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Titre
original |
The Descendants |
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Réalisation |
Alexander Payne |
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Scénario |
Alexander Payne, Nat Faxon & Jim Rash |
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Scripte |
Rebecca Robertson-Szwaja |
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D'après |
L'oeuvre de Kaui Hart Hemmings |
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Interprétation |
George Clooney (Matt King), Shailene Woodley (Alexandra King), Amara Miller (Scottie King), Nick Krause (Sid), Patti Hastie (Elizabeth King), Grace A. Cruz (Le professeur de Scottie), Kim Gennaula (Le conseiller scolaire), Karen Kuioka Hironaga (Barb Higgins), Carmen Kaichi (Lani Higgins), Kaui Hart Hemmings (Noé, la secrétaire de Matt), Beau Bridges (Cousin Hugh), Matt Corboy (Cousin Ralph), Matt Esecson (Cousin Hal), Michael Ontkean (Cousin Milo), Stanton Johnston (Cousin Stan), Jonathan McManus (Cousin Six), Hugh Foster (Cousin Wink), Tiare R. Finney (Cousine Connie), Tom McTigue (Cousin Dave), ... |
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Photographie |
Phedon Papamichael |
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Pays |
USA |
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Année |
2011 |
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Durée |
1h55' |
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Genre |
Comédie dramatique |
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Distributeur |
Fox Searchlight Pictures |
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Cote |
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Sites officiels |
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Bande annonce |
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Affiche |
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Photos |
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Feuillet du film distribué aux séances |
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La projection aura lieu à IMAGIX - Mons - Plan d'accès |
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Le Jeudi 09 février 2012 |
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Le film est projeté en version originale anglaise sous-titrée en français |
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Le film est projeté sans entracte ni publicité |
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Les séances : |
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- 17h00 et 20h00
avec présentation et feuillet sur les films à
chaque séance
- 14h30 et 22h30
sans présentation et feuillet sur les films à
chaque séance
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Le style d’Alexander Payne est unique. Six ans après "Sideways", l’auteur cinéaste marque de nouveau les esprits en proposant une comédie dramatique à la fois drôle et émouvante, fruit d’une vision très aiguisée du cinéaste, parfois même grinçante, mais aussi empreinte d’un profond humanisme. Un sommet d’humour fin … ( Lapresse.ca)
A Hawaii, la vie d’une famille bascule. Parce que sa femme vient d’être hospitalisée suite à un accident de bateau, Matt King tente maladroitement de se rapprocher de ses deux filles, Scottie, une gamine de dix ans vive et précoce, et Alexandra, une adolescente rebelle de dix-sept ans. Il se demande aussi s’il doit vendre les terres familiales, les dernières plages tropicales vierges des îles, héritées de ses ancêtres hawaiiens. Quand Alexandra lui révèle que sa mère avait une liaison, le monde de Matt vacille. Avec ses deux filles, il part à la recherche de l’amant de sa femme. Durant une semaine essentielle, au fil de rencontres tour à tour drôles, perturbantes et révélatrices, il va finalement prendre conscience que sa principale préoccupation est de reconstruire sa vie et sa famille ...
Drôle, émouvant et magnifiquement réalisé, "The Descendants" capte le désordre imprévisible de la vie avec une éloquence et une grâce peu commune.Avec un acteur au sommet et la complicité d’un réalisateur brillant et décalé. |
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AFI Awards 2011 |
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- Récompense du meilleur film de l'année 2011 décernée à Jim Burke, Alexander Payne & Jim Taylor
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Dallas-Fort Worth Film Critics Association Awards 2011 |
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- Récompense du meilleur acteur décernée à George Clooney
- Récompense du meilleur réalisateur décernée à Alexander Payne
- Récompense du meilleur film
- Récompense du meilleur scénario décernée à Nat Faxon, Jim Rash & Alexander Payne
- Récompense de la meilleure actrice de second rôle décernée à Shailene Woodley
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Florida Film Critics Circle Awards 2011 |
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- Récompense du meilleur scénario décernée à Nat Faxon, Jim Rash & Alexander Payne
- Récompense du meilleur film
- Récompense de la meilleure actrice de second rôle décernée à Shailene Woodley
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Golden Globes 2012 |
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- Récompense du meilleur film dramatique
- Récompense du meilleur acteur décernée à George Clooney
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Hamptons International Film Festival 2011 |
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- Reconnaissance spéciale décernée à Shailene Woodley
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Hawaii International Film Festival 2011 |
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- Récompense du meilleur film
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Hollywood Film Festival 2011 |
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- Récompense "Hollywood Film Award" du meilleur acteur décernée à George Clooney
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Kansas City Film Critics Circle Awards 2012 |
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- Récompense du meilleur acteur décernée à George Clooney
- Récompense du meilleur film
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Los Angeles Film Critics Association Awards 2011 |
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- Récompense du meilleur film
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National Board of Review 2011 |
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- Récompense du meilleur acteur décernée à George Clooney
- Récompense du meilleur scénario adapté décernée à Jim Rash, Alexander Payne & Nat Faxon
- Récompense de la meilleure actrice de second rôle décernée à Shailene Woodley
- Récompense du meilleur film (Top Film)
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Satellite Awards 2011 |
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- Récompense du meilleur film
- Récompense du meilleur scénario adapté décernée à Jim Rash, Alexander Payne & Nat Faxon
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Southeastern Film Critics Association Awards 2011 |
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- Récompense du meilleur acteur décernée à George Clooney
- Récompense du meilleur film
- Récompense du meilleur scénario adapté décernée à Jim Rash, Alexander Payne & Nat Faxon
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Washington DC Area Film Critics Association Awards 2012 |
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- Récompense du meilleur acteur décernée à George Clooney
- Récompense du meilleur scénario adapté décernée à Jim Rash, Alexander Payne & Nat Faxon
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Writers Guild of America 2012 |
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- Récompense du meilleur acteur décernée à George Clooney
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Academy Awards 2012 |
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- Alexander Payne nominé pour la meilleure réalisation
- Kevin Tent nominé pour le meilleur montage
- Jim Burke, Alexander Payne & Jim Taylor nominés pour le meilleur long métrage de l'année 2011
- George Clooney nominé pour le meilleur acteur dans un rôle principal
- Alexander Payne, Nat Faxon & Jim Rash nominés pour le meilleur scénario, meilleure adaptation
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American Cinema Editors 2012 |
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- Kevin Tent nominé pour le meilleur montage dans un long métrage dramatique
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BAFTA Awards 2012 |
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- Nat Faxon, Alexander Payne & Jim Rash nominés pour le meilleur scénario adapté
- Alexander Payne, Jim Burke & Jim Taylor nominés pour le meilleur film
- George Clooney nominé pour le meilleur acteur dans un rôle principal
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Independent Spirit Award 2012 |
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- Alexander Payne nominé pour le meilleur réalisateur
- Jim Burke, Alexander Payne & Jim Taylor nominés pour le meilleur long métrage de l'année 2011
- Jim Taylor, Jim Burke & Alexander Payne nominés pour le meilleur film
- Jim Rash, Alexander Payne & Nat Faxon nominés pour le meilleur scénario
- Shailene Woodley nominée pour la meilleure actrice de second rôle
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Writers Guild of America 2012 |
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- Jim Rash, Alexander Payne & Nat Faxon nominés pour le meilleur scénario adapté
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Alexander Payne, né le 10 février 1961 à Omaha, Nebraska (Etats-Unis). De son vrai nom Alexander Papadopoulos, aussi connu sous le nom Alexander Payne.
