pas revus pendant dix ans… Quand on s’est retrouvés, on s’est mariés presque tout de suite. Et puis il est mort très jeune. Nous avons eu une fille qui va bientôt avoir 18 ans. C’est aussi une aventure humaine pour elle. Le film a une résonance à ce niveau également. Pourtant, Ma PremiÈre Fois n’est pas une thérapie.

Qu’est-ce qui vous a décidée à faire de cette histoire votre premier film ?

Il est parfois très difficile de produire, de se relever de gros échecs, surtout quand on a travaillé très dur et qu’on y croit. On se dit que l’on n’a rien compris, que l’on doit changer de métier. Et puis on rencontre quelqu’un, dans le public ou lors d’une avant-première en province, qui vous remercie, qui vous dit qu’il a vraiment passé un bon moment. C’est pour ces gens-là que je travaille. Modestement, j’espère aussi laisser une toute petite trace dans la vie des gens, une de ces empreintes auxquelles, quand on est spectateur, on va repenser dix ans après, en se rappelant ce qu’avait fait l’héroïne de ce film qui nous avait tant plu… Peut-être que dans une salle, une jeune fille se dira en voyant Ma PremiÈre Fois qu’il y a des histoires à côté desquelles il ne faut pas passer parce qu’elles peuvent vous marquer pour toute votre vie… Je crois aux histoires éternelles !

Êtes-vous consciente de la distance que vous mettez entre cette histoire et la vôtre ?

Il le fallait. J’ai le regard extérieur de gens autour de moi pour m’y aider. Bien sûr, je fais aussi ce film pour ma fille, pour les gens de ma famille, mais l’idée est de ne pas être trop proche de moi, de faire du vrai cinéma ! L’étincelle est là, mais ce n’est pas la finalité. J’ai travaillé pour le public.

Votre film raconte un amour extrêmement pur, au-delà de tout contexte. Comment avez-vous défini son univers ?

Je l’ai raconté comme je l’ai ressenti. Le lieu, le contexte, la nature des personnages se sont imposés naturellement. L’endroit que nous avons trouvé pour tourner le film, le château de Ferrières, a aussi nourri l’histoire. Nous n’avons pas pu tourner à Juilly à cause de ce plan d’ouverture aérien que l’on voulait absolument et qui était impossible à réaliser à Juilly, trop proche de Roissy. Les intérieurs ont été recréés en studio, mais les salles de classe ont été construites dans les salles de réception. C’est un cadre idéal, merveilleusement romantique.

Tous vos acteurs sont débutants au cinéma. Comment les avez-vous trouvés ?

Pour le rôle de Zachary, j’avais une idée très précise de ce que je voulais. Il fallait que l’interprète dégage ce que moi j’avais ressenti en voyant mon mari entrer pour la première fois dans cette salle de classe. C’était quelqu’un d’hors norme. J’ai fait un casting de garçons de 17 à 25 ans en cherchant une présence. La beauté n’était pas forcément un critère, il fallait qu’ils soient impressionnants physiquement, avec ce côté mi-ange mi-démon, très pur mais potentiellement imprévisible. J’ai découvert Martin Cannavo sur Internet. Je faisais une recherche et un bandeau publicitaire pour une marque de vêtements s’est affichée en haut de l’écran avec ce garçon… Je l’ai immédiatement remarqué. Je l’ai appelé, mais il n’était pas très intéressé. J’ai quand même insisté pour qu’il fasse des essais. Il dégageait vraiment quelque chose du personnage. Il a travaillé, et je le trouve formidable dans le film.

J’ai trouvé Esther Comar par casting. C’est sa gravité et sa densité qui m’ont séduite. Elle a un regard incroyable. Elle possède ce côté un peu classique, première de la classe et en même temps, on décèle dans ses yeux une sensibilité à fleur de peau. Ce mélange m’intéressait. Elle peut faire très dure, très en contrôle, et en même temps être fragile. Elle pourrait être moi ...