Producteur exécutif, Réalisateur, Producteur, Scénariste, Producteur délégué, Coscénariste
Originaire d'Omaha, dans le Nebraska, Alexander Payne a une licence d'histoire et une de littérature espagnole de l'Université de Stanford, ainsi qu'une maîtrise de la prestigieuse section cinéma de l'UCLA. Son film de fin d'études, The Passion of Martin, qu'il a écrit, réalisé et produit, a été présenté au Festival de Sundance 1991 et dans plus d'une vingtaine de festivals dans le monde entier, où il a remporté plusieurs prix.
Citizen Ruth, son premier long métrage, primé en 1996 au Festival de Munich raconte les déboires d'une toxicomane enceinte, interprétée par, Laura Dern.
Alexander Payne a ensuite réalisé en 1999 L'Arriviste, avec Reese Witherspoon et Matthew Broderick, qui l'a confirmé comme l'un des plus talentueux metteurs en scène de la nouvelle génération. Cette caricature politique prenant pour cadre un lycée a valu à Payne et à son coscénariste Jim Taylor une citation à l'Oscar du meilleur scénario d'adaptation.
Pour son troisième film, Alexander Payne a réalisé et coécrit avec Jim Taylor, Monsieur Schmidt, narrant l'histoire d'un jeune retraité en perte de repères. Il y dirige Jack Nicholson et Kathy Bates.
Il tourne ensuite Sideways, un road trip dont les héros sont un écrivain raté et un acteur avec Paul Giamatti et Thomas Haden Church. Puis, il réalise un segment du film Paris, je t'aime, se situant dans le 14ème arrondissement.
En 2012 le réalisateur confirme son talent avec The Descendants, une comédie dramatique suivant un homme à la recherche de l'amant de sa femme, avec George Clooney dans le rôle principal.
Source : Tout Le Cine
Toute la filmographie de Alexander Payne sur IMDB en tant que :
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Auteur de seulement 5 films en 15 ans, le réalisateur de l'oscarisé Sideways, revient avec The Descendants qui pourrait lui valoir, de nouveau, une pluie de récompenses. Portrait, en cinq détails, de sa vie.
1. Ses parents le rêvaient en docteur, avocat ou homme d'affaires
Alexander Payne est né le 10 février 1961 à Omaha dans le Nebraska d'un père restaurateur et d'une mère professeur d'Espagnol et de Français. Ces derniers avaient pour leur fiston un rêve: qu'il devienne docteur, avocat ou homme d'affaires. Mais le jeune Alexander a vite bifurqué de ce plan tout tracé. Le cinéma l'obsède en effet depuis sa plus tendre enfance où il n'arrivait pas à quitter les yeux de l'écran télé dès lors qu'un film y était diffusé. L'idée de devenir cinéaste commença donc assez tôt à lui effleurer l'esprit tout en nourrissant en parallèle une autre ambition: devenir le correspondant à l'étranger d'un journal. Le destin décidera pour lui. Doublement diplômé de la prestigieuse Université de Stanford en littérature espagnole et Histoire, il est reçu au concours d'entrée de la non moins prestigieuse école de cinéma U.C.L.A pour apprendre le métier de réalisateur. Il en ressortira avec en poche une maîtrise de cinéma et un film de fin d'études, The passion of Martin, qui lui vaut d'être très vite repéré par le métier en 1991.
2. C'est l'un des réalisateurs chouchou d'Hollywood
Alexander Payne a signé son premier long, Citizen Ruth, resté inédit en France, en 1996. Laura Dern en tient le rôle central: une toxicomane, mère de quatre enfants dont elle ne s'occupe pas, qui tombe de nouveau enceinte et se retrouve le jouet de la querelle entre pro-vie et pro-choix, au sujet de son éventuel avortement. Grand Prix du Jury à Sundance cette année-là, il a ouvert le bal des récompenses et des nominations qui ont plu sur chacun des longs métrages qu'il a signés par la suite: L'arriviste (nommé aux Oscars pour son scénario en 2000), Monsieur Schmidt (découvert en compétition à Cannes et pour lequel Jack Nicholson et Kathy Bates furent nommés en meilleur acteur et second rôle féminin en 2003) et Sideways (couronné, lui, de l'Oscar du scénario en 2005 au milieu de 5 autres nominations dont meilleurs film et réalisateur). Accueilli avec enthousiasme lors du dernier festival de Toronto, The Descendants devrait obéir à la même logique.
3. Il n'a pas peur du bras de fer avec les studios
On a beau être le chouchou des critiques et des professionnels, la vie d'un réalisateur à Hollywood n'a rien d'un long fleuve tranquille. Et il faut par exemple savoir lutter contre l'avis des studios, notamment au moment du casting. Pour L'arriviste, on chercha ainsi pendant des semaines à lui imposer Tom Cruise dans le rôle central du prof qui donne une leçon de démocratie à l'une de ses élèves très ambitieuse, candidate à la présidence du conseil des élèves de son lycée (Reese Witherspoon). La pression fut forte, mais il refusa de céder et confia le rôle à Matthew Broderick. Budgeté à 25 millions d'euros, le film n'en rapporte que 14. On pourrait donc croire que ses combats suivants en aient souffert. Mais l'accueil critique enthousiaste de L'arriviste et le succès, dans la foulée, de Monsieur Schmidt lui serviront de boucliers efficaces. Et lorsque la situation se reproduit avec Sideways où on veut lui imposer George Clooney au côté de Paul Giamatti, il obtient de nouveau gain de cause et réussit à embaucher Thomas Haden Church qui correspond mieux selon lui à ce rôle d'acteur de seconde zone. Ce qui ne l'a pas empêché de recontacter Clooney, sept ans plus tard, pour tenir le rôle central de The Descendants. "C'est le pied pour tout le monde quand une star est l'acteur qui correspond le mieux au rôle que vous avez écrit !" explique-t-il.
4. Il a signé l'un des films préférés de Barack Obama
Alexander Payne a eu la chance de rencontrer par deux fois Barack Obama. La toute première, ce fut bien avant son élection à la Maison Blanche. Et ce jour-là, celui qui n'était encore que sénateur lui avait confié que L'arriviste était son film politique préféré. Quelques années plus tard, cette fois-ci élu, Obama a nuancé son propos lui expliquant que L'arriviste était en fait dans son top 3 de ses films politiques favoris. Mais en bonne compagnie, avec Votez Mc Kay où Robert Redford incarne un débutant idéaliste en politique et Manipulations où Jeff Bridges joue un Président dont la vice-Présidente.
5. On lui doit les scénarios de.... Jurassic Park III et Quand Chuck rencontre Larry
On peut être un grand cinéaste à sacrifier à des contrats plus alimentaires. Ainsi, en 2001, Alexander Payne co-signe le scénario du troisième volet de Jurassic Park de Joe Johnston qui n'est pas vraiment entré dans les annales. Et six ans plus tard, on le retrouve à ce même poste pour Quand Chuck rencontre Larry, très lourde comédie autour de l'homosexualité avec Adam Sandler. Mais ce réalisateur vraiment peu prolifique - 5 films en 15 ans et aucun ces 7 dernières années - est aussi lié à projets parallèles au cinéma bien plus passionnants comme l'excellente série Hung, diffusée depuis 2009 par HBO dont il est le producteur et qui a pour héros un entraîneur de basket doté d'une anatomie hors du commun. |
| Source : L'express |
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Un père de famille dépassé par les événements part avec ses deux filles à la recherche de l’amant de sa femme, ayant à l’esprit de garder sa famille unie. Matt King, interprété par George Clooney, rejoint la galerie des personnages créés par Alexander Payne dans ses précédents films : c’est un individu complexe, imparfait, qui cherche son chemin dans un univers de folie, d’émotions douces- amères et de surprises. Matt n’est ni un héros ni un anti-héros. Comme l’enseignant envieux joué par Matthew Broderick dans L’arriviste, le retraité pessimiste incarné par Jack Nicholson dans Monsieur Schmidt et l’amateur de vin quadragénaire en perte de repères campé par Paul Giamatti dans Sideways, Matt King n’est pas l’homme qu’il aurait voulu être.
Ses deux filles ne lui font pas confiance, sa femme – désormais entre la vie et la mort – l’a trompé, et ses cousins fauchés le voient, lui et les terres qu’il gère, comme une vache à lait. En plus, Matt est entouré par une terre luxuriante et fertile, des lieux magnifiques qui contrastent fortement avec son désarroi intérieur. Tout cela va amener Matt à une prise de conscience douloureuse mais salutaire : même s’il doit pour cela se montrer maladroit, ridicule, voire même absurde, il va revoir sa conception de l’amour, de la paternité et sa façon d’agir en homme digne.
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| Source : Comme Au Cinema |
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Casting malheureux
La belle Amanda Seyfried, actuellement à l'affiche dans le thriller Time out a auditionné pour le rôle de la fille ainée, mais a dû essuyer un refus. A noter que George Clooney, qui figure lui au générique, avait été mis à l'écart par le réalisateur Alexander Payne pour son précédent long métrage, Sideways. Peut être celui ci pensera-t-il à Amanda pour son prochain film ...
Un seul être vous manque ...
C'est la première fois que Payne se passe des services de son scénariste habituel, Jim Taylor. Celui ci l'a accompagné sur ses quatre précédents long métrages.
Live from Hawaï
Ne cherchez pas de compositeurs, toute la bande originale du film se compose de musique hawaïenne avec des artistes locaux tels que Jeff Peterson, Keola Beamer, Gabby Pahinui, Lena Machado ou Sonny Chillingworth.
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| Source : Tout Le Cine |
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A la rencontre d’un homme et d’un monde |
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Alexander Payne s’est toujours intéressé à ces situations étranges de la vie quotidienne qui peuvent s’avérer à la fois drôles, dévastatrices et révélatrices, ce qui explique qu’il ait été séduit par le premier roman de Kaui Hart Hemmings, "The Descendants", un livre salué par la critique : c’est une histoire pleine de contrastes dans laquelle un homme tente de faire face aux pires nouvelles, aux gens les plus pénibles et aux décisions les plus difficiles de sa vie. Le cinéaste confie : "Le roman m’a d’abord plu parce que c’est une histoire profondément émouvante qui se déroule dans des lieux exotiques. Elle pourrait sans doute se passer n’importe où, mais ce qui la rend vraiment spéciale, c’est ce décor unique et ce milieu : les classes aisées et les propriétaires terriens d’Hawaii. C’est à la fois très spécifique et complètement universel."
"Sur le plan cinématographique, je trouvais cela intéressant parce que l’on n’a encore jamais vu un "Honolulu cinégénique". Le cinéma nous a souvent montré New York, Chicago, Los Angeles, Miami et Seattle, mais Hawaii reste une région ignorée du grand écran. La vie là-bas est très particulière, il y a un tissu social spécial, et cela m’intriguait. J’aime les films qui ont une identité géographique bien à eux. J’ai commencé à faire mes films à Omaha, puis je suis allé à Santa Barbara et me voici à présent à Hawaii." Kaui Hart Hemmings a elle-même grandi dans une famille hawaiienne assez originale : elle est la belle-fille d’un champion de surf et politicien hawaiien nommé Fred Hemmings Jr. Cette identité culturelle qui est la sienne transparaît dans l’histoire d’un homme déconcerté par ce qui lui arrive, qui tâtonne à la recherche de la rédemption.
Lorsqu’elle a commencé à écrire ses premières nouvelles, elle y a intégré les thèmes de la famille, du patrimoine, de l’histoire et de l’héritage. "The Descendants" était d’ailleurs au départ une nouvelle (éditée sous le titre "The Minor Wars"), qu’elle a d’abord écrite à travers la voix de la plus jeune fille, Scottie. Elle a par la suite opté pour un changement radical, particulièrement audacieux pour une jeune femme écrivain : adopter le point de vue d’un homme d’âge mur. Prendre ce risque a tout changé. L’histoire, et donc le roman, ne parlait plus d’un clan d’individualistes forcenés qui couraient après des buts égoïstes, mais devenait celle d’un père essayant de resserrer les liens familiaux. L’auteur raconte : "Dès que j’ai opté pour la perspective de Matt, l’histoire a trouvé son propre rythme. Les enjeux sont particulièrement élevés pour lui…"
Ces enjeux donnent au titre du roman son double sens : "Les Descendants" fait référence non seulement à la chute assez drôle de Matt King, mais aussi à sa prise de conscience du vrai sens d’une lignée. Il réfléchit soudain à la notion d’ancêtres, de famille et de descendance, à ce que cela signifie pour lui d’être d’ascendance hawaiienne et à l’importance de ses propres descendants, ses enfants. Kaui Hart Hemmings a imaginé Matt comme le reflet d’une catégorie précise de la population hawaiienne, une génération dont les racines remontent aux mariages qui ont uni des missionnaires blancs et des propriétaires terriens à des familles royales indigènes de Hawaii, des gens tenant leur richesse du système des plantations coloniales. Comme l’explique Matt, son arrière-arrière-grand-mère était la princesse Margaret Ke’alohilani, l’une des dernières descendantes directes du roi Kamehameha, qui était tombée amoureuse d’Edward King, son banquier haole (le mot hawaiien qui désigne un blanc ou un étranger). C’est cette union qui est à la base de la vie que Matt mène aujourd’hui, celle d’un juriste de Honolulu qui a des racines complexes et profondément ancrées dans les îles. Comme beaucoup de Hawaiiens, c’est un hapa-haole, un "demi-blanc", qui n’a jamais vraiment fait la paix avec son identité culturelle.