Ce n’est pas moi qui ai eu l’idée de Vincent Perez, mais je me suis vite aperçue que beaucoup d’éléments, dans sa vie et dans sa personnalité, l’approchaient du rôle. Je le trouve remarquable d’humanité, de douceur et de présence. C’est un grand acteur et je pense que ce personnage lui permet aussi d’exprimer quelque chose d’autre de lui-même qui lui va formidablement bien. J’ai découvert l’interprète de Pauline, Lilly-fleur Pointeaux, dans la série "Nos années pension". Elle avait ce côté solaire que je cherchais pour le personnage, associé à quelque chose de plus délicat. Pour moi, elle est un soleil dans la vie de Sarah. Le rôle de Juliette, la sœur de Zachary, n’est pas facile. Il devait exister en très peu de scènes. Lolita Chammah amène quelque chose de concret, de réel. Elle dit avoir été très touchée par sa relation avec Martin et le fait que n’ayant jamais joué, il était beaucoup plus pur dans sa manière d’interpréter. Martin était très généreux, il donnait tout. Le rapport a été tout de suite très bon entre eux.

Le film est très esthétique. On retrouve votre goût du classicisme romantique ...

Je voulais proposer quelque chose de beau, qui corresponde à mes goûts de spectatrice dans les décors, les costumes. J’allais faire le shopping moi-même – en tout cas pour Sarah. Pour moi, un film romantique est un écrin pour les sentiments. Les acteurs, les lieux doivent être beaux, il doit y avoir une dimension de rêve. Comme dans la scène du traîneau, tournée à Megève. J’ai la chance d’avoir un directeur de la photo doué !

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Entretien avec Esther Comar
 

Qu’est-ce qui vous a décidée à faire ce film ?

C’est mon premier film au cinéma et au-delà du fait que j’en avais très envie, le scénario m’a vraiment convaincue. Je l’ai lu d’une traite ! Je l’ai trouvé fluide et très clair. Il avait une dimension universelle qui dépassait la simple histoire de Sarah et Zachary.

Quel regard portez-vous sur ce grand amour, romantique, absolu ?

C’est quelque chose qui trouve écho en moi. Rencontrer un amour comme celui-là, vivre le coup de foudre… On a envie d’y croire ! Il y a quelque chose de chimique entre Sarah et Zac, de presque magique. Cette histoire a la force et la pureté d’un conte.

Comment avez-vous approché ce premier grand rôle ?

J’avais le trac ! Heureusement mon partenaire, Martin, était dans le même état que moi, et le fait d’être tous les deux sous pression nous a rapprochés. Je n’étais jamais montée à cheval, et j’avais un mois et demi pour devenir une vraie cavalière, ce qui n’étais pas gagné ! Heureusement, j’ai eu la chance de travailler avec l’équipe de Mario Luraschi, une légende du monde équestre, ce qui m’a permis de progresser très vite. J’ai aussi travaillé sur le personnage en amont, à la fois sur ce que j’imaginais et sur ce que Marie-Castille souhaitait. Il faut arriver avec un bagage, qui de toute façon se transforme par la suite. Il y a aussi beaucoup de choses que l’on trouve avec son partenaire.

Comment définiriez-vous Sarah ?

Sous ses airs de première de la classe un peu rigide, c’est une hypersensible ! Son père biologique étant parti, elle sait que les histoires d’amour ne se finissent pas toujours bien. Du coup, elle se protège énormément. D’un autre côté, elle a vu sa mère retrouver un compagnon avec qui elle a une grande complicité. Entre l’envie et ses doutes, elle voit débarquer Zachary dans sa vie ...

Dans ce milieu étudiant, elle dénote un peu ...

Les épreuves qu’elle a vécues, directement ou indirectement, l’ont sans doute rendue plus mûre. Elle sait que la vie n’est pas toujours facile. Elle ne se retrouve pas trop dans le côté frivole de ses camarades. Du coup, elle est un peu à part. Il fallait que le personnage de Sarah ait quelque chose de fort et que leur histoire dépasse l’amourette adolescente pour entrer dans une dimension éternelle, un peu comme Roméo et Juliette. Au début du film, les personnages sont volontairement un peu stéréotypés : elle, première de la classe un peu coincée, lui un peu rebelle… Pour que leur rencontre leur permette d’évoluer, et que chacun puisse se transformer au contact de l’autre.