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Suite sur Comme Au Cinema |
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La Famille King |
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En créant le personnage de Matt comme un mari en état de choc, un père inexpérimenté et un propriétaire terrien de Hawaii mal à l’aise vis-à-vis de sa condition sociale, Kaui Hart Hemmings s’est amusée à imaginer qui pourrait incarner cet homme à l’écran. Déjà, c’est le nom de George Clooney qui lui est venu à l’esprit, un comédien connu pour ses interprétations marquées par un humour sombre et une humanité toujours merveilleusement touchante. George Clooney est l’un des plus célèbres acteurs d’aujourd’hui, mais le mari et père décrit dans The Descendants s’écartait sérieusement de ses rôles habituels. Clooney a été le détenu beau parleur de la comédie musicale des frères Coen O' Brother, l’expert cambrioleur de la série des Ocean'S Eleven, l’agent de la CIA du film de Stephen Gaghan Syriana – rôle qui lui a valu un Oscar. Il a été nommé aux Oscars pour son interprétation de l’avocat du thriller de Tony Gilroy Michael Clayton et pour celle du grand voyageur du film de Jason Reitman In The Air. Il s’est aussi illustré comme scénariste et réalisateur, obtenant des citations à l’Oscar du meilleur réalisateur et du meilleur scénariste pour Good Night And Good Luck. Il a également réalisé et coécrit très récemment Les Marches Du Pouvoir. George Parra, le coproducteur de The Descendants, note : "Réunir Alexander Payne et George Clooney pour la première fois sur un film était une idée intéressante autant qu’intrigante. Ils débordent de talent tous les deux et je crois qu’après ce film, ils resteront très amis. Ils se sont parfaitement entendus dès le premier jour.
Alexander est un professionnel absolu, extrêmement sérieux et rigoureux dans son travail, d’une exquise politesse, ce qui ne l’empêche pas de savoir rire. George, pour sa part, est un sacré blagueur, il adore rire et il est très drôle. Grâce à ces deux personnalités, il régnait une énergie intense sur le plateau. Tous deux sont très ouverts, très créatifs, et savent qu’il faut laisser les choses arriver à leur rythme." Une fois que George Clooney a été choisi pour le rôle principal, il a fallu réunir autour de lui la famille King. Alexander Payne a organisé de nombreuses auditions pour trouver cet ingrédient spécial, "l’esprit de famille", mélange à parts égales d’amour, de colère et d’incompréhension. Il a travaillé avec le directeur de casting John Jackson, son collaborateur depuis son premier film, Citizen Ruth. Alexander Payne déclare : "Pour moi, les auditions sont une partie importante du processus de création. Nous avons auditionné de très nombreux acteurs et actrices pour chacun des rôles, même ceux qui n’ont qu’une réplique. J’aime voir les acteurs prononcer les dialogues."
Cette étape était particulièrement nécessaire pour découvrir deux jeunes actrices capable de faire face à George Clooney dans les rôles de ses deux filles, Alexandra et Scottie. Ces deux jeunes filles rebelles et obstinées en veulent à Matt de n’avoir jamais rempli son rôle de père jusqu’ici. L’attitude hostile et anticonformiste d’Alexandra masque ses craintes de trop ressembler à sa mère, contre laquelle elle est en colère. Pour l’incarner, Alexander Payne a choisi Shailene Woodley, bien connue pour la série "La vie secrète d’une ado ordinaire". Alexander Payne déclare : "C’est son premier grand rôle au cinéma, mais elle a tout de suite prouvé qu’elle était prête à remplir toutes les exigences d’un rôle qui évolue d’une adolescente rebelle, élève de pensionnat, à une jeune femme qui tente de resserrer les liens entre les siens. Elle a été la meilleure aux auditions, tout simplement." Shailene Woodley raconte : "J’ai été d’autant plus heureuse d’être choisie qu’au moment des auditions, j’étais déjà tombée amoureuse de l’histoire. C’est un voyage bouleversant vers la maturité. J’ai adoré que tous les personnages grandissent, qu’ils mûrissent dans leur capacité à aimer et gagnent en maturité, qu’ils découvrent qui ils sont en tant qu’individu et trouvent leur place au sein de la famille."
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Suite sur Comme Au Cinema |
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La Famille King |
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En créant le personnage de Matt comme un mari en état de choc, un père inexpérimenté et un propriétaire terrien de Hawaii mal à l’aise vis-à-vis de sa condition sociale, Kaui Hart Hemmings s’est amusée à imaginer qui pourrait incarner cet homme à l’écran. Déjà, c’est le nom de George Clooney qui lui est venu à l’esprit, un comédien connu pour ses interprétations marquées par un humour sombre et une humanité toujours merveilleusement touchante. George Clooney est l’un des plus célèbres acteurs d’aujourd’hui, mais le mari et père décrit dans The Descendants s’écartait sérieusement de ses rôles habituels. Clooney a été le détenu beau parleur de la comédie musicale des frères Coen O' Brother, l’expert cambrioleur de la série des Ocean'S Eleven, l’agent de la CIA du film de Stephen Gaghan Syriana – rôle qui lui a valu un Oscar. Il a été nommé aux Oscars pour son interprétation de l’avocat du thriller de Tony Gilroy Michael Clayton et pour celle du grand voyageur du film de Jason Reitman In The Air. Il s’est aussi illustré comme scénariste et réalisateur, obtenant des citations à l’Oscar du meilleur réalisateur et du meilleur scénariste pour Good Night And Good Luck. Il a également réalisé et coécrit très récemment Les Marches Du Pouvoir. George Parra, le coproducteur de The Descendants, note : "Réunir Alexander Payne et George Clooney pour la première fois sur un film était une idée intéressante autant qu’intrigante. Ils débordent de talent tous les deux et je crois qu’après ce film, ils resteront très amis. Ils se sont parfaitement entendus dès le premier jour.
Alexander est un professionnel absolu, extrêmement sérieux et rigoureux dans son travail, d’une exquise politesse, ce qui ne l’empêche pas de savoir rire. George, pour sa part, est un sacré blagueur, il adore rire et il est très drôle. Grâce à ces deux personnalités, il régnait une énergie intense sur le plateau. Tous deux sont très ouverts, très créatifs, et savent qu’il faut laisser les choses arriver à leur rythme." Une fois que George Clooney a été choisi pour le rôle principal, il a fallu réunir autour de lui la famille King. Alexander Payne a organisé de nombreuses auditions pour trouver cet ingrédient spécial, "l’esprit de famille", mélange à parts égales d’amour, de colère et d’incompréhension. Il a travaillé avec le directeur de casting John Jackson, son collaborateur depuis son premier film, Citizen Ruth. Alexander Payne déclare : "Pour moi, les auditions sont une partie importante du processus de création. Nous avons auditionné de très nombreux acteurs et actrices pour chacun des rôles, même ceux qui n’ont qu’une réplique. J’aime voir les acteurs prononcer les dialogues."
Cette étape était particulièrement nécessaire pour découvrir deux jeunes actrices capable de faire face à George Clooney dans les rôles de ses deux filles, Alexandra et Scottie. Ces deux jeunes filles rebelles et obstinées en veulent à Matt de n’avoir jamais rempli son rôle de père jusqu’ici. L’attitude hostile et anticonformiste d’Alexandra masque ses craintes de trop ressembler à sa mère, contre laquelle elle est en colère. Pour l’incarner, Alexander Payne a choisi Shailene Woodley, bien connue pour la série "La vie secrète d’une ado ordinaire". Alexander Payne déclare : "C’est son premier grand rôle au cinéma, mais elle a tout de suite prouvé qu’elle était prête à remplir toutes les exigences d’un rôle qui évolue d’une adolescente rebelle, élève de pensionnat, à une jeune femme qui tente de resserrer les liens entre les siens. Elle a été la meilleure aux auditions, tout simplement." Shailene Woodley raconte : "J’ai été d’autant plus heureuse d’être choisie qu’au moment des auditions, j’étais déjà tombée amoureuse de l’histoire. C’est un voyage bouleversant vers la maturité. J’ai adoré que tous les personnages grandissent, qu’ils mûrissent dans leur capacité à aimer et gagnent en maturité, qu’ils découvrent qui ils sont en tant qu’individu et trouvent leur place au sein de la famille."
De son personnage, elle dit : "Alexandra évolue elle aussi. Au départ, c’est une jeune fille amère, en révolte, et peu à peu elle va se transformer en une jeune femme qui se bat pour ceux qu’elle aime. Dans l’histoire, elle est d’abord présentée comme une adolescente qui pense et se comporte en victime – elle blâme ses parents et les rend responsables de ce qu’elle trouve être une vie misérable. Mais au fur et à mesure, elle commence à réaliser que son bonheur ne dépend que d’elle, pas de ses parents. C’est formidable de la voir grandir ainsi. Elle qui était si manipulatrice avant, agit désormais pour aider son père à combattre ses démons." Selon Shailene Woodley, "la relation entre Matt et Alexandra reflète celle de beaucoup d’enfants avec leurs parents. Je pense qu’elle aime son père, mais elle le considère un peu comme un gamin, elle a toujours eu le sentiment qu’elle devait se comporter avec lui comme si c’était elle le parent. Ce n’est que plus tard qu’elle va apprendre à lui laisser la place d’être pleinement père." Elle poursuit : "Une des grandes difficultés était d’exprimer les nuances de ce qu’elle éprouve pour sa mère. C’est un mélange de sentiments : elle est à la fois incrédule, en colère, inquiète, triste et effrayée. Il a fallu que je plonge au plus profond de moi-même pour livrer tout cela dans une scène clé, quand Matt apprend à Alexandra que sa mère ne guérira pas."
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Suite sur Comme Au Cinema |
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Autour des King |
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Tandis que Matt King s’efforce de retrouver les bases du comportement paternel auprès d’Alexandra et Scottie, des personnages évoluent autour de lui – amis, ennemis, relations – qui ne cessent de le faire dévier de son cap. Alexander Payne explique : "Le casting de ce film représentait pour John Jackson et moi un défi nouveau et intéressant. Il fallait que l’on mette en place non seulement une famille nucléaire crédible, mais aussi des parents plus éloignés et une communauté d’amis qui tous, appartiennent à une enclave plutôt étroite en termes de classe sociale et de race."
Pour le rôle de Brian Speer, catalyseur des événements – le mystérieux agent immobilier que Matt King poursuit pendant presque tout le film – Alexander Payne a choisi Matthew Lillard, plus connu pour son interprétation dans Scream et pour celle du personnage comique de Sammy dans les Scooby-doo. Lorsque Matthew Lillard est venu faire une lecture du rôle, il est sorti convaincu qu’il avait échoué. "Je suis entré, et il y avait quelque chose comme cinq types superbes qui attendaient leur tour, tous avec ce physique de star de ciné californienne – mâchoire carrée, pectoraux et biceps. Je me suis dit que je n’avais aucune chance. Déjà à la base, les chances pour que je joue l’amant de la femme de George Clooney étaient plus que minces…"
Matthew Lillard a cependant tout donné pendant la lecture et est quand même sorti content d’avoir été complimenté par Alexander Payne. Quatre mois plus tard, il a reçu avec stupéfaction un appel du réalisateur qui lui a appris qu’il était retenu. Alexander Payne raconte : "C’est son approche "pressée" qui m’a plu. J’aime quand les acteurs jouent vite. Après, je lui ai dit qu’il devrait passer plus souvent ses auditions avec ses gamins qui l’attendent dans la voiture !" Matthew Lillard observe : "C’était une chance comme on n’en a qu’une dans la vie. On rêve tous, nous autres acteurs, de prendre part à un projet très spécial et de vivre une expérience aussi unique que celle-là. Je ne crois pas avoir jamais été "le choix standard" lors d’un casting. Je suis en dehors des critères habituels, mais c’est justement pour cela qu’Alexander m’a choisi – parce que c’est un réalisateur hors norme. Il fait des choix qui placent ses films à part."
L’acteur explique à propos de son personnage : "Brian devient sans le savoir le pire ennemi de Matt King mais aussi, peut-être, celui qui va le libérer. C’est un fonceur, un époux et un père de famille aimant, mais qui a un terrible défaut. Il a d’abord vu chez la femme de Matt une opportunité financière, mais il se trouve entraîné trop loin, trop vite, et soudain, il est dans une situation intenable. Ce qui est amusant, c’est de voir le personnage de George Clooney opérer une telle transformation quand il se lance à ma recherche. Mais par la suite, Brian devient une sorte d’oracle qui le renvoie à sa famille pour qu’il trouve le salut."
Judy Greer est elle aussi surtout connue pour ses rôles comiques, comme celui de la série "Mad Love". Elle joue ici l’épouse trompée de Brian Speer, Julie, une femme à la voix douce qui rencontre pour la première fois Matt King sur une superbe plage de Kauai. Elle déclare : "J’ai été séduite par le fait que mon personnage chamboule les idées pré- conçues. Cette femme est bien davantage qu’un ingrédient de comédie. C’est une figure maternelle très moderne. Une femme pragmatique, sensible et impliquée, prête à tout pour garder sa famille unie quoi qu’il arrive. J’ai adoré qu’Alexander place un personnage très posé dans cette situation." Lorsque la situation tourne néanmoins au chaos, c’est Julie, et non Brian, qui se retrouve au centre d’une scène houleuse, quand elle se rend à l’hôpital pour faire amende honorable auprès de l’épouse de Matt, plongée dans le coma, et qu’elle finit par s’en prendre à elle. Judy Greer confie : "Je peux comprendre la réaction de Julie, même si son comportement peut choquer. Je crois qu’elle rend visite à Elizabeth parce qu’elle est troublée et préoccupée. Peut-être qu’elle veut juste voir de ses propres yeux la femme qui lui a pris son mari. Quand vous découvrez que votre mari vous a trompée, vous êtes envahie par un sentiment de jalousie, de colère, l’impression que vous n’êtes plus à votre place, que vous ne servez à rien. Par le chagrin aussi. Peut-être qu’elle veut juste voir la femme qui a détruit tout ce qu’elle pensait posséder. Elle éprouve en même temps un sentiment de compassion absolue pour la situation de Matt. La beauté de la scène, dans la manière dont elle a été écrite, c’est que tout cela est contenu dans ce seul moment. Julie est d’un seul coup submergée par ce qu’elle ressent au plus profond d’elle-même."