À la lecture du scénario, y a-t-il eu des scènes que vous aviez envie de jouer, ou que vous redoutiez ?

Je redoutais les scènes d’amour d’abord, qui ne sont jamais évidentes : dire "je t’aime" à quelqu’un, ça peut paraître très simple à faire, mais c’est extrêmement compliqué de le rendre réel ! Ensuite, il y a beaucoup de choses fortes à jouer dans le film. Paradoxalement, ce sont les scènes qui paraissent plus anecdotiques qui demandent le plus de travail. Sinon, j’aimais aussi beaucoup les scènes avec la grand-mère, la mère et le beau-père. Sarah a une connexion facile avec l’adulte.

Le thème du film, la première fois, l’amour absolu… a-t-il provoqué des discussions avec votre entourage ou vos partenaires ?

J’en ai parlé un peu avec mon entourage, par contre Martin et moi sommes restés assez pudiques, nous avons respecté l’intimité de l’autre. C’était nécessaire.

Quels rapports avez-vous eu avec vos partenaires ?

Martin est très courtois, il fait attention aux autres. Il a un côté gentleman qui rend le travail très agréable. Lilly-fleur Pointeaux était très cool et je me suis bien entendue avec elle. J’ai eu de beaux moments avec Vincent Perez, qui joue mon beau-père ; il dégage quelque chose de très humain. Et j’ai pris énormément de plaisir à jouer les scènes avec ma mère de cinéma, Judith El Zein. Elles étaient très variées mais toujours fortes à jouer.

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Entretien avec Martin Cannavo
 

Comment êtes-vous arrivé sur le projet ?

C’est un joli hasard. À la base, je suis mannequin et je fais beaucoup de photos pour des vêtements. C’est sur une pub que Marie-Castille m’a remarqué.

Vous ne vouliez pas spécialement faire de cinéma ?

Pas vraiment… Il faut dire que ma seule expérience des castings vient de la pub. Un casting pour une pub est quelque chose d’affreux. On est souvent dans une petite salle, toute blanche, et on vous dit que la caméra est la femme de votre vie, et qu’il faut en tomber amoureux ! On vous demande de jouer à froid des trucs impossibles. J’étais donc convaincu d’être mauvais parce que je fonctionne mal ainsi. Du coup, lorsque je me suis retrouvé sur les essais pour ce film, j’étais tellement convaincu de ne pas être bon que je ne voulais même pas y aller. Mais Marie-Castille a insisté et j’ai finalement lu le scénario avant de passer la première audition.

Qu’avez-vous pensé du scénario ?

C’est une belle histoire d’amour, touchante. Je me suis dit que si c’était bien fait, cela pouvait donner un très joli film. Être un mec ne m’empêche pas d’aimer des films romantiques comme Coup De Foudre À Notting Hill ou Love Actually. Moi, je vais au cinéma pour rêver, pour ressentir, pas pour me prendre la tête ...

Comment avez-vous réagi en apprenant que vous aviez le rôle ?

Ce n’est pas arrivé d’un seul coup. Il y a eu plusieurs auditions, seul ou en groupe. Au début, j’y allais sans rien à perdre, mais je dois avouer qu’il y avait de plus en plus d’enjeu. N’ayant jamais joué, j’ai demandé conseil à des amis comédiens. Esther et moi avons aussi eu une coach formidable sur le tournage pendant quinze jours, Armelle, avec laquelle nous avons décortiqué le scénario. On a disséqué chaque réplique.

Que représentait pour vous le fait de se retrouver sur un plateau ?

Une expérience géniale ! Je suis arrivé beaucoup moins détendu qu’aux essais… On a commencé par trois jours de tournage à Megève, et par chance, il n’y avait pas de dialogue, on jouait surtout sur les regards. La caméra ne me dérange pas, j’y suis habitué depuis des années. Au bout de quelques jours, j’avais trouvé mes marques, et au bout de deux mois, je ne voulais plus que ça s’arrête ! J’ai beaucoup aimé jouer face à des gens comme Lolita, Lilly-Fleur, Vincent et bien sûr, Esther.