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Suite sur Comme Au Cinema |
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La Réalité au Paradis : Le style visuel |
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Les lieux où se déroulent les histoires d’Alexander Payne ont toujours joué un rôle fondamental dans ses films, mais avec The Descendants, cette caractéristique est encore plus flagrante. Dès le début du projet, le réalisateur et son équipe, constituée de collaborateurs réguliers, étaient conscients qu’ils allaient aller là où peu de cinéastes s’étaient aventurés pour raconter un drame familial intimiste au cœur de la luxuriance de Hawaii. Le style visuel du film, à travers la photographie et les décors, reflète toutes les contradictions et les juxtapositions étonnantes de la culture hawaiienne d’aujourd’hui. Le moderne côtoie l’ancien, l’urbain frôle la nature, la croissance et l’ouverture vers l’avenir voisinent avec le désir de préserver le passé.
Hawaii est le plus récent des cinquante États qui constituent l’Amérique d’aujourd’hui. Son histoire remonte à 1500 ans, lorsque des explorateurs polynésiens ont mis à l’eau leurs embarcations équipées de voiles à la lumière des étoiles pour gagner les pentes fertiles de ces îles volcaniques. Par la suite, des colons sont arrivés de toute la Polynésie – Tahiti, Samoa et Tonga et ont instauré une culture matriarcale possédant son propre langage, ses coutumes, ses formes d’art et ses légendes. En 1810, le roi Kamehameha, chef de la Grande Île, a uni toutes les îles en un seul et même Royaume de Hawaii. Peu après, les premiers missionnaires chrétiens sont arrivés, suivis par les colonialistes venus du continent américain. En 1893, un groupe d’hommes d’affaires américains a renversé la monarchie hawaiienne, ouvrant la voie vers l’annexion. Entretemps, la culture a continué à évoluer et à s’adapter, mélangeant des valeurs américaines avec le mode de vie hawaiien traditionnel.
Lorsque Hawaii est officiellement devenu un État américain en 1959, il a été surnommé "l’État Aloha", un mot hawaiien impossible à traduire qui exprime un esprit sincère, franc et ouvert ancré dans un amour inconditionnel de cette terre. Pour filmer avec un œil neuf les îles telles qu’elles sont aujourd’hui, à la fois envahies par les promoteurs, la banlieue et par les surfeurs et les traditions polynésiennes, Alexander Payne a fait appel au directeur de la photographie Phedon Papamichael, avec qui il avait déjà travaillé sur SIDEWAYS. Celui-ci raconte : "Dès la lecture du scénario, j’ai su que ce serait un film différent. Cette histoire repose principalement sur les dialogues, ce qui a en général pour résultat un film moins visuel. Mais ici, c’était l’inverse. Parce que le cadre, Hawaii, était une partie intégrante du périple géographique et émotionnel de la famille King, les images et les paysages allaient jouer un rôle majeur. C’était très important de capter la beauté des environnements pour comprendre le conflit qui naît chez Matt à l’idée de vendre la terre familiale."
Phedon Papamichael a divisé le film entre deux Hawaii : Honolulu, un cadre urbain à l’activité fiévreuse, et la beauté sublime des paysages naturels de Hanalei Bay sur l’île de Kauai, avec une mer couleur saphir et la forêt tropicale aux verts éclatants. Le directeur de la photo explique : "Nous voulions montrer la vie citadine de Honolulu mais aussi la beauté de la côte, afin de faire comprendre ce qui est en danger d’être perdu ainsi que le lien très fort au passé et à l’Histoire. C’est pour cette raison que nous avons décidé de tourner en format large, ce qu’Alexander n’avait fait qu’une fois, pour L’arriviste. Nous avons trouvé que ce serait amusant de voir ces petits personnages humains confrontés à la splendeur du paysage." Parallèlement, les deux hommes voulaient que le film reste fidèle au style particulier d’Alexander Payne, simple et sans fioritures – presque un anti-style. Le réalisateur explique : "J’aime tourner mes fictions dans un style quasi documentaire. Cela donne à l’histoire des allures de reportage."
Phedon Papamichael commente : "L’une des premières exigences d’Alexander, c’est de s’assurer que la photographie ne vienne jamais entraver la narration. Il aime vraiment le réalisme, au point que si l’on va tourner en extérieur et qu’il y a trois élagueurs pas loin, il va incorporer leur travail dans la scène. Ou bien, quand nous avons tourné dans le bar où George Clooney rencontre Beau Bridges, Alexander a trouvé important que soient présents les vrais clients du bar, les habitués, par souci de réalisme. C’est la même chose pour la lumière. C’est toujours très naturel, au point que le public ne doit jamais réaliser qu’il regarde un film "artistique". "Nous voulons que le public s’attache aux personnages et les suive sans que rien ne vienne les distraire. Les émotions sont si denses et l’écriture si puissante qu’il est inutile de renforcer artificiellement l’intensité dramatique par le biais des images." |
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Suite sur Comme Au Cinema |
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Silence action - Dom |
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Alexander Payne nous conduit à Hawaï en adaptant Les Descendants de Kaui Hart Hemmings, l’histoire d’un père de famille confronté à la mort imminente de sa femme, plongée dans un coma (...). Porté sur le respect, l’héritage et la famille au travers d’un père confronté dans l’urgence à de grandes responsabilités, The Descendants est une belle comédie dramatique qui brille par sa justesse et sa simplicité.
Les pieds sur terre
La question reste en suspens tout au long du film sans jamais phagocyter les véritables thématiques abordées : est-il pire de connaître la date à laquelle un proche nous quittera ou bien est-il plus insupportable d’être frappé de plein fouet par le deuil ? The Descendants s’ouvre sur une séquence simple, le sourire d’une femme sur la mer, le visage illuminé par le soleil. L’accident se déroule quelque part derrière le générique avec ses fleurs hawaïennes glissant sur des couleurs chatoyantes. Noir infini. Elizabeth ne sortira jamais du coma et son mari, Matt King, un George Clooney simple et touchant, doit exaucer les dernières volontés de son épouse, à savoir être visitée par ses proches avant d’être débranchée du fil d’une vie artificielle. Bien que la perte de l’être aimé conduit Alexander Payne à filmer douleurs et larmes avec frontalité, son nouveau long-métrage ne tire pas sur le mélo, au contraire, il se déroule dans une certaine quiétude exotique, soutenue par les magnifiques paysages hawaïens, les chemises à fleurs, les chansons au ukulélé et des touches d’humour décalé.
Matt King, avocat qui consacre sa vie à son travail, se retrouve seul face à ses responsabilités multiples. Tout d’abord, s’occuper de ses deux filles. La première, Alex (Shailene Woodley, désopilante), dix-sept ans, qu’il sort de l’internat où elle fuit conduit pour redresser sa conduite et la seconde, Scottie (Amara Miller), dix ans, dont l’innocence est déjà en péril au grand dam de son paternel. Au rang des enjeux familiaux et économiques, il y a la vente d’une terre de l’archipel, transmise de générations en générations, vierge de toute construction de l’homme, mais qui pourrait alors devenir un gigantesque centre de loisirs. Vient alors l’incongru : Matt apprend que sa femme s’apprêtait à demander le divorce et qu’elle avait un amant. Mais qui ? Une question qui vire à l’obsession jusqu’à embarquer le trio sur les traces de cet homme ignorant tout du drame familial qui se déroule.
Au travers de ce parcours qui permet de voir un père retrouver sa place auprès de ses filles, Alexander Payne porte un regard particulièrement fin sur l’héritage, l’héritage comme une responsabilité, un devoir, mais surtout comme une valeur suprême lorsqu’il touche aux liens entre les êtres et la terre. The Descendants est sobre, émouvant, souvent drôle et nous interroge subtilement sur les coups du destin.
Un cinéma plus spirituel qu’il n’y paraît.
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Source : Silence-action |
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Oblikon - Babystar |
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The Descendants est un film difficile à cerner. La plupart du temps, il s’agit d’un feel good movie réussi, un road trip familial qui rappellera à beaucoup de monde Little Miss Sunshine. Le père de famille doit s’occuper de ses deux filles pour la première fois de sa vie tout en gérant sa propre souffrance. Finalement, c’est une quête, la recherche de l’amant de sa femme, qui le rapprochera de ses filles, et de l’ainée en particulier. Les personnages qu’ils rencontreront au cours de leur périple seront source de situations cocasses et souvent très drôles.
Parallèlement à ces nombreuses séquences de comédie, le film apporte également sa dose d’émotion. Le père, les deux filles ressortiront de cette expérience plus matures, prêts à accepter les malheurs de la vie, et surtout à vivre ensemble. Seul le pote idiot de l’ainée, qui les accompagne tout au long de ce périple, n’évoluera pas. Mais ce n’est pas son but. Les membres de la famille, eux, apprendront à vivre ensemble et à se protéger.
George Clooney, récompensé par le Golden Globe du meilleur acteur dans un film dramatique, est excellent. Lui qui n’a jamais été père ni mari, est absolument à sa place dans ce rôle de père paumé, désemparé, qui doit gérer ses deux filles pour la première fois de sa vie. Shailene Woodley, qui incarne l’ainée, est une actrice à suivre. Elle incarne cette adolescente typique, en rejet de l’autorité parentale, avec une justesse assez surprenante et la séquence de la piscine est certainement l’une des plus belles du film.
Au final, The descendants, malgré ses faux airs de Little miss sunshine like, est un film à part entière, naviguant avec intelligence entre absurde, rire, émotion et évolution des personnages. Le tout des les décors somptueux d’Hawaï.
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Source : Oblikon |
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Celine Cinema |
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Ca y est, on l’a. Notre premier grand choc cinématographique de l’année. Offert par le papa de Sideways et Monsieur Schmidt, The Descendants est un drame tragi-comique bouleversant ET drôle, dans lequel rires et larmes s’étreignent deux heures durant. L’histoire, bien plus complexe qu’elle en a l’air, suit la renaissance d’un quarantenaire occupé, à l’heure où son épouse – qu’il négligeait depuis des lustres- se meurt des suites d’un accident de bateau. L’épiphanie, et le deuil. Côte à côte, dans un film éminemment subtil. L’horreur de la situation- transcendée par une mise en scène lumineuse et inventive, et des piques d’humour amenées avec une finesse exquise- est le catalyseur d’une prise de conscience générale sur l’importance de la vie, du temps qui passe, de l’héritage à transmettre. Dit comme cela, on craint le pathos indie. Mais jamais, jamais, Alexander Payne ne verse dans le larmoyant.
Son film est dur, oui, mais aussi d’une rare intelligence, sachant doser sa noirceur. Tout du long, on y suit le parcours du trio familial sous le soleil d’Hawaï : le soleil brille, les relations s’agitent tout autour, mais leur cœur est lourd. Ils y perdent une femme, mère et épouse. Les adieux sont complexes, car muets. Soudains. L’un n’y portait plus d’attention, l’autre s’était engueulée avec. L’absente, elle, avait pris un amant. Matt (George Clooney, épatant), aux bras de ses filles qu’il (re)découvre (géniales Shailene Woodley et Amara Miller), se met alors en tête d’aller retrouver ce dernier. L’occasion pour le cinéaste de livrer une sorte de road trip mélancolique et sublime, surplombé par la mort, apologisant la vie. En y greffant une autre problématique (doit-on vendre la terre de ses ancêtres pour s’assurer une belle fortune ?), Payne va encore plus loin dans sa fouille psychologique et sa démarche.
C’est beau, puissant, soigné. "We’re talking about love", dit à un moment l’aînée. Payne aussi.
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Source : Celine Cinema |
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le monde - Thomas Sotinel |
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"The Descendants" : Georges Clooney en chemise hawaïenne campe l'anti-héros comme jamais
Hawaï et George Clooney, le paradis terrestre, avec, pour premier citoyen, un spécimen humain proche de la perfection. Or Matt King (George Clooney) est un homme comme les autres, simple mortel. En quelques séquences, Alexander Payne, observateur minutieux de la condition masculine, réussit à faire croire à la banalité de George Clooney, et l'on passe le reste des Descendants à suivre les tribulations douces-amères de ce personnage comique, en se souvenant de temps en temps qu'il a les traits d'une des étoiles les plus adulées du cinéma moderne.
Voilà pour Clooney. Hawaï, maintenant. Matt King est le descendant à la fois d'une des premières familles de colons américains et de l'aristocratie polynésienne qui régnait sur l'archipel avant l'annexion par les Etats-Unis. A ce titre, la famille King est propriétaire d'un des derniers morceaux inviolés de l'île de Kauai. Les quelques plans qui montrent la splendeur de cette forêt équatoriale dévalant les pentes jusqu'à la mer donnent la mesure des outrages que le reste de l'archipel a subis. Hawaï est ici un paradis perdu, à jamais, méthodiquement gâché par la cupidité de ses nouveaux habitants.
Si l'on sait en plus que l'on rencontre Matt King au chevet de son épouse, plongée dans un coma sans doute irréversible après un accident nautique, on peine à croire que The Descendants finira par révéler sa nature comique. C'est pourtant ce qui arrive, sans qu'Alexander Payne renonce pour autant à la touche délicate qui a toujours été la sienne, qu'il exerce sur le registre de la cruauté (Election) ou de l'éloge de l'amitié (Sideways).