Comment définiriez-vous votre personnage, Zachary ?

Zachary est un solitaire, un faux rebelle… Le rapport qu’il a avec son père est une de ses clés. Il est très proche de sa mère, mais il est contrarié par le fait qu’elle soit soumise à son père. Il s’entend aussi très bien avec sa sœur, dont il s’occupe finalement beaucoup malgré son image de fêtard. Le fait qu’il entre dans l’histoire en étant d’abord une apparence répondait un peu à mon métier de mannequin et me simplifiait la vie.

Vous sentez-vous proche de votre personnage ?

Zachary ressemble plus à ce que je suis aujourd’hui qu’au garçon que j’étais à 18 ans. Au lycée, j’étais plutôt bon élève, assez timide vis-à-vis des filles… En fait, je passais mon temps à jouer au basket. À présent, j’ai une vie qui lui correspond un peu plus. Je suis mannequin, je voyage à travers le monde, et je ne suis pas encore installé comme tous mes potes. J’ai une vie d’étudiant ! Je lui ressemble aussi par son côté sombre, solitaire parfois. En lisant le scénario, j’ai tout de suite aimé cette violence intérieure que le personnage extériorise par moments, alors que je ne le fais jamais. Je ne m’énerve pas.

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melty - Jeremy
 

Une histoire dramatiquement romantique qui vous fera remémorer votre premier amour !

(...) Autant dire de suite que le film "Ma première fois" devrait combler et satisfaire tous les fans de films romantiques car le film repose bien avant tout sur la romance des deux personnages avant d’être une comédie ou même un drame. Tiré du vécu de la réalisatrice elle-même, on sent bien l’émotion et la retranscription des sentiments personnels de la jeune femme dans l’histoire et le scénario. Le film est ainsi rythmé par des scènes très belles visuellement, comme par exemple la scène qui nous plonge sous l’eau au côté des deux amoureux en immersion dans la piscine, ou encore la scène d’ouverture (couverte par une voix off, sous fond de musique de Sigur Rós "Hoppípolla" ) qui devient également la scène de fermeture. Sur un plan plus technique, le film regorge d’effets travelling (mouvement caméra horizontal ou vertical) qui mettent vraiment en valeur les scènes et accentuent visuellement les sentiments partagés par les deux personnages.

Concernant le jeu d’acteur, on peut souligner la performance de Vincent Pérez qui joue le rôle du beau-père de Sarah, simple, très posé et efficace. On peut également préciser que la prestation de Martin Cannavo qui interprète Zachary, est intéressante. D'autant plus intéressante que Martin Cannavo n’était pas acteur avant de participer à ce film mais seulement mannequin. On se doute alors que le début du tournage n'a pas dû être facile à gérer, et que l’aisance et l’expérience de tournage lui a permis de prendre de l'assurance pour chaque scènes et ça se voit.

Sans vous dévoiler l'intrigue, on peut d'ores et déjà vous dire que la fin du film est particulièrement forte et saisissante. Il y a notamment une scène extrêmement bien réalisée, sans doute la meilleure du film, qui bouleverse totalement l'évolution de l'histoire. Superbe. Précisons que la musique tient également une place importante dans le film qui accompagne largement les scènes et moments d'émotions entre les personnages.

Ainsi, on passe de Syd Matters, à Crash into Me de Dave Matthews. La musique que Sarah fait également écouter à sa grand-mère est "La Méditation de Thiais". La scène d'ouverture et de fin du film, on le disait, est accompagnée de la musique de Sigur Rós "Hoppípolla", qui pour le coup met bien en valeur l'issue du film et le combat que devra mener Zachary pour pouvoir avancer et passer à autre chose. (...)

(...) Le film vous remémorera incontestablement votre tout premier amour de jeunesse, qui est effectivement celui qui l'on se rappelle toujours, en bien, ou en mal ...

  Source : Melty
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