Matt King doit donc décider du sort de sa femme et de celui du domaine familial, détenu en indivision par une nombreuse tribu. Il lui faut aussi prendre soin de ses deux filles, Scottie (Amara Miller), une enfant qui peine à comprendre le deuil qui approche, et Alexandra (Shailene Woodley), adolescente bouillonnante de ressentiments, particulièrement à l'endroit de sa mère. Le bon Matt est surpris de la violence de sa fille jusqu'à ce qu'il en apprenne la cause : Alexandra a surpris sa mère avec un autre homme.
Le scénario (de Payne, Nat Faxon et Jim Rash, d'après un roman de Kaui Hart Hemmings paru en français sous le même titre aux éditions Jacqueline Chambon) mélange alors avec dextérité la réalisation des deux items inscrits à l'agenda de Matt King : décider du sort du dernier lambeau du paradis terrestre et retrouver l'amant de sa femme. George Clooney se retrouve dans le rôle de la boule de flipper, ballotté de rencontres inopportunes en contrariétés familiales, d'une île à l'autre de l'archipel de Hawaï. Cet emploi d'anti-héros passif, l'acteur l'a déjà expérimenté, entre autres sous la direction des frères Coen (voir le bagnard de O'Brother). Clooney dispose de tous les atouts : il est bien trop séduisant pour qu'on lui veuille du mal (d'ailleurs un peu trop séduisant pour qu'on lui voie des cornes : quand on découvre l'amant mystérieux, joué par Matthew Lillard, on doute de la raison de l'épouse volage), son tempo comique (jeu de sourcils, haussements d'épaules...) est d'une précision millimétrique.
The Descendants ne s'approche que rarement de la dimension tragique contenue dans la situation de départ. Quelques monologues de Matt King adressés à son épouse inconsciente, le spectacle des affreux parents de cette dernière, odieux, mais brisés par la douleur. La dominante reste comique : cela tient au conflit des générations (dans le rôle de l'adversaire adolescent, Shailene Woodley dispose d'une puissance de feu redoutable), à la présence d'un personnage purement burlesque, Sid (Nick Krause) le petit ami d'Alexandra parfait abruti au grand coeur.
Alexander Payne inscrit ces figures minuscules, animées avec un soin amoureux, dans un paysage géographique et historique impressionnant.
A chaque plan, The Descendants prend en compte la physionomie ou le passé de Hawaï. La lumière de Phedon Papamichael rend bien la grisaille humide d'une saison des pluies. Les tenues hawaïennes se tiennent au niveau de ridicule que l'on attend de la région, mais Payne ne se contente pas d'en faire des costumes de clown : les chemises bariolées, les bermudas gigantesques et les tongs sont aussi des déguisements qui permettent aux riches de passer incognito et aux pauvres de faire croire qu'ils sont en train de passer des vacances de rêve. L'uniforme pseudo-démocratique de ce paradis frelaté.
Dernière touche exquise, la bande originale, faite de musique hawaïenne authentique (pour autant que ce mot ait un sens, quand on parle d'un genre musical né d'une infinité de croisements), mélodies plaintives accompagnées au ukulélé.
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Source : Le Monde |
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critikat - Vincent Avenel |
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À peine sorti des Golden Globes, où il a remporté le prestigieux duo des prix du meilleur réalisateur pour Alexander Payne, et du meilleur acteur pour George Clooney, le nouveau film du réalisateur de Sideways arrive en France. Nouveau film ? Les spectateurs qui se souviennent de son précédent long métrage auront pourtant le sentiment tenace d’avancer en terrain connu. Heureusement, dans le cinéma d’Alexander Payne, il s’agit avant tout d’aller au-delà du superficiel.
L’heure est à la surenchère explicative : après le sommaire symbolique du Melancholia de Lars von Trier, voici le préambule de The Descendants, où le personnage principal interprété par George Clooney nous présente par le menu tout l’enjeu du film. Puisqu’il n’est pas question d’en faire mystère, voici l’enjeu en question : vivre à Hawaï, c’est bien joli, mais ça n’empêche pas d’être frappé par le malheur. Même lorsqu’on porte le régalien patronyme de Matthew King, riche avocat foncier qui voit sa femme avoir un accident qui la plonge dans le coma. (...)
Voilà qui, suivant les canons hollywoodiens, promet une chute d’autant plus vertigineuse que le point de départ de notre personnage principal est élevé, une charge de pathos brutale, une morale efficace et simpliste ...
Alexander Payne, heureusement, maintient la barre de son cinéma : tout, dans The Descendants, n’est que finesse, subtilité, demi-teinte, au gré d’une galerie de portraits humains plaqués sur une mise en scène infiniment consciente de l’importance de son décor. Exactement comme Sideways, qui lui aussi choisissait un personnage en perte de repères, pour lui faire suivre un chemin ré-initiatique au fil de paysages splendides, et magnifiés par une mise en scène qui ne cessaient de les prendre en compte.
Le propos d’Alexander Payne reste donc formellement le même. Du côté des acteurs : Paul Giamatti, dans Sideways, collait remarquablement à l’univers sans absolu, intellectuellement stimulant et exigeant du réalisateur. George Clooney n’avait, jusque là, pas eu à son actif de grands rôles dramatiques, de ceux qui lui auraient permis de se départir de son image de bouffon sympathique, perpétuellement dans le second degré [2]. Il y a fort à parier qu’Alexander Payne joue de cette image publique pour accentuer le contraste entre le Clooney public et son Matthew King. Comme, d’ailleurs, il joue sur l’image idéalisée d’Hawaï – il la renforce même dans son préambule et tout au long du film – pour renforcer l’impression de décalage entre le décor et la tragédie qui s’y déroule. Clooney, quant à lui, trouve dans le monde d’Alexander Payne, dans son discours qui ne verse jamais totalement dans un extrême ou un autre, l’opportunité de construire enfin un rôle dans lequel il fait ses preuves.
Car, il en faut, du talent, pour parvenir à ne jamais tomber dans l’excès, ne jamais prendre parti avec violence : autant Alexander Payne que George Clooney y parviennent – sans oublier le reste du casting, très bien dirigé, avec en tête Shailene Woodley. Il en résulte un casting aux résonances très humaines, étonnantes, qui laisse le spectateur interdit, lui que l’on avait habitué à pouvoir se fixer sur des comportements outranciers, héroïques ou monstrueux. Voilà qui semble résumer le discours d’Alexander Payne : le désir de peindre une humanité dont l’infinité de nuances déconcerte, de se confronter au réel via un médium qui, par essence, est tout sauf réel, et qui possède, dans ce cas précis, un lyrisme véritable. Voilà un paradoxe indéfinissable, mais qui résume l’œuvre de Payne : d’un discours poétique, faire sortir, comprendre le réel ; à partir d’une suite ininterrompue d’images, de personnages et de mots nuancés ; susciter un sentiment d’absolu.
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Source : Critikat |
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